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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

XIIIe Festival de Teatro Universitario, Murcia (ES), 6-13 mars 09

16 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

On a beau partir de Bierset pour une fois, le lever à 3 heures du mat', ça reste tôt... Surtout pour faire escale à... Ostende. Aller (le 6) : Bierset-Ostende-Alicante; retour (le 11) : Alicante-Malaga-Bruxelles... Décidément les voies du ciel (Jetair) sont impénétrables.

Ca commençait fort : notre bonne vieille directrice Dominique s'apercevait au check-in qu'elle ne disposait que de son permis de conduire pour toute pièce d'identité. Après quelques sourires séducteurs du Chef auprès du personnel aéroportuaire (majoritairement flamand ! Jetair oblige), nous embarquions quand même (le problème fut un poil plus tendu au retour, où seule une chef de servicé mandée en urgence, accepta de délivrer son billet à notre distraite. Ah, l'Ibère est plus rude !).

Voyage sans encombre; et après trois quarts d'heure de bus, nous entrions à Murcia. Pas une grande surprise pour le TURLg en général, qui participait déjà en 1989 à ce festival avec Karl Valentin, pour s'y produire à nouveau en 1995 (En Pleine mer), 1997 (Cymbeline), 2003 (Poivre de Cayenne) et 2005 (Kafka).

Accueil bien rodé et chaleureux, hôtel Pacoche confortable, repas abondants (sauf pour le Chef qui se remet plus lentement qu'espéré de sa lamentable appendicectomie), ciel bleu, soleil méditerranéen... Dépaysement pour des Liégeois, quoi.

Au rythme d'un spectacle par soirée, nous avons vu des troupes de Grenade (vieilles connaissances du TURLg), Madrid (Université Carlos III), Mexico (Escuela Nacional Teatral) et de Santé Fé (Argentine). Notre propre représentation de Si tu m'aimes... le dimanche 8/3, devant une salle comble, fut un beau succès (on a envie de dire : "comme d'hab"... alors disons-le !).

La présence attentive de l'infirmière ibère préférée du Chef, Amparo, nous permit, en nous prêtant sa Polo, une excursion à Carthagène (nom très "évocateur", mais... bof...), puis dans les collines entourant Murcia.

Et il était déjà temps de rembarquer pour la si douce météo belge. Le choc !

Merci et bravo, en tout cas, à Concha Lavella, la directrice de l'Aula de Teatro de l'Universidad de Murcia, et à toute son équipe.

Prochain départ : le 26 mars, pour la Hongrie, cette fois, avec Goethe et Kafka, de concert !

En voiture, Simone !

Robert Germay


En 1966 Joe Zawinul a écrit pour Julian "Cannonball" Adderley une musique qu'il a appelé "Mercy mercy mercy" http://www.youtube.com/watch?v=FxTGRIw7Ngo 
Bref... Je m'égare dès la première ligne... Je me marrais bien à Murcie, une quiétude presque parfaite, une douceur très agréable... Une Mathilde "reniflante", une Monique distraite, un Claude étrangement calme, et un René... Oh pov' René à peine remis des travaux accomplis dans son usine à traiter les déchets.... mais il s'en est bien sorti cette fois... sous et sur la table...
Maintenant je ris moins, beaucoup moins; un coup de froid en attendant le taxi dans les courants d'air à l'extérieur de Zaventem et hop là...me voilà bronchiteux... fièvreux... de mauvais poil... des douleurs aux côtes quand je respire (du côté gauche)... Oui j'entends déjà un imbécile dire: "respire à droite alors...!" Il suffit de placer l'entre parenthèse  après:...douleurs aux côtes...
Il doit faire 8° dans ce cyber café, m'en vais retourner chez moi me poser délicatement sous la couette... sans infirmière... Je pourrais commencer un articulet pour le blog "Hongrie" comme ça on évitera de me houspiller... Je l'enverrai avant de partir et je téléchargerai des images sur google earth... :))
 
Vitek Pagaczewski.


