Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Le CLUB ADOS de Levallois-Perret (F-92) en visite ce dim. 30 mai 2010, pour la clôture des 2 semaines des Kids du TURLg

31 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Club ados_tableauLes photos

"Les Kids du TURLg", c'est le nom donné à la longue série des 35 présentations des travaux de nos ateliers - enfants, ados, adultes - qui s'est déroulée du lundi 17 au dim. 30 mai, sans interruption, au rythme de 2 à 3 présentations par jour. Deux semaines chargées, mais festives et couronnées de succès, grâce au talent des acteurs (plus de 400), petits et grands, grâce au dévouement de nos 9 animateurs, de 3 régisseurs, et, évidemment, grâce à la présence régulière d'un public nombreux et attentif. La grande quantité n'a pas occulté la belle qualité des travaux : c'est habituel.

Ce qui le fut moins, c'est la présence ce dimanche de clôture d'un sympathique groupe de jeunes visiteurs de la périphérie parisienne, le Club Ados de Levallois-Perret, venu passer ce week-end à Liège expressément pour découvrir nos ateliers et nous faire découvrir leur propre travail. Voilà ce qu'on peut appeler du tourisme intelligent et productif.

C'est en novembre 2008, aux 2èmes Rencontres Internationales de Théâtre, "Festival des jeunes créateurs" de Marrakech (voir notre blog), que le TURLg, qui présentait son Joueur de flûte a découvert ledit Club Ados et Laetitia Brun, comédienne du théâtre Brin de Thé (www.myspace.com/brindethe ; http://www.theatre-enfants.com/brin_de_t), chargée de mission comme animatrice du Club Ados, géré par la Municipalité de Levallois-Perret. La personnalité de Laetitia, la sympathie de son groupe, et nos préoccupations communes en matière d'éducation par le théâtre ont fait passer le courant. Il n'en fallait pas plus pour évoquer l'envie de rester en contact et d'explorer les possibilités d'échanges.

Et voilà, enfin, un premier résultat concret : les Ados "parisiens" trouvaient les moyens de nous rendre visite à l'occasion de nos présentations d'ateliers de la saison. Puisqu'ils venaient déjà de participer à un festival de théâtre jeune à Moscou, même pas peur de venir à Liège, bien sûr...!

Les y attendaient de pied ferme (choix logique et judicieux), nos deux groupes d'ados du samedi, animés par Julien Legros.

Club ados_CendrillonNous avons été ravis de leur initiative : ravis de découvrir un groupe éminemment sympathique, curieux, travailleur et talentueux : leurs Cendrillon et Mascarade nous ont fait voir des jeunes comédiens très à l'aise malgré le dépaysement de devoir jouer, au débotté, dans une salle inconnue pour un public "étranger" - et, qui plus est, de leur âge, -, bref, des jeunes "qui en veulent". La confrontation - au sens amical et pédagogique du terme - des équipes française et belge a dû, sans aucun doute, être très enrichissante pour les deux parties (à commencer par les "encadrants" eux-mêmes), tant les différences de pratiques, de méthodes et, donc, de résultats, étaient manifestes. Cela correspond bien à ce que nous pensons : il n'y a pas un théâtre et un public, mais des théâtres et des spectateurs.

En tout point fructueuse, cette expérience est un incitant extraordinaire à renouveler l'expérience, sans doute en l'organisant mieux dans le sens d'une vraie rencontre entre nos jeunes, qui dépasserait le simple fait de montrer un résultat de travail. Ils ont tant de choses à se et à nous dire.

Je forme le voeu que Laetitia... et Levallois-Perret partagent mon avis, et que ce premier pas soit suivi par d'autres... asap (sans attendre 2 ans cette fois ???)

