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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Mars 2008

23 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Les idées des jours passés

Quand se sera éteint le dernier homme, qui éteindra Internet ?

Trebor Yamreg

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Projet Eden

18 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #A l'affiche

(c) Vincent Pagacz

Vous pouvez voir les premiers clichés de ce spectacle tout beau, tout neuf ici. Si vous ne l'avez pas encore vu, il vous reste ce week-end, ne tardez pas !
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Cracovie, 9-11/4/08, ou : à l’Est, du nouveau ?

14 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

En 1980, le TLG (Théâtre des Germanistes Liégeois) emmenait Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung de Ch. D. Grabbe à Cracovie… et découvrait « l’autre monde », le bon vieux Far East aux relents soviétiques. C’est le moment (cause à effet ?) que choisit Solidarnośc pour lancer son fameux mouvement de contestation. L’aventure du TLG au pays des Soviets se terminait du même coup au profit (à cause) de Lech Walesa. Il fallut attendre 1984 pour retrouver le chemin de la Pologne… à Brescia, en Italie, où je découvrais le Teatr 38 de Cracovie (ils jouaient Le Procès de Kafka) et Christophe Błonski. Nous les avons invités à Liège avec leur spectacle et Christophe nous rendit aussitôt l’invitation : en 1985, le TLG pouvait présenter son mémorable Woyzeck au Théâtre Rotunda de Kraków. C’était un nouveau départ, car, par la suite, les voyages en Pologne (« C’est à dire, nulle part » selon Alfred Jarry) se sont succédé à un rythme soutenu, tantôt à l’invitation de Błonski, ou de Lipski (l’autre Christophe, directeur du célèbre festival « Réminiscences de Cracovie »), ou de J. Zon (Directeur du non moins fameux Théâtre KTO), voire de l’Institut français de Wrocław, dirigé, à l’époque, par Monsieur Ecarnot. Kraków, Świnoujście, Jelenia Góra, Zielona Góra, Kamennia Góra, Nowozrozjec, Cieszin… autant de points de chute du TURLg depuis bientôt 30 ans. Autant de bons souvenirs. Nos aventures polonaises seules mériteraient un livre (avec photos). Bref, foin de nostalgie : nous participions donc, cette année, du 9 au 11 avril 2008 au 17e  festival international de théâtre universitaire en langue française de Cracovie, organisé par l’Institut Français et, comme directeur artistique, Christophe Błonski.

Deux troupes étrangères étaient invitées hors concours. L'Université de Metz et sa « Compagnie des 4 coins » présentaient Exeat, de Fabrice Melquiot, un spectacle qu'ils avaient d'ailleurs « testé »  à Liège pour RITU 23 (2006). Le TURLg, lui, donnait sa Communication à une académie, de Franz Kafka, un spectacle grand habitué de tant de festivals internationaux. Les troupes polonaises, elles, étaient en compétition : ce n’est pas notre tasse de thé, mais, hélas, une redoutable habitude de l’Est. Restes des vieux plans quinquennaux ? On a pu y retrouver des théâtres universitaires de Cracovie (l’Université Jagellone avec Eclats de rêve de Henri Michaux, et, hors compétition comme troupe invitante, le Théâtre de l’Entracte de l’Académie de Pédagogie, avec Les Précieuses ridicules de Molière), de Poznán (Encore une bonne chose de faite  de J.M. Frère, par la troupe « D’ji vou, d’jî n’ pou », dirigée, comme son nom l’indique, par un Belge, lecteur du CGRI à Poznán), de Varsovie (la troupe « A la masse » avec Alter Ego de Robert Pouderou), de Lublin (Universités UMCS et KUL, troupe « Les Chaises volantes », avec Les Feux sont encore loin ? de Rachel Bertout) et de Gdansk avec la troupe « Pourquoi pas » qui, avec Le Mirador, de Stéphane Chavanis, remportait le premier prix du Festival.

