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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

On a encore bien réussi avec le temps... (bbq du TURLg, 28-08-2010)

30 Août 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

DSC09116.JPGQuelle belle fêêêt'.
Photo004.jpgSurtout le grand feu !
Et on a bien réussi avec le temps...
A l'amitié, bordel !DSC09107.JPG
Ces quelques mots du Chef, plus les photos, vous apprendront tout sur cette belle fêêêt, donc...
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Encore deux qui convolent (à vélo)

30 Août 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #La vie (parallèle) du TURLg

IMGP4230.JPGLes photos

Et voilà, c'est fait ! malgré nos pleurs, nos larmes, nos supplications, nos fausses notes, nos faux pas, Patrick et Sandrine se sont épousés, sous le soleil (ah ? oui, oui, le 21 août!), en short, à vélo et avec un accompagnement musical encore plus Draftique que d'habitude.

Que dire de plus ? Merci à Sandrine, Patrick et à leur entourage d'avoir organisé une si belle fête et de nous avoir permis d'y participer !

A qui le tour ?

IMGP4245.JPG

La Draft

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"Comment calmer M. Bracke", Benin, 6-14 août 2010

26 Août 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Bracke-au-Benin-003.jpgLes photos


Avant…

« Eviter tout contact avec les aliments comestibles ou boissons »

Avertissement figurant sur le liquide servant à désinfecter l’eau potable.

Un voyage au Bénin commence longtemps avant le départ. Il commence par la question des visas, et par celle des billets (merci Alain et Dominique). Il commence aussi par la question des vaccins et des conditions sanitaires qu’on va rencontrer…

Un voyage au Bénin, c’est drôlement effrayant, de prime abord. Auprès de ceux qui y ont déjà été, des consulats, des ambassades, des médecins, et partout sur Internet, on ne rencontre que des mises en garde. Attention à la fièvre jaune, à la malaria, au choléra et à la fièvre typhoïde. Mettez votre moustiquaire, ne buvez pas d’eau qui ne soit pas capsulée, ne mangez pas de légumes, la viande seulement bien cuite, les fruits uniquement si vous les avez épluchés vous-même ! Le soleil est assommant : hydratez-vous et n’oubliez pas crème solaire et chapeau. L’eau courante contient des crocodiles, l’eau stagnante, des tas de parasites. La mer, n’y pensez pas, elle est pleine de murènes et de requins, sans compter les courants qui tuent plusieurs personnes chaque année… la preuve : les Béninois, eux, ne nagent jamais ! Ah oui, et puis attention aux relations sexuelles, hépatites et HIV sont communes là-bas ! Ne vous baladez jamais seuls, les blancs sont riches, ils sont des cibles faciles pour les agressions. Evitez la route du nord, les pillards nigérians y font des raids et attaquent les blancs tout particulièrement !

Bref, quand se pose enfin la question des valises, on les remplit de médicaments, de moustiquaires, et d’un certain nombre d’appréhensions quant à ce qu’on découvrira là-bas…

 

L’avion

« Si armes à feu ta pièce emploie

Sur place tu te les procureras »

Bon conseil basé sur l’expérience

« Experience is the name everyone gives to their mistakes »

Oscar Wilde

Vient ensuite le voyage en avion. Peu de choses à en dire, sinon que comme le disait Vincent, Air Maroc propose des repas très au dessus de la moyenne au niveau de la qualité (mais il ne nous avait pas parlé de l’espace pour les jambes – les Marocains doivent être petits !), et que comme le disaient Renaud et Mélissa, on épuise assez vite le potentiel de distraction de l’espace international de l’aéroport de Casablanca.

Ceci dit, si vous avez peur de vous ennuyer dans un aéroport, nous avons testé pour vous un remède efficace : il suffit de se munir de deux révolvers factices dans vos bagages en soute pour que l’ensemble du personnel de l’aéroport se charge de vous distraire pendant vos longues attentes. En effet, à l’aller, notre bagage suspect a failli nous faire rater notre correspondance à Casa, lorsque les douaniers ont embarqué David pour lui faire ouvrir les valises, ce qui a causé la perte dudit bagage entre Casablanca et Cotonou, nous privant de la moitié de nos accessoires pour notre première représentation. Au retour, cette malle, que nous avions fini par récupérer, nous a coûté quelques heures d’interrogatoires et d’attente dans les bureaux des polices marocaines et béninoises. Si le but d’un jouet est de permettre de passer le temps, on peut dire que ces deux révolvers ont été drôlement efficaces !

