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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Les ateliers de Jesus en quelques mots...

19 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Nos animateurs vous parlent...

jesus.jpgTeatro en español

El proyecto consiste en trabajar una obra de teatro en español, contemporanea o clásica, con ayuda de ejercicios de improvisación, corporales, vocales,…

Las sesiones se desarrollaran exclusivamente en castellano, con lo cual el taller se destina a personas con un buen conocimiento del idioma.

Théâtre et texte

[Interprétation d'un texte à la scène]

Interpréter, "jouer" un texte d'un auteur, une pièce de théâtre, un montage de textes,…

Ayant comme moyens : des exercices d'improvisation, prise de conscience de la voix, du corps,… 

Respecter la parole de l'auteur, mais aussi veiller à ce que le texte reste un "outil" utile au développement de la personnalité de chacun.

Jesus

 

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Gérard Maraite ou : de régisseur à enseigneur

14 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hep - les ancien(ne)s...

A ses débuts (voir Rétroviseur du 10 août 2007), le Théâtre en Germaniques était essentiellement et ethniquement pur "germaniste" bon teint ("Famille, je vous aime") et même, aux premières heures, exclusivement constitué d'acteurs francophones.

Au fil des créations, et au fur et à mesure qu'il se structurait en Théâtre des Germanistes Liégeois (Theater der Lütticher Germanisten : TLG), des germanophones (étudiants ou non), vivant leur jeunesse à Liège, rejoignaient ses rangs, qu'ils soient germanistes ou non.

C'est ainsi que, fin des années 70, un jeune ingénieur électro-mécanicien, "tendance électricité", Gérard Maraite, promotion ULg 1977, entrait en TLG pour jouer dans Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung (Plaisanterie, Satire, Ironie et sens plus profond) de Christian Dietrich GRABBE, un auteur allemand méconnu et trop peu joué mais immense du début du XIXe siècle (1801 – 1836). Il allait ensuite aussi exhiber généreusement sa barbe fleurie et typée dans Mugnog-Kinder (80-81) et Die Versicherung (80-82), deux beaux succès du TLG de la grande époque

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Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung - Gérard Maraite à droite

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Die Versicherung - Gérard Maraite à droite

Inutile de dire que ses aptitudes et talents d'électricien allaient vite être mis à contribution pour la régie-éclairage (le son étant alors le domaine réservé de Walther Thielen).

Et c'est précisément cette voie qu'a rapidement empruntée Gérard dans sa vie professionnelle, où il travaillera comme régisseur, puis bientôt régisseur général, au Foyer Culturel de Seraing, e.a., et dans diverses compagnies de renom telles le Groupov, le Varia, le Cirque Divers, Ultima Vez de Wim Vandekeybus, la Mezza Luna, Arsenic et j'en passe, pour être aussi, aujourd'hui depuis 2002, Directeur technique du KVS (Koninklijke Vlaamse Schouwburg) à Bruxelles. Bref, un beau palmarès.

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Die Versicherung - Gérard Maraite à droite

Ceci me rappelle qu'un autre TLGien, étudiant germaniste à l'époque de Mockinpott (72-73), Roger Goffinet, a découvert les joies de la régie à l'occasion de notre spectacle… et en a fait derechef son métier…à Paris, chez Philippe Caubert dont il est, aujourd'hui encore, le proche collaborateur fidèle. Le TLG mène décidément à tout.

Or, donc, voici notre Gérard Maraite de retour à l'ULg, cette fois en tant que Maître de conférence (à devenir) au Département des Arts et Sciences de la Communication où il est chargé, depuis cette année, académique, de dispenser le cours de Techniques audiovisuelles et de la scène, partim éclairage théâtre. Et c'est, bien entendu, dans la salle du TURLg que ce cours pratique sera donné.Dans Grabbe, Gérard jouait le maître d'école : la boucle est bouclée.

Welcome home, dear Gérard. Du bist zuhause !

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Mugnog-Kinder

RG


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Le TURLg pour les Nuls

12 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Une étudiante nous demandait
  "... j'aimerais réserver deux places pour votre piece de theatre [...]
Je n'ai jamais participé à ce genre d'activité... donc je ne sais pas trop comment cela fonctionne..."
 