Tant qu'on est à faire du tourisme, instruisons-nous : l'eau est un gros problème en Espagne (voyez la photo). Et pourant, nous n'hésitons pas, nous Belges issus d'un pays où il pleut tant, à consommer hors saison des produits cultivés dans une des régions les plus arides du continent. Je cite ici un article paru dans la revue Valériane, la revue de Nature & Progrès (revue n°67, septembre/octobre 2007) : "... depuis une trentaine d'année, des milliers d'hectares de serres ont proliféré sous le soleil : c'est l'absurde et horrifiante "mer de serres) qu'on aperçoit quand on survole la région d'Alméria, pourtant confrontée quotidiennement à un invraisemblable, un incommensurable manque d'eau douce. [...] Aujourd'hui, les horticulteurs fous d'Andalousie puisent de l'eau fossile à plus de six cents mètres sous le niveau du sol ! Et tout cela pour quoi ? Pour proposer, au monde entier, des légumes à très bas prix en toute saison. Nous en mangeons tous, désinformés que nous sommes ! [...] Enfin, il y a bien pire encore, car [...] la région d'El Ejido, près d'Almeria, en bordure de l'invraisemblable "mer de serres" andalouse est, en effet, un authentique Far West maraîcher. Car la prospérité apparente de la région est assurée par des milliers d'immigrés africains et maghrébins, mal considérés, mal payés... En février 2000, le meurtre d'une jeune femme par un déséquilibré marocain déclencha trois jours d'émeutes. [...] Et on déplora plusieurs centaines de blessés... ".

Pensons-y donc la prochaine fois qu'en hiver ou au printemps, nous dégusterons des tomates, des aubergines ou des fraises venues d'Espagne...

 

Dominique, la distraite-écolo de service.

 


Un coup de dés jamais n’abolira le hasard (Mallarmé)


Comme chacun sait (et ceux qui l’ignorent l’apprendront), les peuples méditerranéens sont de grands amateurs de loteries. Ainsi, à Murcie comme un peu partout dans la péninsule, il n’est pas rare de rencontrer, au détour d’un chemin, l’un de ces vendeurs de chance à qui l’on peut acheter, pour une somme modique, un billet pour le bonheur.

Lors de notre voyage, nous avons cependant découvert une forme plus étonnante de loterie : Comme il est d’usage lors de déplacement dans le cadre de festivals de théâtre universitaire, ce sont nos hôtes qui ont pris en charge nos repas sur le sol espagnol… et quels repas ! Chacun d’eux était composé de deux services. Rien d’étrange jusque là, nombreux sont les endroits où l’on propose une entrée suivie d’un plat principal ! Ici, la difficulté résidait dans le fait de distinguer ce qui constituait, d’une part, l’entrée, et de l’autre, le plat. Chacune des deux assiettes qui nous étaient présentées constituait à elle seule l’équivalent d’un repas complet et copieux.

Revenons à notre histoire de loterie. Sachant que l’extensibilité de l’estomac humain a ses limites et que, de ce fait, il nous était physiquement impossible de venir à bout des deux assiettes ; compte tenu du fait que la composition de la seconde assiette nous était inconnue lors de l’ingestion du contenu de la première, et que celle-ci pouvait s’avérer être meilleure encore ; en ajoutant à cela des données telles que le temps de digestion, variable en fonction des individus et des aliments consommés, ainsi que le type d’activités qu’il nous fallait réaliser après le repas ; chaque repas consistait en réalité en de savantes spéculations visant à profiter un maximum du contenu des deux assiettes, spéculations qui, au regard des différentes données et variables du problème, n’allaient jamais sans une part de hasard !

Conclusions :

Première remarque, ce type de loterie ne semble s’adresser qu’aux festivaliers nordiques. Nos hôtes espagnols, ainsi que les autres festivaliers d’origines hispano-américaines parvenaient sans difficultés apparentes à achever leurs deux assiettes.

Deuxième remarque, et compte tenu de la première remarque, Vincent Pagacz doit probablement avoir des origines espagnoles ou hispano-américaines, dans la mesure où ce dernier arrivait également sans peine à bout des deux services, et prenait généralement un dessert.

Troisième et dernière remarque, le Chef ne doit pas aimer les jeux de hasard. Il mangeait le contenu de sa première assiette et puis c’est tout !

 

Mélissa Homburg

Toutes les photos :  - les spectacles, la ville.



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Décès de Claude Schumacher

10 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Nous avons l'immense tristesse de vous annoncer le décès de Claude Schumacher, survenu le 28 février dernier dans la plus grande discrétion. Claude était Professeur émérite de l'Université de Glasgow et ancien rédacteur en chef de la revue "Theatre Research International".

