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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Le TURLg ouvre une "Parenthèse"

29 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

"La Parenthèse", (boutique  bien connue de la rue des Carmes à Liège) a organisé le samedi 27 octobre, de 10 à 18 heures, un "Défi lecture ininterrompue" au profit de l'asbl La Bobine (une association dont la mission est de favoriser l'émancipation et l'intégration des femmes immigrées et de les soutenir dans l'éducation de leurs enfants).

Le TURLg  a tenu à relever le défi en présentant une lecture (à 4 voix et une flûte : Dominique, Françoise, Marco, Benoît.... et sa flûte) du Joueur de flûte de Robert Browning.

Le hasard a voulu que leur présentation dès 14h15, suive précisément celle d'un lecteur, ancien du TURLg, Christian Crahay, avec des extraits de Moby Dick d'Herman Melville.

Et pour terminer l'intervention du TURLg, le  Chef RG a lu une histoire de Nicolas Ancion (lui aussi, un ancien) : Tête de Turc, extraite de son excellent recueil Les ours n'ont pas de problème de parking (Le Grand Miroir, 2001).

Une belle parenthèse à la Parenthèse, décidément.

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MonologueS d'Automne

29 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Le TURLg se produira à L' ULB, Espace Delvaux, dans le cadre des "Monologues d'Automne", avec L'Enseigneur et Le Joueur de flûte.


flyweb2.jpgPremière édition du festival 'MonologueS d'automne' ! La salle Delvaux de l'ULB est ouverte à la jeune création, aux premiers pas, aux acteurs de demain ainsi qu'au théâtre universitaire. Deux semaines de Monologues.

Ces projets se jouent une fois, il s'agit de ne pas louper le rendez-vous.

Nous avons mis l'accent sur la diversité de provenance des intervenants. Ils sortent du Conservatoire de Liège, de Mons, de l'Insas, de l'Iad, de Lassad, de la Kleine académie et de Paris.

Cela se passe du 5 au 17 novembre 2007.

Visiter notre site :  http://monologuesdautomne.ulb.ac.be

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Fête théâtrale à St Vith

22 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hors-TURLg

Alors que  RITU-Liège prépare son 25e anniversaire pour février 2008, le "Theaterfest" de St Vith fêtait sa 20e édition la  semaine du 16 au 21 octobre 2007. Il fallait y être, évidemment, quand on sait les liens étroits qui unissent historiquement Agora et le TURLg.

De toute façon, c'est toujours un plaisir pour le chef RG de s'offrir une excursion à St Vith : c'est là qu'il a connu, dans les neiges germanophones, une de ses premières immersions linguistiques en 1958, "pour apprendre l'allemand" (disait-il) (merci encore à la famille Kirsch). Et de plus, le TURLg n'était-il pas de la toute première édition de "Theaterfest" en 1986 ? Il y est retourné 3 fois par la suite : 1988, 1989 et 2005.

A ce jour, quelque 240 spectacles de 156 théâtres de 20 pays sont passés par St Vith, là où, cette année, les cerfs sont bleus par influence luxembourgeoise.

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Pour cause de travail (ah, ces pensionnés !), il n'a été possible que d'assister à une journée de la fête, mais bien choisie puisqu'il s'agissait de la clôture. Elle a suffi à se convaincre de la qualité générale de la semaine, tant du point de vue de la programmation que de celui de l'accueil. L'équipe d'Agora, dans tous ses aspects, reste égale à elle-même : ils savent tous tout faire.

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Pour l'anecdote, le Chef a ainsi pu revoir en clôture un spectacle qui a marqué le théâtre des années 80, quand une troupe belge "Radeis" brûlait les planches avec ses Oiseaux et autres Echafaudages.

Pat Van Hemelrijck a reconstruit  - avec d'autres acteurs - sous le nom de Alibi Collectief ses anciens Echafaudages pour la grande joie de ceux qui les découvraient, 25 ans après. Les autres, qui les avaient vus, qui à Seraing, qui à Avignon (!) assistaient à la chose, un peu comme on revoit un vieux burlesque des 3 stooges ou des Marx tendance Groucho. Avec plaisir, certes, mais sans l'urgence d'antan. Il faut dire que la bande à Jérôme Deschamp est passée par là depuis lors...