 

L’Afrique…

« Un rhume vaut mieux que deux malarias »

Trebor Yamreg

« Manche courte ou manche longue ? »

Question classique attribuée aux pillards armés de machettes…

La bonne réponse est la fuite éperdue.

« La Voie de l’Eternité »

Inscription figurant sur certaines ambulances à Cotonou.Bracke-au-Benin-050.jpg

Dès les premiers pas sur le sol Africain, il s’est passé une étrange transformation en chacun de nous. Comme si, devant la chaleur de l’accueil et le déploiement d’efforts mis en place pour notre bien-être, nos craintes et nos a priori d’Européens s’effondraient d’un coup. Bien sûr, nos chambres n’avaient pas de draps, évidemment, nous avons mangé tous les jours le même poisson frit avec un féculent qui parfois variait (riz, pâtes, manioc), bien entendu, la présence d’eau dans les douches était un peu aléatoire, mais nous mangions – trois fois par jour, qui plus est – et nous avions un toit au dessus de la tête, nos hôtes étaient au petits soins pour nous, et soudain, des choses qui ailleurs nous auraient scandalisés devenaient naturelles, précieuses même. Nous étions heureux de ne pas avoir été logés dans les palaces de Cotonou, d’avoir dû nous entasser à sept, avec les bagages de huit personnes et les malles du spectacle dans un taxi ne dépassant pas la taille d’une Golf moyenne plutôt que de rouler en 4X4 climatisée. On nous l’avait dit, pourtant, qu’en Afrique, les gens vivent parfois avec moins d’un dollar par jour, mais qu’est-ce que cela signifie pour un Européen ?

Durant cette semaine, nous n’avons cessé de découvrir la vie béninoise. Certains de ses aspects nous ont choqués (les conditions d’hygiène et la misère dans laquelle vivent certains; le délabrement des bâtiments ; l’absence de code de la route et le chaos de la circulation ; la pollution qui vous prend à la gorge en approchant des grands axes, l’absence d’éclairage la nuit qui donne un autre sens au terme « nuit noire »), d’autres nous ont surpris (l’omniprésence des vaches, ânes, lézards, oiseaux, chiens, poulets et autres animaux sur le campus et dans la ville ; une certaine manière de traiter les problèmes quand ils se présentent et sans se tracasser, propre aux gens de là-bas ; et puis le climat aussi, qu’on nous annonçait insupportable de chaleur, et qui s’est révélé plutôt gris et pluvieux). Certains nous ont épatés (la joie de vivre et la passion que développent les gens, leur gentillesse et leur promptitude au contact), d’autres encore nous ont intrigués (les histoires de brigands à machettes qui circulent la nuit, entre histoire de croque-mitaine et menace réelle, la magie, présente dans de nombreux aspects de la vie de tous les jours, et à laquelle tous croient dur comme fer)… Mais tous ces aspects nous laissaient avec une même sensation : il allait être très difficile, une fois de retour chez nous, d’expliquer ce que nous avions vécu, parce que tous ces faits que nous pouvons rapporter chez nous prendront une toute autre couleur dans l’air liégeois.

Quoi qu’il en soit, le fait d’avoir vécu pendant une semaine dans les mêmes conditions que les étudiants sur un campus béninois nous a permis de relativiser bien des choses, et je pense pouvoir affirmer qu’aucun de nous n’est revenu de ce voyage inchangé.

 

Bracke-au-Benin-096.jpgL’EACE

« Le premier…  tu le sens.

 Le deuxième… tu le retraces.

Le troisième… tu commences par l’oublier.

Le quatrième… tu l’as déjà perdu ! »

Fréjus, nous initiant à la consommation du vin de palme.