Il reste étonnant de voir ces jeunes Polonais défendre aussi bien en scène notre langue qu’ils étudient par ailleurs en classe. Il est plus étonnant encore d’apprendre que l’Institut Français considère cette 17e édition comme la toute dernière d’une série pourtant encore vive et attirante. Sic transit Il paraît que les finances ne suivent pas. Nous ne pouvons que prendre acte, déplorer amèrement et ravaler nos commentaires (Bling, bling)… Et espérer que Christophe Błonski trouvera les moyens de mettre en oeuvre son projet avoué de relancer, sur d’autres voies et avec d’autres soutiens, une nouvelle forme de Rencontres internationales dès l’année prochaine. Nous ne pouvons que prendre note et croiser les doigts.

Pour terminer, je me plais à souligner la qualité de l’accueil qui nous a été réservé. Même la météo était superbe, et je ne parle pas de la table et des lits. Enfin, un grand merci au CGRI (à travers Philippe Degouis) qui nous a aidés à couvrir en partie les frais de voyage : c’est une excellente coutume qu’il observe depuis de nombreuses années. Pourvu que ça dure.

Robert Germay

Deux établissements que nous recommandons chaudement :

 


(Klimaty Południa Wine House)

 


Kraków : chapitre 2

Encore des avions, un peu trop roses à mon goût mais qui partent à l'heure... Certes, ils font sans aucun doute des détours vu qu'il mettent 2 heures pour faire moins de 1000 Km... Low cost ? Sièges en cuir, hôtesses en chair et en os mais vêtues de bleu avec une petite touche de rose, le chemisier : probablement pour faire plaisir au designer de la compagnie WIZZ AIR... Comme j'aime pas le rose, je me suis endormi avant le décollage et réveillé après l'atterrissage, ou juste au moment où l'airbus effleurait le tarmac de ses roues... Musique horrible pendant le "taxiage" ... (taxiage: terme employé quand l'avion se déplace de la porte d'embarquement au point de décollage et lycée de Versailles (vice et versa pour les ceusses qui n'auraient jamais mis leur nez dans un San Antonio).

Fallait prendre une navette jusqu'à Cracovie... dodo... un taxi jusqu'à l'hotel... dodo. Je ne sais plus si nous avons mangé avant ou après la sieste...

Tiens, y avait du soleil, chose surprenante vu, qu'avant le départ, j'avais parcouru les sites météo : ils étaient unanimes... pluie pendant 3 jours...

Les lits étaient d'un confort...il suffisait de s'allonger sous la couette et pffffuit, vous voilà parti pour un sommeil de rêves...

Bon, à part ça, Krakow, c'est et reste Krakow, le Rynek est en travaux, mais reste le rynek, le trompettiste joue toutes les heures son morceau inachevé. Si on ne regarde que le sol, on voit des pigeons et on se dit, enfin, quelqu'un comme moi se dit: mmmm... je suis p'être à Venise tout compte fait! Autour de vous ça parle...: français, polonais, allemand, japonais, italien, anglais, flamand...

Les repas étaient pris dans un endroit charmant, servis par du personnel charmant... Cuisine parfaite... Merci Christophe de nous avoir invités, et nous avoir trouvé ce lieu.

 Vincent Pagacz

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Saint-Jacques de Compostelle : ah, ses coquilles !

7 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Mais pourquoi tant d’avions sont-ils tant matinaux ? A ces heures-là, Zaventem est toujours trop tôt, malgré le confort de notre taxi préféré (avec Travel Chen, on peut être zen !).

Bref, départ le mercredi 2 avril (pour éviter le poisson d’un festival qui démarrait le 1er) à 7h et des poussières pour rejoindre, via Madrid, Santiago de Compostela et son 14e Festival International de Théâtre Universitaire (1-6/4/08). C’était notre deuxième visite à l’Université de St Jacques où nous avions présenté, en mars 2003, notre Communication à une académie de Kafka. Et trois ans plus tard (2006), nous invitions la troupe locale, emmenée par Roberto (tiens, tiens !) Salgueiro à RITU 23.

C’est fou ce que le temps peut changer en 4 ans : alors, il fallait s’abriter du vent et de la pluie, cette fois un soleil éclatant faisait grimper le thermomètre entre 20 degrés le matin à 30 l’après-midi. Rassurez-vous : il faisait bien quelque 10 degrés à Liège au même moment. Alors, rien à voir avec le réchauffement climatique tant annoncé.

