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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

"Poivre de Cayenne" au 8e Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs (Hongrie) - 4-7 nov. 2010

18 Novembre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

DSC09262.JPG Nos photos

Les photos officielles du festival

English below

Suite heureuse des contacts pris début de cette année 2010 grâce à l'opération « Liège, Vitrine des capitales européennes de la culture », et qui avait vu la présence de deux observateurs du TU de Pécs à notre RITU 27, notre troupe est devenue l'espace de 4 jours le « Liège-i Kiralyi Egyetemi Szinhaz » (TURLg en hongrois au cas où...) en participant avec « Poivre de Cayenne » au 8e Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs, bénéficiant pour ce faire de l'aide financière du GRE-Liège (Groupement de Redéploiement Économique du Pays de Liège ). Merci à ce dernier et à notre Echevinat de la Culture! Nous avons pu ainsi répondre à ce nouvel échange que nous considérons comme important en nous y rendant « en force » tous les trois : le chef, Dominique et moi-même en plus de l'équipe.

8ème festival, certes, mais en fait, première édition internationale!, les sept éditions précédentes étant exclusivement nationales, ce qui témoigne en soi de la vitalité du théâtre universitaire magyar!

Cette année, ce Festival s'ouvrait aussi, en plus des groupes « locaux » participants (de Budapest, Debrecen, Veszprem, Pécs,Temesvar...), à des troupes étrangères venues de Roumanie, de Serbie, de Pologne, de Bulgarie, d'Italie et de... Liège bien sûr.

DSC09286.JPGEn tout, 3 jours pleins, avec 13 représentations de spectacles très diversifiés, comme toujours dans les festivals qui nous occupent : créations collectives, travaux sur le répertoire, danse,... le tout se terminant le dimanche 7 par une remise des prix (on n'y coupe pas toujours!), ma foi assez diversifiés et au-delà des sempiternels « Prix du meilleur acteur », « Prix du meilleur spectacle »..., les membres du jury les ayant eux-mêmes déterminés. Des difficultés de traduction ne nous ont malheureusement pas permis de les « décoder » tous!

Notre Poivre de Cayenne ne fut pas en reste : nos deux comédiens, Pierre et Bruno, reçurent en effet le prix de la « Coopération dans le jeu ». Enfin, en hongrois : « a magas szinvomalu osszjatakert »... (si quelqu'un peut nous aider pour le hongrois?). Qu'à cela ne tienne, prix ou pas, ce qui nous importe, reste toujours l'accueil du public pendant le spectacle et les commentaires à l'issue. J'étais moi-même spectateur et ai pu de visu observer les réactions attentives de la salle : notre spectacle fut sans conteste apprécié et nos deux artistes, chaudement félicités.

DSC09323.JPGQuant à notre séjour, en plus de l'atmosphère très douce, à la fois architecturale et météorologique, de cette Capitale européenne de la Culture, nos hôtes nous avaient réservé un accueil sans faille tant sur le plan de l'hospitalité que sur le plan technique. On ne tient assurément pas huit éditions successives d'un festival sans recevoir ses hôtes dans les meilleures conditions. Merci à l'équipe organsatrice, Janos Mikuli, Toth Andréas, et à Katalin, notre guide qui a veillé à rendre notre séjour agréable et aisé, ainsi qu'à Renata Paszto qui était venue à Liège et a assuré les liens avec une constante bonne humeur

Une participation qui s'ajoute donc à nos 7 présences précédentes sur le sol hongrois. Pour rappel : Le Projecteur réparé à Budapest en 1990, En pleine mer en 2000 et Si tu m'aimes en 2001 à Debrecen et nos quatre participations à Szeged (2008 : Calling you; 2009 : Poivre de Cayenne et Le Citoyen général et 2010 :Communication à une académie).