Nous avons saisi la balle au bond pour pondre ce vade-mecum du spectateur débutant :
Mademoiselle,

Je vous rassure tout de suite: je pense que ça va se passer très bien. Tout d'abord, vous
allez faire en sorte de bien repérer l'accès à notre salle (sur le Quai Roosevelt) afin d'éviter de vous perdre dans les méandres du bâtiment central de la Place du XX Août. Vous arriverez un peu à l'avance de manière à acheter votre ticket à la caisse (étudiants ULg=4 euros) et à avoir le temps, si le coeur vous en dit de prendre un rafraîchissement ou une boisson chaude (selon les hasards de la météo) dans notre cafétéria, fort accueillante, il faut le dire, en jetant un oeil intéressé sur la vidéo de l'une ou ou l'autre de nos productions passées. Vous y rencontrerez peut-être des connaissances ou, mieux encore, vous en ferez de nouvelles.
 
Lorsque l'heure d'accéder à la salle sonnera (c'est à dire lorsque les portes s'en ouvriront) vous vous laisserez guider par le flot et gagnerez le siège de votre choix (les places ne sont pas numérotées). Evitez toutefois les places trop latérales, pour des raisons de visibilité que vous constaterez aisément. Si vous êtes un peu frileuse, nous vous recommandons les places du haut de la salle; si par contre la chaleur vous incommode, nous préconisons les premiers rangs. Vous aurez bien évidemment pris soin d'éteindre votre gsm, de manière à ne pas perturber la représentation par des sonneries, voire vibreurs intempestifs.

Pendant le déroulement du spectacle, vous avez carte blanche pour réagir à votre meilleure convenance. Les rires sont toujours les bienvenus, à bon escient, s'entend. A la fin du spectacle, vous pourrez manifester votre plaisir, comme vos voisins, en frappant vos mains l'une sur l'autre de manière répétitive, aussi souvent que les comédiens, qui aiment en fin de représentation constater que les spectateurs ont éprouvé du plaisir à suivre leur jeu, réapparaîtront en scène pour vous saluer. La soirée peut ensuite se poursuivre par un nouveau passage à la cafétéria (toujours aussi conviviale) dans la mesure où vous aurez peut-être envie de prolonger votre plaisir en débattant de la pièce avec vos amis et connaissances, ou en exprimant vos félicitations de vive voix aux comédiens, qui ne tarderont pas à y débouler pour se désaltérer.

Voilà, grosso modo, comment cela fonctionne. Si cette procédure vous agrée, rendez-vous donc vendredi.

Au plaisir de vous rencontrer.


Faites passer ce mode d'emploi à vos parents, amis et connaissances...
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Urbino, c'est beau mais c'est haut

12 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

A part sur la Piazza della Repubblica où débouche le Corso Garibaldi (inévitable en Italie), à Urbino, ça monte ou ça descend, selon le sens de la marche. Il y a même un ascenseur pour relier le centre - au parking des bus – au pied des remparts. Il est vrai qu'Urbino est situé dans les Marches. Ca a dû taper sur le crâne de l'architecte (célèbre, paraît-il, en Italie) qui a conçu le campus de l'Université (Collegi Universitari) et s'en est donné à cœur joie avec les innombrables volées d'escaliers, intérieurs et extérieurs : une joie pour les étudiants qui regagnent leur chambre avec leur barda du week-end ! Mais aussi pour les vieillards pensionnés ou autres handicapés… Cela n'empêche pas Urbino, ville du grand Raphaël, de compter parmi les cités reconnues au Patrimoine Mondial de l'Humanité : elle le mérite bien.

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C'est aussi une vieille connaissance du TURLg qui y a déjà joué dans le passé (Histoires enfantines de P. Birhsel) et qui a déjà reçu à RITU le Teatro Aenigmo dirigé par Vito Minoia, enseignant de l'Université. C'est ce dernier qui a aussi accueilli, à Urbino, en 2006, le 6e Congrès Mondial de l'AITU, dont il est un des vice-présidents.

