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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Les travaux du B8 ont commencé !

29 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Un petite photo vaut mieux qu'un grand discours : voilà l'état de la salle du théâtre au Sart-Tilman, telle que l'ont découverte hier nos courageux déménageurs. Vous voyez - au flou qu'ils provoquent sur la photo - qu'ils s'agitaient beaucoup (étaient-ils pour autant efficaces ? Nous le saurons dans le prochain épisode de nos aventures).
Plus de photos ici.

Et la suite au prochain numéro...

Dominique Donnay
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La Draft à la Tornade des couleurs, samedi 25-04-09

28 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Ce samedi 25 avril, se tenait, Place Seeliger, sur les hauteurs de Liège, la désormais traditionnelle fête de quartier organisée par l'asbl "L'Eclat de rire". Baptisée "La Tornade des couleurs", cette fête est l'occasion, comme son nom l'indique, de faire, en compagnie des habitants, un grand nettoyage de printemps, puis, l'après-midi, de se retrouver autour d'une série d'animations (brocante, course relais, maquillages, ...).

La musique dramatique et déjantée de la Draft s'y est parfaitement insérée, malgré quelques gouttes de pluie ça et là. Normal, un jour de tornade.

Ce fut pour nous l'occasion de faire la connaissance de deux "fanfaronnes" qui ont l'air tout aussi déjantées que nous, puisqu'elles font partie de la fanfare "Pouet en Stock", qui est d'ailleurs illico devenue notre amie sur MySpace ! Nous avons bien entendu projeté de nous retrouver un de ces quatre pour fanfaronner ensemble ! Attendez-vous à d'autres prestations délirantes !

Et voilà quelques photos.

Dominique Donnay

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Soirée Hellénique

28 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Mères-fils: même combat!
en la salle du TURLg le 25/04/2009


Nous avons eu l'honneur et le plaisir d'accueillir en notre salle la première soirée héllénique organisée par les Etudiants Avancés en Grec Moderne de notre Alma Mater sous la houlette souriante de leur professeur Aikaterini Lefka. C'est une initiative que nous avons voulu soutenir dès le départ sans conditions: c'est qu'il s'agit en fait très clairement d'une démarche qui est à l'origine de tout théâtre universitaire et suivant laquelle des étudiants et/ou professeurs décident de "sortir des murs" de la classe de littérature pour mettre en voix des textes qu'ils soient poétiques ou dramatiques.

Comme ce fut d'ailleurs le cas ce samedi avec des récitations en grec et en traduction originale svp! de poèmes issus du recueil "Epitaphios" de Yannis RITSOS, poète phare de la littérature du XXème siècle ainsi que des extraits du vaudeville politique La comtesse de la Fabrique de A. Yialamas et K. Pretenteris.

Notre aide ne s'est pas limité à un simple encouragement symbolique puisque j'ai moi-même participé (trop) rapidement à une séance de répétition préparatoire pour indiquer à l'équipe quelques pistes de travail scénique.

La soirée fut digne de la démarche et nous espérons que la joyeuse équipe d'Aikaterini Lefka continuera sur sa lancée, prolongera, refera, répétera...

Alain

Ci-joint le lien vers quelques photos: ici

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Des nouvelles de Pierre!

21 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

Mardi 14 avril 2009, visite de contrôle pour Pierre à Paris.

La bonne nouvelle du jour: pas encore d'opération programmée.

9h du matin, la famille Renard au grand complet (vacances obligent) débarque à l'hôpital Saint-Vincent de Paul. Beaucoup de monde dans le service de radiologie, mais peu d'attente pour voir le chirurgien, vu l'heure matinale. Pierre mi-grincheux, mi-content de revoir le docteur Miladi, qui nous reçoit dans un petit local inhabituel car tout le couloir est en travaux.


Les mesures que le docteur effectue sur la radio du jour par comparaison avec celle de septembre

(voir photo: à droite, celle de ce 14/04) montrent que le grand distracteur placé sur la colonne continue à faire effet mais le petit distracteur inter-costal n'a plus évolué... Mécanisme grippé ou défaut, cela n'inquiète pas le docteur Miladi qui considère que l'on peut remercier l'appareil pour bons et loyaux services, et programmer de le remplacer par un distracteur à même hauteur mais sur la colonne, lors de la prochaine opération.

