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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

L'Enseigneur - merci !

29 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

pierre.jpgNous vous remercions tous d'être venus si nombreux assister aux représentations  spéciales de L'Enseigneur pour le petit Pierre.

Voici quelques mots de Pascal Renard  :
Ces soirées se sont bien déroulées. Le public nombreux s'est laissé chaque fois emmener, envouté par cet enseigneur. Leur présence nous a réchauffés et leurs encouragements nous ont transcendés. Les applaudissements n'étaient pas que polis ( "nous avons passé une bonne soirée!"), ils étaient une formidable vague de soutiens !

Merci à vous tous.

Et voici la lettre que Pascal et Karin ont adressée au Conseil d'Administration du TURLg :

Monsieur le Président,

Chers Administrateurs,

Chers Amis,

Nous tenons à vous remercier chaleureusement pour le soutien que vous nous avez apporté dans ces circonstances particulières. La présence de la "Famille" nous fait chaud au coeur.

Ces trois soirées ont été une réussite. Comme le rappelait hier soir Robert, je lui ai proposé cet enseigneur à l'automne 2004, quelques semaines, mois, avant la conception de Pierre. Nous nous sommes mis sérieusement au boulot, en jambes, au mois d'août 2005, juste avant la naissance de Pierre, le 06/09/2005. Et Pierre avait 4 mois lors de la première le vendredi 13 janvier 2006. Si ce n'est pas un spectacle "familial"...

La présence de la famille "TULgienne", sa disponibilité, son expérience, sa logistique ont permis le bon déroulement de ces soirées. Je "TULge" depuis 20 ans, Karin depuis 12 ans, et nous avons apprécié ce soutien à sa juste valeur.

En effet, grâce au TULg, nous avons pu DONNER, pas seulement demander. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup...

Des demandes, des propositions nous ont été faites pour organiser la reprise de ce spectacle dans le cadre d' "Opération Pierre". Nous vous tenons au courant.

Mais il est bien évident que nous continuons comme depuis 20 ans, 12 ans, à vouloir jouer, mettre en scène au TULg en "amateurs": tournées à Malmedy, à Rolduc, à Chiny, à Casablanca, ...

Nous envisageons dans un avenir proche (après l'opération) la création d'une ASBL (ou une Fondation). En effet, nous tenons à assurer une transparence et surtout pouvoir continuer cette chaîne de solidarité. Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir compter sur la Famille...

Merci encore et bizzzzzzzzzzzz à tous,

Pascal & Karin

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Concours d'Ecriture - les photos !

29 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Voici quelques photos (<--- cliquez sur le lien) de la  remise des prix et de la représentation. Merci à Messieurs Sonnet et Dewez.

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Les lendemains qui chantent

29 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Vendredi 29 juin, lendemain d'A.G.
Chers membres effectifs, chers autres actifs, chers sympathisants,

Hier soir, Assemblée Générale du TURLg. Convocation en bonne et due forme avait été envoyée aux membres effectifs, selon les statuts, et l'annonce de l'A.G. avait été publiée sur le site pour le reste des troupes (ceci dans un souci d'économie, afin d'éviter un dispendieux envoi de courrier).

Nous étions six membres du Conseil d'Administration (Martine, malade, s'était fait excuser), face à huit membres effectifs (les autres étant également excusés), soit un total de quatorze sur vingt-cinq... et aucun actif ou autre sympathisant.

L'AG n'est pas seulement une obligation légale de l'asbl servant essentiellement à présenter le bilan moral et financier de l'année écoulée, c'est aussi une opportunité unique pour tous les membres d'enfin se rencontrer et d'échanger des points de vue, notamment sur des questions que beaucoup d'entre vous se posent - je le sais grâce aux conversations que j'ai eues avec l'un ou l'autre au cours de la saison écoulée - au sujet du fonctionnement du TURLg. Cet échange a eu lieu hier, d'ailleurs, et, au nom du CA, je remercie les personnes présentes pour les questions pertinentes qu'elles ont posées (petite remarque en passant : la moitié féminine de l'humanité était singulièrement peu représentée hier : 2 sur 14... réveillez-vous, les filles !).