Cette fois, le motif de l'invitation était double : nous devions y jouer Kafka, Communication à une académie, et le Chef, Robert Germay, devait y tenir une conférence sur " le Théâtre universitaire en Belgique et dans le monde ", tout ça le jeudi 29 novembre, respectivement à 21h30 et à 15h. Notre représentation s'inscrivait dans le cadre du 6e Festival International des Arts "Teatri e contesti 07" à l'Université d'Urbino "Carlo Bo". Un festival très particulier puisqu'il se déroulait en deux temps : en juin, avec une troupe chilienne, et en novembre avec le TURLg, donc. En tant que Vice-Président de l'AITU, Vito Minoia a, en effet, entrepris une lourde tâche : écrire l'histoire des théâtres universitaires à travers le monde. Quand on sait la diversité des pratiques – et structures – théâtrales en Université de pays à pays et, dans un même pays, d'université à université, on imagine l'ampleur de la tâche.

En Belgique, par exemple, autant l'histoire du Théâtre universitaire liégeois, pour longue qu'elle soit, peut s'écrire grâce à un important fonds d'archives soigneusement (?) conservées au TURLg, autant les autres TU belges – en Communauté française comme en Flandres – sont difficiles à appréhender d'un point de vue historique parce que, leur structure étant moins stablement établie, les archives font cruellement défaut, et seuls, les éventuels "survivants" de productions, le plus souvent éphémères, pourraient encore témoigner. Or, comme ils sont généralement rentrés dans l'ombre…

Pour préparer ma conférence, instiguée à Urbino par le Prof. Emilio Pozzi (qui, à 80 balais, continue à enseigner régulièrement "Teatro e spettacolo"), j'avais à disposition, outre mes souvenirs personnels, des articles (notamment des Prof. Irène Simon et Fernand Corin) mais aussi deux mémoires de licence écrits sur le TURLg : un de David Boos, historien de l'ULg, ex-TURLgien, et un de Charlotte Meurisse, graduée de l'Université de Grenoble (eh oui !), qui sont utiles pour retracer synthétiquement l'histoire du TU(R)Lg/TLG united.

Si d'aventure (on peut rêver), des théâtreux universitaires d'autres universités belges lisent ce blog, je les exhorte à m'envoyer tout élément permettant d'écrire l'histoire de leur théâtre universitaire (ULB, UCL, Leuven, Gent, Mons, Antwerpen,…) dont je n'ai (dont on n'a) qu'une connaissance très parcellaire.

Quand on sait qu'il n'y a sans doute pas d'université sans théâtre universitaire sous une forme ou sous une autre, on imagine aisément la longueur d'haleine qu'il faudra à Vito Minoia pour mener à bien sa tâche. Forza Vito !

Tout ceci dit, notre singe Kafkaïen a recueilli un beau succès au Théâtre "La Vela" sur le campus et ma conférence a été bien accueillie à la salle "Cinema" de l'Université, deux endroits situés tout en haut de collines. Et le lendemain, on faisait 1260 km par la route dans l'autre sens.

Quand on dit qu'il faut une bonne haleine à Urbino...

RG
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Benevento - un autre regard

10 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Quelques membres du TURLg ayant franchi les Alpes ce lundi 19 novembre dernier à l'invitation de l'Universo Teatro de Benevento - une charmante bourgade de la région de Campania, à quelques dizaines de kilomètres de Napoli, se rendent  compte à l'arrivée, en ouvrant leur malle aux décors, que le Joueur de Flûte n'est pas fiché au bout de celle-ci. Oups ! Le voilà qui nous a joué sa fugue (sur un petit air connu).

Appelés à la rescousse et bien sûr tout à leur dévotion aux instances bicéphales de notre institution, Hans Père et Fils décident d'organiser une expédition salvatrice. Le temps d'attirer par quelques Kinder Bueno (private joke) ce légionnaire tant convoité par nos voisins transalpins, ils l'embarquent sur le train (SNCB), l'installent confortablement dans l'avion (Brussels Airlines - ceux-ci bien sympathiques n'en déplaise à certains), l'embarquent à nouveau sur le train (Leonardo Express), le consignent quelques heures à
la gare (Roma Termini), le nourrissant d'une pizza et l'abreuvant d'une aqua, l'embarquent encore et le bercent sur le train (Roma - Lecce), le débarquent à Benevento, l'embarquent ensuite en voiture (merci Ticla et
Michaela !), puis le débarquent enfin au Centro La Pace en plein milieu de la nuit (il fait un peu frisquet sur les hauteurs à 3h½ du mat.)

