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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Les Ados du TURLg au Club Ados de Levallois-Perret (F), 14-15 mai 2011

17 Mai 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

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LES PHOTOS

En 2010, le TURLg accueillait, pendant la semaine des "Kids", le Club Ados de Levallois-Perret (F) (voir notre article de l'époque sur le blog). Et Robert Germay exprimait le voeu que "ce premier pas soit suivi par d'autres...".

C'est ainsi que, le week-end dernier, l'atelier ados de Julien, poétiquement nommé T839A, se déplaçait à son tour pour rendre visite au groupe que nous avons reçu l'an dernier.

Le Club Ados de Levallois-Perret est installé au sein d'une des communes les plus riches de la proche banlieue parisienne, juste à côté de Neuilly, mieux connue du grand public. C'est dire si les autorités municipales ne lésinent pas sur les moyens accordés aux structures d'accueil : les crèches, écoles maternelles et primaires, les parcs publics et plaines de jeux, et les maisons de jeunes croulent sous un équipement qui, il faut le dire, a fait baver d'envie nos jeunes liégeois. Tout cela dans un environnement coquet, propre, fleuri, bref, bien sous tous rapports.

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a, parmi les habitants, que des amis du petit Nicolas ; le Club Ados a donc bien sa place au sein de cette communauté et fournit aux jeunes qui en font partie, l'occasion, non seulement de faire du théâtre, mais aussi de partir aux sports d'hiver (entre autres).

Photos-DD-0141.jpgDépart donc, pour nos douze p'tits belges, ce samedi 14 à 7 heures du matin, pour arriver sans encombre à l'Auberge de Jeunesse de Clichy vers midi. Après un pow wow rapidement mené pour répartir les groupes dans les chambres, nous sommes partis pour une après-midi de rapide visite à Paris. Heureusement, les catastrophes météorologiques annoncées ne se sont pas produites, et nous avons pu profiter d'une après-midi ensoleillée et chaude pour déambuler sur les Champs Elysées (avec repas au Quick, on est chauvin ou on ne l'est pas...), au Jardin des Tuileries, le long de la Seine vers l'île de la Cité, autour de Beaubourg et au Forum des Halles, où nous avons repris le métro pour enfin nous rendre vers notre destination finale. A Levallois, on nous attendait de pied ferme et la soirée d'accueil nous a permis de découvrir une autre troupe, composée d'adultes, celle-là, qui nous a fait partager des extraits de son dernier spectacle, suite de sketches autour du thème du révolver, mais traité à la sauce "humour décalé et second degré".

Après la culture, la nourriture ; la timidité du départ s'est vite envolée pendant le repas sympathique préparé par nos hôtes. Après la route, une après-midi de marche et une soirée bien remplie, nous avions bien besoin de recharger nos batteries, ce qui fut fait, non sans terminer la soirée par un peu de marche supplémentaire et non prévue : le chemin du Club Ados vers l'Auberge de Jeunesse était pourtant simple : "tout droit", nous avaient expliqué nos hôtes, mais nous avons quand même réussi à nous perdre, ce qui nous a valu une petite visite d'"Asnières by night"... sans y trouver le 22...Photos-DD-0122.jpg

Le lendemain matin, il était temps de travailler : répétition au théâtre, à la Maison de l'Enfance. Après un bon repas pizza, retour à la salle pour les derniers préparatifs, et à 15 heures, le grand moment était venu. Les ados de Levallois avaient "tracté" pendant la matinée à la grande brocante annuelle de la Ville, et avaient amené avec eux quelques amis du coin. Public pas très nombreux, mais actif et participatif, ce qui était essentiel pour le travail présenté (je n'en dis pas plus, venez le voir dans deux semaines au TURLg, il en vaut la peine). L'accueil fut enthousiaste, les acteurs contents de leur travail, et les responsables du TURLg aussi. Mission accomplie !

Il était temps déjà de se dire au revoir, non sans avoir partagé un petit goûter. La séparation ne sera pas bien longue, puisque les ados de Levallois-Perret nous rendront visite avec leur spectacle, que nous découvrirons, le samedi 28 mai, pendant l'après-midi des ados de Julien, qui se déroulera de 15 à 17 heures, au TURLg (voir le programme sur notre site).

N'hésitez donc pas à venir les applaudir !