Au programme, notre Si tu m’aimes… (prends garde à toi) de Hans Sachs que nous avons présenté dès le jeudi 3 à 21h30 au Teatro Principal. Nous avons ainsi pu constater pour la 11e fois, après avoir joué en Allemagne, en Russie, en Pologne, au Belarus, en Hongrie, en Lituanie,…., que notre spectacle passe allègrement le mur de la langue, dixit le public enthousiaste. C’est toujours surprenant de constater combien le public est souvent étonné de comprendre la pièce… malgré la langue. C’est pourtant notre habitude, nous (TURLg) qui avons joué dans 32 pays dont une dizaine à peine sont francophones. C’est aussi notre objectif. Bref, succès, évid’ !

Les troupes présentes venaient, pour l’Espagne, de Santiago, bien sûr, Valencia, Huelva, Sevilla, Lugo (où nous avions également montré notre Kafka, il y a 4 ans) et Murcia (que nous avons visité à plusieurs reprises déjà par le passé). Les autres allochtones venaient de Sao Paulo (Brésil : 2 troupes différentes) et de Dallas (USA : un spectacle que nous avions programmé à Liège même pour RITU 24 en 2007. C’est aussi ça le but des Festivals de TU : découvrir de nouveaux amis et, parfois, retrouver de vieilles connaissances. C’est un double plaisir).

Pour faire bref, nous scannons ci-dessous le programme tel quel.

 


Et pour résumer : bonne organisation, programme varié, ambiance excellente, bouffe abondante et hyper-calorique, hôtel super, soleil radieux. Un drôle de pèlerinage ! Que veut de plus le bon peuple ? « En-core, en-core (en chœur) ». Ben, mardi prochain, le 8/4, Kafka s’envole pour Cracovie ! A suivre, donc.

 

RG

 


Ambiances à Santiago

Santiago de Compostela…

C’est le soleil, le vent chaud, l’air frais, se balader en t-shirt et en sandales ; c’est des sons d’accordéon et de harpe dans des ruelles pittoresques à n’en pas finir, des serveurs souriants, des pigeons qui piquent nos tapas et des petits magasins de légumes, de vins et de fruits de mer… bref, une ville à en tomber tout de suite amoureux et un lieu de ressourcement pour nous, pauvres Belges habitués au ciel gris et pluvieux et au vent froid. Apparemment, nous avons eu de la chance pour ce temps presque estival car Santiago est plutôt connue pour son temps pluvieux.

Le midi et le soir, nous mangeons dans un charmant petit restaurant, entouré

s par les autres festivaliers. Nous sommes la seule troupe non castela-, catala-, galicia- ou portugais-phone et les autres troupes parlent entre eux une sorte de « portugalicien » improvisé (en fait, le portugais et le galicien partent de la même langue et restent toujours assez semblables). Nous, on se fait comprendre par une sorte d’italo-espagnolo-inglese langue des signes » (parfois à l’accent allemand…). Et puis, on apprend tous les jours… :  que les vaches se portent aux jambes (los vaqueros = les jeans), que « demasioda sangria » rend « boracho » et que « l’aboela », c’est la grand-mère. Jusqu’au Mexique, il nous reste encore quelques « assimils » à assimiler… mais, apparemment, les mexicains parlent un peu moins vite que quelques mitraillettes espagnoles. On le découvrira en juin…

Hasta la vista un otra vez, Santiago,

Adios,

 

Chantaliago Heck

 


Saint-Jacques de Compostelle

S’il avait fallu aller en ce lieu à genoux, il aurait fallu se lever tôt. Certes, 5h du mat’ pour le départ, ça fait fort, mais bon, partir avec l’espoir de voir un vrai début de printemps, il fallait le faire ! Et, yes ! Soleil, cathédrale (celle-là !), souvenirs à gogo, cafés-restos fumeurs ( !) et siesta en début d’aprem’…

Est-ce que ces gens du sud n’auraient pas tout compris ? Même si je ne viens pas de ce sud-là, je vous susurre et vous assure que c’est le genre de détour à faire et refaire un jour !