 

Robert Germay

Lire la suite

Avrupa Üniversiteleri Tiyatro Senligi (Festival européen de Théâtre Universitaire), ISTANBUL, 2-16 mai 2010 : un mastodonte

20 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

IstanbulLes photos

L'année dernière, le TURLg ajoutait pour la première fois la Turquie à son palmarès, en présentant Le Joueur de flûte à Caraburun, Didim et Akbük (voir notre article) dans la partie asiatique du pays. Nous fûmes heureux de découvrir Istanbul cette fois, du moins une petite partie, l'européenne, autour de Taksim, jusqu'au pont Galatea et Topkapi. L'"affaire" Istanbul a démarré avec un jumelage réalisé par la Ville de Liège, vitrine des Capitales européennes de la Culture 2010, avec ses consœurs, la hongroise Pècs et l'allemande Bochum (pour la Ruhr). Robert Stéphane, chargé par l'échevinat de la Culture de piloter ce jumelage, prit contact avec nous en tant que représentant à la fois l'Université et le théâtre. Merci à lui. D'une part, nous invitions ainsi à participer à notre RITU 27, une troupe stambouliote, une observatrice du Festival de Théâtre Universitaire de Pècs, et une troupe de Bochum. D'autre part, nous étions invités à participer à l'European University Theatre Festival organisé à Istanbul du 2 au 16 mai 2010. Son coordinateur général, Ümit Özdemir, était d'ailleurs lui aussi présent à RITU 27, pour peaufiner les détails de notre participation. Par parenthèse (parenthèse intéressante au sens propre), cette opération "Liège, vitrine des capitales européennes 2010" nous valut des aides financières de l'Echevinat de la Culture de Liège et du GRE (Groupement de Redéploiement Économique du Pays de Liège) pour le RITU et le projet Istanbul. Nous les en remercions vivement.

Quelques capitales marquantes ont accueilli des spectacles du TURLg au cours de ses innombrables tournées : Amman, Amsterdam, Belgrade, Berlin, Bruxelles, Budapest, Dakar, Dublin, Jérusalem, Kiev, Minsk, Vilnius, Paris, Rabat, Zagreb... Toutes ont leur attrait, mais, c'est incontestable, Istanbul est la plus énorme, mythique, gigantesque et secouante. Le terme "mégalopole" y prend tout son sens. 120 km de diamètre (imaginez que Liège s'étende jusqu'à Gand) d'urbanisme chaotique à cheval sur deux continents...

Nous débarquions donc, après un agréable vol Turkish Airlines, à Istanbul par quelque 30° Celsius, le me. 12 mai. Accueillis par notre dévoué jeune guide-volontaire, Mertcan Uzun, nous prenions nos quartiers au très correct Hotel Monopol, à mi-chemin entre Taksim Square et le pont Galatea, rendez-vous de tous les touristes possibles. L'épais programme que nous avons découvert dans nos Welcome Packs ne laissait aucun doute : à mégalopole, méga(lo)festival! Qu'on en juge : 50 troupes en 2 semaines, du di. 2 au di. 16 mai, parmi lesquelles 13 troupes étrangères (Grèce, Slovaquie, Slovénie, Japon, Estonie, Autriche, Allemagne, Pays-Bas, Serbie, Hongrie, Suisse, Bulgarie, et Belgique sauf erreur ou omission) et 37 troupes des quatre coins de la Turquie. Ce qui démontre à la fois l'étendue du pays et la vitalité du théâtre universitaire là-bas.

Festival IstanbulRevers de la médaille de ce gigantisme, il était difficile, voire impossible, de voir ou croiser d'autres troupes. A cela, plusieurs raisons : la dispersion des lieux d'hébergement, la brièveté du séjour de chaque groupe (3 jours; le TURLg, échappant à la règle, est resté, lui, 5 jours, en juste retour du RITU), l'éloignement géographique des 6 salles utilisées, la coïncidence fréquente des heures de plusieurs spectacles du même jour, les mémorables embouteillages du trafic stambouliote... Même le coordinateur en chef, Umit, m'avouait ne pas avoir pu voir tous ses invités ; et cela, malgré une organisation rigoureuse et richement encadrée par une armée de bénévoles (volunteers) attentifs et disponibles.