Comme Robert l'a bien rappelé au cours de la séance, il lui suffit, sur son logiciel de courriel, de taper "Chefs" pour envoyer aussitôt toute information qu'il juge intéressante à l'ensemble des chefs de groupes - et je fais de même. Il s'agit souvent d'une info qui ne demande pas de réponse directe. Cela ne veut certainement pas dire qu'elle ne demande pas de réaction. Les chefs de groupe sont, pour notre asbl, l'articulation entre le CA et le bureau du TURLg d'une part, et le reste des membres, d'autre part. Cette articulation est absolument vitale si nous ne voulons pas définitivement perdre tout contact entre nous.

Donc, et je m'inclus dans le tas, nous, chefs de groupes, nous n'avons pas suffisamment relayé l'information sur cette AG, tout comme sans doute, tout au long de l'année, nous ne pensons pas assez à rappeler à nos "troupes" que nous faisons partie d'un ensemble qui ne peut fonctionner efficacement que si chacun est conscient qu'il doit consacrer un peu de son énergie à la collectivité.

Nous avons tous reçu énormément de cette institution qu'est le TURLg, mais elle n'a pu se mettre en place telle qu'elle est actuellement que grâce à l'énergie et au dévouement de tous ceux qui nous ont précédés. C'est tout cela qui a contribué à forger "l'esprit TURLg". Je l'ai déjà dit, mais ça ne fait pas de tort de le répéter : j'apprécie par-dessus tout, au TURLg, cet esprit de travail collectif. C'est le seul endroit que je connaisse où il soit appliqué avec tellement de constance et de créativité.

Bref, j'aurais probablement dû penser à dire plus tôt tout ce qui précède, mais il n'est pas trop tard pour prendre de bonnes résolutions pour l'année qui vient.

Pour info (& + si aff.), nous avons programmé une séance particulière du CA du TURLg le mercredi 12 septembre 2007 à 17h30. Cette séance sera ouverte aux chefs de groupe et à tous ceux qui désirent le devenir, c'est-à-dire à tous ceux qui ont un projet de mise en scène pour les saisons qui viennent. Elle sera destinée à élaborer avec vous un cadre, à préciser les pré-requis que nous estimons nécessaires avant de lancer un projet de création de spectacle.

Chefs de groupe, diffusez donc cette information. Et j'apprécierais beaucoup de recevoir des commentaires sur ce qui précède.

Bonnes vacances à tous !
Dominique

"Le théâtre est un art individuel qui se pratique en groupe" - Trebor Yamreg

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BB 1/4

27 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

« Ainsi va le monde… » : On pourrait résumer par cette courte phrase le contenu du théâtre depuis l'origine. Art social par essence, le théâtre rassemble des hommes pour leur parler de l'homme et du monde : histoires d'amour, de pouvoir, de vie, de mort, d'individus grands ou petits, de société,… Et cela depuis Euripide jusqu'à Botho Strauss ou Edward Bond, en passant par Shakespeare, Molière, Tchekhov… ou Bertolt Brecht.