 

Alain Chevalier

 

Cayenne Pepper at the 8th International University Theater Festival, Pécs, 4-7 nov. 2010

 

Following successful contacts made earlier this year 2010 through operation "Liege, showcase of the European capitals of culture" which had welcomed two observers of the Pécs university theatre to our RITU 27, our company has become, during 4 days, Liege-i Kiralyi Egyetemi Színház (TURLg in Hungarian - just in case ...) participating, with Cayenne Pepper, to the 8th International Festival of University Theatre of Pécs, benefiting for this of the financial assistance of GRE-Liège (Group of Economic Redeployment of Liège). Thanks to them and to our Deputy Mayor of Culture! We were able to realize this new exchange which we consider important by being all three present : the Chief, Dominique and myself in addition to the team.
8th festival, certainly, but in fact the first international edition!, The seven previous editions being purely national, which in itself reflects the vitality of magyar university theater !
This year the festival also welcomed, in addition to the "local" groups (Budapest, Debrecen, Veszprem, Pécs, Temesvar...), foreign troops from Romania, Serbia, Poland, Bulgaria, Italy and ... Liège of course.
In all, 3 full days, with 13 performances of various shows, as always in the festivals that we visit : collective creations, work on the repertoire, dance, ... all ended Sunday 7 by an awards ceremony, with fairly diversified awards, beyond the endless "Best Actor", "Best Performance »..., awards which the members of the jury had named themselves. Difficulties of translation have unfortunately not allowed us to understand them all!
Our
Cayenne Pepperwas not left out: the two actors, Peter and Bruno, in fact, received the award for "Cooperation in the acting." Finally, in Hungarian: "a magas szinvomalu osszjatakert" ... (If anyone can help for Hungarian?). Never mind, prices or not, what matters to us, is still the reactions of the audience during the show and their comments at the end. I was a spectator myself and was able to visually observe the reactions of the attentive audience: our show was undoubtedly appreciated and warmly greeted.
As for our stay in the very soft atmosphere, both from architectural and meteorological point of view, of this European Capital of Culture, we have enjoyed a flawless welcome from our hosts. You certainly do not have eight successive editions of a festival without receiving guests in the best conditions. Thank you to the team of organizers, Mikuli Janos, Toth Andreas, and Katalin, our guide, who made sure to make our stay enjoyable and easy, and to Renata Paszto who had come to Liège in february and made the link with our hosts with constant good mood.
This participation adds itself to our seven previous appearances on Hungarian soil. (
The Repaired Projector in Budapest in 1990, In High Sea in 2000 and If you Love me... in 2001 in Debrecen and four participations in Szeged (2008: Calling You, 2009: Cayenne Pepper and Le Citoyen général, and 2010: Report to an Academy).

***

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Cracovie, Journées du Théâtre francophone, 25-29 octobre 2010, ou quand le TURLg casse les cailloux à Jean-Paul (II)

10 Novembre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Photos-DD-0382.JPGLes photos

En avril 2008, le TURLg participait, avec Communication à une académie, au 17e Festival de théâtre francophone organisé à Cracovie par l'Institut Français, sous la direction artistique de Christophe Blonski. Pour n'avoir quasiment raté aucune édition depuis la création de cette importante manifestation, le TURLg pouvait se considérer comme un vieil habitué. La déception d'apprendre que cette 17e édition serait la dernière, ne pouvait que nous mettre la larme à l'œil.

Heureusement, Kzrysztof Blonski a tenu la promesse faite à cette occasion, et, dès 2009, il relançait des "Journées de théâtre francophone", en format réduit (restrictions budgétaires hexagonales obligent), en présentant, sur deux jours, un spectacle étranger (l'INSA de Lyon, en l'occurrence) et un spectacle de sa propre troupe, le Théâtre de l'Entr'acte (Cracovie).

Cette année 2010, c'était au tour du TURLg d'y participer, cette fois avec Poivre de Cayenne de René de Obaldia. (Pour la petite histoire, le même spectacle, dans une autre distribution, avait déjà été invité il y a trois ou quatre ans, mais il avait déclaré forfait, sur place même, pour cause de maladie aussi inopinée que malvenue et saugrenue d'un de nos acteurs... Ambiance!). Cette fois, l'équipe actuelle - Pierre et Bruno - assura avec maestria, deux représentations le mercredi 27/10, à 18 et 20 heures. Belle performance pour une pièce aussi "physique". Le public - nombreux - sembla fort apprécier. Parallèlement, le Chef et Pierrot assuraient les mardi 26 et jeudi 28 matin, deux heures d'animation, respectivement pour les chères petites têtes blondes du Lycée bilingue n°17, à la demande d'Élodie Caillau, lectrice du WBI (Wallonie-Bruxelles-International) en poste à Cracovie, et pour les étudiants de 2ème Bac de l'Université Jagellone, où officie Marie Dehout, sa collège du WBI. Merci pour leur bon accueil.