Mes collègues de l'AITU, Jean-Marc Larrue (Valleyfield-Montréal), Françoise Odin (Lyon) et Karin Freymeyer (Bochum) qui, eux, ont pu participer au symposium organisé la première semaine sur "La Formation théâtrale" (pendant ce temps, nous jouions, nous, à Timisoara) m'avaient déjà prévenu par e-mail à leur retour (avant notre départ de Liège) de cet état de fait. Nous n'avons pu que constater qu'ils avaient raison, et nous sommes bel et bien restés sur notre faim quant aux contacts avec les autres théâtreux universitaires invités. Nous avons bien participé à un Festival-évènement mastodonte, pas à une Rencontre, comme celles que nous avons coutume d'écumer dans nos tournées habituelles.

En revanche, ce séjour nous permit au moins de rencontrer l'aimable Consul-Général de Belgique à Istanbul, Monsieur François del Marmol, qui nous fit l'honneur et le plaisir de nous convier à un sympathique raout sur la terrasse ensoleillée du Consulat, en compagnie d'élèves de PARTS (la fameuse école de Anne Teresa de Keersmaeker) présente elle aussi pour des représentations dans un autre cadre à Istanbul. Encore merci pour sa chaleureuse réception et son excellent buffet.Réception du Consul

On l'aura compris : peu à dire finalement de ce festival sur le plan théâtre, sinon que le seul spectacle que j'ai pu voir (Cholera Street, par le Bahcesehir University Musical Company au Garajistanbul) m'a permis d'apprécier la qualité de jeu générale des acteurs.

Quant au TURLg, il devait à l'origine, amener son Si tu m'aimes.... Il fallut le remplacer au pied levé... pour cause de pied cassé à notre déjà demi-directrice bien aimée, par Communication à une académie de Kafka, qui nous permettait de ne rien changer dans les billets d'avion : la même équipe peut en effet assurer les deux spectacles. C'est aussi ça le TURLg : polyvalence et mobilité ! Nous pouvons affirmer que, le sa. 15/5 à 17h30, le succès fut au rendez-vous, une fois de plus, malgré la redoutable barrière de la langue : pas mal de spectateurs nous en ont assuré, en nous disant "brillants", et notamment en souhaitant nous revoir l'année prochaine.

Mais ça, c'est une autre histoire, qui nous échappe totalement. Les organisateurs eux-mêmes ne peuvent pas encore nous affirmer qu'ils pourront renouveler l'expérience, une fois épuisée la confortable manne que leur a valu Istanbul 2010 Avrupa Kültür Baskenti (Capitale Européenne de la Culture). Inch'Allah, Atatürk, et tous les autres, donc !

Nous caressons quand même l'espoir de participer l'année prochaine, en tout cas, au festival d'Ordu (toujours en Turquie), dont nous avons dû refuser, cette année, l'invitation pourtant insistante, par manque de temps dans notre lourd agenda.

Quelques nouvelles menaces du fameux nuage islandais ne nous empêchèrent pas de regagner Liège - et ses frimas - le lundi 17 mai.

Pour conclure, je prends plaisir à remercier encore Ümit et toute son équipe; sans oublier le WBI qui a bien voulu couvrir, cette fois, nos frais de voyage (le caractère très officiel de ces échanges européens 2010 n'y est sans doute pas pour rien...).

On ne peut que souhaiter - malgré tout - longue vie à ce premier festival international de théâtre universitaire chez nos amis turcs.

Tesekkürler

Robert Germay

PS: Dans deux semaines, un nouveau choc thermique attend Kafka au Sénégal, du 1er au 11 juin. Il faut de la santé, j'vous jure...

Lire la suite

Excursion de Godot à Metz : Festival d'arts vivants, Actor's Café, 8-11 mai 2010

18 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Ile du Saulcy

Les photos

Saut de puce quant à la distance, et excursion quant à la durée, cette sortie de Godot chez nos messins voisins était une maigre consolation par rapport à la longue et intense tournée au Québec, ... ratée voici peu pour cause de nuage islandais agressif. Mais consolation quand même, par la qualité de l'accueil et les excellentes conditions techniques de cette belle salle de l'Espace Bernard-Marie Koltès, sur la pittoresque île du Saulcy.