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De voir revivre, 25 ans après, un bon spectacle "mort" donne aussi des idées : il y en a quelques-uns, des spectacles, dans le répertoire du TURLg, qui mériteraient d'être repris, sans simple redite : en les réadaptant de fond en comble à de nouvelles conditions (nouvelles urgences), avec des équipes nouvelles et inventives. Je pense, tout particulièrement, à Mugnog kinder ou Hercule et les écuries d'Augias avec des groupes de jeunes, inexistants in illo tempore : oui, on peut faire du vraiment neuf avec du vieux !

En tout cas, pas de regret : on attend l'édition 2008 avec impatience.

Bravo et bon vent à Agora.

RG
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La DRAFT à Unifestival

22 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

On le sait depuis deux jours... La Draft se produit à Unifestival (en remplacement des Contes de Hakim) ! 5 courageuses drafteuses et un courageux drafteur tentent l'aventure et se jettent dans la foule d'étudiants, d'attractions et de bruits des autres scènes. Une expérience "rue" pas facile où il faut "se battre" pour le public. Mais notre petit comité draftique a bien assumé! Si les étudiants savaient encore danser la valse comme avant, ils l'auraient même dansée en couple!  Chapeau aux 5 chanteurs/euses draftiques et à notre fidèle accordéoniste.

On se réjouit déjà de participer à Unifestival 2008. Cette-fois là, on y jouera certainement plus qu'un seul quart d'heure...
Chantal Heck
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Godot n'a pas dit son dernier mot

19 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hors-TURLg

Le Chef RG a  assisté, vendredi 12 octobre, à une représentation de  Wachtend op Godot  (en flamand dans le texte), l'œuvre majeure de Beckett.  Godot - pour toujours aussi absent qu'il soit - parle décidément dans toutes les langues (plus de 40, dont, donc, le flamand). C'était au Theater "De WAAN-zin" de Gent (Gand pour les nécessiteux linguistiques).

Issu du Théâtre des Germanistes de Gand, de Waanzin a participé 4 fois par le passé à nos RITU (1986, 91, 92, 93). Devenu  théâtre indépendant de l'Université, ce groupe ne peut dès lors plus participer à nos Rencontres universitaires, et Mahomet a donc dû se rendre là-bas, à la montagne, pour revoir nos vieux amis Martin Desloovere et Dirk De Corte , e.a.  Retrouvailles émues et joviales après tant d'années.
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"De Waanzin" s'est taillé une belle réputation à Gand (où il occupe une salle très style off qu'ils louent dans un ancien complexe de hangars et ateliers du port de Gand, Nieuwe Vaart 118... merci à mon GPS ! ), en Flandre et à l'étranger (ceci n'est pas une tautologie), où il se produit et gagne régulièrement des prix en jouant... en anglais (Germaniste un jour, germaniste toujours...). Il occupe aussi une place importante dans l'AITA (Association Internationale du Théâtre Amateur), un peu comme le TURLg à l'AITU (le pendant universitaire de l'autre association).

f15.jpg Outre le plaisir de revoir de bons copains, j'ai apprécié de revoir un vieux Godot, de très bonne qualité ma foi (même s'il paraît encore plus long en gantois qu'en français...). Très belle performance d'acteurs et mise en scène solide. Surtout, cela m'a conforté dans l'idée que ce fameux grand absent du théâtre ferait bien d'intégrer le répertoire du TURLg... depuis le temps qu'on l'attend.

Nous allons donc, très bientôt, travailler sur Godot. Mais, pour ne pas faire comme tout le monde, pas sur celui de l'Irlandais Beckett, mais sur celui du Roumain Matéi Visniec, Le Dernier Godot , Pièce de théâtre en un acte devant un théâtre fermé.

On vous tiendra au courant.

Suspense.

RG


Photos (c) De Waanzin

 

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Projet Laramie

19 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hors-TURLg

J'ai été au Moderne Théâtre où j'ai pu voir Le projet Laramie, théâtre amateur mais bien rodé...

