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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

La mouette a encore frappé

13 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Trebor Yamreg, de retour de mission dangereuse, longeait le mur du quai Roosevelt ce jeudi 12 juillet 2007, comme d'habitude, pour regagner son repaire dans les anciennes caves de la "Chimie". Une pétulante mouette moqueuse lui rasant le chapeau lui fit lever les yeux vers la planante importune, yeux qu'il avait jusque là dans le vague des pavés, mais qui se braquèrent furieux sur le volatile. La stupeur se lut dans son oeil gauche (le droit étant fixé sur l'intruse dans le ciel plombé) : au dessus de l'entrée du QG, une enseigne ! C'en était fait de son anonymat. Trebor traversa le quai et sauta dans la Meuse.


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DU RAPPORT ARTS ET SCIENCES 4/5 - La fée électricité

13 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

La fée électricité allait bientôt elle aussi contribuer à transformer le théâtre, et bien plus profondément encore vu la précision de plus en plus performante et la souplesse de plus en plus grande qu’elle offrait à la manipulation de l’énergie nécessaire à l’éclairage d’une salle de spectacle.

L’appareillage au gaz, techniquement avantageux, certes, par rapport aux lustres lourds de bougies d’antan, restait très volumineux, encombrant, fixe et, finalement, peu précis.  L’invention de la lampe à incandescence à filament de carbone (+/- 1878) allait révolutionner, le mot n’est pas trop fort, le théâtre, au point de marquer historiquement la naissance du théâtre moderne – par opposition – au théâtre « classique », bref à 24 siècles de théâtre « traditionnel ».

Vers 1880, le duc – allemand – de Meiningen, amateur d’art éclairé (c’est le cas de le dire !), qui entretenait à sa cour une troupe de comédiens, fit équiper son théâtre d’éclairage électrique.   Sa troupe, célèbre dans toute l’Europe de l’époque, propagea l’idée un peu partout, et bientôt de plus en plus de théâtres suivirent l’exemple.  Cette révolution technologiqueengendra une véritable révolution esthétique : la lumière, enfin parfaitement maîtrisable, devenait ainsi un véritable « acteur » du spectacle théâtral.

Des études et théories importantes furent consacrées alors à l’utilisation de l’éclairage dans la mise en scène, par Adolf Appia en Suisse ou Gordon Craig en Grande-Bretagne, ce qui prouve bien le caractère international du phénomène : l’éclairage électrique devenait scénographie, décor scénique, à part entière.  En France, par exemple, elle permit à André Antoine, considéré comme le premier « metteur en scène » moderne, de créer des spectacles « naturalistes » restés célèbres pour l’illusion mimétique de la réalité représentée sur scène (une sorte de cinéma 3D avant la lettre).

Depuis lors, les projecteurs de théâtre n’ont cessé d’être perfectionnés : munis de lentilles convexes (plans convexes) ou « Fresnel » (dites aussi « à échelons », qui diffusent la lumière), d’une ampoule fixée sur un chariot mobile combiné à un miroir concave permettant la focalisation, et équipés de volets ou de couteaux (découpes), ils sculptent l’espace éclairé;  garnis de filtres de couleurs (les « gélatines » : il en existe plus de 200 nuances dans le commerce) ou de « gobos » (plaques métalliques percées de trous qui, laissant passer la lumière,  peuvent représenter des forêts, des nuages ou toutes autres formes projetées).  Ces projecteurs construisent à eux seuls un décor, sur un fond nu au départ, et, enfin, équipés en 350, 1000, 2000 watts et plus, voire en basse tension, ils peuvent être accrochés où l’on veut : en hauteur à des perches ou sur des pieds ( stativ), posés au sol, à l’avant-scène, au lointain (lanternes d’horizon) ou latéralement (en rasant, en frisant, en douches, etc...).

Selon l’angle d’attaque, la distance, l’intensité (de 0 à 100 %), ils font partie intégrante de la mise en scène en permettant de donner du relief, de la profondeur de champ, d’isoler des zones de jeu, voire un acteur, un visage, ou un objet ad libitum...  Sans parler de la « lumière noire ».