L'équipe du Dernier Godot (Vincent, David - les frères Coppola - et Renaud), arrivée le vendredi 7 mai, était rejointe, en plein travail de montage, le samedi 8 après-midi, par un Chef, rentré la veille de Timisoara. Aide très efficace des régisseurs locaux, espace idéal pour notre spectacle et, à 20 heures, représentation correcte et, semble-t'il, bien reçue par le public.

Hélas, pas grand'chose à dire de plus sur le festival, puisque nous repartions déjà le dimanche matin : nous ne sommes pas coutumiers du fait, mais ça arrive parfois.

Sous des dehors plutôt chaotiques de fête estudiantesque, l'organiation (du programme artistique à l'hébergement, en passant par le "catering") s'est révélée solide, sans faille et "à bras ouverts".

Ce fut un plaisir de retrouver Nicolas Tisserand, Sarah Helleringer, étudiants organisateurs que nous avions reçus en observateurs au dernier RITU. Sans parler de notre vieux complice (et non pas...), Alain Billon, responsable, e.a., de la programmation du Théâtre du Saulcy. Mercis chaleureux à toute l'équipe.Robert et Nicolas

Notre équipe à nous regrette, elle, d'avoir dû abandonner si tôt une croisière qui s'annonçait pourtant formidable. Une prochaine fois ?

Comme dirait Henri devant sa poule au pot, "Le TURLg vaut bien une Metz" ?

Robert Germay

Lire la suite

La compagnie Arsenic recherche une chanteuse-comédienne/chanteuse

17 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Pour infos à nos lecteurs :

 

"La compagnie Arsenic recherche une chanteuse professionnelle (ou une comédienne avec un très bon niveau de chant-lecture partition souhaitée) pour  interpréter le rôle d'un enfant dans sa prochaine création.
Arsenic est une compagnie théâtrale professionnelle qui travaille sous chapiteau. Notre prochain spectacle,  « Le Géant de Kaillass » de Peter Turrini mêlera jeu, chants et musique live allant du lyrique au jazz, des Balkans aux musiques de cirque. Le compositeur français Benoît Louette assumera l’écriture musicale pour un ensemble piano, trompette, trombone, tuba, accordéon, batterie.

Les répétitions se dérouleront à Liège du 8 juin au 17 juillet 2010 ensuite du 6 septembre à la date de la création à Mons le 16 septembre 2010. Cette première sera suivie d'une centaine de représentations (tournée 2010-2011 agenda précis).
Nous organisons une rencontre avec le compositeur Benoît Louette et le metteur en scène Axel De Booseré le 24 et le 25 mai.

Si cela vous intéresse de nous rencontrer, merci de nous envoyer votre cv par mail à l’adresse suivante mireillebailly@yahoo.fr"

Lire la suite

3ème FIFITUT (Festival International Francophone d'Improvisation et de Théâtre Universitaire de Timisoara), 4-7 mai 2010 : succès pour "Poivre de Cayenne"

10 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

affiche

Les photos

On pourrait aussi intituler ce blog "La série noire continue... quand y a du Wathelet dans l'air".

Rappelez-vous : la famille Wathelet ayant égaré le passeport d'Antoine (le fils n° ?), c'est une équipe incomplète qui partait à Marrakech la semaine dernière. Cette fois, c'est le réveil que la famille a, semble-t-il, perdu !

Le départ de Liège était prévu à 6h30, l'avion pour notre escale de Vienne vers Timisoara décollant à 10h25 de Zaventem. A 7 h, Antoine Wathelet, notre régisseur d'occasion (sic!), émergeait chez lui d'un injuste sommeil grâce à mon coup de téléphone outré. A 8h, son père, le Pierre, pourtant TURLgien confirmé, lui, dormait toujours, insensible au téléphone et à mes coups de sonnette rageurs en bas de son chez lui à lui. Il fallut qu'un voisin, innocent pourtant (je pèse mes mots), aille rudement le sortir de sa paillasse.