Un jeune gay américain est enlevé, torturé et laissé pour mort. Un groupe américain se rend à Laramie afin d'y recueillir des témoignages en vue de créer une pièce de théâtre. Au delà des témoignages individuels qu'ils vont
recueillir, c'est un témoignage Humain qu'ils recoivent, un témoignage de tolérance. Si la différence existe, c'est pour le bien de l'Humanité. Ne combattons pas la violence Humaine par la violence mais par la compréhension
de tous...

Cette pièce, assimilable à un reportage, est un vrai défi de mise en scène et de jeux. Les interprètes évoluent dans un espace intimiste. Le spectateur est pris à partie à son insu. L'émotion est plus que présente. Quand, à plusieurs reprises, vous ressentez un frisson qui vous parcourt le dos, là je me permets de dire que le pari est réussi.

A voir si vous avez encore le temps d'y aller, sinon s'informer, elle sera reprise d'ici peu...

Patrick ANTOINE

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La Germanique mène à tout, à condition d'en sortir

17 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hep - les ancien(ne)s...

Les anciens du TLG (Théâtre des Germanistes Liégeois) se souviennent de Michel Demonceau, "De Menselaar, de echte Winnaar" : il a joué, in illo tempore (non suspecto), dans Applicants et Rosencrantz et Guildenstern sont morts, époque où les étudiants avaient encore quelques loisirs utiles.

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(ici, à gauche)

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(ici, à droite)

Frais et moulu de Germa, notre Michel, délaissant l'enseignement traditionnel, créa une société destinée à enseigner hors des chemins battus, son public cible étant des adultes en mal d'apprentissage "des langues". Il emmenait dans l'aventure Patrick Thonnard et Carine Nardellotto, autres germanistes bon teint.

Ceci donna aussi à quelques autres anciens TLgien(ne)s l'occasion de prester hors du cadre de l'enseignement (les Vanlequack, Zaghet et autres Martini,… pour ne citer que ceux dont je suis sûr).

Cette société "Accent" est devenue aujourd'hui une belle PME qui emploie une cinquantaine de personnes dans le créneau très prisé et pointu des formations sur mesure pour entreprises dans le domaine des langues.

Elle vient de lancer un outil informatique novateur : le VI-Key. Un "stylo" qui écrit dans une langue et traduit sur écran dans une autre – si j'ai bien tout compris.

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Pour en savoir plus, voyez l'article du "Soir", 12/10/07, p.14 ou le site d'Actu24.

Bravo Michel, mais si t'avais pu inventer ça quand je ramais encore en Germanique…

RG

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La DRAFT voyage dans le temps

12 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

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L'enfance de la DRAFT

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L'unique survivant...
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Dites ROINVILLE sous Dourdan, ne dites pas Joinville le Pont. Mais c'est en France quand même.

12 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Pour rappel, c'est avec L'Enseigneur que le TURLg avait participé - pour la première fois - en 2006 à ces "Théâtrales d'automne", un festival international de théâtre amateur, déjà solidement implanté à Roinville sous Dourdan (91) depuis pas mal d'années.

La coutume là-bas est de réinviter l'année suivante la même troupe, mais cette fois avec une "forme courte" (+/- 15 minutes), qui fait le lien (et un peu "l'entracte") entre des "formes" (pièces) de durée "normale". C'était une bonne occasion d'envoyer là-bas un extrait d'un spectacle que prépare Olivier Moreau avec une équipe du TURLg pour avril 2008, Vague à l'âme, d'après Karl Valentin.

Le TURLg a déjà monté, in illo tempore, un Karl Valentin (Le Projecteur réparé) qui a connu une formidable carrière, longue (joué plus de 100 fois en 10 ans) et internationale (du Québec à la Lituanie, du Mexique au Maroc, etc.) et qui reposait sur le thème du "théâtre".

Le nouveau projet, lui, a pour fil conducteur tout ce qui, chez Valentin, parle de la famille.

Dourdan était une belle occasion d'aller tester le concept comme work in progress.

Le Chef a accompagné la "troupette" en observateur/chauffeur : il a pu constater que "ça peut le faire". Inch' Allah...