Il nous explique que d'ailleurs, ce système placé sur les côtelettes n'est pas idéal car celles-ci sont fragiles et il existe un risque d'arrachage de l'os. Les appareils placés sur la colonne sont mieux agrippés.

 Pas encore d'opération en vue donc, mais un prochain rendez-vous le mardi 25 août pour faire le point.

Nous profitons de cette visite à l'hôpital pour voir Yann, l'appareilleur, et nous le rejoignons l'après-midi à l'atelier de Gentilly: quelques aménagements rendent le corset moins inconfortable.

17h: Pierre est soulagé que cette journée se termine enfin, il est heureux de rejoindre ses frères à la plaine de jeux puis de faire un tour en bateau sur la Seine.  

Mercredi matin le soleil radieux et la température quasi estivale lui font tout oublier (même son doudou au milieu des feuilles mortes!) et nous en profitons tous pour passer la journée au milieu de la nature renaissante. Nous traversons les grandes allées boisées du Père Lachaise pour saluer La Fontaine et Molière entourés de tulipes rouges, puis nous traversons Belleville et enfin, admirons la vue du haut des buttes Chaumont. Marronniers, cerisiers du Japon, prés, tulipes multicolores... Paris est vert et fleuri.

Nous avons des ampoules aux pieds mais les enfants sont heureux d'avoir découvert un nouveau quartier et la grisaille du lendemain nous prouve que nous avons bien fait de profiter de ce mercredi baigné de soleil.


Karin Jadoul

http://www.operationpierre.com/

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Polar blues

21 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Je vous parle d’un temps que les moins de 400 ans ne peuvent pas connaître…

Une époque où le théâtre se jouait au coin des rues et sur les places de marché, où les comédiens devaient s’acharner pour conquérir un public peu intéressé avant d’être emportés par des maladies honteuses et enterrés de nuit à la croisée des chemins …

Une époque où les comédiens étaient les bouffons du Roi, où on les décrochait n’importe quand, lorsque Sa Majesté s’ennuyait ou voulait amuser ses convives pendant un long repas.

Je vous parle de ces gens, ces saltimbanques, ces va-nu-pieds, ces crève-misère, ces paresseux qui, au lieu de travailler dur et de gagner leur pain à la sueur de leur front, déclamaient des vers devant les églises plutôt que d’y entrer pour participer à la grand-messe …

Je vous parle d’une petite troupe d’optimistes qui sont tombés la tête la première dans le piège bleuté du Festival international du Film Policier de Liège (mieux identifiés sous l’appellation « artistes FIFPL »).

Ceux-là ont senti dans leur chair ce qu’était le statut d’un comédien du 16e siècle.

Ceux-là ont mesuré la distance parcourue et ont rendu hommage à ceux qui se sont battus pour que les choses évoluent.

Ce n’est pas que nous soyons devenus des comédiens pantouflards, non (d’ailleurs, sommes-nous seulement des comédiens ?). Ce n’est pas que nous trouvions scandaleux de jouer gratuitement, sans scène, sans loge, sans lumière, sans coulisse, sans technicien, sans public. Ce n’est pas que nous nous offusquions qu’on nous demande de jouer moins fort pour ne pas déranger les gens. Non, ce n’est pas cela du tout !

Nous aurions été si contents d’avoir l’impression d’exister.

Michèle Potier

 

Note de la direction :

Nous avons décidé de participer à cet évènement après avoir reçu, de l'organisation du festival, le courriel suivant :

 

"Bonjour,

Je me permets de vous faire part de notre souhait de collaboration dans le cadre de la 3ème édition du Festival International du Film Policier de Liège, qui se déroulera du 16 au 19 avril prochain, au Cinéma Le Palace, en plein coeur de la ville.

Outre les séances cinématographiques (une cinquantaine de films seront projetés), nous avons développé autour du Festival toute une série d'activités professionnelles et/ou ludiques afin de dynamiser l'événement et attirer un nombreux public. Parmi celles-ci : les apéro-polars !

Le concept est simple : tous les jours durant le Festival (vendredi, samedi et dimanche), de 12 à 13 heures et de 18 à 19 heures, au QG du Festival (bar sous chapiteau place St-Paul), ambiance détente autours d'histoires policières à vivre sans modération.