Imaginez alors la course vers l'aéroport, dans les inévitables bouchons de l'heure de pointe. Il y a des jours, je me demande ce que j'ai fait au vieux Barbu... ? Pas étonnant que dans Poivre de Cayenne, où il interprète Cassius, cet âne bâté de Pierre Wathelet (retenez le nom !) fasse dire à son personnage dans une de ses répliques qu'il a oublié la fin de la célèbre phrase Shakespearienne : "Il y a quelque chose de pourri au royaume de... du... de...". C'est dans sa tête à lui que ça pourrit !!! Bref, ambiance.

Michael et DenissaHeureusement, deux avions plus tard, à 15h35 heure locale, une météo tropicale et un Michael Morosini, gentil-organisateur-cheville-ouvrière-du-FIFITUT, nous accueillaient cordialement à l'aéroport de Timisoara.

Aux dires de son responsable, cette 3ème édition de FIFITUT a subi, comme tant d'autres manifestations culturelles, des coupes sombres dans le budget, et, en effet, nous avons pu constater que moins de troupes étaient présentes. Nous avons aussi remarqué l'absence, apparemment définitive, d'une lectrice belge du WBI ; exit Madame Letertre. Tout fout l'camp, ma bonne dame ! Mais sa présence, l'année dernière, ne nous avait pas valu plus d'intervention ministérielle dans nos frais de voyage que cette année : nada, quedalle, tintin ! Alors...

Cela n'a pas empêché de retrouver la même sympathique ambiance bon enfant, de ces improvisateurs déchaînés, toujours coachés par Richard Pineault. Cela n'a pas empêché non plus la chaleur et la convivialité de l'accueil que nous ont réservés Michaël et sa compagne Dorota, ainsi que Denissa, responsable de l'Hexagone (Association des étudiants francophiles de Timisoara - eh oui!, ils ont ça!), coorganisatrice de l'évènement. Même le logement s'était amélioré, grâce aux travaux commencés l'année dernière dans "notre" résidence, aujourd'hui terminés.

Pour rappel, on me dit que quelque 50.000 étudiants logent/vivent dans ce Complex Studentesc où on ne compte plus les blocs de résidences, ni, heureusement, les bistrots, restaurants et autres supérettes. On est ici très loin du Sart Tilman...

Pour ne pas radoter, je vous renvoie ici à notre blog du 16 avril 2009, narrant par le menu notre tournée avec Kafka à FIFITUT 2.

J'allais oublier : notre Poivre de Cayenne connut un vif succès ! Décidément, Timisoara est une ville bien séduisante.

Merci à tous ceux et celles qui nous l'ont fait apprécier.

Robert Germay

(PS : les Wathelet étaient à l'heure pour l'avion du retour. Il est vrai que c'était l'après-midi...)

Lire la suite

Internationales Studententheaterfestival de Sarrebruck, 24-29 avril 2010

7 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

ChateauPour la deuxième fois consécutive, le TURLg a participé à l’Internationales Studenten Theater Festival de Sarrebruck, en Allemagne. C’est avec plaisir que la troupe du Miroir aux Camisoles s’y est rendue pour sa première représentation à l’étranger.

Ce festival, organisé par la troupe universitaire de Sarrebruck en collaboration de avec l’ASBL Arteatro, présentait un alliage de différentes cultures : allemande – évidemment, française – proximité géographique oblige, et catalane – pour des raisons qui nous ont échappé , avouons-le.

Toujours est-il que le voyage a été très agréable.

La première bonne surprise a été l’absence totale d’accent allemand chez l’étudiante qui devait nous accueillir et nous encadrer… En effet, Herrade est française et était à Sarrebruck pour une année d’études. Le problème de la langue a donc été vite résolu. De plus, Herrade s’est fait un plaisir de nous faire visiter la ville, fort jolie d’ailleurs !