C'est bien ce thème qu'explore Brecht dans la première partie de son œuvre (1919-1926) : l'individu et la société dans laquelle il vit, en ajoutant toutefois une proposition importante à notre petite phrase du début : « Ainsi va le monde…, et il ne va pas bien ». Dans Baal (où le monde est baptisé « excrément de Dieu »), Tambours dans la nuit, Dans la jungle des villes, La vie d'Edouard II ou dans Homme pour homme, il décrit un monde sombre et chaotique, une jungle où le plus fort gagne et où la seule fuite possible est celle de Baal : le rejet des conventions, de l'ordre établi. Une description essentiellement négative donc, d'un monde hostile à l'homme ; mais elle porte déjà en germe les préoccupations de son travail à venir. Si la société fait de l'homme un objet (ici, G.Büchner n'est pas loin), si le destin de l'individu se joue dans les relations humaines, il va falloir le dé-montrer à l'homme : lui faire prendre conscience de sa triste condition sociale. Et, s'agissant de théâtre dont, on l'a dit, la thématique est, de tout temps déjà, l'homme et le monde, c'est donc sur la forme traditionnelle du théâtre qu'il faudra agir : faire un théâtre qui ouvre les yeux du spectateur sur sa propre « aliénation », « Glotzt nicht so romantisch » (N'écarquillez pas les yeux si romantiquement), disait déjà une pancarte dans Tambours dans la nuit (1919), pièce que Brecht, de son propre aveu, n'avait pourtant écrite que « pour faire de l'argent », pas pour révolutionner le monde. Le mot est lâché : « Le monde ne va pas bien, et il faut le changer ». Et seul l'homme peut provoquer ce changement nécessaire. Ce sera la nouvelle fonction que Brecht va conférer à un nouveau théâtre : « un théâtre de l'ère scientifique ». Comme la science analyse et démonte la mécanique du monde réel, le théâtre doit pouvoir analyser et démonter les mécanismes des relations humaines.

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DU RAPPORT ARTS ET SCIENCES 2/5 - De l’énergie au théâtre

25 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

Après avoir inventé la photographie, quand l’homme a voulu que ces images fixes s’animent, il a dû d’abord inventer la caméra qui filme plusieurs images à la seconde (énergie de la manivelle qui entraîne des axes et des roues dentées), puis le projecteur et, surtout, la lampe qui lui convient (autre forme d’énergie... et de combustion), pour enfin projeter les mêmes images en public sur un écran : le cinéma était né.

 

Ce qui précède paraît d’une évidence mesquine.


On sait généralement moins que l’histoire du théâtre, un autre et bien plus ancien art de montrer à un public « des images animées » (en trois dimensions), est aussi tributaire d’inventions technologiques qui ont jalonné son évolution.


Les Grecs, pères du théâtre occidental, donnaient dès le 5e siècle avant J.-C. les premières représentations théâtrales (elles duraient jusqu’à trois jours entiers) dans d’immenses amphithéâtres éclairés par une énergie particulièrement économique : la lumière du soleil.  Celle-ci a été utilisée, pendant quelque vingt siècles : par les Romains, puis pour les grands spectacles en plein air qu’étaient les Mystères, les Passions et autres fabliaux et jeux profanes qui animaient les foules du Moyen Age, d’abord sur les parvis des églises, puis sur les places publiques.   Et jusqu’à aujourd’hui, cette forme d’éclairage « écologique » persiste dans le théâtre dit « de rue », forme théâtrale qui a encore ses lettres de noblesse.

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Lorsque le théâtre s’est professionnalisé, à partir du 16e siècle avec la Commedia dell’Arte (en effet, jusque-là, il était le fait d’amateurs, depuis l’origine !), les Molière, Racine, Corneille etc. abritèrent leurs scènes dans des espaces clos, généralement à la cour de rois ou de princes.  L’avantage en était que, outre recevoir les faveurs du prince, on pouvait mieux percevoir les entrées du public ainsi canalisé et désormais payant !  Le désavantage, lui, était technique : il fallait éclairer ces espaces désormais privés de la lumière de l’astre du jour !  Et l’on utilisa des bougies...  Beaucoup de bougies, sur d’énormes lustres qui éclairaient aussi bien la scène – les acteurs – que la salle – les spectateurs.


Or, une bougie, ça ne brûle qu’un certain temps donné : le temps de combustion de la mèche et de la cire.  Il fallait donc les remplacer régulièrement...  toutes.  Ce simple fait technique incontournable est à l’origine du découpage des pièces classiques en « actes » : ceux-ci correspondaient, par expérience, au temps de combustion des bougies.  À la fin de l’acte, il était impératif de descendre (énergie des poulies et d’huile de coude) les nombreux lustres, de changer les bougies, seule source de lumière, et la pièce pouvait alors reprendre...  jusqu’à la fin de l’acte suivant.