Robert Germay
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Voyage en France, Voyage à Dourdan (Essone)

Montrer une esquisse d'un tableau non achevé est probablement une opération délicate. Il en est certainement de même pour une pièce de théâtre.  La crainte la plus vive est  la réaction du public, l'appréhension que l'on peut avoir vis-à-vis d'un mauvais accueil possible de celui-ci face à un projet en gestation. C'est dans ce contexte que nous sommes partis jouer à Dourdan, à quelque 50 km au sud de Paris, le sketch des Gifles de Karl Valentin.

Ce sketch fait en réalité partie d'un projet plus vaste. Celui de mettre sur pied une pièce de théâtre adaptée de sketches de Karl Valentin qui s'intitule Vague à l'âme. L'adaptation consiste, dans les faits, à combiner plusieurs éléments ensemble pour obtenir une pièce. Dans notre cas, les ingrédients sont au nombre de trois. Des sketches, une vieille personne et des personnages déplaçant des photos hors normes.

La décision fut donc prise d'aller jouer à Dourdan un extrait du spectacle futur. Trois comédiens ont été nécessaires pour mettre en scène ce travail. En l'occurrence, Maryse, Régis, Marco et Olivier comme metteur en scène. Et après approximativement trois semaines de répétitions, nous avons été prêts pour faire découvrir notre travail au public.

Notre séjour en France fut au delà de nos espérances. Là-bas, nous y avons trouvé une multitude de gens super intéressants, qui partagent notre passion pour le théâtre et avec lesquels nous avons eu la possibilité de nouer des contacts chaleureux. Sans exagération, ce séjour nous a laissé un très bon souvenir. Adressons tout particulièrement ces quelques notes à Edmond Thanel, l'organisateur de ce Festival. Un Monsieur dynamique et sympathique qui se donne sans compter pour ce projet. On peut également ajouter les gens qui travaillent à ses côtés ainsi que ces personnes  qui nous ont hébergés avec beaucoup de gentillesse.

Finalement, cette expérience fut très bénéfique pour nous. En plus des contacts, de la possibilité que nous avons eue de pouvoir nous confronter à un public, c'est l'idée même de cette adaptation que nous avons confrontée à une échelle plus petite. Et cela semble avoir donné également satisfaction - dixit le public attentif et content.

Olivier Moreau

 



Petites notes annexes :

Après cette genèse et mise en mots de notre expérience personnelle, quelques mots sur le festival en lui-même. Déjà, comme certains TURLgiens l'auront remarqué, le monde est petit – je fus donc déjà bien aise de rencontrer une troupe de Perm, en Russie, avec qui j'avais eu l'occasion de faire connaissance, il y a déjà quelques années au Festival de Théâtre Universitaire de Langue Française de Cracovie, en Pologne.

Cette petite  anecdote mise à part, nous avons donc été, durant trois jours, bercés dans les Petites Formes (des spectacles de courte durée, moins d'une demi-heure) et les Grandes Formes (spectacles de durée normale). Bercés et transportés, avec pour le samedi, près d'une demi-douzaine de représentations. Nous avons vu les tribulations de l'amour, qu'il soit offert et refusé, comme dans Les plaisirs de l'amour de Robert Pouderou, ou bien jugé comme dans  La nuit de Valognes  de Eric Emmanuel Schmitt. Nous nous sommes retrouvés dans l'envers du décor de la journée d'un clown, dans les aventures hautes en couleurs de L'Oiseau Vert. Plusieurs versions de textes de Pinter étaient proposées par des compagnies différentes. La Russie n'était pas en reste, dans une critique du pouvoir, grâce à une chorégraphie mécanique et des textes hypnotiques. Encore l'amour, mais cette fois perdu et fantasmé, que la guerre a arraché avec  Le retour du soldat  - une création originale. Et pour terminer, Mascarade - pantalonade digne de la Commedia del'Arte, menée à un rythme effréné et ponctuée de répliques faisant mouche... Nous fûmes donc plus que bien reçus (merci Edmond, moi c'est Marc.. oh, merci Agnès) et nous fûmes bien repus. Nous sommes venus, nous avons vu, et nous avons... ma foi, fort fort bien aimé.