La visite nous a permis de rencontrer également Nicolas de l’ASBL Arteatro ainsi que les professeures auxquelles nous devions notre présence. Merci à lui ! Merci à elles !

La seconde bonne surprise a été le confort de l’auberge de jeunesse dans laquelle nous logions. Bien que deux de nos comédiens aient trouvé une inconnue dans leur lit en rentrant le mardi soir ! Bref…

Troisième bonne surprise : la découverte du cadre dans lequel nous allions jouer, un lieu qu’Herrade appelait « le château ». Pas mal, hein ?

Bon, en fait, on jouait dans la cave et d’ailleurs, la salle s’appelle « schlosskeller », « la cave du château », donc. Dès notre arrivée dans cette salle, nous avons compris que l’adaptation technique nous ferait suer. Mais nous avons quand-même pu profiter des spectacles du soir.

Le premier spectacle, EPIKUNDMAJESTIK (le tout en majuscules, si, si !), était une performance (la dénomination est de la troupe) du « Grupe Pèl Capell » de Majorque. Il s’agissait principalement de lectures de textes divers en anglais, français et catalan qui nous ont laissé plutôt sceptique. Disons que nous avons moyennement apprécié la performance. Ah ! ah !

La seconde pièce de la soirée – disons plutôt le second spectacle mais la première pièce – était All In The Timing de David Ives, interprétée par la troupe anglophone des étudiants de Sarrebruck. Là, nous avons été conquis. La pièce est une succession de sketches à l’humour moderne et un brin décalé qui a été très bien jouée par des étudiants maîtrisant parfaitement la langue anglaise. Chapeau !

Le mercredi, jour de notre représentation, nous avons évidemment passé le plus gros de la journée à nous adapter à la salle. Sans trop nous énerver d’ailleurs ! Peut-être parce que nous avions pris le soleil pendant la matinée ?

Finalement, nos efforts (surtout ceux de notre régisseur) et notre calme (vraiment collectif) ont payé ! Le public, francophone ou non, a vraiment apprécié notre prestation et notre voyage s’est clôturé sur un tonnerre d’applaudissements (hum ! en toute modestie) suivi d’une cascade de boissons diverses et variées agrémentées de conversation artistique.

Que demande le peuple ? Des tournées ! des tournées !

Christelle Burton

Lire la suite

4e Festival International du Théâtre Universitaire, Marrakech (FITUM), 26-29 avril 2010

4 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

IMGP2792

Les photos

La série d'incidents/accidents semblait bien vouloir continuer pour le TURLg, quand Antoine Wathelet fut refoulé à l'aéroport de Bruxelles pour manque de passeport, le dimanche 25 avril. Ne nous étendons pas sur le fait qu'on savait ce passeport égaré depuis le dernier rangement domestique Wathelesien, il y a 6 mois ; n'épiloguons pas sur la question du "pourquoi un passeport est encore nécessaire pour le Maroc... sauf quand on voyage avec une agence de tourisme" ; disons seulement que le Chef, qui devait rejoindre la "troupe" (réduite donc à Pierre, le père indigne, et Bruno) le ma. 27 (délai obligé par une tournée - annulée - au Québec !), le Chef, donc, allait devoir assurer seul la régie son et lumière pour la représentation de Poivre de Cayenne, le me. 28 à 17h30. Enfin, là-bas, rien n'est de toute façon, jamais si simple ni vraiment à l'heure.

Quoi qu'il en soit, nous vainquîmes donc allègrement ces petits embarras coutumiers du "Sud de la Loire", et notre prestation fut un succès.

Pensez donc, 4 nominations et un prix ! (Il ne nous manque quasiment qu'une nomination pour l'interprétation féminine !)*.

Des points communs entre l'ex-Bloc de l'Est et le Maroc ? Les problèmes de robinetterie dans les hébergements, et les Con-cours dans les Festivals de TU.