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Dans le rétroviseur - 5e livraison

25 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

 

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

 

RG

Or donc, Robert G. n'avait pas vécu comme partie prenante les années Duyckaerts du TULg. Ce n'est pas pour autant que le théâtre lui était étranger.

Rappelez-vous la solide tradition du théâtre en V.O. qui existait en germanique depuis des décennies. Fernand CORIN, par exemple, alors Assistant en Littérature anglaise (il deviendra plus tard Prof. Ordinaire à Louvain-la-Neuve), en digne fils de son père, y monta quelques pièces en anglais – avec parfois un complice, Marcel LEMAIRE -… pièces auxquelles notre RG ne participa pas : son anglais ne devait sans doute pas être ce qu'il aurait dû être aux oreilles des metteurs en scène.

Dans la foulée, les "allemandistes" de 1e licence 61-62 ne voulant pas être en reste proposèrent à leur Prof. de Littérature allemande, Armand NIVELLE, alors encore jeune Chargé de cours, de monter Woyzeck, de Georg BÜCHNER. Ah ! redoutable innocence de la jeunesse ! Et NIVELLE accepta de "coacher" cette troupe (d'une vingtaine d'étudiants germanistes, toutes années confondues), sur le plan de la langue et, heureusement aussi, sur le plan pratique : le Cercle d'Etudes allemandes qu'il présidait couvrit les quelque 3000 francs belges de frais exposés pour les "décors", maquillages (professionnels ! eh oui) et autres locations de salle.

La première eut lieu au récemment inauguré "Foyer des Etudiants" de la rue du Vertbois, en 1962, devant toute la famille germaniste, profs (sauf un), assistants, étudiants réunis, et ma foi, enthousiastes malgré le côté "patronage" que devait avoir, à coup sûr, la représentation.

Peu après, en 63, quelques étudiants (4, et RG en était encore) furent sollicités par NIVELLE pour marquer théâtralement les festivités organisées en l'honneur du Prof. Joseph WARLAND, autre figure emblématique de la Germanique d'alors, pour son soixantième anniversaire. On donna Der todt Mann, de Hans SACHS. Par parenthèse, la pièce fait aujourd'hui une belle carrière internationale au TURLg, sous le titre de Si tu m'aimes... (prends garde à toi), dans une adaptation française originale signée RG précisément.

Mine de rien, ceci constituait en quelque sorte l'acte de naissance du très imminent Theater der Lütticher Germanisten / Théâtre des Germanistes Liégeois, qui allait se constituer rapidement dans la décennie en cours.

Mais ceci est une autre histoire.

A suivre…

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"  Chaque homme est un abîme,
on a le vertige quand on se penche dessus
. "
(Georg BÜCHNER, Woyzeck)

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Concours International d'Ecriture pour Adolescents

25 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Ce samedi 23/6 se déroulait, en la salle du TURLg, la remise des prix du 13e Concours International d'Ecriture pour Adolescents (de 11 à 18 ans).

Organisée par l'asbl Atelier de Lecture, cette aventure a pris des dimensions respectables puisque pas loin de 8000 candidats se pressent au portillon du concours avec des textes de plus en plus remarquablement bien écrits. Pour plus de détails, voyez le site www.leaweb.org.

C'est la troisième année que le TURLg participe à la manifestation en présentant, en ouverture de séance, une adaptation scénique d'un des textes lauréats.

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Les deux dernières années (05, 06), les thèmes étaient "Théâtre" et "Correspondance" : une paille par rapport au sujet de cette année, "Le Fantastique". Le théâtre ne dispose pas des mêmes moyens que la littérature ou le cinéma pour "concrétiser" les loups-garous et autres miroirs maléfiques. De plus, ces textes de nos jeunes auteurs avaient la belle cohérence et le style soutenu qu'on attend d'un récit… trop long eu égard aux impératifs d'une séance de remise de prix. Ce ne fut donc pas facile de charcuter, parfois à la tronçonneuse gore, le beau texte retenu après mûres réflexions : Biographies posthumes, de Valentine DUHANT (15-16 ans) ou, quand un lecteur se fait "avaler" fantastiquement par sa lecture de biographies d'apparence anodine.