Marco Pascolini 

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Minsk

10 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Quand sur Minsk il pleut, le TURLg allume le feu.


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A peine rentré de Dourdan (F) avec Karl Valentin, le TURLg s'envolait pour le Belarus du 2 au 7 octobre 2007. Minsk, capitale de 2 millions d'habitants, aux artères immenses (il faut s'y prendre tôt pour les traverser à pied) et aux bâtiments souvent colossaux. L'ex-URSS y est encore présente, finalement, par endroits.

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La pluie n'a pas épargné l'équipe de Si tu m'aimes... (il faisait soleil à Liège !) qui s'est fait rincer tous les jours, mais le jeu en valait la chandelle. Le Chef (RG) qui participait pour la troisième fois à ce festival "Teatralny Koufar" n'a pu que constater une belle constance dans la qualité de la programmation et de l'accueil chaleureux de l'équipe de l'Université de Minsk, emmenée par le Prof. Dr. Vasily Strashev, Recteur de l'Université et Président du Festival, par Vladimir Makarevitch, Vice-Président du Festival et Chef du Département des affaires culturelles de l'Université, et par Katsiaryna Saladukha, infatigable coordinatrice d'une énorme équipe d'étudiants bénévoles.

Ce qui frappe le plus sans doute à "Koufar" ("le coffre"), c'est l'engouement du public - toujours très jeune. Il faut arriver une demi-heure à l'avance pour trouver une place dans des salles d'une capacité de quelque 500 à 700 places. Un émerveillement pour un directeur de festival de théâtre universitaire de l'Ouest.

Le TURLg et une troupe suisse étaient les seuls représentants occidentaux parmi des groupes venus majoritairement de Russie, Belarus, Estonie, Lettonie et Bulgarie.

Plaisir aussi de retrouver à Minsk, parmi les membres du jury (ça, les jurys et les prix, ils aiment là-bas. En 2005, RG était d'ailleurs président dudit jury. Il a refusé d'en être depuis...) des représentants du Comité Exécutif de l'AITU que les responsables Minskois avaient rencontrés - et invités - à Liège, lors de leur participation à notre RITU 24 : le théâtre universitaire ne connaît pas de frontières.

Toutes les troupes présentes ont démontré aussi que le TU est une force à part entière dans le paysage théâtral, tant par la recherche dans la mise en scène que par la qualité de jeu de ces acteurs, tous amateurs.

Le programme était, comme d'hab', stakhanoviste (jusqu'à 4 spectacles par jour) mais ce n'est pas pour effrayer un vrai TURLgien : à RITU, on n'a pas non plus le temps de souffler.

La standing ovation réservée le vendredi 5/10 à 16h20 à notre Si tu m'aimes... nous a payés de nos fatigues. Et la remarque d'un membre du jury ,"Pour une fois, je n'ai pas eu besoin de traduction", nous a confirmés dans notre idée que le théâtre, ce n'est pas que du texte, et que nos productions passent allègrement la fameuse barrière de la langue.

Fatiguée mais heureuse, l'équipe a regagné le soleil - et la foire - liégeois le dimanche 7 octobre.

"Teatralny Koufar", 4e édition 2007, fut un beau cru.

Merci à Monsieur le Vice-Recteur, Pr Albert Corhay, qui nous a aidés financièrement à y participer.

RG


Mon Minsk


Tournée du TURLg à Minsk, avec Si tu m'aimes, du 2 au 7 octobre 2007.

D'abord, je déteste me lever tôt ! 3 heures et demie du matin, c'est pas des heures pour un humain ! ah ! les tournées... Mais là, j'étais épaulée par Chantal et Vincent, nous partagions notre douleur... Bref.

L'aéroport de Minsk est en plein milieu des bois, pas de danger de s'écraser sur une maison. Ou plutôt, pas de danger pour les maisons qu'un avion les écrase.