On connaît ma position inébranlable sur la question : jamais nous n'avons progressé dans notre travail grâce à des concours. Ceux-ci sont déplacés dans le cadre du théâtre amateur en général, et universitaire en particulier : nous ne sommes ni une école qui doit distribuer des prix, ni des commerciaux qui en ont besoin pour le développement de leurs affaires. Ces "distributions de prix", pâles copies de mœurs Hollywoodiennes font, pour moi, moins de bien que de dégâts, quelles que soient les décisions ou les qualifications du jury : elles ne peuvent que décevoir tous les perdants, et/ou, pire encore, encourager la stagnation des gagnants...

Sur sa longue histoire, le TURLg n'est pas en manque de prix, glanés ci et là dans ce genre de Con-cours, qui, hélas, sont la règle dans certaines cultures. Ça ne m'empêche pas d'être contre le principe, à tout prix ! (c'est le cas de le dire). Les Rencontres internationales sont, d'abord, surtout, et par principe déjà, une occasion de découvrir le travail des autres et d'y mesurer le sien : tous les théâtres universitaires sont tellement différents d'un continent, d'un pays, d'une université à l'autre (tant par les moyens humains, techniques ou financiers) qu'il me paraît vain, impossible, voir néfaste et pervers de les juger, en plus, sur des critères généraux, clichés, tels que les prix que l'on copie bêtement sur un certain monde professionnel. Car c'est bien le pire qui puisse arriver au Théâtre universitaire : c'est de chercher à imiter le théâtre professionnel. Cela dit, chaque organisation reste, ma foi, maître chez elle, et cela n'empêchera pas le TU de se développer, de toute façon. Ce que j'en dis...

Revenons donc à l'essentiel : la réussite globale du "Festival" de Marrakech. Succès d'abord par la diversité des troupes nationales présentées : Marrakech (Fac de Droit et Fac des Sciences), Casablanca (Fac des Lettres Ben M'Sik et Fac des lettre Ain Chouk), Tanger (ENCG), Oujda (Fac de lettres) et Agadir (EHT). Le reste du Monde arabe était présent avec l'Irak (Université Moussel) et nos vieux amis de Batna (Algérie), déjà rencontrés naguère à Monastir. L'Europe, elle, débarquait avec le TURLg et, d'autres vieilles connaissances, Paris X Nanterre, qui ont déjà participé à RITU-Liège.

Nous avons découvert l'intéressant plateau du pittoresque Théâtre Royal, et re-découvert le Théâtre Dar Takafa, que nous connaissions déjà pour y avoir présenté Le Joueur de flûte en novembre 2008 (il est vrai, dans le cadre d'un autre évènement marrakchi, le 2ème RITM : Rencontre Internationale du Théâtre de Marrakech, Festival IMGP2799des Jeunes Créateurs).

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire pour le récent Festival de Fès, ces manifestations prouvent, on ne peut mieux, le grand dynamisme du Théâtre universitaire arabe en général et marocain en particulier. Je forme le vœu que la quantité stimule la qualité, et que le MOT Théâtre ne prenne jamais le pas sur l'acte théâtral. Inch'Dionysos !

Comme toujours, l'accueil marocain était exemplaire par sa chaleur (je ne parle pas des 37 degrés de la météo!) et par le dévouement d'une équipe nombreuse et efficace, dirigée par un Abdou Faïk attentif et en grande forme. La Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de l'Université Cadi Ayyad n'a pas ménagé ses peines pour nous loger et nous nourrir très correctement : merci à l'organisation.

IMGP2842Architecturalement, le monde compte des places remarquables, par un aspect ou un autre : Bruxelles, Cracovie, Moscou, Buenos-Aires, Sienne, Rome, Vilnius, Florence, Londres... Mais je crois pouvoir dire que la place Jamaa el Fna reste à jamais la plus épastrouillante, la plus singulière, de toutes celles que j'ai vues, de jour comme de nuit...

C'est pas tout ça : demain 7h du mat', en route pour Timisoara !

Robert Germay

 

* Personnellement, je trouve que la combinaison rouge l'aurait méritée... (Monique)

Lire la suite