C'est un collègue - enseignant, chercheur et praticien de théâtre - mais surtout - un ami que nous perdons. Claude s'était en effet très tôt joint à nous pour penser, fonder et développer l'AITU (Association Internationale de Théâtre à l'Université). Il en a assuré la direction des premières publications en ne ménageant ni son temps ni son esprit critique, toujours original et aiguisé, loin du ronron académique de circonstances.

Il restera à coup sûr un modèle pour nous tous, qui éclairera sans cesse nos projets, qu'ils soient de création ou de recherche.

Toute notre sympathie à sa femme Noëlle et à sa famille.
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Décès du Prof. Robert Leroy

5 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Nous apprenons avec tristesse le décès, survenu ce 4 mars 2009, de Monsieur le Professeur Robert Leroy (1939).

Robert Leroy, d'abord assistant du Professeur Armand Nivelle en littérature allemande (1962), avait succédé tout naturellement à celui-ci, et, devenu Professeur ordinaire, il a fini sa carrière comme Doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres.

Je pense qu'aucun de ses étudiants/tes n'a oublié sa compétence rigoureuse et sans failles, ni sa manière inimitable de la transmettre.

On sait moins qu'il a été membre actif - mais en coulisses - du Theater der Lütticher Germanisten (TLG) à ses débuts: il n'hésitait pas à manier les commandes d'éclairage, ou la foreuse et le tournevis pour la réalisation de certains décors.

L'ULg et la Germanique en particulier, perdent un bel esprit savant. Moi, je perds un de mes rares amis intimes.

Nous présentons à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances.

Les funérailles se dérouleront le lundi 9 mars 2009 au Funérarium de Robermont, à 13h30.


Robert Germay

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Appel à chanteurs motivés

4 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Le lundi 2 mars avait lieu à Angleur une réunion d'information sur un évènement dont la première aura lieu le 6 juin au Manège. Il s'agit d'un spectacle chanté, appelé The Shouting Fence, qui nécessite la participation de 300 choristes.

"A l’origine, The Shouting Fence (La Palissade des Cris) est un manifeste musical contre le mur palestinien. De plus, il se réfère à tous les obstacles créés dans notre société au nom du nationalisme et autres extrémismes", nous explique le site web du projet. Il rassemblera donc 300 choristes amateurs, venus de toutes les régions du pays. Une belle occasion, pour nous belges, de parler aussi par-delà les barrières.

Lors de la réunion de lundi dernier, nous avons eu l'occasion de répéter déjà les morceaux que le choeur devra chanter. Ce n'est pas long, et c'est accessible à tous. Et par conséquent, la participation au spectacle ne nécessitera pas de nombreuses répétitions.

Ce serait une bonne occasion pour les membres du TURLg de participer à un projet national, qui regroupera aussi, dans la région liégeoise, outre vos serviteurs de la Draft, des membres de différents groupes vocaux : "C'est des canailles", "Basta", "Les Calasseroles", etc...

Les répétitions prévues :

lundi 16 mars, lundi 23 mars, à Angleur (Château de Peralta), à 20 h

samedi 28 mars à Bruxelles, de 14h30 à 18h30.

Représentations :

Liège, Manège le 6 juin 2009 (répétitions les 4 et 5 juin, générale le 6 juin).
Bruxelles, Kaaitheater les 8 et 9 Octobre 2009 (répétition le 7 octobre).
Gand, De Centrale le 17 Octobre 2009 (répétitions à définir).

Les frais de transport et le catering seront pris en charge par l'organisation.

Tous les détails sur le site.

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Les "Pyramides" vacillent: décès de Madame Irène Jeanty de Bucourt

4 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Nous apprenons avec tristesse le décès de Madame Irène Jeanty de Bucourt, la fondatrice du Concours biennal de Poésie "Pyramides".

Cette manifestation peut passer pour le but de son existence, tant elle a consacré d'énergie à la mettre sur pied et à la promouvoir, notamment en obtenant le Haut Patronage de S.M. La Reine, mais aussi la collaboration de la Maison de la Poésie d'Amay, les aides de différentes provinces et de la Ville de Liège, et, plus récemment, l'implication de l'ULg dans la vie de son "bébé" (en particulier en la personne de Mme Danielle Bajomée et M. Frédéric Saenen).

Le TURLg était déjà impliqué dans l'aventure depuis qu'en 2000, Mme Jeanty (Ma'me Irène pour les plaisantins que nous sommes), nous avait demandé de participer, en novembre aux Chiroux, à la remise des prix du Concours, en présentant un hommage à Véra Feyder.

