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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Noël, c'est du boudin !

23 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Nous en avons fait une tradition : hier lundi (le 22, ça s'imposait !), nous avons réuni autour d'un boudinesque buffet, les animateurs, les chefs de projets, les techniciens, le personnel, les bébés... bref, tous les gourmands impénitents que compte le TURLg.

C'était bien bon, ma foi ! merci à Philippe d'avoir si bien préparé et présenté les plats !

Et voici les photos, prises de main de maître par le Chef (que, du coup, on ne voit pas sur les photos...)
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Décembre 2008

16 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Les idées des jours passés

Un comédien talentueux
est aussi rare qu'un trou du cul au milieu de la figure
C'est une constatation qu'a faite Pirandello
mais peut-être l'ai-je faite moi-même

Thomas Bernhard in Le Faiseur de théâtre p.52

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JERUSALEM (suite) : Aux grands voyages les grands moyens de transport !

5 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Il faut dire que le nôtre n’avait pas trop bien commencé : le Malin, tentant d’entraver notre progression vers la Terre sainte, avait répandu sur nos routes une épaisse couche de neige et de verglas. Notre croisade était-elle compromise ? Pas du tout, car nous avions eu la bonne idée de monter à bord du taxi du Sieur Travelchen qui, par un détour opportun, trompa les éléments et nous conduisit sans encombre à notre destination première : l’aéroport international de Zaventem.


A Jérusalem, nous prîmes beaucoup d’autres taxis. Notre groupe de braves étant composé de 5 personnes et les taxis locaux n’étant pas aussi vastes que celui de M. Travelchen, il nous fallut toujours nous répartir dans deux véhicules. Il est curieux de constater que, bien que les susmentionnés véhicules partent souvent en même temps du même endroit, il est rare qu’ils arrivent ensemble à destination. Force est dès lors de constater que chaque chauffeur développe ses propres stratégies pour amener, oserait-on dire « au plus vite », ses passagers à destination, et que ces stratégies sont d’efficacités très inégales ! En résumé : les chauffeurs de taxi jérusalémites ont beaucoup de mérite… mais pas celui d’avoir inventer la ligne droite !


Les chauffeurs de bus, non plus, me direz-vous ! C’est vrai, mais dans leur cas, il n’est plus question d’inventer quoi que ce soit. Leur trajectoire est définie de longue date, et les détours qu’ils empruntent sont éculés ! La responsabilité revient donc au voyageur de choisir la ligne qui le ramènera le plus rapidement au bercail. Facile ! hmf… en théorie oui, parce que choisir la ligne adéquate, c’est un bon début, mais le principal reste encore de prendre cette ligne dans la bonne direction ! Ce ne fut pas toujours notre cas. Résultat des courses : 2h30 de trajet en bus pour rentrer du centre ville à l’hôtel !


Tout ceci pour expliquer pourquoi les pèlerins se contentent généralement de mettre un pied devant l’autre pour voyager : c’est plus long, mais ça évite pas mal de surprises !

 

Mélissa Homburg

 

(Remarque du Chef : Godefroid de Bouillon, lui, avait quatre pieds de cheval à déplacer… Sinon, il serait allé à St Jacques de Compostelle…)

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Courte divagation entre Liège et Zaventem (sur la route de Jérusalem)

3 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Dimanche 23 novembre, à peine terminé «Fin de siècle sur l'île » que « Hop » nous voilà dans le confortable taxi « TravelChen »... On se croirait déjà dans l'avion, on navigue dans l'ouate, on survole la route, il neige, bercé par le confort de cette insoutenable légèreté de l'air je m'endors comme d'habitude et pas pour longtemps... Derrière moi Robert marmonne en hébreux et Dominique rit, à ma gauche Mélissa ne dit rien et je trouve ça louche et devant, ah... devant Claude explique au chauffeur les bases élémentaires, le pourquoi, le comment de la circoncision, d'où cela vient comment ça se pratique- il parle du poid d'un flocon de neige-du fonctionnement des essuies glace-du givrage-du dégivrage qu'il a bien connu un type qui avait connu un chauffeur de taxi qui connaissait un chauffeur de poids lourds qui lui avait raconté qu'un de ses collègues routiers était obligé de sortir son bras par la fenêtre latérale gauche de son 36 tonnes pour actionner les essuies glace- la main gauche du chauffeur avait gelé un soir subitement sur la route entre Wroclaw et Cracovie- il y aurait d'ailleurs à cet endroit une petite croix blanche sur le bord de la route, du côté gauche vu que le camion allait vers Cracovie et que la main fauchée par le froid avait roulé vers un talus du côté gauche de la route reliant donc Wroclaw à Cracovie- à propos de croix blanche Vincent travaille à la croix rouge-je me souviens d'une année en allant à Berlin y avait encore le mur- Robert était là aussi- hein tu te rappelles Robert l'ambulance à Berlin--- Je crois que ce qui m'a tout à fait réveillé c'est le bruit des dents du chauffeur qui attaquaient furieusement le cuir de son volant... J'ai regardé autour de moi... Derrière, Robert marmonnait en hébreux, un vague son émanait de Dominique on aurait pu prendre ce son pour le début d'un rire, à ma gauche Mélissa ne disait rien et je trouvais ça louche, devant moi Claude avait le regard perdu dans les feux rouges des voitures, les flocons de neige virevoltant dans cet insoutenable légèreté de l'air et Claude ne disait rien...Tout ceci à contribué au fait que je ne parvienne pas à me rendormir et que je subisse l'embouteillage jusqu'à ce que notre chauffeur prenne un raccourci qui nous mène directement à Zaventem...



