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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Les stages et ateliers du TURLg, ou : « De la méthode turlgienne »

26 Mai 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

On peut parler bien avant de savoir lire et écrire (même les petits Chinois !).

On peut faire de la musique bien avant de savoir le solfège.

On peut monter sur « les planches » bien avant de savoir ce qu'est le théâtre, voire même que ça existe. Ah, les petites têtes blondes « clowns »...


Et pourtant, tout comme la langue ou la musique, le théâtre a sa grammaire, ses règles que l'on doit un jour maîtriser si on veut sortir du « tout venant » : au théâtre, tout est permis... sauf le « n'importe quoi ».


Pour moi, la grammaire du théâtre concerne quatre éléments essentiels :

  • le corps (voix, regard, mouvement),
  • le mental (intelligence et émotion, énergie et générosité),
  • l'espace (scénique et public)
  • le texte (texte, sous-texte, non-texte, forme et contenu).

Ces quatre composantes doivent être abordées parallèlement, certes, mais aussi ensemble pour former un tout, solidement structuré, appelé « spectacle ». Cette structure demande un travail grammatical.

 

Le travail sur le corps et sur le mental permet de créer un personnage vivant. Celui-ci portera le texte - éventuel -, tant dans la forme que dans le sens, et il évoluera, pour soi et pour les autres - protagonistes et spectateurs -, dans un espace judicieusement occupé et pertinemment habité.


Il ne fut pas facile d'énoncer le principe (la règle de grammaire) ci-dessus. Ce l'est moins encore de le (la) mettre en œuvre : c'est à cela que servent nos stages et ateliers.


C'est l'exercice qui fait le maître.

 

Alors, cent fois sur nos claviers faisons des gammes, car « sans technique un don n'est rien qu'une sale manie », comme disait ce feu bon vieux Georges.

Robert Germay

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CHOLET, "Pile à l'heure", 5ème Festival National de Théâtre Jeunes (14-20 ans), 9 - 11 mai 2008 : le TURLg et Molière y étaient

21 Mai 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Jeunes comédiens, jeune public, jeunes qui dirigent : Jcube a débarqué chez les français


Aller présenter notre création "Le Bourgeois Gentilhomme" chez nos voisins les français? Pourquoi pas. Eh bien, nous l'avons fait.
C'est à l'occasion de la 5ème édition du festival pour ados "Pile à l'heure" (Cholet, Bretagne), du 9 au 11 mai derniers, que nous avons participé aux festivités.
Présenter notre création, oui, mais aussi rencontrer, découvrir, apprendre, échanger, donner.

Vendredi 9 mai, 9 heures, départ pour Cholet. Un départ plein d'enthousiasme. Dix heures de route pour un accueil finalement bien mérité... Et quel accueil !
Tout d'abord, le cocktail d'ouverture du festival : beaucoup de gens, des têtes sympathiques, et déjà l'envie d'échanger.
C'est aussitôt que nous avons eu la chance de le faire puisque nous avons vu, le soir-même de notre arrivée, deux pièces de théâtre jouées par des troupes d'autres régions de France. Car en effet, voir une pièce, jouer une pièce, s'est aussi révélée être une belle façon d'échanger : on se donne, on se prend, on s'apprend. On s'apprend les manières de vivre le théâtre selon les régions, on s'apprend des idées - aussi drôles, aussi philosophiques soient-elles - à travers des pièces et surtout, on apprend à s'intéresser à l'autre. (Cfr. va-voir-dans-le-manuel-pour-comment-être-heureux)

Ensuite, il y a eu la rencontre des gens : discuter, rire, être ensemble et s'apprendre pour quelques jours. L'ambiance au festival était très chaleureuse et agréable ; tout le monde avait l'air de se connaître même si ce n'était pas le cas.
Le samedi matin, nous avons eu la chance de participer à des ateliers animés par des metteurs en scène du festival : de l'art d'expression, des contes, de l'improvisation. Du délirant à l'hystérique, en passant par le sérieux - oui, de temps en temps -.
C'est aussi le samedi que, comme nous l'attendions depuis longtemps avec impatience, nous avons présenté notre pièce ; après avoir offert à ce public une nouvelle version plus moderne de ce grand classique de Molière qu'est Le Bourgeois Gentilhomme, nous fûmes contents de voir qu'elle avait plu à nos chers amis les Français : une réussite !
Nous retiendrons bien sûr le plaisir que nous avons pris à jouer lors de ce festival qui nous avait depuis des mois déjà inscrits dans son programme, et la chance de partager cela avec un tout autre public.

Une dernière soirée avant de repartir le dimanche matin ? Oui. Samedi soir, une soirée exceptionnelle à Studio 10 (théâtre), où nous avons dansé, ri, chanté, dansé, dansé, dansé, parlé, parlé, rencontré.
Après tout, le plus important restera cet enrichissement social : des rencontres, des rencontres, des rencontres. Des rencontres qu'on empilerait bien les unes sur les autres pour ensuite les déballer et se souvenir.

Dimanche matin, retour pour Liège : "les Belges s'en vont".
Mais une dernière surprise : en souvenir du festival "Pile à l'heure", un masque sous forme de sculpture nous fut offert par les animateurs de Studio 10.
Merci à eux et... à l'année prochaine, pourquoi pas ?

De cette expérience, nous retiendrons : "Demain est moins à découvrir qu'à inventer."

Merci à tous.


