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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Dans le rétroviseur... 3e livraison

13 Juin 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

 

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

 

RG


Or donc notre jeune  Alphonse Robert G. goûtait, dès  septembre 58, aux premières joies de la Germanique : trois langues obligatoires à l'époque et qui plus est à l'"Assistance publique". C'est ainsi qu'on appelait alors, selon leur ancienne fonction, les vénérables mais sinistrement vétustes bâtiments du coin du pont Neuf (aujourd'hui Kennedy) et de la rue André Dumont. 

Changement d'herbage, réjouissance des veaux : en janvier, on s'installait avec armes et bagages au premier étage de l'alors rutilant bâtiment de Philo de la place Cockerill, où nous attendaient des odeurs de peinture fraîche, de plâtres encore humides,... et les cris des maraîchers qui, en plein cours, vantaient jusqu'à midi, et à tue-tête, leurs "bè porèts" et autres tomates ou salades fraîches. C'est que ladite place à John servait  depuis des temps immémoriaux de marché quotidien de primeurs aux "cotîs" des hauteurs de Liège (Grivegnée, Robermont et alentours).

Ca rajeunissait notre Alphonse Robert qui, pendant cinq longues années de guerre, avait fait le trajet de Belleflamme - place Cockerill dans une charrette à bras, parmi les précieux légumes, poussée et tirée par ses "cotresses" de mère et grand-mère, dès potron-minet, et par tous les temps. Comme son papa était gardé par les boches, c'est donc lui qui gardait vaillamment, en dormant dans les choux et les haricots fraîchement coupés, la famille réduite à sa portion féminine. C'est d'ailleurs au retour du père, en 1945, qu'il apprit qu'il s'appelait Alphonse, comme lui.  Jusque là, il ne répondait qu'au prénom de Robert. Ah, l'identité...
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Par parenthèse, en 1958, pour se rendre place Cockerill, il avait depuis belle lurette évidemment abandonné la charrette à bras grand'maternelle de son enfance guerrière pour le vélo.

Mais ceci est une autre histoire.

(On lira avec intérêt l'article de  feu la Prof. Irène SIMON,  "Soixante années de Philologie germanique à l'Université de Liège", in Bulletin des Amis de l'Université, oct.-déc. 1950, p. 15-48, où on trouvera aussi des renseignements sur le  TU de naguère)

A suivre...
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