  La première chose qui nous ait frappés au Bénin, c’était la chaleur de l’accueil. L’EACE (Ensemble Artistique et Culturel des Etudiants) de l’Université d’Abomey Calavi avaient envoyé une dizaine de personnes pour venir nous chercher à l’aéroport. Ce groupe d’accueil était mené par Giovanni Houansou, notre contact, qui m’a avoué avec le rire qui le caractérise qu’il n’était pas du tout professeur, mais simple étudiant de troisième année. Les étudiants de l’EACE ont réellement abattu un travail de titans pour assurer notre bien-être, que ce soit au niveau des arrangements nécessaires pour nous trouver un lieu où dormir et de quoi manger, de ceux qu’il a fallu prendre pour nous trouver des douches et des toilettes en état – que le groupe de l’EACE a du renettoyer entièrement avant que nous ne soyons autorisés à les utiliser, un boulot qui fait passer Hercule et ses écuries d’Augias pour une partie de plaisir – ou de ceux qu’il a fallu prendre pour mettre en place le programme de rencontres et d’activités qu’ils nous avaient préparé… et c’est sans parler de l’efficacité avec laquelle ils répondaient à nos désirs et de l’enthousiasme avec lequel ils nous ont initiés aux joies de la danse africaine, du conte, et de la consommation de vin de palme, avec ou sans dattes (il faut toujours laisser aux Européens le choix dans la datte…)

Merci pour cet accueil à Giovanni, Fréjus, Frégis, Didier, Juste, Patrick et tous les autres qui ont participé à cette chouette réalisation. Vous nous avez laissé baba devant tant d’investissement.

 

Et la culture, dans tout ça ?

Théâtre, danse, spectacles, soirées contes

« Soleil ! »

Cri de ralliement des étudiants de l’EACE (référence à Aimé Césaire) 

Bon, ce n’est pas tout d’être dépaysé, mais finalement, si nous allions en Afrique, c’est pour faire du théâtre et pour initier des échanges entre la Belgique et le Bénin, ce que nous n’avons pas manqué de faire.

Nous avons joué Comment calmer Monsieur Bracke ? deux fois au cours de notre séjour. La première représentation s’est déroulée le dimanche 8 août à Cotonou, dans la salle du FITHEB (Festival International du Théâtre du Bénin), sur une scène un peu exigüe, et devant un public d’anciens de l’EACE et de personnalités du monde de la culture. L’une de nos malles étant toujours en transit à ce moment de notre séjour, nous avons dû remplacer au pied levé environ la moitié de nos costumes, ce qui n’a pas vraiment posé de problèmes, grâce à la grande habitude qu’avaient nos hôtes, de réunir des accessoires en un temps record.

Notre seconde représentation a eu lieu le mardi 10 août, dans la salle du restaurant universitaire, sur le campus d’Abomey-Calavi, devant un public d’étudiants. Cette fois, la scène était spacieuse et nos décors étaient arrivés. Par contre, nous avons dû nous passer des effets de lumière.

Les deux représentations de Bracke ont beaucoup plu au public béninois, qui appréciait particulièrement les éléments très visuels de la pièce. Si les histoires de dossiers et les références au monde occidental de l’entreprise se heurtaient à la barrière culturelle, les dysfonctionnements dénoncés par la pièce sont plus caractéristiques, au Bénin, du milieu de la politique et des administrations d’état. Le fait que les accessoires que nous utilisons pour représenter l’entreprise (costar cravate, cigares,…) sont caractéristiques du monde de la politique là-bas a aidé au transfert de sens. Constat amusant : la même pièce jouée en un autre lieu raconte autre chose au public !

Mais nous n’avons pas fait que jouer, nous avons également assisté à une pièce de la section théâtre de l’EACE, qui, alors qu’elle n’était jouée que trois jours après notre représentation, intégrait une série de clins d’œil à notre pièce. Nous avons aussi vu deux spectacles de la section danse traditionnelle de l’EACE, ainsi qu’un spectacle de danse africaine donné en notre honneur par le Ballet National du Bénin. Au cours de la semaine, nous avons également eu l’occasion d’assister à des répétitions des sections danse contemporaine, coiffure, danse traditionnelle, musique et théâtre de l’EACE, ainsi qu’à une soirée d’improvisation et d’échanges au sein de leur studio. Nous garderons aussi un souvenir impérissable de la soirée conte qui a eu lieu la veille de notre départ, où nous nous sommes installés autour du feu pour échanger les chants, les danses et les contes de nos pays respectifs.