Depuis lors, ladite cérémonie de remise des prix - très convoités - s'était déroulée en la salle du TURLg, avec des hommages rendus, successivement, à André Romus (2002), Lucie Spède (2004), Georges Thinès (2006) et Jean-Pierre Verheggen (2008).

L'avenir dira ce qu'il adviendra de ces "Pyramides", privées de leur moteur... (Remarque: Ma'me Irène n'était déjà pas présente à la séance de 2008...?)

Nous présentons à sa famille et à ses proches nos sincères condoléances.

Robert Germay
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Fin d'une SAGA!

4 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Comme indiqué sur notre page d’accueil du site, les représentations de « Saga », prévues pour fin mars 2009 sont annulées pour refus de droits d’auteur.

Voici, telle quelle, la réaction, à chaud, de David Homburg, chef du projet. Elle est très épidermique : je comprends, et je partage la grande déception de toute l’équipe.




Pour la bonne compréhension de l’affaire, je me permets de faire suivre le texte de David par un autre de ma plume, qui revient sur les tenants et aboutissants de cette affaire lamentable.



Un bon auteur est un auteur mort

Depuis septembre 2007, une équipe du TURLg travaillait à la création d'un spectacle basé sur le roman Saga de Tonino Benacquista. La demande des droits avait été faite dès le début du projet, mais ce n'est qu'il y a deux semaines que la réponse est arrivée, sans appel et prononcée, paraît-il, par l'auteur lui-même. cette réponse
était négative.

Passons ma frustration de metteur en scène devant le refus de voir jouer la pièce sur laquelle nous travaillons depuis un an et demi, et les difficultés dans lesquelles me met ma propre imprévoyance. Finalement, je n'avais qu'à attendre les droits avant de me mettre à travailler. Je trouve simplement dommage qu'un auteur qui il y a dix ans écrivait avec Saga un éloge des créatifs dans leur combat quotidien pour être reconnus dans la routine du specatcle et des gros sous soit aujourd'hui complètement assimilé par ce système. Il l'est si bien que les rouages administratifs mis en place pour protéger ses intérêts financiers et artistiques ont fini par broyer le travail d'une vingtaine d'amateurs de théâtre passionnés de ses ouvres. Il l'est si complètement que lorsqu'ils ont voulu s'expliquer, montrer à quel point leur projet ne pouvait constituer une menace pour l'auteur, ils ont été plongés dans un dédale bureaucratique digne de Kafka (décédé en 1924), dans lequel il leur a été impossible de joindre Monsieur Benacquista.

En nous refusant le droit de jouer notre pièce, notre auteur a foulé aux pieds les idées mêmes qui nous avaient donné goût à son livre. Les principes qui nous ont poussés dans l'aventure Saga, auxquels nous croyions et qui donnaient un sens a ce spectacle sonnent creux maintenant qu'une action, peut-être involontaire, de leur
auteur les a vidés de sens. En ruinant ainsi nos efforts, Monsieur Benacquista a perdu dix-huit lecteurs passionnés et les a laissés frustrés, déçus, dégoûtés devant son attitude. Il est simplement regrettable qu'il n'ait jamais eu l'occasion de prendre conscience de ce que notre projet était réellement. et surtout de ce qu'il n'était pas : une concurrence ou une menace.

Je citerai enfin Jean de La Fontaine (mort en 1695), qui depuis l'au-delà ne m'en empêchera pas, lui, pour jurer, mais un peu tard, qu'on ne m'y prendra plus !
Décidément, un bon auteur est un auteur mort !
 

David Homburg


Pour « rebondir » sur Jean de la Fontaine, j’intitulerai mon commentaire :


Benmalacquista ne profite pas

Les droits d’auteur, les droits à la propriété intellectuelle sont respectables, tout aussi sacrés que la recette toujours secrète – paraît-il – du Coca Cola.
Il n’y a pas de raison, en effet, que l’œuvre littéraire d’un auteur X (par exemple Trebor Yamreg, pour en prendre un méconnu) ne soit pas aussi bien protégée que le brevet du dérailleur, de l’essoreuse à salade, du bigoudi chauffant, de l’extracteur de noyaux de fraise, de Microsoft, etc.
Le TURLg paie donc très scrupuleusement les droits d’auteur dûs pour ses spectacles, sans tricher.