 

Dominique Donnay

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Vilnius, 12e Forum international de Théâtres universitaires, 30.4-6.5.2011 (Traptautinis Universitetu Teatru Forumas)

9 Mai 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

DSC01623.JPGLes photos

A peine rentré de sa tournée nord-américaine, notre Godot se retrouvait Balte à Vilnius, pour participer au 12e Festival organisé conjointement par l'Université de Vilnius, l'Université technologique Gediminas, et l'Association des Théâtres universitaires lituaniens. L'équipe fidèle et efficace de notre vieil ami Olegas Kesminas, la cheville ouvrière du Festival, nous attendait cordialement à l'aéroport pour nous voiturer à une résidence universitaire abritant aussi un cabinet d'urologie : c'était bon signe. Il est vrai que, sur la bonne douzaine de séjours que j'ai effectués les 20 dernières années à Vilnius, je dois avoir connu une dizaine de lieux d'hébergement différents. Changement d'herbage réjouit les veaux !

Le TULg a découvert la capitale lituanienne alors qu'elle était toujours menacée (littéralement) par les chars soviétiques en 1989. Nous l'avons connue alors grise et délabrée : elle est aujourd'hui pimpante et colorée. Si on mesure le développement d'une ville à la prolifération de ses hôtels haut de gamme, à la pléthore de Bancontacts, à l'inflation galopante des embarras de circulation automobile, à l'invasion de touristes - même jaunes -, au nombre de nouveaux buildings en verre et de PRIUS en route, alors on peut dire que Vilnius est en plein essor.DSC01331.JPG

Pour être arrivés le mardi 3 mai seulement, nous avons raté les spectacles de nos collègues lituaniens : le Théâtre Palepe, d'Olegas Kesminas, et le Théâtre Minimum, de Rimantas Venckus, tous deux des habitués de nos RITU liégeois ; et c'est une troupe bien connue aussi de nous, Liégeois, celle de l'INSA (Institut National des Sciences Appliquées) dirigée à Lyon par Françoise Odin (membre du comité exécutif de l'AITU) et mise en scène ici par Davyd Chaumard, qui ouvrait, pour nous, les festivités le même soir. Elle était suivie par une troupe russe, "Sacramentum" de l'Université du Textile à Moscou. Voilà qui me donne l'occasion de rappeler que pas mal d'universités technologiques servent le Théâtre Universitaire un peu partout dans le monde, de Haïfa à Moscou en passant par Vilnius, Lyon ou l'Amérique latine...

Notre Godot presta le 2ème jour, mercredi 4 à 19 hrs, dans la vénérable (1579) salle de théâtre de la non moins ancienne Alma Mater Vilnensis, suivi du Théâtre SKT "Najana" de Czestochowa (PL) à 21 hrs au même endroit. Une 3ème troupe lituanienne, le théâtre "Kinetic" de l'Université de Vilnius, dirigée par Andrius Pulkauninkas, présentait, le jeudi 5, un spectacle que nous venions de voir tout récemment à Valleyfield (Québec). Pour rappel, son directeur a présenté un solo de danse (L'arbre) à notre RITU 22 en 2005, à Liège. Le monde du TU est décidément petit. Du Feydeau donné par le Théâtre 2000, de Lyon également, mais non-universitaire celui-ci, clôturait la soirée au Teatras Lélé, une salle bien connue du TURLg, qui s'y est déjà produit quelques fois les dix dernières années. Il faut dire que nous avons déjà joué un peu partout à Vilnius, dont deux fois même en plein air à deux endroits différents de la ville. Une quatrième troupe lituanienne, le Théâtre "Studija 44" de l'Université technologique (encore!) de Kaunas cette fois, ouvrait en la salle de l'Université la soirée du ve. 6, qui allait se terminer au Théâtre Lélé par la prestation d'une troupe plus "exotique", le Groupe Théâtral Sayeh d'Iran.

