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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Un p'tit tour dans la Ruhr : Bochum, WestOst Theaterfestival, 25-28 nov. 2009

30 Novembre 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées


Les PHOTOS


Bochum était déjà représenté à notre 2ème RITU (qui s'appelait encore F(estival)ITU à l'époque) par le Nausea Theater, emmené par Ulrich Greb, qui présentait Nocturne au Sart-Tilman, le 7 décembre 84. Échange de politesse, ledit Nausea Theater invitait le Théâtre des Germanistes Liégeois (qui, rappelons-le, tournait à l'époque beaucoup plus que le TULg) en 1985 (29-30 mars) à présenter son Woyzeck au Museum Bochum.

Exit Bochum pour un bon moment, puisqu'il fallut attendre le 21ème siècle pour les revoir à Liège... en 2002 (RITU 19), avec le Lurch Theater qui amena son Girls Night Out dirigé par Niklas Kaeseler et Dirk Schwantes.

Au 5e Congrès Mondial de l'AITU à Olympia, en 2003, j'avais la chance et le plaisir de rencontrer Karin Freymeyer, responsable de la Studiobühne de l'Université de la Ruhr-Bochum, qui venait d'y rejoindre l'Association. Une excellent recrue, puisqu'elle a été élue membre de son Comité Exécutif à Puebla en 2008, d'une part. Et que, d'autre part, elle a amené déjà deux spectacles à Liège : Die Räuber de Schiller à RITU 22 en 2005, et Die Sommergäste (Les Estivants) de Peter Stein et Botho Strauss, à RITU 23, en 2006, tous deux mis en scène par elle. C'est elle aussi qui nous mettait en contact, en 2006, avec le 5e Festival MegaFon, organisé par les étudiants de la Ruhr-Universität-Bochum (RUB), où nous avons présenté notre Communication à une académie de Kafka, le 7 décembre.

Enfin, elle organisait, cette année 2009, du 25 au 28 novembre, son 1er WestOst Theaterfestival, où nous venons de présenter, je. 26, Si tu m'aimes... de Hans Sachs au Musisches Zentrum de l'Université.

Au programme du WestOst, outre le TURLg :

- une création inter-universitaire, résultat d'une collaboration entre la RUB et l'Université Jagiellone de Cracovie : Samobójca, de Nicolaj Erdmann (en polonais), mise en scène de Karin Freymeyer et Joanna Osipowa,

- la Studiobühne de Bochum : Hotel Arhkam de Christian Quitschke (que nous avions déjà pu voir au Festival de Minsk, en octobre dernier),

- le Théâtre de l'Institut Lotman de la RUB : Meister und Margarita, d'après M. Bulgakov,

- le département des sports de la RUB : Time before, du Tanztheater dirigé par Marianne Bäcker. (Par parenthèse, la RUB compte près de 10 théâtres étudiants différents, très indépendants les uns des autres, voire rivaux... Il est vrai qu'avec plus de 30.000 étudiants... C'est d'ailleurs le cas dans de nombreuses universités allemandes et françaises. C'était aussi le cas naguère à l'ULB... Et pendant 20 ans, de 1962 à 1983, ont coexisté à Liège-même le Théâtre des Germanistes et le Théâtre Universitaire. Certes, avec des objectifs, des méthodes et des résultats très distincts. Rappelons que le TLG et le TULg ont été réunis sous ma direction en 1983).

- le théâtre Na Balkone (National Student Drama), nos maintenant vieux amis de l'Université de Minsk : The Dispirited Apostle, d'Andrei Makaenak (en Belarusse), mis en scène par Siarhei Turban (sur le festival, voir www.akafoe.de/theaterfestival)

Pour des raison d'indisponibilité le samedi, nous avons, hélas, raté la dernière journée... et donc sa party de clôture, c'est là qu'est l'os.

Le vendredi 27, Karin nous avait mitonné un beau programme d'excursion qui nous fit découvrir l'étonnante région de Bochum.

Certes, la Ruhr est sans doute une des régions les plus peuplées d'Allemagne. Il n'est que de voir l'inextricable noeud de tagliatelles que représentent les autoroutes dans le coin, ou la présence de plusieurs universités dans un mouchoir de poche (Bochum, Essen,... de quelque 30.000 étudiants chacune). Les fermetures de charbonnages ou d'aciéries de l'empire Krupp ont provoqué une étonnante reconversion de la région qui reste un fleuron de l'économie allemande, et, plus remarquable encore, y ont revitalisé le secteur artistique en aménageant nombre de friches en espaces culturels ouverts aux arts plastiques, au théâtre, à la danse ou à la musique. C'est le cas, par exemple, du gigantesque complexe minier du Zollverein d'Essen (Patrimoine mondial de l'Humanité), mais aussi de la Kolossale Villa Hügel, ex-demeure de la famille Krupp, transformée en Fondation-musée depuis la fin de la 2ème guerre mondiale ("Qui sème le vent...", ou "Bien mal acquis..." ?). Un Méga-Blockhaus dans un - grand - écrin de verdure.