Mais le programme établi à notre intention par les étudiants de l’EACE ne se limitait pas à ces représentations diverses. Il ne s’est pas passé un jour sans que nous ne rencontrions les responsables des institutions culturelles béninoises. Ils ont été nombreux à avoir accepté de nous rencontrer : compagnies de théâtre professionnelles, danseurs traditionnels et contemporains, ONG investies dans l’éducation civique, autorités universitaires, organisateurs de festivals, agences de presse et coordinateurs culturels. Tant de rencontres dont ressortiront peut-être des échanges fructueux à l’avenir.

 

Après…

Il y a encore bien des choses à raconter sur le Bénin. Ce sport traditionnel qu’est la grève pour les étudiants béninois, et qui consiste à jeter des pierres sur la police avant de détaler, ce qu’ils appellent « courir un peu »… et puis ce sport national qu’est la recherche de bière fraîche après une certaine heure pour les étudiants belges expatriés, ce que nous appelons « courir beaucoup ». Nous pourrions aussi vous parler de la neige au Bénin, qui existe voyez-vous, mais qui malheureusement s’évapore toujours avant de toucher le sol. Nous aurions pu encore vous parler d’Arielle ou de Nick, le roi de l’omelette, des mains de Ben, du genou de David, de la jambe de Christophe et du… enfin, disons de Louise... Tout ça, et bien plus, nous aurions pu vous le raconter. Et si vous nous croisez, prochainement, dans les rues de Liège, nul doute que nous vous le raconterons, parce que depuis que nous sommes rentrés, nous parlons du Bénin, nous pensons au Bénin… parce que voyez-vous, un voyage au Bénin, ça ne s’arrête pas quand on descend de l’avion.  

 

David Homburg

 

Pour rappel, le TU(R)Lg avait déjà "découvert" l'Afrique en 1961 (peu après Stanley) en jouant à Lubumbashi, KATANGA. Ce fut le tour de l'Afrique du Nord, avec la MAROC, Casablanca et Rabat en 1988; puis la TUNISIE, Monastir en 1998, tout ceci "à répétition" jusqu'à aujourd'hui. Retour en Afrique sub-saharienne à Dakar, SENEGAL en 1998 aussi... et 2 fois depuis. Enfin le BENIN vint, Cotonou et Calavi, en 2010. Formons le voeu qu'ici aussi s'installera le beau principe de la répétition "placet" : c'est d'ailleurs en bonne voie, puisqu'il est déjà question de rebelotte en 2011. Inch'Livingstone !

Voilà qui porte donc le palmarès du TURLg à 5 pays africains sur la liste des 39 visités à ce jour, hors Belgique (si ce terme s'applique encore demain, Inch'Bartélio !). Le 40e est pour novembre prochain : l'ARGENTINE, Buenos Aires et Ushuaia, e.a.

(Sur tout cela, notre blog, rubriques "Tournées" et "Dans le rétroviseur", vous en dira plus).

Robert Germay

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Demande de renseignements

4 Août 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hep - les ancien(ne)s...

On nous envoie le courriel suivant :

"Je souhaiterais savoir si c'est votre théâtre qui aurait monté une pièce... pendant la guerre de 1940-1945, vers 1942-1943, sans certitude. Je serais intéressé d'avoir des informations sur ce spectacle. La seule chose que je sais est que l'histoire dont question dans la pièce se passait dans un chalet dans la neige, dans les montagnes peut-être. Il est en tout cas certain que cette pièce avait été montée par des étudiants.

La raison de cette recherche est que mon père, décédé récemment, était à l'époque étudiant à Saint Luc à Liège et avait créé l'affiche du spectacle en question. Mon père, avant son décès, avait rédigé ses mémoires dans lesquels il évoque cet épisode."

 

Le Théâtre Universitaire n'a pas joué la pièce dont il est question. Mais peut-être un cercle étudiant ?

 

Si donc, l'un(e) d'entre vous possède un quelconque renseignement, voulez-vous bien nous contacter à turlg@ulg.ac.be, et nous transmettrons.

 

Merci à vous !

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