Nous faisons donc appel à vous, pensant qu'une telle activité devrait intéresser vos étudiants !

En effet, il s'agirait sans aucun doute d'une belle opportunité d'exercices pratiques en conditions réelles pour eux, une belle manière aussi pour le Théâtre Universitaire d'être associé au Festival. Concrètement, nous pensons présenter une dizaine de scènes (monologue, dialogue ou autres) différentes de 10 à 15 minutes.

Espérant que ce projet vous séduira, c'est avec impatiente que j'attends de vos nouvelles et le plaisir de vous rencontrer pour en discuter plus en détails.

Bien cordialement,"

auquel nous avions répondu immédiatement et avec enthousiasme.

Comme dit le proverbe : "il y a loin de la coupe aux lèvres"...

Dominique Donnay

Un admirateur enthousiaste a néanmoins fait de nombreuses photos, que vous pourrez voir sur notre Picasa.

 

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Le FIFITUT existe ! Nous l'avons rencontré à Timisoara, 6-10 avril 2009

16 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Ca se profère d'ailleurs ici comme un cri de supporter ou de manifestant : "Fifi-tutut ! Fifi-tutut! Fifi-tutut!"...

Pour la deuxième fois donc, le Festival International francophone d'Improvisation et de Théâtre Universitaire de Timisoara était organisé par l'Ambassade de France en Roumanie, et, plus particulièrement par son lecteur de français à Timisoara, Michaël Morosini, en partenariat avec l'Université de Timisoara, e.a.

L'essentiel du Festival consiste en une kyrielle impressionnante de "matchs d'improvisation" opposant, en un concours avec demi-finale, finale et prix à la clef, des équipes de 5 étudiants venus d'un peu partout en Roumanie : Cluj, Iasi, Sibiu, Craiva, Bucarest et Timisoara, mais aussi de... Toulouse. Certes, ce "genre théâtral" très à la mode n'est pas la tasse de thé du TURLg. Le TURLg considère l'improvisation comme un outil, pas comme un but. C'est un moyen de préparer, conditionner, enrichir le jeu et la mise en scène, c'est-à-dire le travail ; alors que le match d'impro s'arrête avec le jeu, avant le travail. Ceci dit, dans les deux cas, il faut du talent. Faut, en tout cas ici, reconnaître le dynamisme et l'enthousiasme bruyant de ces nombreux jeunes fascinés par ces joutes amicales et bon enfant. De vrais stakhanovistes. Nous y avons d'ailleurs même découvert dans l'équipe locale, deux étudiants liégeois (St Luc) en Erasmus à Timisoara. Ils avaient moins de mal avec le français que leurs condisciples roumains...

Le deuxième volet du festival consistait en des représentations théâtrales au sens traditionnel du mot, par des troupes, elles aussi variées : Iasi (RO) présentait La Femme comme champ de bataille de Matei Visniec; Chisinow (Moldavie), L'Amour médecin de Molière; Novi Sad (Serbie), Le Théâtre ambulant de Chopalovitch de Ljubomir Simovitch; Dniepopetrovsk (Ukraine), Huit femmes de Robert Thomas; et enfin le TURLg, Communication à une académie de Kafka.

Dans l'ensemble, les spectacles de nos confrères étrangers n'avaient pas de quoi révolutionner les théâtres d'Europe, comme dirait Rosencranz. Du théâtre de fin de rhéto ou de patronage, mais plaisons-nous à souligner la performance linguistique (française) de nos amis. Une mention spéciale, toutefois, à Jasi pour sa Femme comme champ de bataille, qui ne manquait ni de force ni de conviction. Ceci mérite une petite parenthèse narcissique : le Chef propose avec le TURlg, pour la saison prochaine, une autre pièce du même auteur, Matei Visniec (roumain né en 1956 à Radauti - Roumanie - et émigré en France depuis 1987) : Le Dernier Godot. Bon vent !

Notre Kafka, lui, a connu un gros succès auprès d'un public nombreux : applaudissements nourris, commentaires élogieux après coup... De cela peut témoigner Madame Letertre, lectrice en poste à Timisoara pour Wallonie-Bruxelles International, qui "sponsorise" le Festival, et qui offrait en ouverture un sympathique buffet aux spectateurs du Théâtre Allemand. Un tout aussi sympathique buffet nous a également offert par l'Ambassade de France pour clôturer le festival. Signalons en effet que Timisoara, ville traditionnellement multiculturelle, possède un bâtiment qui abrite un Théâtre d'Etat allemand et un Théâtre hongrois (Magyar), où se déroulaient toutes les activités dont question ci-dessus.