1. La demande

Le 23 janvier 2009, nous recevions un courriel de la Société des Auteurs (SACD) de Bruxelles disant exactement ceci :

« Cher Monsieur Germay,
Je (= la SACD) viens de recevoir (enfin ! J’avais fait ma première demande le 26 septembre !) la réponse de Monsieur Benacquista. Elle est malheureusement négative… Monsieur Benacquista vient de terminer une adaptation théâtrale de son roman et n’autorise en aucun cas qu’un autre projet théâtral existe, fut-il amateur.
Il me dit de rester vigilant à toute tentative d’adaptation non-autorisée.
Son agent ne me répondait pas, j’ai donc envoyé la demande à Monsieur Benacquista lui-même, sinon je n’aurais jamais eu de réponse.
Croyez que je suis désolée de devoir vous refuser notre autorisation à 2 mois des représentations ».

Désolée sans doute, mais bien moins que nous. D’autant que notre demande à nous avait été adressée déjà bien avant septembre, via la FNCD, à la SACD… !
La poste n’étant plus ce qu’elle était…

2. La contrition

David parle ci-dessus de sa « propre imprévoyance ». Ah, la culpabilisation judéo-chrétienne ! Personnellement, le Chef lui pardonne, sachant que, le 17 novembre 2006 déjà, il créait avec succès et, surtout, avec la bénédiction officielle de l’auteur, une adaptation scénique d’un autre roman, « La Commedia des ratés » du même Benacquista, travail pour lequel, d’ailleurs, ce dernier a encaissé des royalties une dizaine de fois.

Mais voilà, l’adaptation de « Saga » - truffé de dialogues – devait paraître plus aisée à l’auteur, qui se sentit pousser des ailes de dramaturge…

Il va de soi que si l’adaptation théâtrale avait déjà existé, le TURLg l’aurait certainement exploitée, plutôt que de se taper lui-même le travail !

Voici qui, à mon sens, apporte de l’eau au moulin de David stigmatisant le côté mercantile de l’interdiction : notre auteur a dû voir plus de profit possible dans une future carrière théâtrale professionnelle de son « rejeton ».

Et ceci est de toute manière très paradoxal : en refusant nos quelques représentations amateur dans le cadre, tout de même restreint, du TURLg, il se privait du même coup de quelques Euros de droits d’auteur… !

Le TURLg, de son côté, ne voulait pas faire d’argent, ni sur le texte, ni sur la – par définition – courte carrière du produit fini.

3. La – bonne – résolution

Nous allons bien entendu rayer à jamais de nos tablettes jusqu’au nom de l’auteur, moins déçus que nous sommes par un refus finalement très anecdotique – « ça peut arriver »… – de nos représentations, que par une décision dont le sens contredit manifestement les propos mêmes du bonhomme.

Mettrons-nous bientôt à notre programme un spectacle qui s’intitulerait « De l’art de la contradiction, ou Faites ce que je dis et pas ce que je fais » ?


Robert Germay

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Des nouvelles d'Outre-Atlantique

2 Mars 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Romain Parizel (à droite sur la photo) nous envoie de ses nouvelles de Toronto, où il a décidé d'aller prolonger un peu l'hiver...
"Malgré des temperatures polaires, Yannis, quelques autres canadiens et moi arpentons la belle ville de Toronto.
Le centre est assez impressionant, buildings immenses comme dans votre imagination (la CN Tower etait la plus grande du monde, rattrapée il y a peu par un immeuble à Dubai). Les alentours par contre sont peuplées de petite baraques style victorien, ma foi c'est assez cosy.
Les rues quadrillent entièrement la ville. Son centre se situe à l'intersection de Bloor Street qui va d'Est en Ouest, et de Jonge street qui va du Nord au Sud jusqu'au Lac Ontario.

Je vous écris de chez Yannis qui habite sur Runnymede Road a quelques metres  de Bloor street West et de High Park où l'on peut voir sautiller toute une tripotée d'ecureuils. Question animaux j'ai aussi vu des lamas, des bisons, des oies du Canada et un raton laveur. Cette ville est un zoo.

La télé canadienne est insupportable: une page de pub toute les 20 minutes, un vrai chemin de croix pour regarder American
Beauty, on a tenu jusqu'à 15 minutes de la fin. On boit de la limonade en conserve et on mange des beef patty, tout va
bien.

Voila voila, suite dans quelques jours,

Je vous fais une grosse baise a tous.

Romain"

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