Depuis, les possibilités de mise en scène ont suivi l’évolution de la technologie contemporaine : décors virtuels en hologrammes, effets commandés par le mouvement même des acteurs déclenchant des capteurs, projections vidéo en parallèle ou en surimpression, effets de laser…

L'ordinateur est aujourd'hui omniprésent au théâtre.


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Jeu d'orgue (éclairage) type Dinosaure, encore en service
aujourd'hui au Théâtre SKAMPA, à Elbasan (Albanie)

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Dernières nouvelles de Paris...

13 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

L'opération de Pierre s'est bien déroulée. Nous pensons bien à lui et à ses parents et leur souhaitons bon courage ! Pour plus de nouvelles : http://www.operationpierre.com/actualite.html

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Pignon sur rue

13 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Le 12 juillet 2007 sera une date historique pour le TURLg. Pour notre 10e année d'occupation de  "la Chimie", l'Université - merci - nous a doté d'une enseigne, de fort bon goût ma foi.

Va falloir s'en montrer digne, nom de TURLg ! Et si c'est le cas, on y ajoutera des loupiotes.


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Des nouvelles de Bosnie

12 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Notre David Homburg est en mission en Bosnie. Il nous envoie de ses nouvelles :

Hello a tous!

Voici quelques nouvelles de mes premiers 15 jours en Bosnie...

Le premier contact n est pas des plus rigolos : Srebrenica a encore une maison sur deux qui est dans le meme etat que pendant la guerre, facades criblees de balles, tirs de mortiers dans les murs, et les affiches "danger mines" que l on croise lors des ballades en foret ne sont pas pour ameliorer le tableau.

Par contre, les gens sont super sympas. Je crois que je n ai jamais visite de pays ou les gens soient si accueillants et chaleureux.

Au niveau de nos activites, elles sont plus de decouverte et de contact avec les gens que reelement humanitaires. Le week-end passe, nous sommes alles faire une marche commemorative : 110 kilometres en trois jours, la temperature ne descendant jamais sous les 35 degres en journee, et le tout en pleine montagne... dix a douze heures de marche par jour, quand meme... et eux, ici, ils partent pour ce genre de truc en clapettes et sansbouteille d eau... :) On avait un demi pain, un demi litre de coca et 100g de pate par jour... un peu dur, comme conditions. Enfin, on a fini par y arriver, autant a notre surprise qu a celle des Bosniaques qui la veille nous encourageaient a y aller (il faut dire que nous avions le droit d abandonner a tout moment...)

Sinon, hier, c etait la commemoration des massacres de Srebrenica, 50 000 personnes etaient venues enterrer 465 victimes du massacre dans le cimetiere dresse sur les lieux des evenements (8000 morts en trois jours en 1995). C etait un peu la meme sensation que lors d une visite d Auschwitz ou les familles auraient ete la, a enterrer les victimes et a pleurer leurs morts... dur!

Bref, si notre travail n est pas vraiment humanitaire, il est cependant tres riche en emotions fortes et en decouvertes de ce qui se passe et s est passe ici. Ce soir, nous partons pour Sarajevo et Mostar, et nous revenons la semaine prochaine a Srebreniæa pour nous occuper d enfants des environs.

Voila les nouvelles!

Je me rejouis de vous revoir dans une ambiance un rien plus legere que celle qui regne ici!

Bisous a tous...

David 

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My name is Yamreg. Trebor Yamreg.

12 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

http://users.swing.be/bernard.potier/NewFiles/Invitation.html

Si d'aventure vous succombez à la menace, merci de prévenir le TURLg de votre présence. Il avertira les agents infiltrés.
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14th Isfahan International Festival for Children

11 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hors-TURLg

We are pleased to inform you that the Dramatic Arts Center of Iran and
IRAN-ITI will hold the 14th Isfahan International Festival for Children
and Young Adults from 28th October to 2nd of November 2007, as to
promote the theater for children and young adults and familiarize the
young generation with the new national and international productions in
this field.. 
 