Un public nombreux et très attentif n'a pas été avare d'applaudissements pour David, David, Anita, Dominique, Martine et Robert du TURLg pour leur performance réussie.

Un parterre de personnalités était convoqué pour remettre les nombreux prix du Concours : Madame la Ministre Marie-Dominique SIMONET, le prof. Albert CORHAY, Vice-Recteur de l'ULg, divers Consuls (Tunisie, Espagne) et autres directeurs, préfets ou responsables de collectivités, trop nombreux(ses) à énumérer ici, distribuaient les récompenses aux heureux lauréats, le tout orchestré au pupitre par le responsable du concours, Jean-Luc DAVAGLE.

Une bien belle fête ! Sans blaguer, la manifestation a semblé être appréciée de toute l'assistance publique.

L'édition 2008 est déjà lancée, avec pour thème : "Le journal intime".

A l'année prochaine, même jour (ou presque), même heure, même endroit, Inch'Allah.


EDIT (29/06/2007) : LES PHOTOS
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Dans le rétroviseur - 4e livraison

20 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

 

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

 

RG


Or donc, le désormais Robert pédalait à ses cours – dans tous les sens du terme. Mais la nostalgique parenthèse héroïco-sentimentale de la livraison 3 de ce "Rétroviseur" nous a écarté de notre sujet : le long fleuve du TULg. A vrai dire, il intéressait peu notre héros, trop occupé qu'il était par sa guitare et ses chansons, le patronage, le basket-ball, la guindaille et certains cours. C'est ainsi qu'il rata quelques mémorables représentations du TULg dont François DUYCKAERTS venait d'"hériter", à la demande du Recteur d'alors, Marcel DUBUISSON, le "père" du Domaine du Sart-Tilman, de l'Aquarium et de la Station océanographique corse Stareso à Calvi, e.a.

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François DUYCKAERTS (1920-2006) était un éminent philosophe et un psychanalyste écouté. Même si le théâtre l'intéressait vivement, notre Prof. n'était pas un "théâtreux" (ce qui n'a pas empêché son fils Eric de s'illustrer, plus tard, avec le Groupov de Jacques DELCUVELLERIE). C'est pourquoi, tout en acceptant la responsabilité de la présidence du TULg, il confia dès son premier mandat, les mises en scène à un plus praticien que lui : Jean DAULNOYE, qui recevait dès lors comme émoluments une bonne partie des subsides qu'allouait déjà l'Alma Mater au théâtre. Le budget devait alors tourner dans les 1500 €, soit 60 000 francs belges d'une époque où, dans le Carré, la chope était à 5 francs, le pain à 3.50 et les sèches à moins de 10 balles. Tout fout l'camp, ma bonne dame.

Jean DAULNOYE était actif dans le milieu théâtral liégeois, où il a presté notamment à l'Etuve, le petit théâtre de la rue éponyme, qui était alors un théâtre d'avant-garde (comme on change !). On pouvait y voir des Georges KONEN, Henri MORDANT, Robert LOUIS,… qui eux-mêmes étaient passés par le TULg. Il travaillait aussi à la RTB, notamment à "Antenne Soir" en compagnie de Jean BRUMIOUL, autre figure connue à Liège, dans le domaine du théâtre.

Bref, c'est donc DAULNOYE qui mit en scène successivement :

         La Répétition ou l'Amour puni, de Jean ANOUILH (1958)

         Le Malade imaginaire, de MOLIERE (1959)

         Intermezzo/Un Caprice, de Jean GIRAUDOUX/Alfred de MUSSET (1961)

         Le Misanthrope, de MOLIERE (1962)

         Le Dyscolos ou le Père Grognon, de MENANDRE, adaptation en vers et musique de François DUYSINX, chorégraphie de Fanny THIBOUT (1963)

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Ce fut la dernière mise en scène de Jean DAULNOYE au TULg.