Car la Ruhr est bien plus verte qu'on ne pourrait le croire quand on reste sur l'autoroute. C'est en fait une succession de campagnes et de collines verdoyantes, ma foi, où, au détour d'une ville comme Hattingen, se cachent des quartiers touristiques médiévaux. C'est aussi une région très multiculturelle où l'immigration de travailleurs étrangers (en majorité turcs) est très visible (à l'instar de la Suisse, quelques minarets agrémentent le paysage), vivante et culturellement significative.

Bref, une terre de contrastes, à découvrir. Merci Karin et Uli.

Notre prochain rendez-vous avec Bochum aura lieu... à Liège, puisque Karin et la Studiobühne viendront présenter Barbe bleue, une adaptation du conte de Perrault à la sauce Freymeyer, à RITU 27, en mars 2010, et ce, dans le cadre d'accords entre la Ville de Liège et la Ruhr, capitale culturelle de l'Europe 2010.
Bien nourris à la Mensa de la RUB, royalement logés à l'Auberge de Jeunesse 5 étoiles de la Ville, bien encadrés par Karin, directrice attentive, Uli, guide touristique hors-pair, et Christophe, technicien efficace, nous gardons de ce séjour un excellent souvenir, que n'a pas terni le temps de chien que nous avons dû affronter tous les jours. Merci à toute l'équipe.

Longue vie à WestOst !

 

Robert Germay

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Ben, c’est du propre !

24 Novembre 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Les photos !

 

Avant...

 

Vous vous souvenez sans doute – si, si, on en a parlé à l’assemblée générale, revoyez vos notes – que la salle du Sart Tilman, officiellement enregistrée sous le nom évocateur de « B8 », a fait l’objet de travaux herculéens de remise en état … entraînant dans le chantier général le local servant à RANGER nos costumes et accessoires.

Après moult démarches administratives, dont nous remercions encore nos habiles directeurs et président, nous avons, à l’entrée de l’hiver, récupéré un local à partager avec les régisseurs : la Chaufferie de la place du XX Août.

Le partage a été rapide : la technique au-dessus, les costumes au sous-sol.

Notre nouvel espace est magnifique : immense, de plain pied, avec des meubles de rangement, des prises de courant, de la lumière, du chauffage (évidemment)… et une couche de poussière épaisse comme une calotte glaciaire qui aurait réussi à déjouer les pièges du réchauffement climatique !

Ce samedi 21 novembre 2009, nous avons commencé la conquête du Royaume de la Crasse. Ce fut un vrai travail d’équipe ! Pendant que nos huit bras, armés de balais, remuaient et repoussaient la saleté dans ses derniers retranchements (des sacs IKEA), nos quatre nez, pourtant couverts de masques, aspiraient avidement la poussière et la stockaient dans nos huit poumons.

En bref, après trois heures de travail acharné, nous avons réussi à canaliser la poussière dans une moitié de local et à retrouver un attaché-case et un déshabillé rouge qui avaient été portés disparus.

Quant à notre mascotte, Raymond, le pigeon momifié, nous n’avons pas encore eu le courage de le mettre dehors. Il surveille notre nouveau local en attendant la prochaine offensive du propre, planifiée pour le mois de décembre.

Avis aux amateurs !

... et après !

 



 

 

 

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Un voyage dans le temps à travers LIEGE... au XIIe siècle

19 Novembre 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

 

L'asbl HISTART présentait à la presse, ce mercredi 18.11.09, à l'Archéoforum de Liège, sa dernière production vidéo : Liège XII : voyage au coeur d'une cité médiévale.

Ce nouveau DVD est un peu la suite logique d'une première expérience du genre effectuée par l'Association en 2007, où elle a sorti son jeu interactif audiovisuel : Le Mystère Notger ; une découverte, sous la forme d'une enquête policière, du patrimoine liégeois lié au Prince-Evêque Notger. De nombreuses réactions positives depuis la distribution du jeu témoignent de son succès.

Une équipe du TURLg avait déjà participé à cette première production en assurant la lecture des textes qui constituent la trame de l'"enquête". Il était assez normal que la même équipe, ou presque, s'y recolle pour cette balade virtuelle dans un Liège insolite en 3D.