Katia, directrice générale de Jcube



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Tchélyabinsk, 2e Festival International de Théâtre Universitaire, 3-8 mai 2008

14 Mai 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Même plus de 10 ans après la chute du Mur, on n’entre pas en Russie comme dans un moulin : pas de visa sans invitation personnalisée, dûment signée et tamponnée, en version originale. Les copies – e-mails, fax,… - ne sont pas acceptées par le Consulat de Russie à Bruxelles. Or, quelques jours avant notre départ, la poste n’avait toujours pas acheminé le courrier salvateur, pourtant envoyé de là-bas le 21/4, le cachet de la poste faisant foi. Il a donc fallu quelques e-mails paniqués et de nombreux coups de téléphone entre Liège, Tchélyabinsk et Bruxelles pour enfin obtenir ces indispensables sésames en urgence. L’invitation incriminée se trouvait sur mon bureau… à notre retour. Arrivée le mardi 6/5 : record battu ! Merci la Poste.

Bref, nous arrivions à bon port le lundi 5 mai après une nuit d’avion… et avec 4 heures de décalage horaire (c’est loin l’Oural) pour découvrir ce 2e Festival International de Théâtre Universitaire organisé par l’Université du Sud de l’Oural  et son Théâtre Universitaire « Maneken ». Ce dernier, dirigé par Vladimir Filonov, avait croisé la route du TURLg en novembre 2007, au Festival de Saint-Pétersbourg, où nous avions brillé, précisément, avec notre Si tu m’aimes. D’où cette aimable invitation à Tchélyabinsk. C’est aussi ça le propre des Festivals/Rencontres : découvertes et échanges, si affinités.

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Pour des raisons de disponibilité de la troupe, nous avons donc raté les 2 premiers jours de l’événement, mais le programme de 4 jours qui nous attendait valait le déplacement et son pesant de fatigue.  Des troupes de Russie (Tchélyabinsk, Tioumen, Ryasan, Ekaterinenbourg, Kemerovo…), Finlande (Kuumu), Lituanie (Vilnius) et Belgique (ou doit-on dire maintenant Wallonie ?) – Liège.

Nous avons présenté notre Si tu m’aimes le mercredi 7 mai à 14h, dans des conditions assez difficiles pour nous dues à l’exiguïté du plateau et de la salle. Ceci ne nous a pas empêchés de remporter le prix du « spectacle ayant fait l’unanimité du public ». Merci ! Notre Hans Sachs confirme ainsi sa réputation acquise dans de si nombreux festivals internationaux.

Les journées étaient chargées : la première activité (atelier / master class) démarrait à 10h et l’après-midi proposait deux à trois spectacles et des discussions sur les pièces vues ; à partir de 22h, on pouvait assister à des présentations d’extraits de spectacles en préparation, parfois jusqu’à 1h du matin ; et enfin, la nuit apportait son lot de joyeusetés (musique, vodka…) coutumières de ce genre de rencontres, jusqu’aux petites heures pour beaucoup de festivaliers. Le TURLg s’est évidemment aussi « dévoué » en y allant de ses airs d’accordéon (Dominique et Chantal) avec, au chant, Vincent et le chef RG. Ce dernier s’est aussi fendu d’une conférence demandée par les organisateurs sur l’histoire du théâtre universitaire à travers le monde jusqu’à, et y compris, la création de l’AITU (Association Internationale de Théâtre à l’Université), suivie d’une longue séance de questions-réponses sur le sujet. Où on constate que la Russie a longtemps été fermée par un rideau de fer de sinistre mémoire… Ca reste un autre monde à certains égards.

Dans l’ensemble, nous pouvons applaudir le bon niveau de la programmation de ce festival, par ailleurs, très sympathique, convivial et peu guindé (ce n’est pas le cas partout). Je me plais surtout à souligner la chaleur et l’efficacité de l’accueil par toute l’équipe de Vladimir, avec mention spéciale pour Anna Shulkina, notre guide bien francophone. Même la météo fut d’une rare clémence, pour nous qui nous attendions à un froid sibérien (je doute qu’on dise « ouralien »).

Après une nuit de clôture assez folle, nous reprenions l’avion pour Bruxelles le vendredi 9/5, avec une interminable escale de 6 heures à l’aéroport de Moscou. Heureusement pour 2 incorrigibles d’entre nous 5, c’est un endroit civilisé : on peut encore y fumer.

Et depuis notre retour, nous préparons notre prochain départ pour le Mexique (28/5) ! Le TURLg, Ulysse, même combat ?

 

RG

 

P.S. : Ce voyage a obtenu une intervention (partielle) dans les frais de voyage de la part du CGRI, dans le cadre de l’accord bilatéral Fédération de Russie – Communauté française de Belgique.

 


Souvenirs de Tchéliabinsk

Du festival Unifest je retiendrai surtout la grande chaleur humaine, l'ambiance conviviale et festive. Notre guide Anna nous a accueillis à l'aéroport avec un joli sourire et un très bon français (meilleur que le mien sur scène...). Et jusqu'à la fin du festival, elle a été pour nous une des guides les plus agréables  qu'on ait jamais eues.

L'organisation était parfaite : Hôtel, salle de spectacle et bar sous le même toit. Le pied ! (pour nos pieds aussi) Et puis, une programmation très variées et créative : du théâtre, de la danse, de la musique, des spectacles de feu et, à partir de 22h, de courtes performances et improvisations au tout petit théâtre au sous-sol. Là aussi, chaleur humaine garantie, mais cette fois-ci sous forme de transpiration... On y a retrouvé de vieux copains (finlandais, sibériens et lituaniens) et, bien sûr, de nouveaux... A une prochaine fois Maneken ! « dasvidanja » et « spasiba bolschoi ».

Chantal Heck

 


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