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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Un peu d'histoire...

25 Mai 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

RG

Pour ouvrir la rubrique, quelques mots :

Le théâtre étudiant est présent en université depuis la création des Universités : c'est attesté à Paris (Sorbonne), Coimbra, Vilnius. Sous Shakespeare déjà, des étudiants se produisent sur les planches de leur alma mater.

L'ULg est certes de création plus récente que les augustes institutions citées plus haut : elle fut fondée en 1817 sur un site occupé depuis 1581 par des Jésuites, site devenu Collège en 1773, et, aujourd'hui, Salle académique de l'ULg.

Quand on sait que le théâtre était un élément important dans le système éducatif des écoles catholiques (le "Théâtre Jésuite" est un concept dans l'Histoire du théâtre au 16e et au 17e siècles), on ne s'étonnera pas que des représentations de ce type soient attestées aussi aux 18e et 19e siècles à Liège.

La fin du 19e et le début du 20e siècles virent aussi éclore dans notre nouvelle université des "Revues" présentées par des associations étudiantes, en particulier des étudiants en Droit et des ingénieurs. On a vu aussi des "revues" montées, quasi en rivalité, par la Fédération des Etudiants Libéraux Unis (FELU) vs l'"Union des Etudiants Catholiques de Liège".

Mais c'est dans les années 1930 seulement que vont apparaître des préoccupations théâtrales dignes de ce nom, en particulier dans le chef de "Sections" de Philosophie et Lettres, telles que les Romanes, les Germanistes, les Classiques : ici, l'art théâtral proprement dit commençait à germay, par comparaison avec les manifestations très occasionnelles et surtout festives d'associations dont le but premier n'était pas le théâtre.

Et on vit émerger des noms comme Jeanne Willems (Romane), François Duysinx (Classique), René Hainaux (Romane), Marcel Hicter, Jules Labarbe (Classique), Alexis Curvers ou autres Fanny Thibout (Aloïs en passe, et des meilleurs), mais aussi de distingués Professeurs comme Jean Hubaux (Classique), A.-L. Corin (Germanique : A comme Adolf Hitler et L comme Léon Degrelle, comme le pointe avec humour son propre fils, Fernand), R. Verdeyen (Germanique), Jean et Rita Lejeune,...(et Alzheimer en oublie)

Ces groupes, occasionnels mais dirigés par des "Maîtres", mettaient le théâtre au service de leur apprentissage des littératures qu'ils étudiaient. On jouait alors, en vrac, du Shakespeare, du Corneille, du Musset, mais aussi du Théodore de Banville, des farces et miracles anonymes du Moyen-Age, et du Shaw, Tchekov ou Gide et Stravinsky (notamment par l'éphémère "Théâtre des Romanistes", animé de 1936 à 1940 par René Hainaux, e.a.). Notons au passage, tandis que ces "Cercles" liégeois se confrontaient à l'art dramatique, souvent à travers les auteurs vus en classe, le "Jeune Théâtre de l'ULB" naissait en 1933 et, au même moment, se distinguaient le "Groupe de théâtre Antique de la Sorbonne" (avec Roland Barthes) et les "Théophiliens" de Paris (avec Gustave Cohen - docteur de l'ULg par parenthèse).

Des échanges eurent d'ailleurs lieu entre Paris et Liège : c'était le début du début des fameuses tournées du futur Théâtre universitaire liégeois.

bacchantes.jpg C'est évident que l'importance et le succès croissants des activités théâtrales de ces différents cercles universitaires de l'ULg appelaient l'idée d'une organisation plus cohérente et d'un encadrement plus officiel. Ceci fut fait en 1941 qui vit la naissance du "Cercle Interfacultaire de Théâtre de l'Université de Liège", que l'on appela rapidement plus simplement "Théâtre universitaire liégeois", et qui était placé sous la direction du Prof. Jean Hubaux. Il n'étonnera personne que la pièce qui marquera cette naissance officielle fut "Les Bacchantes" d'Euripide, que Hubaux étudiait en classe avec ses étudiants, qui assurèrent d'ailleurs eux-mêmes la traduction du texte grec. Pour sa monumentale mise en scène, Jean Hubaux fit appel à des auxiliaires dont beaucoup sont devenus des personnalités incontournables telles que François Duysinx, Marcel Hicter, Jules Labarbe ou Fanny Thibout, qui assura la chorégraphie.

Le TULg commençait bellement sa longue carrière par la représentation des "Bacchantes" le 25 avril 1941 en la Salle académique de l'ULg.

Quelques mois plus tôt (le 9.12.40 : 9x2 = 18 +4 = 22 x1 = 22 !) venait au monde, sous les bombes et sur une table de cuisine, le petit Alphonse R. Germay. Un présage ? ... Mais ceci est une autre histoire.

A suivre...

RG
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