En l'occurence, Alexandra Gérard, Robert Germay, Martin Luxen et Vincent Pagacz ont confié leurs voix au micro de Renaud Minet, le tout orchestré par le maître d'oeuvre Roland Manigart, lui-même relayé par deux autres Histartiens, Jacques Robert et Claude Talmasse.

Les textes de Marylène Laffineur et de Lily Portugaels ont ainsi été dits en commentaire des belles images de synthèse figurant notre Cité ardente au XIIe siècle.

Etonnant ! Il ne s'agit pas ici d'un cours d'Histoire rigoureux, mais bien d'une évocation sympathico-poétique d'un passé lointain qui devient vivant sous nos yeux et à nos oreilles.

On ne peut que saluer la belle qualité de ce "produit", pourtant réalisé de manière très artisanale et en grande partie bénévolement.

Deux versions sont proposées : un DVD TV et un autre PC interactif, où l'utilisateur peut, à son gré, évoluer dans l'abondante et instructive matière.

On ne peut aussi qu'espérer que HISTART n'en restera pas là et qu'ils nous réserveront d'autres surprises à l'avenir.

Proficiat !

Pour en savoir plus et, éventuellement, commander les DVD : link

 

Robert Germay

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Unidram à Potsdam (et non pas : Un Drame à Berlin)

5 Novembre 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les PHOTOS

C'est en juin 1994 que je découvrais, en observateur invité, Potsdam et son tout nouveau festival de théâtre universitaire UNIDRAM, organisé par le théâtre universitaire du coin, "De Gater '87", animé - aujourd'hui encore - par Thomas Pösl et Franka Schwuchow, e.a. C'était la grande époque de l'ouverture à l'Ouest, après la chute du mur que l'on célèbre cette année. Conséquences logiques, nous présentions, en troupe invitée hors festival, en novembre (18 et 19) 1995, deux de nos "hits" de l'époque : Le Projecteur réparé, de Karl Valentin, et Ein Fest bei Papadakis du Grips-Theater ; et, en échange, "De Gater '87" était invité à notre Ritu 13, en 1996.

A nouveau, je participais à UNIDRAM comme observateur en juin 1999. Dès ce moment, je pouvais constater que le festival tendait à changer de nature, à savoir à se professionnaliser : la "contrainte" d'être un théâtre universitaire, c.-à-d. lié à une Université, s'estompait au profit de ce qu'on appelle outre-Rhin les "freie Gruppen" : troupes indépendantes, tant de l'Université que du système théâtral officiel. Ceci n'implique évidemment pas un critère de qualité, mais bien un critère de statut. Tout en étant que ces "freie Gruppen" - issus généralement du mouvement "alternativ" allemand né à la fin des années soixante - proposaient des spectacles réputés (prétendus, soi-disant ?) "d'avant-garde alternative".

Ma présence en observateur à ce 16e UNIDRAM, 30/10-7/11/2009, - eh oui, 10 ans plus tard - ne pouvait que confirmer cette impression. Le titre de l'évènement même (Internationales Theaterfestival Potsdam) ne fait plus aucune allusion au concept "Universitaire" (qui ne subsiste que dans le préfixe "Uni"-dram) et, de l'aveu même de Thomas Pösl, il se proclame bel et bien professionnel. (Est-ce la raison pour laquelle notre candidature avec Projekt Eden n'a pas été retenue, point d'interrogation ? Par parenthèse, j'affirme que notre cher Trotz-Ensemble n'aurait pas démérité, loin de là).

En tout cas, les deux spectacles que j'ai pu voir (faute de temps, je n'ai pu rester qu'un soir et un jour à Potsdam, hélas) vont bien dans le sens évoqué plus haut : tant Tote Seelen par le Divadlo SkRAT de Bratislava, que Verstummen par le Performance Lab Sofia, font preuve d'un haut niveau de professionnalisme, et pour le jeu, et pour la technique. La suite du programme, d'après le (luxueux) livret, ne devrait pas démentir cette première impression : c'est du costaud ! (voyez www.unidram.de )

Le caractère international de la programmation est attesté par la présence de troupes venues de Berlin, Bratislava, Sofia, Navarra (Espagne), Prague, Stuttgart, Amsterdam, Rome, Montreuil, Bern, Rochefort-sur-Loire, Ravenne, Barcelone et... St Vith (nos vieux amis d'Agora).

Enfin, le T-Werk est un très agréable lieu d'accueil du Festival.

O tempora, o mores... Tempus fugit... etc.

Robert Germay

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