Mission accomplie ! Il ne leur reste plus qu'à le coucher délicatement sur un lit de la chambre 211, dans laquelle règne l'âcre et doux effluve des deux mâles qui y sont déjà allongés, dans un sommeil que nous espérons réparateur.

Demain se jouera la pièce devant un public qui ne saura jamais qu'il eut pu ne pas y assister, faute de Joueur de Flûte.

« Benevento, dans la Campania, près de la célèbre cité de Napoli. Le Calore, large et profond, baigne ses murs du côté sud. Le plus beau village du monde ! »

« Quand commence mon histoire. »

Baudouin Litt

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Benevento, ou quand on approche du Sud de la Botte… ça sent son Naples

5 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Un jour (le 18/11) pour vider les valises de St-Petersbourg, et ça repartait le lundi 19 pour Benevento, cette fois avec Le Joueur de flûte. Une troupe de 12 personnes, ça ne se réunit pas comme ça, eu égard aux diverses activités – étudiantes ou professionnelles – des différents protagonistes. C'est ainsi qu'un groupe de 9 partit en éclaireur, rejoint le mercredi par les trois bon derniers. Il était temps : on jouait le jeudi 22 (sic), pour rentrer le dimanche 25.

Ah, le Sud, après la Russie ! Oui, mais pas question de shorts : ça caillait ferme dans les collines au pied des Apennins, à quelque 60 km de Naples, quand même. Nous allions participer à la 1e édition du Festival International de Théâtre Universitaire, Universo Teatro, dont le thème "Entre magie et réalité : rencontre parmi les sorcières in co del ponte presso a Benevento (sur le pont près de Benevento)" est étroitement lié à la ville, à travers une citation de Dante concernant ce fameux pont où mourut Manfredi di Svevia.

Déjà riche d'un festival professionnel "Benevento Città Spettacolo", créé par un des piliers des activités culturelles, et spécialement théâtrales, de la Ville, Ugo Gregoretti (véritable gloire locale), la Ville (le maire, Fausto Pepe, et l'échevin de la culture, Raffaele del Vecchio en tête) a fortement supporté la volonté de l'Université Sannio (avec son Recteur, Filippo Bencardino, et ses responsables culturels Felice Casuci et Rosella Del Prete) d'ajouter un volet universitaire aux activités théâtrales du coin. Ainsi naquit Universo Teatro, qui ne fait pas mentir la réputation de "Benevento, Città della Cultura". Sa direction artistique était d'ailleurs confiée au même Ugo Gregoretti.

Cette synergie entre différents pouvoirs organisateurs – et pas mal de sponsors – a sans doute permis ce qui est pour nous un miracle : les hôtes nous payaient intégralement le voyage ! Fait rarissime dans le monde des festivals de théâtre universitaire. Merci à l'ambassade de Belgique qui a procuré notre adresse aux organisateurs. Merci à ceux-ci d'avoir accueilli favorablement notre dossier. Il faut dire que notre Joueur de flûte magique, par son thème et sa qualité indiscutable, entrait parfaitement dans un cadre quasi fait pour lui : "Entre magie et réalité, rencontre avec les sorcières".

Au programme, 5 troupes italiennes :

Ø      Département d'Etudes sur l'Europe Orientale de l'Université de Naples "L'Orientale"

Ø      Le NonprofiTeatro de l'Université Commerciale de Milan "Luigi Bocconi"

Ø      L'A.t.u.SSenzaLiMITi de l'Ecole Supérieure de langues modernes pour interprètes et traducteurs (SSLMIT) de l'Université de Bologne (siège de Forli)

Ø      Le Centre Théâtral Universitaire (CUT) de l'Université de Ferrara

Ø      Et, bien sûr, le CUT de l'Université Sannio de Benevento.