 

Martine Stienon


 
L'Espagne, ou : "de quoi se plaint-on dans notre petit pays" ?

De la météo, me direz-vous ! C'est l'évidence même. Je n'insiste pas, vous l'avez déjà lu dans d'autres articles de ce blog, il faisait exceptionnellement bon à Saint-Jacques de Compostelle !

Des problèmes linguistiques, alors ? Bien visé ! A St Jacques, on parle galicien. Jusqu'au XIVe siècle, Portugais et Galiciens parlaient la même langue (le galicien a été importé au Portugal par les conquérants chrétiens). Ils se sont séparés depuis, mais se comprennent encore très bien. Les cours sont donnés dans les deux langues (castillan et galicien) dans les écoles publiques.

Mais ce n'est pas tout. L'Espagne compte en réalité quatre langues officielles : le cas

tillan, le catalan, l'euskarien (au Pays Basque) et le galicien; on trouve aussi le valencien, la langue des Asturies, celle de l'Aragon, le gascon et le portugais, parlé dans les régions qui bordent le Portugal.

Ce qui explique sans doute, que, dans le festival - international - auquel nous

avons participé, tous les spectacles (à l'exception du nôtre) se donnaient en castillan ou en portugais...

Quand on me demandera encore si je parle espagnol, je ne sais pas ce que je répondrai...


 
Comme de sévères sanctions menaçaient de tomber si nous ne faisions pas de rapport de voyage, j'ai vite fait le mien pendant que Robert y "the chief" y Germany y Germay y de la Tour y Kennedy entamait la lecture du sien...
 
Robert arrive, son appareil photo à la main.
- J'ai travaillé, moi! dit il.
Personne n'oserait en douter.
Il prend place et nous lit son rapport, à propos de notre séjour.
Cela commence par des départs en avion à Zaventem : Trop tôt!!!
S'en suit la lecture proprement dite, c'est plein d'exagérations, comme d'habitude... Vous connaissez le bonhomme.

Sachez-le quand vous lirez ses lignes (oui, oui, les siennes !).
Comme je fus distrait par le passage de quelques charmantes dames, mon écoute fut un peu distraite (ben oui... et alors, je regarde aussi avec mes oreilles, ça dérange quelqu'un ?) 
Passons donc de suite à sa conclusion : Bref, succès !!!
Je ne suis pas certain qu'il faille une virgule, étant donné les spectateurs peu nombreux... mais chaleureux.
Mais par contre, on a bien réussi avec le temps... Hein Monique?

Vincent Pagacz

 

 

 

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Quand les Bizontains et les Bizontines" rencontrent les "petits belges"

7 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Du 31 mars au 03 avril, le groupe de Hakim est descendu en Franche-comté pour un festival haut en couleur. L'Asie à l'honneur, le RITUFC (17ème édition) avait convié le Japon, la Corée, Israël (Paris), les Phillipines et la Belgique...heu ouais. Il parait qu'Hakim se rapproche des contes irakiens... trêve de bavardage...

Le festival en soi se veut être le quatrième volet du tour du monde entamé en 2005. Cela a été l'occasion de pouvoir apprécier la vision de l'Asie face à cette passion qui nous anime tous. Chapeau bas à la Corée, sans conteste, une pièce époustoufflante qu'il faudrait d'une façon ou d'une autre pouvoir présenter lors d'un de nos RITU.

Besançon regorge de merveilles tant au niveau architectural qu'au niveau culturel. Les "locaux" et les "locales" nous ont prouvé qu'ils savaient eux aussi recevoir ;-). Je ne m'étendrai pas à ce sujet, chacun de nous aurait son petit mot à dire mais cela restera dans la malle...

Une chose est sûre, Hakim a été un digne représentant de la Belgique et du TURLg en montrant que l'on peut s'amuser comme il ce doit et reprendre son sérieux lorsque les planches nous appellent.