We highly appreciate it if you could kindly support our event and
inform the theater troupes and festival directors of your country about
our Festival. The applications should reach our office by the end of
August 2007 and then The Selection Committee of our festival will
announce the invited international guest performances through
international affairs office of Dramatic Arts Center by Mid-September.
 
 You are requested to inform the theater troupes, interested in
participating in our festival, to include the followings in their
submissions.

1) A synopsis of the play in English
2) The director and playwright's CV
3) The least number of the troupe (including actors, technicians, etc)
4) Screener tape/ DVD of the performance
5) Flyers and photos of the performance
6) Duration of the play

The information should be mailed to the following address.

Dramatic Arts Center of Iran
International Affairs Office,
Vahdat Hall, Ostad Shahryar St. Hafez Ave.
Fax: (+9821)66725316
Tel: (+9821)66725316 & 66708861
E-MAIL:dac@neda.net


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Petit Pierre - suite

11 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

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Nous venons de recevoir de bonnes nouvelles concernant le déroulement de l'opération de Pierre. Si vous voulez en savoir  plus, vous pouvez consulter le site  qui lui y  est consacré qui sera mis à jour très prochainement. Nous souhaitons bon courage au petit bout et à ses parents !
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Dans le rétroviseur - 7e livraison

11 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

 

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

RG

Or donc, déjà voyageur dans les années 30, le Théâtre universitaire, dans les années 50 et 60, clamait haut et fort sa vocation internationale en créant deux importants – mais finalement plutôt éphémères – festivals mondiaux : Erlangen et Nancy. Il y en eut un aussi à Parme (I) en 1962 et même à Bruxelles, en 1964, organisé par le MUBEF. Il faudra attendre les années 80 pour voir éclore un peu partout, du Maroc à l'Allemagne, de l'Italie à la Pologne ou au Portugal, de nouvelles Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire, parmi lesquelles celles de Liège (RITU), créées en 1983, passent aujourd'hui pour les plus anciennes, les plus durables et les plus renommées, sans aucune modestie, mais en toute humilité.

Une parenthèse encore (j'aime ça) : RITU-Liège a entretenu pendant longtemps d'excellents rapports avec le fameux "Festival du Jeune Théâtre" de Liège, créé en 1958 et dirigé in illo tempore par Robert MARECHAL, lequel, bon prince, a maintes fois programmé à "son" Festival professionnel des troupes universitaires que le TURLg souhaitait inviter, mais n'avait pas les moyens financiers d'accueillir à son compte. C'était, alors, un magnifique échange de bons procédés – merci encore cher Robert M. – qui n'a plus cours depuis que de "Jeune Théâtre", le Festival  est devenu "de Liège". Autres temps (hommes), autres mœurs. Cette décennie des 80ies  fut, en tout cas, très importante dans l'histoire de l'internationalisation du mouvement du TU. Nous vous en parlerons bientôt dans un autre article qui s'appellera "DU TU à l'AI-TU" (à paraître sous "Où il est question de théâtre") : un peu de suspens ne messied point.

Puisqu'on est "Dans le rétroviseur", revenons un peu en arrière (j'aime ça).

Si les deux grands premiers Festivals internationaux, allemand et français, furent éphémères, ils n'en eurent pas moins des conséquences considérables sur la vie du TU. En effet, en sortant de plus en plus de la "tour d'ivoire" de l'Alma Mater, certains se professionnalisant même (les STU polonais, le Théâtre du Soleil d'Ariane MNOUCHKINE et tant d'autres), les TU avaient mis en lumière et affirmé l'identité, la particularité d'un genre théâtral singulier qui prenait place dans le paysage du théâtre tout court, à côté des vénérables formes traditionnelles. Même l'attitude des auteurs change, puisque nombre d'entre eux, et non des moindres (Peter WEISS, Edward BOND,…) se mirent à écrire expressément pour le TU, et jusqu'au public qui venait plus "décontracté" à ces manifestations théâtrales internationales que dans les "Grands Théâtres".