Timisoara est une petite ville fort calme apparemment, et charmante sous le beau soleil plus estival que printannier de ce mois d'avril. Certes, aux heures de pointe, ça bouchonne pas mal dans un pays longtemps privé de voitures et où, aujourd'hui, chacun veut sa Dacia. La vie y est sensiblement moins chère que chez nous : le restaurant à moitié prix par rapport à Liège, et les taxis coûtent le prix d'un trajet en TEC. Mais les salaires sont à l'avenant.

En définitive, le complexe universitaire où nous logions, fort décemment au demeurant (chambres doubles avec cuisine, salle de bain et TV - 1 programme neigeux comme Canal+, sans décodeur... et sans porno) est sans doute le coin le plus animé de toute la ville, surtout - toute - la nuit, carrément rock & roll ! Cela s'explique par le nombre impressionnant de bâtiments destinés à loger des centaines d'étudiants sur quelques centaines de mètres carrés traversés par un long piétonnier bordé d'innombrables cafés, snacks et autres petits commerces. Tous les campus ne ressemblent pas au Sart Tilman.

Quant à l'accueil des organisateurs, nous ne pouvons que nous en féliciter : Michaël Morosini, sa compagne et une belle équipe de jeunes autochtones ont tout fait pour rendre notre séjour agréable. Merci à tous et à toutes.

La douche froide nous attendait au retour, lourdement administrée par une lettre de WBI (Wallonie-Bruxelles International, càd l'ex-CGRI), trônant sur le bureau du Chef. Elle nous annonce qu'aucune intervention ne sera accordée pour nos frais de voyage. Motif : introduction tardive de notre dossier de demande.

Nous ne pouvons que trouver la sanction exagérée, quand on sait que nous avions d'emblée expliqué le délai par deux raisons : les interventions chirurgicales inopinées et malencontreuses opérées sur le Chef, du 20/2 au 21/3/09, d'une part, et d'autre part, l'annonce officielle tardive elle-même (le 3 mars !) de notre invitation au FIFITUT. Le délai d'introduction des dossiers étant de 1 mois avant la date de la "mission", il semble qu'il ne soit pas dicté par des mesures de difficiles calculs budgétaires. La sanction qui nous touche nous paraît dès lors excessive et purement et strictement administrative. Ce serait un comble que WBI aide les Roumains, comme c'est le cas, et pas la troupe liégeoise.... Non ?

Notons que ladite sanction vaut aussi, au même prétexte, pour notre tournée à Szeged, deux semaines plus tôt. Ici aussi, nous sommes "sonnés", d'autant plus que le site de WBI annonçait lui-même, depuis quelques semaines déjà, notre présence attendue en Hongrie !

Dans les 2 cas, nous "exportions" Kafka : nous ne pouvions pas savoir qu'il se cachait à Bruxelles !

Nous allons bien entendu réagir auprès de WBI à Bruxelles, en solicitant un peu de bonne volonté pour contrer une rigueur administrative singulièrement disproportionnée à la "faute".

Timisoara ou Szeged ne sont pas la Californie !

Inch' Vichnou et tous les autres.

Robert Germay

 

Et les photos !

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Zagreb pluvieux, Liège radieux! (proverbe croate): Xème Festival International de Théâtre étudiant & Multimédia TEST, Zagreb, 31/3-4/4/2009