Un grand pardon aux adeptes de photos, mais la technologie a encore des ratés mais, promis, je transmet un lien dès que possible.

Sur ce : Vive la France, vive Besançon et longue vie au RITUFC...

Patrick Antoine
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Des frites au goulasch : Un vaudeville en coopération TURLg – FTUF (Szeged)

4 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Durant notre tournée au Festival de Théâtre Universitaire Francophone de Szeged, nous avons eu la chance de rencontrer des comédiens parisiens, hongrois, moldaves et polonais, de découvrir certaines de leurs méthodes et d’assister à leur spectacle.

Le vendredi 21 mars, de 10 heures trente à midi trente, notre petite troupe était chargée d’animer un atelier théâtral, ce que nous avons fait avec plaisir. Les autres comédiens ont, pour la plupart, participé activement et avec intérêt aux activités que nous proposions : éveil du corps, concentration, écoute du groupe, construction spontanée de personnage, exercices de maîtrise du corps et de confiance. Cependant nous avons remarqué que nos exercices, principalement basés sur le corps, mettaient mal à l’aise une troupe qui, comme nous l’avons constaté lors de leur représentation, travaillait surtout sur le texte théâtral. Pour conclure la séance, nous avons fait l’exercice dit « clapping » en y ajoutant des règles proposées par nos compères parisiens. Ces ajouts au clapping traditionnel permettent de varier l’exercice mais ne sont pas tous propices au maintien de la dynamique propre à cet exercice. Cependant, j’inclurai certainement certaines de ces règles insolites dans mes clappings à venir.

L’après-midi du 21 mars, nous avons assisté à trois pièces de théâtre.

La Sérénade de Slawomir Mrozeck, une courte pièce allégorique mettant en scène trois poules, un coq et un renard ménestrel a été brillamment interprétée par le Théâtre de l’entracte de Cracovie. La mise en scène assez simple était soutenue par un jeu éblouissant et une excellente maîtrise de la langue française. Les personnages des trois poules, ou des trois femmes, toutes séduites par le renard, mais toutes différentes, illustraient à merveille trois types de personnalités typiquement féminines. Notons que, du fait de la méfiance ou de la coquetterie, aucune des poules ne tombera dans les griffes du renard. Quant au coq qui finit par sortir de son poulailler – et par se faire croquer – par pure jalousie… la métaphore est assez explicite…

Nous avons moins apprécié la pièce suivante :  La photo du grenier  de Guy Wormser par la troupe Hommo Sa… de Chisinau. Il s’agissait d’une pièce de boulevard mise en scène de façon assez traditionnelle, ce qui, à la base, nous intéressait moins. Mais la difficulté que ces comédiens n’ont pas entièrement surmontée, c’est la langue française… Nous saluons cependant leurs incontestables efforts dans l’apprentissage de notre belle – mais ô combien difficile – langue !

Pour conclure cette journée, nous avons assisté à la pièce d’un groupe de lycéens : La Cité sans sommeil  de Jean Tardieu par la Troupe de théâtre francophone du Lycée Ságvári Endre de Szeged. Le thème, allégorie de la dictature, était très intéressant. Comme quoi, les « jeunes » aussi ont des choses à dire ! La mise en scène et le choix de musique, très « turlgiens », nous ont beaucoup séduits. Quant à la maîtrise du français des jeunes comédiens, elle était impressionnante !

Le samedi 22/03, nous avons assisté à un monologue de Beckett interprété – improvisé ? – par Cédric, qui aura eu le mérite de s’adonner à un véritable exercice de style, et de faire découvrir aux non-romanistes ce fabuleux auteur.

Enfin, nous avons joué notre pièce, Calling You, qui a reçu un franc succès malgré les imprévus dus au changement de lieu.

A l’issue de ce festival, nous avons lié contact, voire amitié, avec de nombreuses personnes, d’ici (l’organisatrice étant belge) et d’ailleurs, et nous espérons les revoir, au RITU, ou au prochain FTUF

Christelle Burton

Cliquez ici pour lire le roman-photo que nous a concocté Christelle Burton sur l'aventure de l'équipe de Calling You à Szeged.

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