Le président de l'AITU que je suis se plaît, une fois encore, à souligner qu'il n'y a donc pas que dans les départements de lettres que l'on fait du théâtre à l'université. Et le président du TURLg d'ajouter : les Liégeois ont déjà tourné, voire "échangé" avec les CUT italiens de Brescia, l'Aquila, Padova, Anagni, Urbino… et Benevento nous a donné l'occasion d'en rencontrer de nouveaux. C'est une aubaine.

L'international était composé de :

Ø      Département des Arts vivants du Conservatoire d'Etat – Université d'Anadolu (Turquie)

Ø      "Sotao", groupe théâtral de l'Institut des Sciences Biomédicales de l'Université de Porto (Portugal) (même remarque que plus haut, quant aux acteurs des TU)

Ø      "Pas de dieux", originaire du Département de théâtre de l'Université Paris 8

Ø      Et, bien sûr, le TURLg de l'Université de Liège.

 

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Les habitués de nos RITU se souviendront que les troupes turque et française ont fait un tabac lors de RITU 24 (2007) à Liège, et le président de l'AITU (encore lui) se réjouit de voir que les festivals de TU restent un carrefour important, démontrant, s'il le fallait encore, que le théâtre universitaire, est un théâtre voyageur et échangiste.

Le vieux théâtreux que je suis s'est réjoui aussi en assistant à une séance de récitations de textes (Love and politics) par Judith Malina (et son compagnon de longtemps, Hanon Reznikov), une légende encore bien vivante, à 80 ans, fondatrice, avec feu Julian Beck, du mythique Living Theatre. Quand on sait que j'ai découvert le Living en 1963 à Berlin, au Théâtre Forum, dans Les Bonnes de Genêt, puis retrouvé peu de temps après à Seraing, avec Paradise now, dans le cadre du festival du Jeune Théâtre de Liège, et, enfin, quelques années plus tard encore à l'ex-Foyer culturel du Sart Tilman (oui, oui !), on comprendra que ça donne un coup de blues… Cette séance m'a en tout cas donné l'occasion d'acheter, des mains-mêmes de leurs réalisateurs, Dirk Szuszies et Karin Kaper, un DVD-documentaire sur l'histoire du fameux groupe : "Resist with the Living Theatre" (réalisé à Bruxelles en 2003 – le monde est petit. Et Bruxelles-Hal-Vilvorde est grand…).

Décidément, l'Italie me gâte, puisque, l'année dernière, à Urbino, j'avais le plaisir et l'honneur de serrer la main de Dario Fo, autre personnage immense du théâtre contemporain.

Les matinées étaient consacrées à un atelier international "Don Giovanni : un mito latino tra Spagna, Italia e Francia" dirigé par le CUT "Shylock" de l'Université de Venezia, et pour les soirées, les organisateurs avaient prévu d'inviter les festivaliers à deux concerts d'artistes italiens. Soirées qui, pour certains d'entre nous, se prolongèrent souvent jusqu'aux petites heures.

Enfin, le Président du TURLg et de l'AITU réunis a pu exposer les caractéristiques et les buts de ces deux associations lors d'une table ronde réunissant les responsables des différents groupes : "Cultura teatrale in ambito universitario – esperienze a confronto".

Depuis notre retour, j'ai reçu un e-mail insistant, me demandant d'envoyer un texte de mes interventions aux fins de publication dans les "Actes" de ce premier festival, ce que je vais faire, bien entendu. Il semble bien que le TURLg et l'AITU ont fait mouche.

C'était, à Benevento, une première expérience, un "nouveau-né" dans le monde des festivals de théâtre universitaire : il en naît un chaque année quelque part dans la galaxie TU, et le TURLg ne compte plus le nombre de fois où il était présent à semblables baptêmes depuis les années 80. Dans l'ensemble, on peut dire que le bébé se présente bien et, surtout, qu'il est gage d'avenir.