La journée du samedi fut parfaitement stakhanoviste : des bus emmenèrent, de 10 à 19 hrs, tous les festivaliers sillonner les alentours de Vilnius, dans un rayon de 50 km, de ruines en châteaux en reconstruction dont la région est bien fournie, avec, à chaque halte, des interventions théâtrales adaptées aux lieux et présentées par des groupes mixtes d'acteurs lituaniens, russes et français : cette action était en fait le résultat d'un projet européen défendu par les organisateurs. Pour être complet, citons les différentes étapes : Abromiskès, Uzutrakis, Traku Voké et Kairenai. Un pause dîner nous permit de re-voir le fameux château de Trakai, une des curiosités touristiques à mi-chemin de Kaunas. La clôture officielle du festival eut lieu à Kairenai, dans le  jardin botanique de l'Université de Vilnius.

Bref, une semaine bien remplie, par une météo alternant pluie et soleil, mais avec une température qui ne dépassa jamais les 10 degrés Celsius... quand notre Campine frisait les 30° ! Y'a pas de justice.

Nous, Vincentas Canuetos, Davidas Zapicos, Renaudas Minetis et Robertas Germai, remercions vivement Olegas et toute son équipe pour leur accueil, toujours aussi chaleureux, en espérant que notre longue collaboration n'en restera pas là.

Nous remercions aussi tout particulièrement Wallonie-Bruxelles International (WBI) qui, grâce à ses accords bilatéraux avec la Lituanie, a pu prendre en charge nos billets d'avions. Par parenthèse, Le Joueur de flûtes'envolera dans deux media0134183_media_1.pngsemaines vers un autre pays balte, l'Estonie, pour se produire à Tallinn et à Tartu, et ce sera, là aussi, avec l'aide du WBI. Deux fois merci, donc.

Robert Germay

PS : le Président fondateur de l'AITU regrette que, en 6 jours, il n'ait pas pu échanger, ne fût-ce qu'un regard, avec le nouveau président de l'Association des Théâtres Universitaires lituaniens, Atas Zvirblys, fraîchement élu successeur de Rimantas Venckus. C'eût été une belle et rare occasion de faire connaissance. Quand on sait qu'Olegas Kesminas, coorganisateur du Festival est, depuis 2010, membre du Comité Exécutif de l'AITU, cela paraît pour le moins étonnant. Mais le sait-on en Lituanie même ? La prochaine fois ? Car c'est toujours un plaisir de jouer à Vilnius...

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Godot en Amérique ou : des chutes du Niagara aux chutes de neige du Québec, sa. 16 - di. 24 avril 2011

3 Mai 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Les photos

L'an dernier, en avril, des cendres volcaniques islandaises avaient cloué au sol notre Godot, l'empêchant de s'envoler vers le Québec pour participer, pour la énième fois, aux 14e Fêtes Théâtrales du Suroît. A quelque chose, malheur est bon, puisque ce délai nous a permis d'ajouter une destination à notre périple nord-américain : Buffalo, NY, USA, où nous avons présenté Le Dernier Godot, de Matéi Visniec. C'était déjà à l'occasion d'une tournée québecoise que, en avril 2000 (comme le temps passe !), le TULg (il n'était pas encore Royal) "découvrait" les États-Unis en allant présenter sa Communication à une académie de Kafka à l'Université de New-York à Buffalo (UB). Et notre hôte était déjà alors Maria Horne, professeur à l'UB, fondatrice du programme d'échange artistique et culturel international (IACE) de son Université et vice-présidente de l'AITU. Nous la remercions encore pour son invitation et surtout pour son accueil si chaleureux. Nous la félicitons aussi pour l'énergie qu'elle a dû déployer pour nous amener, le lundi 18 avril à 17 heures 30, un public de quelque 300 personnes, majoritairement des étudiants anglophones, dont des classes étudiant le français. Une vraie prouesse par ce temps de neige. Un jeune public manifestement conquis, si on en juge par les applaudissements et, surtout, par la sympathique discussion organisée à l'issue de la représentation avec de nombreux spectateurs très intéressés, et en présence du nouveau président de l'UB qui prenait ses fonctions précisément ce jour-là.

Jean Deshayes, un journaliste québécois présent à la séance a fait écho de cette mémorable séance dans les colonnes de son journal ("Le Régional", Hamilton-Niagara), parlant de "salle comble" de "mise en scène habile et très belle performance des comédiens", de "spectateurs comblés : beaucoup d'étudiants, de professeurs et autres amateurs de théâtre formant un auditoire très attentif", et pour lesquels "on a même dû ajouter une rangée de chaises pour accommoder les derniers spectateurs". Dernière citation : "Un beau moment de théâtre et de belles découvertes francophones étaient au rendez-vous pour cette soirée qui mettait en valeur la richesse culturelle de la langue française".

