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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Dans le rétroviseur - 7e livraison

11 Juillet 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

 

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

RG

Or donc, déjà voyageur dans les années 30, le Théâtre universitaire, dans les années 50 et 60, clamait haut et fort sa vocation internationale en créant deux importants – mais finalement plutôt éphémères – festivals mondiaux : Erlangen et Nancy. Il y en eut un aussi à Parme (I) en 1962 et même à Bruxelles, en 1964, organisé par le MUBEF. Il faudra attendre les années 80 pour voir éclore un peu partout, du Maroc à l'Allemagne, de l'Italie à la Pologne ou au Portugal, de nouvelles Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire, parmi lesquelles celles de Liège (RITU), créées en 1983, passent aujourd'hui pour les plus anciennes, les plus durables et les plus renommées, sans aucune modestie, mais en toute humilité.

Une parenthèse encore (j'aime ça) : RITU-Liège a entretenu pendant longtemps d'excellents rapports avec le fameux "Festival du Jeune Théâtre" de Liège, créé en 1958 et dirigé in illo tempore par Robert MARECHAL, lequel, bon prince, a maintes fois programmé à "son" Festival professionnel des troupes universitaires que le TURLg souhaitait inviter, mais n'avait pas les moyens financiers d'accueillir à son compte. C'était, alors, un magnifique échange de bons procédés – merci encore cher Robert M. – qui n'a plus cours depuis que de "Jeune Théâtre", le Festival  est devenu "de Liège". Autres temps (hommes), autres mœurs. Cette décennie des 80ies  fut, en tout cas, très importante dans l'histoire de l'internationalisation du mouvement du TU. Nous vous en parlerons bientôt dans un autre article qui s'appellera "DU TU à l'AI-TU" (à paraître sous "Où il est question de théâtre") : un peu de suspens ne messied point.

Puisqu'on est "Dans le rétroviseur", revenons un peu en arrière (j'aime ça).

Si les deux grands premiers Festivals internationaux, allemand et français, furent éphémères, ils n'en eurent pas moins des conséquences considérables sur la vie du TU. En effet, en sortant de plus en plus de la "tour d'ivoire" de l'Alma Mater, certains se professionnalisant même (les STU polonais, le Théâtre du Soleil d'Ariane MNOUCHKINE et tant d'autres), les TU avaient mis en lumière et affirmé l'identité, la particularité d'un genre théâtral singulier qui prenait place dans le paysage du théâtre tout court, à côté des vénérables formes traditionnelles. Même l'attitude des auteurs change, puisque nombre d'entre eux, et non des moindres (Peter WEISS, Edward BOND,…) se mirent à écrire expressément pour le TU, et jusqu'au public qui venait plus "décontracté" à ces manifestations théâtrales internationales que dans les "Grands Théâtres".

Mais c'est peut-être sur l'université elle-même que l'influence fut la plus forte. L'Alma Mater découvrait, parfois avec stupeur, voire avec une certaine réticence ici et là, que le théâtre qui se faisait en ses murs dépassait la notion de hobby, et même que le théâtre était autre chose que la littérature.

C'est ainsi qu'on vit fleurir dans les années 70, un peu partout en Europe, des "Instituts de Théâtre", incluant non plus seulement la recherche (jusque là assez chichement mais magistralement représentée : Köln, Wien,…) mais aussi la pratique théâtrales. Tentative de rattraper les pays anglo-saxons (jusqu'en Australie) où peu d'universités n'avaient pas déjà, depuis belle lurette, leur Drama Department ?

Très près de chez nous, les tous premiers cours spécifiquement de théâtre (sic) apparurent à l'ULg en 1972, avec la naissance de la "8e section". Ils furent assurés, la première année, par René HAINAUX (1918-…), célèbre comédien et pédagogue, au demeurant (ex du Théâtre des Romanistes de l'ULg des années 30 !), assisté alors de Michèle FABIEN (dramaturge trop tôt disparue, 1945-1999) et de Robert GERMAY (trop tard retraité). Ladite "8e section" (en parodie de la fameuse "7e compagnie"), devenue aujourd'hui le Département d'Arts et Sciences de la Communication (c'est quand même plus sérieux), ouvre demain (2007-2008) un "Master en Arts du spectacle". Quand on vous disait que l'explosion des TU dans les 60ies avait laissé des traces… !

Mais ceci est une autre histoire.

A suivre…


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René HAINAUX et Christian CRAHAY... beau hasard
Tous deux ont fait du théâtre à l'ULg avant de se professionnaliser.
CRAHAY a même joué au Théâtre des Germanistes.

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Michèle FABIEN
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