Je suis sûr qu'on en reparlera.
Bon vent, Benevento !
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De Saint-Petersbourg à Benevento

5 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Quinze jours de tournée avec le TURLg, du Nord au Sud, du froid au chaud (enfin, chaud..., tout est relatif), d'un festival à un autre, d'un avion à un autre. Alors, d'abord, apprenez que pour aller à St-Petersbourg en avion, il faut passer par Milan. Kyoto, au secours ! St Petersbourg est une ville de contrastes : on passe du froid piquant de la rue à des locaux surchauffés, des grands boulevards illuminés aux petites rues longeant les canaux, des grandes galeries commerçantes aux marchés grouillants et labyrinthiques. Les églises ressemblent à des crèmes glacées, les supporters de foot fêtent leur équipe championne (pour la première fois depuis 33 ans, quand même...) pendant deux jours, et quand on descend dans le métro, on se demande si on ne va pas arriver au centre de la terre, tellement il est profond (voyez la photo de l'escalator sur le blog : quand on est en haut, on ne voit pas le bas !). Les commerces des grands boulevards affichent des prix comparables aux nôtres, mais le salaire moyen avoisine les 300 euros, et la retraite, 100 euros ! d'où les marchés labyrinthiques et les babouchkas qui vendent un peu de tout à la sortie du métro.

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Si vous y allez pour un festival, attendez-vous à être logés - en plein centre, et tout près des lieux de spectacle, ça, c'est chouette ! - dans des chambres d'étudiants avec douches communes, d'où s'écoule une eau plus que brunâtre (mon gant de toilette n'y a pas survécu), et à manger des espèces de hot-dog accompagnés de thé au petit déjeuner. Attendez-vous aussi à devoir faire vos provisions perso si vous voulez faire la fête, car, de lieu de rencontre avec bar, point ne fut question. Cela mis à part, les Russes nous ont très bien accueillis - on garde un souvenir ému de notre passage dans le petit théâtre Glagol - et nous avons vu plus d'un spectacle intéressant.


Le temps de rentrer, de faire coucou à la famille et de refaire une valise, et hop ! en route pour Benevento. Alors, d'abord, un bon conseil : ne voyagez pas avec SN Brussels Airlines. Jamais vu employés aussi peu aimables et aussi pointilleux à l'enregistrement des bagages. A l'embarquement, idem : il paraît qu'on n'était pas dans la bonne file... (ségrégation entre passagers "B-flex" - les riches - et "B-light" - nous, les pauvres). Pas de repas dans l'avion, sauf pour les "riches" de B-flex. Mais bon, on ne va pas se plaindre, le voyage était payé par les organisateurs du festival, ce qui n'arrive par souvent (pour autant dire, jamais). Arrivés à Benevento, nous constatons, à notre grand dam, que nous sommes logés au diable vauvert, pour ainsi dire dans la montagne, et que nous dépendons quotidiennement des transferts prévus en car entre l'hôtel et la ville (en gros, un le matin, un après le repas de midi, et un le soir, après les spectacles). D'où parfois, la grosse glandouille en ville, en attendant le prochain évènement... A St Petersbourg, ville énorme (4 millions d'habitants, quand même - autant que de Wallons !), on était près de tout. A Benevento, bourg de province, on a l'impression de devoir faire des kilomètres à chaque déplacement. Je laisse les autres participants à la tournée vous brosser un portrait de la ville et vous parler de nos aventures : la "punition collective" que les "jeunes" des troupes ont eue à subir pour avoir cassé les chaises de l'hôtel, les soirées d'après spectacles dans les ruelles, Baudouin qui mitraille (413 photos en trois jours - je n'ose pas imaginer ce qu'il aurait ramené s'il était resté toute la semaine...), Françoise qui bavarde (Martine, record battu !) et Chantal qui  perd la tête et sa valise....  Sur le plan des spectacles, à part le "Don Qui" (et bien sûr le "Joueur de Flûte", haha !) que nous avions vus au Ritu 24 (impeccable, je n'ai pas regretté de l'avoir revu), la qualité était d'un bon niveau moyen, mais beaucoup de troupes n'ont pas encore compris qu'il faut insister sur plus que le texte quand on joue pour un public international. Nous avons quand même profité de notre séjour par là pour faire une visite inoubliable à Pompéi... ils sont fous, ces Romains !

Dominique Donnay
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St Petersbourg vaut le détour

3 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

"Minsk alors !", disait la troupe de Si tu m'aimes…en quittant le Belarus (Biélorussie pour d'autres, voir le blog rubrique Tournées du 10/10/2007) début octobre, "on repart pour la Russie dans un gros mois !". En effet, le Festival "New Vision" de St Petersbourg nous invitait du 11 au 17 novembre 2007 avec le même spectacle.