Il faut bien le dire : si ce n'est pas évident d'aller présenter ainsi un spectacle en français sur les rives du Niagara, il n'est pas moins hardi, voire téméraire, de l'y inviter ! Encore chapeau bas pour Maria Horne d'avoir osé, et d'avoir si bien rempli sa salle en notre honneur et pour notre plaisir. Celui-ci fut rencontré aussi par un peu de tourisme "classique" : un petit saut aux fameuses chutes du Niagara toutes proches, qui valent toujours le détour, même par le froid de canard qui nous y attendait... avant la neige.

Pour clore ce "chapitre" Buffalo, savez-vous d'où vient le nom de cette ville ? Non, comme on pourrait le penser, de celui du bovidé célèbre dans les westerns : il n'y en a pas dans la région... Il paraîtrait que des Français du Canada, s'extasiant sur la beauté de la rivière Niagara, se seraient écrié : "Beau fleuve!". Ce serait cette exclamation qui, déformée phonétiquement, aurait donné "Buffalo". Étonnant, mais plausible, ma foi, avec ces Ricains...

Si Air France nous a déposés à Toronto, c'est parce que là, nous attendait une Chevrolet Impala canadienne, mise gracieusement à notre disposition par le généreux Jean-Marc Larrue, de Valleyfield, premier instigateur, en fait, de ce périple américain. Car, après cette escale à Buffalo, nous prenions la route le mardi 19 avril pour gagner le Québec, première raison de ce beau grand voyage.

Après Lovely Rita (Montréal, Sherbrooke, 1989), Le Projecteur réparé (Montréal, Québec, 1993), En Pleine mer (Les 2 versions : hommes et femmes, Valleyfield, Québec, Trois-Rivières, Montréal, 1995), Communication à une académie (Buffalo - EU. -, Valleyfield, Québec, Montréal, 2000), Si tu m'aimes (Valleyfield, Québec, 2001), Poivre de Cayenne (Valleyfield, Québec, Trois-Rivières, 2009), notre Dernier Godot est donc la 7e production du TURLg à visiter la Belle Province (pour plus de détails, voyez l'article du mardi 5 mai 09 en page 4 de notre blog, rubrique "Tournées , où je retraçais déjà sommairement notre histoire québecoise.)

Après onze heures de route, donc, par cette merveilleuse journée ensoleillée du mardi 19 avril 2011, nous arrivions à Québec, où nous attendait notre vieil ami Luis Thénon, professeur de théâtre à l'Université Laval, et fondateur du LANTISS (Laboratoire d'analyse des nouvelles technologies de l'image, du son et de la scène, inauguré en 2004), où nous devions jouer le lendemain, mercredi 20/4 en soirée. (Sur notre longue amitié avec Luis Thénon, voir aussi notre blog, rubrique « Dans le rétroviseur »).

Verre(s) de retrouvailles et souper pâtes (excellentes) chez Luis, puis arrivée à notre auberge 5 étoiles, la résidence (propriété de la Région Wallonne) du délégué Wallonie-Bruxelles International (WBI) à Québec, Monsieur Charles Houard... qui nous attendait de pied ferme depuis 2010, le pôvre...

La journée du mercredi fut consacrée au montage en la salle du LANTISS, où nous accueillait Robert Faguy, successeur de Luis Thénon à la direction du Laboratoire. Pendant que Renaud commençait le montage avec un sympathique technicien du cru, Beckett (Vincent) et Godot (David) s'aventuraient pour un tour de ville - qu'ils découvraient - sous la conduite du Chef... en pleine tempête de neige, aussi violente qu'inattendue. Il faut voir les Québécois rouler sur 20 cm de neige dans l'incessant ballet des chasse-neige ! Impressionnant !

La représentation du soir se déroula parfaitement, devant des spectateurs, certes, peu nombreux (le même nombre que le nombre de centimètres de neige), mais, comme il n'y avait que 25 sièges, la salle était en fait bondée, et l'intéressante discussion qui eut lieu après le spectacle avec ces élèves de Luis, prouva que la qualité du public compensait la quantité.100_3129.JPG

La soirée se terminait chez Monsieur Houard autour d'une table bien garnie par sa charmante épouse.