Mais c'est peut-être sur l'université elle-même que l'influence fut la plus forte. L'Alma Mater découvrait, parfois avec stupeur, voire avec une certaine réticence ici et là, que le théâtre qui se faisait en ses murs dépassait la notion de hobby, et même que le théâtre était autre chose que la littérature.

C'est ainsi qu'on vit fleurir dans les années 70, un peu partout en Europe, des "Instituts de Théâtre", incluant non plus seulement la recherche (jusque là assez chichement mais magistralement représentée : Köln, Wien,…) mais aussi la pratique théâtrales. Tentative de rattraper les pays anglo-saxons (jusqu'en Australie) où peu d'universités n'avaient pas déjà, depuis belle lurette, leur Drama Department ?

Très près de chez nous, les tous premiers cours spécifiquement de théâtre (sic) apparurent à l'ULg en 1972, avec la naissance de la "8e section". Ils furent assurés, la première année, par René HAINAUX (1918-…), célèbre comédien et pédagogue, au demeurant (ex du Théâtre des Romanistes de l'ULg des années 30 !), assisté alors de Michèle FABIEN (dramaturge trop tôt disparue, 1945-1999) et de Robert GERMAY (trop tard retraité). Ladite "8e section" (en parodie de la fameuse "7e compagnie"), devenue aujourd'hui le Département d'Arts et Sciences de la Communication (c'est quand même plus sérieux), ouvre demain (2007-2008) un "Master en Arts du spectacle". Quand on vous disait que l'explosion des TU dans les 60ies avait laissé des traces… !

Mais ceci est une autre histoire.

A suivre…


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René HAINAUX et Christian CRAHAY... beau hasard
Tous deux ont fait du théâtre à l'ULg avant de se professionnaliser.
CRAHAY a même joué au Théâtre des Germanistes.

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Michèle FABIEN
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BB 3/4

11 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

Ce n'est sans doute pas un hasard si c'est précisément au moment de sa découverte de Marx que Brecht a proposé Mahagonny et L'Opéra de quat' sous (1927-1928). L'Opéra était sans doute pour Brecht la forme théâtrale bourgeoise, « culinaire », par excellence qu'il fallait ébranler. Et de mettre en scène l'« exploitant » en chair et en os (Peachum). Et de comparer le monde bourgeois corrompu à celui de gangsters (Mackie, sa bande et ses putains, et… le chef de la police, Tiger Brown). « Est-il plus grave de voler une banque, que de fonder une banque ? » (Il remettra ça plus tard dans La Résistible ascension d'Arturo Ui, 1941). Mais, c'est un des paradoxes de Brecht : alors célèbre et encensé par la critique (plusieurs de ses premières pièces furent couronnées du très officiel « Prix Kleist »), c'est à cette société bourgeoise et aux œuvres qu'elle engendre que le dramaturge s'en prend. Il a même cru bon de se justifier de cette reconnaissance : « Que j'y apparaisse [dans ce monde bourgeois dominant] provient de malentendus et du fait que j'aime l'argent ». D'ailleurs, le Dreigroschenoper n'était-il pas lui-même une « œuvre de commande » ? En tout cas, pensé pour secouer le « culinarisme » bourgeois, l'Opéra de quat' sous allait pourtant rencontrer un succès qui ne se dément pas aujourd'hui. La musique de Kurt Weill, planétairement appréciée (Frank Sinatra en a fait un « hit »), n'y est pas pour rien. Pauvre B.B.… On doit donc considérer que Mahagonny et L'Opéra de quat' sous représentent une transition vers les « Lehrstücke » (Pièces didactiques) qui sont les premiers véritables exercices théâtraux brechtiens en analyse marxiste des comportements sociaux ( Le Vol de Lindbergh, Celui qui dit oui – celui qui dit non, La Décision, L'Exception et la règle,… - 1929-1930).

 


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