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En 2005, le théâtre "Uventa" de l'Université Pédagogique Herzen de Saint Petersbourg (Université d'Etat) créait un premier festival national de Théâtre Universitaire. En 2007, aidé par le Centre Russe de l'Association Internationale du Théâtre Amateur (AITA), le "Committee of Youth Policy and Social Organizations Interaction", la "Federal Agency for Education", le "Theatre Union of the Russian Federation" et l'Université Pédagogique Herzen de St Petersbourg, le théâtre Uventa, dirigé par Viktor Nikolaev, fondait sa première édition internationale, la baptisant "New Vision". Une organisation solide donc nous attendait.

Cette "internationalisation" de l'événement permettait l'arrivée dans la majestueuse ville de Pierre-Le-Grand (ex-Leningrad) de troupes occidentales telles que Dublin – Irlande (Théâtre "Dramsoc"), Jyväskylä – Finlande (Circus "New World"), Weimar – Allemagne (Théâtre "im Stellwerk"), Liège – Belgique (TURLg), et aussi de Kladno – Tchéquie (Théâtre V.A.D.). Les autres participants étaient russes : Saratov (Théâtre "Collage" de Sibérie), Chelyabinsk (Théâtre "Maneken" de Sibérie), Tambov ("New Students Theatre"), Tumen ("Mimicry", Pantomime Theatre) et, bien sûr, le théâtre "Uventa", les locaux de l'étape.  Soit 10 troupes au total, toutes très diverses (musicals, mime ou de répertoire…) mais/et toutes d'excellent niveau.

Trois salles accueillaient, selon les cas, les spectacles. Le TURLg eut la bonne surprise de jouer – seul – dans la mignonne salle d'un groupe de théâtre universitaire de l'Université Polytechnique d'Etat, le Théâtre "Glagol" que nous avions eu le plaisir de connaître le mois précédent à Minsk. L'accueil fut on ne peut plus chaleureux, par les responsables des lieux d'abord – zakouskis et vodka -, par le public ensuite. Il faut dire que la chaude atmosphère de ce théâtre – deux fois grand comme l'Etuve – se prêtait fort bien, ma foi, à notre Hans Sachs. Ajoutons qu'une autre troupe, vieille connaissance de St Petersbourg, le Studio-Theatre "Tsentr", qui avait participé en février dernier à RITU-Liège 24, nous y attendait de pied ferme… avec des fleurs. Toutes ces retrouvailles, dans les neiges russes, dans des locaux bien chauffés, étaient aussi joyeuses qu'émouvantes. Merci à eux.

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Ce Festival, comme c'est inévitablement le cas "là-bas", s'était doté d'un jury d'éminents professionnels (un prof de théâtre, une critique, un prof de scénographie) qui, heureusement, ne distribuaient pas de prix (comme c'est trop souvent le cas, selon moi, dans ce genre de manifestations) mais discutaient, avec les participants, de leur perception des différents spectacles. Notre prestation a été l'objet d'une belle critique, très positive, qui m'a, en plus, donné l'occasion de présenter, en long et en large, l'AITU (Association Internationale de Théâtre à l'Université), bien moins connue sous ces latitudes que son homologue l'AITA (Association Internationale de Théâtre Amateur). Ce fut aussi une belle opportunité de décrire par le menu les pratiques du TURLg, qui, on peut le constater de tournées en tournées, se révèlent toujours très spécifiques par rapport à la majorité de nos collègues en TU. Je soulignerai, notamment, la rare longévité de nos productions, mais aussi et surtout, leur faculté remarquable à franchir la barrière des langues devant tant de publics internationaux.

Notons au passage que c'était la toute première visite du TURLg (mises à part les visites "exploratoires" de son directeur RG comme Président de l'AITU). Ceci porte à 32 le nombre de pays dans lesquels le TURLg s'est produit depuis l'origine (voir notre site, à Tournées), le 31e ayant été, très récemment, le Belarus.

C'est beau St Petersbourg sous la neige. Mais vivement y retourner… en été.

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RG
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