A Minsk, pas de vélo, pas de moto, des magasins dissimulés dans les théâtres, des bus qui cachent leurs passagers derrière de petits rideaux, des grosses voitures, des étudiants partout (surtout au théâtre, pas comme ici, pfff!), de la vodka, des choucas, des travaux, un stade de foot (Dynamo Minsk), des soldats partout et des officiers avec des casquettes en porte-avion, des roulottes qui brûlent (cf photo), un ciel gris, gris, gris, et deux millions d'habitants, qui parlent tous russe !!! on ne comprend rien ! et on n'arrive même pas à lire ce qu'ils écrivent !

Au théâtre, comme je vous le disais, plein de spectateurs, jeunes, tous excités comme des puces, prêts à vous marcher dessus pour entrer (y'a intérêt, y'a pas assez de places pour tout le monde), et sur la scène, souvent beaucoup de monde aussi, et du beau, qui joue - souvent - bien, mais pas toujours de bons spectacles. On a retrouvé quelques têtes connues et on a quand même vu plusieurs performances intéressantes. Peut-être aurez-vous l'occasion d'en découvrir l'une ou l'autre aux prochains Ritu's.




Dominique Donnay

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Communication d'un singe/pingouin à Minsk

(A chanter sur l'air du Petit vin blanc)

Quelques heures de vol
Pour faire le guignol
Vive les expériences
Partons mes enfants
On n'a plus 20 ans
Partons en vacances
En Biélorussie
Pas de fantaisies
C'est pas Cracovie
Nous avons du temps
De longues avenues
Qui nous exténuent
Robert éternue
On voit pas la Volga

Ah les petites vodkas
Qu'on boit dans les chambrettes
Quand le chef est pompette
Sur un air de polka
Et puis c'est pas tout ça
Comme une vieille rengaine
Semble lui donner la migraine
Pas râler, pas râler
Sous le gris, sous la pluie
Sur un air, sur un air de polka

En Biélorussie
Problèmes de régie
Faut faire pénitence
Robert le sait bien
Martin le sait moins
Elle manque de chance
Robert est fébrile
Sous la nappe hostile
La musique défile
Au mauvais moment
Sa pauv' marionnette
A la voix défaite
Ces choses pas nettes
Lui causent du tracas

Refrain : Ah les petites vodkas ...

Martin n'a pas de bol
La longueur du vol
La désavantage
C'est pas ragoûtant
Ca finit souvent
Par du dégueulage
Le gros de l'affaire
C'est l'hôtesse de l'air
Demandant sévère
A Martin souffrant
Ma fille raconte
Comment triste blonde
As-tu fait ton compte
Réponds je t'attends

Refrain : Ah les petites vodkas ...

Dans ces soirées débiles
Faut que j'parte en exil
Quitter un temps mes tristes tracas
Me lever pour gerber
Dans mes doigts
Sur mes pieds
J'boirai plus, j'boirai plus
Qu'du Coca

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Minsk une ville quelque part un peu russe mais tellement « Bielle » ô Russe !

Certes, il a fait gris, pluvieux et froid... mais l'accueil des gens donnait chaud au coeur !

Certes, les spectacles étaient à nouveau dans une autre langue... mais que de découvertes et de bons moments passés ! 

Certes, il fallait manger avec un « lance-pierre » nos repas... mais « ça » se mangeait et/ou nous nourrissait !

Certes, la ville est grande... mais nos guides Kat et Kat nous ont bien promenés...

Certes, la semaine a passé vite... Dis, papa, c'est quand qu'on y retourne ?

Martine


Si tu m’aimes à Minsk...

Prends garde...

-         aux hélicoptères (ils pourraient atterrir sur ta tête...)

-         au soleil (il ne pourrait jamais apparaître..)

-         à tes chaussettes (elles pourraient être trempées...)

-         aux chiens (ils pourraient s’appeler Sylvia...)

-         à la musique (elle ne pourrait jamais venir au bon moment...)

-         aux entrées (tu pourrais t’y sentir observé...)

-         au papier Q (tu pourrais ne pas en trouver...)

-         à ton café (il pourrait contenir du Nescafé...)

-         au paiement à la banque (cela pourrait prendre une demi-journée...)

-         au rire des serveurs (il est rare...)

-         aux guides biélarusses (elles pourraient être clônées en deux couleurs...)

-         aux “privates jokes” (elles pourraient être nombreuses...)

 

Chantal Heck

 
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