7 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Le 1er avril 2009, quittant Liège par un radieux début de printemps, le TURLg / Trotz Ensemble rattrapait à Zagreb une sinistre fin d'hiver: 3 jours de pluie et de grisaille. Une épreuve? Un test? Le soleil n'a fait qu'une frileuse réapparition le samedi, jour de notre représentation, veille du retour.
C'est à Heidelberg en 1986, que le TULg (pas encore royal) a trouvé une piste vers ce qui était encore la Yougoslavie. Milana Bros, danseuse, chorégraphe et pédagogue de renom à Zagreb, y a vu et fort apprécié notre mémorable Erasme. C'est ainsi que la troupe prenait en autocar la route de Zagreb, pour la 1ère fois, en avril 1988 (vacances de Pâques: c'est plus commode pour déplacer un groupe de 35 personnes, dont un orchestre!). Dans la foulée, après avoir joué au SKUC (Centre des étudiants de l'Université) de Zagreb, notre Erasme se déplaça aussi pour jouer, en un aller-retour épique, à Belgrade, à l'invitation du Teatro Levo que dirigeait de main de maître l'hirsute Milan Vukotic, rencontré plus tôt à Radkersbug (Autriche), et invité entretemps à un de nos premiers RITU. En 1990, nous renouvelions l'expérience en emmenant à Zagreb de fameux triplés: Karl Valentin, Passion et Lovely Rita. La guerre avec la Serbie, survenue deux mois plus tard, allait déchirer cruellement l'ex-Yougoslavie et, du même coup, interrompre pour un long moment nos voyages en ces contrées. Notons que Belgrade a participé à RITU-Liège en 1983, 94, 86 et 2006, et le théâtre-danse de Zagreb (Milana et ses disciples) en 1987, 88, 89, 90 et 96.
Le contact fut rétabli en 2003 avec Zagreb par la présence de Robert Germay à un colloque y organisé par l'Institut Français sur le sujet "Le théâtre d'Armand Gatti", en présence de celui-ci, occasion pour RG de retrouver ainsi une vieille connaissance: il a joué - un méchant - dans un film de Gatti, Nous étions tous des noms d'arbres, film traitant des conflits irlandais, et tourné en partie à Liège, dans la prison Saint-Léonard, alors désaffectée et aujourd'hui rasée. Pas trop de surprise: les deux fois palmés Frères Dardenne, étaient co-producteurs du film! Et c'est ainsi qu'en 2004, L'amour en noir et blanc (de Christelle Burton et Marine Theunissen ) participait au Festival de Théâtre Universitaire francophone de Zagreb.
Cette fois, en 2009, c'est Projekt Eden, coproduction du TURLg et de Trotz Ensemble (Chantal Heck et Nicole Dahlen) qui découvrait Zagreb, dans le cadre d'un autre festival de théâtre étudiant, TEST, dont c'était la 10e édition. Exclusivement géré par un collectif étudiant (mais à Zagreb, on peut encore être étudiant à près de 30 ans...), TEST invite ses hôtes à la suite d'une sélection suivie sur base de dossiers reçus d'un peu partout, et nous pouvons être fiers que Projeckt Eden ait été retenu. Du moins on peut se le dire car, en réalité, le choix de certains spectacles vus là-bas m'a laissé perplexe. Une chose est sûre: pour passer la sélection, il vaut mieux "faire danse-théâtre", avec quelques minutes de vidéo ou autres inserts multi-média, présenter des spectacles sans auteur connu (c'est perdu d'avance) et déclarer que le produit est le résultat d'un travail "collectif" (très important!). Bref, un cadre relativement serré et pointu. Ou quand l'"expérimental" a des relents de "recettes"...

 

Deux matinées de discussions sur le concept du "collectif" justement, m'ont prouvé, si c'était encore nécessaire, que les mythes de Sisyphe et du tonneau des Danaïdes ont la peau dure et alimenteront encore longtemps ces débats festivaliers, ici ou ailleurs.

Notre représentation fut un succès, en dépit des conditions assez frustrantes de la salle mise à notre disposition. En dépit aussi d'un rare inconfort des conditions d'hébergement (je ne parle pas du Chef, dont le statut lui a valu de loger plus décemment dans un grand hotel pour autocars de touristes japonais: la fonction et le grand âge offrent parfois des avantages). Je rends hommage au stoïcisme de Chantal, Nicole, Yannick et Denis W! Et je ne dirai pas un mot sur le réfectoire du Studentski Centar, na! Bref, il n'y a pas partout des Auberges de Jeunesse Georges Simenon! Quelque 16 troupes se produisaient, au rythme de trois spectacles par soirée, dans trois salles différentes (dans tous les sens du terme), principalement des troupes croates, mais aussi 4 serbes, 2 slovènes, 1 roumaine, 1 israëlienne... et 1 liègeoise (donc belge?). Les fins de soirées étaient assurées par de nombreux orchestres de jeunes, venus de toute la région. Ceci dit, l'accueil du comité organisateur était sympa et efficace, et le Studentski Centar, où tout se déroulait, bouillonnant de vie.