Et, parallèlement, François DUYCKAERTS avait renoncé en 1962 en conseillant au Recteur de désigner François DUYSINX (1914-2003)comme son successeur. Ce dernier venait d'être nommé Maître de conférence, en Musicologie à l'ULg, charge honorifique et bénévole, certes, mais qui garantissait à l'ULg que la direction/présidence du TULg était assurée, comme par le passé, par un enseignant de l'Université... Il avait alors 48 ans, et enseignait à l'Athénée de Stavelot pour sa charge principale. Il enseignera plus tard aussi à l'INSAS.

Certes, DUYCKAERTS, qui avait géré les affaires du TULg avec sérieux et intérêt, avait d'autres chats à fouetter dans sa brillante carrière. Mais il est vraisemblable qu'il fut aussi réceptif aux critiques, parfois virulentes, qui furent émises par la "vieille équipe" qui avait œuvré sous HUBAUX. On reprochait, notamment, ce nouveau cap du répertoire trop consacré, aux yeux de certains, à des œuvres connues et reconnues (voir ci-dessus), et à un théâtre trop calqué sur le professionnalisme, avec les conséquences financières qui en découlaient (cachets de metteur en scène, location de costumes, décors,…). On vit d'ailleurs se vider rapidement, de 1958 à 1962, le "réservoir" des anciens collaborateurs de HUBAUX, que l'évolution du TULg mécontentait manifestement et profondément.

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Menandre (343-292 AC)

Et ce fut donc "François Duysinx le retour" (comme l'indique à suffisance la production de 1963, Le Dyscolos), en compagnie de Fanny THIBOUT (1907-1998), mais aussi de quelques autres rejetons DUYSINX. On peut comprendre que ce fut, au Théâtre universitaire, la dernière prestation de Jean DAULNOYE, qui, au demeurant, continuera sous d'autres auspices un beau parcours professionnel dans les arts vivants, mais aussi en littérature.

 
Une ère nouvelle s'ouvrait donc pour le TULg, par un retour aux sources.

Notre Robert G., lui, avait triomphé de la Germanique en septembre 63… et y rempilait, cette fois, du bon côté de la barrière, dès octobre, en acceptant, sans transition, le poste d'assistant bibliothécaire qu'on lui avait proposé.

Mais ceci est une autre histoire.

A suivre…

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DU RAPPORT ARTS ET SCIENCES 1/5

20 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

La science, qu’elle soit « pure » ou « appliquée », et l’art, dans toutes ses formes, sont infiniment proches par nature et par fonction : l’une et l’autre sont inventions de l’homme, avec toutes les dérives que cela peut comporter : esclaves d’une idéologie funeste, la science et l’art peuvent devenir l’une, destructrice en masse, l’autre, dénaturé en propagande, même si, au départ, tout cela est censé « servir » l’homme, et non pas l’ « asservir »

 

La science permet, par l’analyse, de proposer à l’homme une explication objective du monde dans lequel il vit ;  l’art permet à l’homme, par la création, de s’exprimer subjectivement sur son existence même, comme individu, corps social du monde.

 

Dans les deux cas, il y a action de l’homme sur l’humain et son environnement, action physique et mentale.  Dans les deux cas, la vérité objective et la création subjective ont un caractère éphémère, provisoire et évolutif : on n’arrête ni le beau, ni le progrès;   ils changent simplement.

 

La science peut utiliser l’art dans ses démonstrations (lignes, graphiques, couleurs, style, éloquence du propos,...), l’art utilise la science dans tous ses domaines : la musique, les mathématiques et l’acoustique;  les arts plastiques, la chimie et la géométrie ;  la littérature, la linguistique, etc., etc.  La science peut profiter à l’art grâce à des avancées technologiques (optiques, acoustiques, électroniques, chimiques...)  et la science est souvent sujet, source d’inspiration pour l’art.