Le jeudi matin, c'est sur une route encore enneigée, mais bien dégagée par les compétents services de voirie locaux, que notre Impala de concours nous emmenait vers Valleyfield. Une petite visite touristique de la ville et de son vieux port sous un soleil radieux nous démontra, une fois de plus, que le climat québécois est capricieux. Et quelques embouteillages (dignes du ring de Bruxelles aux heures de pointe) plus tard, nous arrivions en fin d'après-midi à Salaberry-de-Valleyfield, but ultime de notre voyage,.

Avec Jean-Marc Larrue, grand organisateur du festival de Valleyfield, nos liens sont aussi de longue date : aux alentours de 1990, première rencontre à un colloque de la FIRT organisé à Glasgow par le regretté Claude Schumacher. Puis présence régulière de Jean-Marc aux RITU de Liège préparatoires au Congrès Mondial de 1994, qui fonda l'AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université). Depuis lors, nos relations n'ont fait que croître, et Jean-Marc de me succéder en 2008 (Congrès de l'AITU à Puebla) à la présidence de l'Association. Pour leur 15e anniversaire, cette année 2011, les "Fêtes théâtrales du Suroît" (le Suroît est la régions de Valleyfield), au début purement nationales, ont décidé de se rebaptiser en "Fêtes Internationales du Théâtre", consacrant ainsi le développement qu'elles ont connu ces dernières années.

Si naguère, nous avons été parmi les premières - voire la première ? - troupes étrangères à y participer, aujourd'hui, et depuis plusieurs années, on y rencontre des hôtes d'Allemagne (Fellbach, Konstanz), de France (Grenoble, Lyon, Rennes), du Mexique et de Colombie (Manizales), de Lituanie (Vilnius), des USA (Norfolk)... Cet élargissement international n'a en rien altéré le caractère festif de l'évènement qui anime pendant 6 jours la ravissante ville de Valleyfield en ce début de printemps québécois. Merci encore à Julie et à son équipe.

Le vendredi 22 avril à 19h., nous présentions donc notre Dernier Godot dans une salle Albert Dumonchel bien remplie, devant un public réceptif et enthousiaste.

Notre dernière prestation s'est enfin déroulée le samedi 23 à 21h30 par la représentation de ce qu'il est convenu d'appeler le Projet Leicester, à savoir une coproduction TURLg-Troupe du Collège de Valleyfield. Cette opération avait été décidée au Congrès de l'AITU à Leicester (2010) : elle mettait en scène en parallèle le Godot liégeois, et une adaptation du Godot de Beckett avec deux jeunes comédiennes du Collège, dirigées par Jean-François Boisvenue. Réalisé à distance (téléconférences), ce montage bilatéral (c'est le cas de le dire) avait été présenté en avant-première en ouverture de RITU 28 à Liège, et il connut son aboutissement définitif ici, à Valleyfield. Une expérience jouissive et enrichissante, ma foi, et bien dans l'esprit de l'AITU et de son réseau international.

Le dimanche 24 avril, un vol KLM nous ramenait, fourbus mais contents, de Montréal cette fois, vers Liège, via Amsterdam et... la gare d'Anvers, patrie de ce bon Bart.

Pour clôturer ce - long - "rapport", remercions encore tous ceux qui ont aidé à la réussite de cette belle tournée, tant à Buffalo qu'à Québec ou Valleyfield. Nous rentrons au pays avec une promesse faite à (extorquée par ?) Jean-Marc, de revenir l'an prochain avec notre fameux mais feu Karl Valentin, Le Projecteur, réparé... ? Va falloir s'y mettre, calice ! Debout les morts !

 

Robert Germay

 

PS : 1. Nous n'avons pas pu éviter la traditionnelle contredanse pour parking à Montréal

2. Ni non plus les désormais récurrentes taxes pour surplus de bagages, ces nouvelles amendes que ponctionnent aujourd'hui allègrement tous les avionneurs sur leur bétail transporté. Il sera bientôt impossible de voyager avec plus d'un bouquet de fleurs artificielles comme décors et accessoires... Quand je pense que Godot s'envole bientôt pour Vilnius, et Le Joueur de flûte pour l'Estonie... Et que dire de Fin de siècle sur l'île en Colombie en octobre prochain ? En pédalos ?

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