Vincent Pagacz


Quelques photos...

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JERUSALEM, ou « Le TURLg sortant du tombeau…» (air connu), 24-28 novembre 2008

3 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Cette tournée risqua bien, en effet, d’être mise au tombeau avant même de démarrer. En effet, répondant à une invitation (de Recteur à Recteur) de l’Université Hébraïque de Jérusalem, le TURLg piaffait déjà d’impatience, billets d’avion en main, dès le mois de septembre, pour participer au 12ème Festival THESPIS de la Ville Sainte, lorsqu’une lettre lui annonçait début octobre que la manifestation était annulée pour cause de difficultés organisationnelles touchant toutes les universités israéliennes. Fichtre ! Une tuile ! De taille !

O
n a beau avoir déjà tourné 3 ou 4 fois là-bas (la première en 1998, sauf erreur), devoir renoncer à un voyage pareil ne passe pas tout seul !

Heureusement, quelques semaines plus tard venait un contrordre. Emue sans doute par notre désarroi (et celui d’autres troupes étrangères invitées), l’Université du Mont Scopus décidait d’organiser pourtant, aux mêmes dates, un mini-festival (un Thespis 11 et demi ?) qui rassemblerait quelque quatre troupes : un groupe local, un de Quito (Equateur), un de la Cornell University (Ithaca, New-York) et nos Liégeois.

Les efforts pugnaces du Prof. Isaak Benabu, professeur de théâtre à l’Université Hébraïque et père-fondateur de THESPIS, ne sont certainement pas étrangers à ce bénéfique retournement de situation, et à cette résurrection aussi soudaine que bienvenue.

Ainsi donc, à peine finie la représentation dominicale de fin de série de « Fin de siècle sur l’île », le 23 novembre  à 17h15, cinq Turlgiens (Dominique D., Vincent P., Mélissa H., Claude D. et le Chef) gagnaient Zaventem sous une neige battante, cause de gros embouteillages, qui faillirent bien nous faire rater l’avion.

Bref, en route pour Tel Aviv via Budapest avec la Malev, une compagnie hongroise, très confortable ma foi, et, sans doute, une des dernières à encore nourrir et abreuver gratuitement ses passagers (ceci-dit à l’intention du guide du Routard. Remarque : Alitalia, elle, a réussi à égarer les 9 bagages des Equatoriens entre Quito et Jérusalem !).

A destination finale, plus de neige, certes, mais on supporte bien quelques couches de laine à Jérusalem fin novembre à… 3h45 ! Quand les compagnies aériennes comprendront-elles que nous ne sommes pas du matin ? Par parenthèse, le 28, pour notre retour, notre vol prévu à 6h00, nous faisait quitter Jérusalem à… 2h00 ! Ca nous poursuit ! Damned !

Accueil impeccable à l’aéroport Ben Gourion, et transfert en taxis à Jérusalem, à la Résidence-Club Maiersdorf, où l’Université loge ses hôtes dans d’excellentes conditions 4 étoiles. Et, en plus, on y mange bien ! (Yvonne et Léon Maiersdorf, les donateurs dont le bâtiment porte le nom sont, soit dit entre parenthèses, Belges).

Au programme du lundi : repos de notre voyage nocturne, et spectacle de la troupe locale (Département d’Etudes Théâtrales de l’Université Hébraïque) en soirée.

Le mardi, c’était à notre tour de présenter notre « Si tu m’aimes… » à 20h00, dans le beau théâtre Ma’abada. Les commentaires furent élogieux : « a Hit », qu’ils disaient. Nous l’avions d’ailleurs bien ressenti en jouant, et au salut final, aux réactions positives des spectateurs, manifestant clairement une fois de plus, que notre spectacle franchissait allègrement la fameuse barrière de la langue. C’était d’autant plus gratifiant qu’il faut relever que cette représentation était le baptême du feu de Mélissa Homburg, qui a repris, pour la circonstance, le rôle que tenait jusque là Chantal Heck.

Le mercredi voyait dans un autre théâtre encore, le Khan, installé dans une belle grande cave la représentation de la Cornell University, d’un texte de Nora Glickmann, une vieille connaissance du TURLg, puisque, en 2000, à RITU 17, des étudiants de Cornell avaient présenté un autre de ses textes à Liège.

Notons d’ailleurs que le théâtre de Quito (Equateur) a déjà lui-aussi croisé la route du TURLg au Vénézuela, et que, Isaak Benabu a déjà participé naguère à RITU.

Le jeudi et vendredi ont pu être consacrés à une visite plus intensive de cette étonnante ville qu’est Jérusalem, dont on n’a jamais fini de découvrir les charmes contrastés.

Nous tenons à remercier toute l’équipe d’Isaak Benabu, en particulier Vidal, le producteur du festival, et Talia, la fille d’Isaak, ainsi que le personnel du Bet Maiersdorf, qui ont fait en sorte que notre séjour soit en tout point confortable. Nous ne pouvons que souhaiter longue vie à THESPIS, dans un format redevenu « normal ».

Merci surtout à Monsieur le Prof. Bernard Rentier, notre bienaimé Recteur de l’ULg, qui a pris en charge nos billets d’avion : nous savons qu’il est conscient de notre mission d’ambassadeurs de notre Alma Mater et nous lui en savons gré.

Après des 25° au soleil du Moyen-Orient, le retour brutal aux rigueurs climatiques belges ne nous fera pas oublier une tournée si agréable et si fructueuse.

Robert Germay

Quelques photos...

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