Pour sa part, Janette Blonska présentait le ma. 26, deux fois également, la dernière production du Théâtre de l'Entr'acte, Une locomotive folle de l'auteur polonais sans doute le plus déjanté, Stanislaw Ignacy Witkiewicz (Witkace, pour les intimes), dont le TURLg a monté, en 1983, un mémorable Velleytar (Gyubal Valhazar), traduit par Alain Van Crugten, qui, lors de la création à Liège, ne manqua pas d'être étonné par notre très personnelle adaptation... Cette folle locomotive entrera d'ailleurs en gare de RITU-Liège, la première semaine de mars 2011. Qu'on se le dise.

Pour plus de détails sur l'histoire des relations TURLgo-Cracoviennes, je renvoie le lecteur à notre blog du lu 24.4.2008 (http://turlg.over-blog.fr/article-18731797.html). Je rappellerai seulement ici, pour le plaisir, que nos contacts avec la Pologne remontent - déjà - à 1980, suite à une invitation du Teatr TAM, dirigé par Tadeusz Gawel (aujourd'hui émigré de longue date aux États-Unis), et que, suite à une longue interruption due aux troubles politiques locaux de l'époque, le relais fut pris, en 1985, par - déjà - Christophe Blonski. La suite, ininterrompue depuis, fut le fruit de divers contacts avec une ribambelle d'autres Kzrysztof : Zuber (à Wroclaw), Lipski (à Cracovie), Zon (du théâtre KTO, à Cracovie); mais aussi des Instituts français de Wroclaw et de Zielonia Gora, et, plus récemment du Teatr Nie Ma de Tatiana Malinwska, de Szczecin. Bref, le TURLg a joué, à ce jour, en Pologne, à Cracovie, Cieszin, Jelenia Gora, Kamienna Gora, Nowogrozjec, Swinouscie, Szczecin, Wroclaw et Zielona Gora.[1]

En échange, il a reçu, à Liège, Cracovie, Wroclaw et Lublin. Ouf, sauf erreur ou omission...

Si notre séjour en la toujours superbe Cracovie fut, comme d'habitude, fort agréable, notre retour fut assombri par une triste nouvelle : nous apprenions, le lundi 1er novembre, le décès, à 60 ans à peine, de notre vieil ami Kzrysztof Lipski, un de ceux qui, si souvent, nous avait fait le plaisir de nous inviter à ses "Réminiscences Cracoviennes", un des plus fameux festivals de jeune théâtre polonais, qu'il a dirigé pendant longtemps. Il était aussi co-signataire de la Charte de Liège, qui devait conduire, en 1994, à la création de l'AITU, dont il fut vice-président pendant deux mandats. C'est aussi à ce titre qu'il avait organisé (avec l'autre Christophe, Blonski) le 4ème Congrès Mondial de l'AITU ("Théâtre sans frontières") à Cracovie.

Le théâtre perd un grand connaisseur, et nous, un ami cher.lipski

Et quand on a entendu sa voix au téléphone quatre jours plus tôt, ça fait un choc !

Nos plus sincères condoléances à tous ses proches.

Terminons sur une note positive : c'est avec plaisir que je remercie le WBI pour l'aide financière qu'il nous a accordée, une fois de plus, pour réaliser ce énième voyage en terre polonaise : même en minibus, c’est loin, Cracovie... ! Nos remerciements aussi bien sûr au Consulat général de France et à l'Institut français de Cracovie pour leur bon accueil, ainsi qu'à Christophe et son épouse. Félicitations, enfin, à nos deux sympathiques lectrices belges (peut-on encore employer le terme?[2]), Marie et Élodie, pour l'excellent travail qu'elles prestent dans l'ancienne capitale polonaise (de 966 à 1596).

Dziekuje bardzo.

Robert Germay



[1] Monique aimerait qu'on arrête d'aller jouer en Pologne. Ces villes sont une vraie torture pour dactylographe.

[2] Peut-on encore employer Leterme, c'est bien dit, ça... (si tu continues, Monique, ça va barter !)

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