Si la ville de Zagreb n'a pas l'incontestable charme architectural de Cracovie, Prague, Dubrovnik ou Vilnius, elle n'en est pas moins une ville agréable, ou, pour employer un vocabulaire djeun, "très cool", avec des habitants (700.000) généralement accueillants et peu stressés, et où les tramways abondants et réguliers permettent des déplacements faciles et rapides, jusqu'en pleine nuit.

Zagreb vaut bien le détour, et, dans l'ensemble, la tournée valait la peine.

Parlant de tournée, à peine rentrés dimanche 5 avril, ça repart ce lundi 6 avec Kafka cette fois: en route pour Timisoara et son Festival de Théâtre universitaire francophone.

Changement d'herbage réjouit les veaux!

Robert Germay

 

Les photos !

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Quand Kafka et le Citoyen général se rencontrent à Szeged

2 Avril 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Szeged, ça commence par un train…d’époque (avec un vieux russe dedans), une belle gare, s’enchaîne par un vieux tram (qu’il vaut mieux payer, certains vous l’expliqueront mieux que nous !), et finit par un Motel Camping au look rétro. Mais Szeged, c’est aussi…  

Un accueil chaleureux, mêlé d’anglais, de français et d’essais d’Hongrois (Sia !)

Les palinkas de toutes sortes (car il n’y en a pas qu’une, non, Monsieur !) que l’on boit à toute heure, « maison » ou  plus chimiques.

Le JateKlub ([Yatéclub]), où l’on joue, où l’on parle, où l’on boit, où l’on danse, où l’on vit pardi !

Le succès sans limite des messes en soirée et la file qui en témoigne, pendant que nous la faisons également pour nous sustenter…En parlant de cela, âmes sensibles aux foies (de poulets), s’abstenir !

Un régisseur, peu bavard, mais efficace.

Un public chaleureux et des rappels.

Des cacahuètes, du lait, des plumes et autres résidus de spectacle au petit matin. « C’est le carré ici ? »

Une table de trente centimètres de haut pour Vincent (dit Kiki). Notre singe national trouva en la personne de l’organisatrice du festival, sa sœur, la dénommée Kiki, elle aussi !

Un départ précipité, la tête pas sur les épaules, mais dedans, le corps endolori, pour Anne-France et son accompagnant-Vincent (l’autre , pas le singe), en partance pour Madrid. Un taxi presque raté (merci Vincent, le singe, pour l’avoir entendu à notre place), un arrêt de train loupé, plus de sous pour prendre le bus…Ca va, Anne-France est à Madrid (et Vincent à ses côtés )  

Pierre et ses danses élastiques, que l’on essaye d’imiter.  


Vincent qui dit à l’autre : « Elle est où la bouteille de Palinka ? »

L’autre : « Dans la soute  »  


Stéphane : « C’est où le burger King ? » (Il n’aime pas le foie de poulet)
 
 


David : « C’est quoi une crevette sous une tente ? »

Les autres : « beuh »

David : « Un scamp’ing »  


Bruno : « Et pour un choco… »
 
 


Anne-France :

21h : « On rentre dormir ? »

04h : « On danse ? »

 

Nos deux accompagnatrices en or, toujours prêtes et présentes, …et souriantes, …et motivées,…malgré les incessantes demandes du long Bruno au sujet d’un chocolat aux propriétés magiques.

Mais à Szeged, il y eut aussi Kafka et un remplacement à la hâte très réussi, des singes on ne peut plus expressifs, un monologue fort apprécié (et quelques soucis de gorge par la suite),  des intrusions dans le public, une valise récalcitrante ; Le Citoyen général et un stress généralisé au sujet du texte, dont ils n’avaient qu’une version…incomplète, mais aussi, des envolées lyriques, une scène étroite dont on essaye de tirer les vertus, une incursion du Pierrot sur scène (il doit aimer le pain au sel hongrois).

Bref, une bonne dose de rire et d’applaudissements.

Merci à ce festival qui accueille aussi bien les troupes que leurs prestations.

Une seule chose à dire : Kesi ! (Merci)

 

Vincent-pas le singe, et Anne-France

Et pour ceux qui veulent voir des photos, rendez-vous sur le Facebook du Turlg

 

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