On pourrait rebaptiser le « Guernica » de Picasso en « Mauvais exemple d’utilisation de la dynamite », ou l’opéra « Einstein on the Beach » de Philippe Glass et Bob Wilson en « Mathématiques musicales », ou le « Galilée » de Bertolt Brecht en « De la responsabilité du savant vis-à-vis de l’humanité ».

Le théâtre, à lui seul, a convoqué des colloques internationaux (Besançon 2000, 2001, 2002) sur le thème de son rapport à la science (aux sciences), et il a généré depuis longtemps un impressionnant répertoire de pièces mettant sur les planches qui Einstein, qui Oppenheimer, qui Newton, qui Renkin Sualem, et un Liégeois écrira bien un jour une pièce sur Zénobe Gramme et la dynamo...

 

Voilà pour l’introduction.

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Liège et la culture : on sort les revolvers !

18 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

En juin 2004, la Ville de Liège, dans le cadre de son "Projet de Ville 2003-2010" organisait à l'ULg, place du XX Août, des "Etats généraux de la culture" (par parenthèse, la Communauté française a organisé les siens en parallèle et en tretemps).

C'est plutôt bon signe, et, comme dirait l'autre, "Inch Allah, Vichnou èt tos lès sints dè Paradis".

Les dates parlent d'elles-mêmes : ça peut prendre un certain temps - comme le fût du canon de Fernand. Normal.

Ce mardi 12 juin 2007, à 17h30, Dominique DONNAY et Robert GERMAY représentèrent le TURLg à une table-ronde (NDLR : elles ne le sont jamais) organisée à l'Hôtel de Ville, à l'invitation de l'Echevin de la Culture, Monsieur Jean-Pierre HUPKENS. Titre de l'affaire : "Une ville culturelle" : réactualiser des thèmes, forcément récurrents, de ce projet d'haleine longue et de large envergure.

A part le TURLg, il n'y avait que du beau monde, représentant qui les théâtres, qui les musiques, qui les musées, qui les centres culturels ; on en passe et des meilleurs. Nous avons pu apprécier une réelle volonté de l'Echevin de faire avancer les choses (Inch' etc.…).

La réunion nous a aussi permis de noter des statistiques intéressantes.

Savez-vous que Liège comptait 186 805 habitants en 2006 (dont 30.2% de demandeurs d'emploi…Aïe).

Que 227 000 véhicules (j'imagine souvent à quatre roues) ont pénétré Liège tous les jours en 2006 ?

Qu'il y a, toutes filières et tous âges confondus, 92 957 étudiants ?

Que si Durbuy - la plus petite ville de Belgique, dit-on – compte quelque 400 000 nuitées d'hôtel par an, Liège en recensait 342 333 en 2005 ?

Justement, tiens, parlons-en. Ce point nous donnayt l'occasion d'intervenir dans le débat. En effet, parmi nos tentaculaires activités, RITU et autres accueils en saison comptent, à coup sûr, dans ce calcul, nom d'une Auberge de jeunesse ! C'est pourquoi, comme nous l'avions déjà fait naguère à plusieurs reprises aux "Etats généraux", nous avons ramené sur le tapis le problème du manque de passerelles entre les différents Services de la Ville (et ceci est valable pour la Communauté française ou la Région) :

pourquoi le "tiroir" Culture ne communique-t-il pas avec le "tiroir" Tourisme et celui de l'Enseignement ? Pourquoi l'étiquette du bocal (amateur, professionnel, culture, tourisme, enseignement,…) est-elle plus importante que le contenu ? 

Nous savons tous que ces budgets sont incompressibles : enveloppes fermées ! Mais des petits ponts entre eux ne pourraient-ils pas aider à un développement de la vie culturelle liégeoise dans son aspect le plus large et au bénéfice de tous : citoyens et acteurs culturels ? L'idée semble avoir été notée (Inch', etc.).

Nous faisons confiance au nouvel Echevin qu'une réputation d'ouverture au dialogue précède et accompagne.

Encore quelques réunions et… Inch' etc.

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