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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

13e Festival International de Théâtre Universitaire, Lebanese American University, Beyrouth, 22-28 juillet 2010

29 Juillet 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

English below

Beyrouth_afficheLes photos / Picture gallery

La Lebanese American University (LAU, à ne pas confondre avec l'American University of Beyrouth - AUB-, située à moins de 2 kms de l'autre. Ils sont partout !) organisait son premier Festival International de TU en 1997, à l'instigation de Maurice Maalouf - aujourd'hui retraité - et de Mona Knio - plus active que jamais -, tous deux enseignants au département Théâtre de la LAU.

En 2000, le TURLg était invité à participer à la 4ème édition, mais aucune troupe n'étant disponible ce juillet-là, le Chef RG y fut, en tant qu'observateur, à la fois pour le TURLg et pour l'AITU, qu'il présidait depuis 1994.

Échange de bons procédés, nous accueillions alors un spectacle de la LAU (Metamorphosis de... Kafka, précisément!) à RITU 20, en 2003. Nous avons ensuite cherché la première occasion possible, d'un côté ou de l'autre (la guerre - 2006 - a fait annuler par 2 fois le Festival de Beyrouth : cette 13e édition est, en réalité, la 11e...; et le TURLg voyage d'habitude moins pendant les grandes vacances).

Bref, en 2010, soit dix ans plus tard, enfin, nous avons pu honorer l'invitation, et, ceci soit dit en passant, avec la pièce qui était déjà pressentie en 2000 : Communication à une académie de Kafka. Le singe de Franz a la vie dure !

Ainsi donc, Vincent, Marco et le Chef débarquaient à la capitale du Liban le vendredi 23 juillet, ratant ainsi l'ouverture du festival , le jeudi 22, et, du même coup, la présence de l'Ambassadeur de Belgique... que nous n'avons d'ailleurs, hélas, pas plus vu par la suite. Sorry !

Cause à effet ? Nous avons bénéficié le vendredi d'un vol Middle East Airlines en Business Class qui nous permit de constater que, décidément, en ce monde, il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade. Le confort n'a pas de prix... pour qui en a les moyens ! Le plus drôle, peut-être, est de devoir enlever sa ceinture et se voir confisquer le moindre coupe-ongles au poste de contrôle de l'aéroport, pour être servi, en Classe Affaires, dans de la vaisselle en verre et en faïence, avec couteaux et fourchettes en bon acier. Sans doute les terroristes sont-ils présumés ne voyager qu'en Économique ?

La belle diversité et le nombre de troupes prouvent l'importance de ce festival de Beyrouth. La majorité représentait le monde arabe : du Maghreb (Maroc - Rabat; Tunisie - Monastir; toutes deux de vieilles connaissances) au Moyen-Orient (Egypte - Le Caire; Syrie - Damas; Koweit - Salmya; et, bien sûr le Liban avec différentes institutions de Beyrouth : LAU, AUB et Haigazian University). L'Europe était présente avec l'École des Arts d'Utrecht (NL) et le TURLg. Pas moins de 22 spectacles furent ainsi donnés cette semaine chargée. C'est la moindre des choses, quand on commence un 22, non?

Des ateliers (workshops) organisés en journée, et des concerts - variés, proposés le soir en plein air dans la très conviviale cour de la LAU, complétaient l'abondant programme. (Je passe freudiennement sous silence les "discussions" organisées sur les pièces de la veille. L'expérience - longue - m'a appris qu'elles sont généralement à tout le moins oiseuses, et, au pire, perverses ou néfastes : rien ne vaut, dans ce cadre, une bonne discussion de comptoir autour d'une Jupiler. Il est vrai que la LAU interdit l'alcool...).

Une excursion à la fameuse et gigantesque grotte Jeita, à une heure de route de Beyrouth, remplit agréablement une demi-journée du dimanche. (Cela a réveillé en moi une vieille envie de revoir celles, bien belges, de Remouchamp et de Han : elles ont aussi leur charme, et c'est moins loin...).

En gros, donc, ce festival est d'un bon niveau, tant sur le plan esthétique que sur le plan de l'organisation : hôtel très confortable (c'est bien le moins pour un Napoléon) à 10 minutes à pied de l'Université; catering correct à la cafétéria de la LAU; accueil chaleureux et efficace des étudiants impliqués dans l'organisation; ... Bref, un séjour agréable... et trop court.Beyrouth_students&Mona

Un mot de Beyrouth, pour conclure. On peut en dire que c'est une ville de contrastes : contraste thermique, d'abord, pour un Belge, peu habitué à passer sans arrêt de la climatisation intérieure à des températures de plus de 30° à l'ombre à l'extérieur; contraste aussi de croiser, côte à côte, des femmes toute voilées de noir (avec de protubérantes lunettes de soleil kitsch sur la burka) et des beautés très "européennes libérées" allant au café fumer le narghilé. Ville aussi où, dans les embouteillages, les klaxons ont plus de droit que les piétons. Où se pratiquent l'arabe, l'anglais et le français à tous les coins de rue... Contraste enfin, pour moi, avec le souvenir que j'en avais de 10 ans plus tôt, époque où les cicatrices des conflits armés étaient, hélas, partout beaucoup plus visibles. Aujourd'hui, plus encore qu'en reconstruction, Beyrouth est en pleine expansion. Nous formons le vœu que la paix y soit, enfin, durablement installée.

Inch'tous les dieux et hommes possibles !

Robert Germay

(PS : rentrés en Belgique, nous constations qu'elle existe toujours et, toujours, sans gouvernement ! Bis repetita...)

Beyrouth_city

13th International Festival of University Theatre, Lebanese American University, Beirut, 22-28 July 2010

The Lebanese American University (LAU, not to be confused with the American University of Beirut - AUB - situated within 2 km of each other. They are everywhere!) held its first International Festival of UT in 1997 at the instigation of Maurice Maalouf - now retired - and Mona Knio - more active than ever - both teachers in the Department of Theatre of LAU.

In 2000, the TURLg was invited to participate in the 4th edition, but no troops were available in July. But the Chief RG was there, as an observer, for both the TURLg and IUTA, which he presided since 1994.

A fair exchange, we hosted a performance of LAU (Metamorphosis, by Kafka ... precisely!) at RITU 20, 2003. We have then looked for the earliest possible opportunity, on one side or the other (war - in 2006 - has twice caused the cancelation of the Beirut Festival: this 13th edition is actually the 11th ...; and TURLg usually travels less during the summer holidays).

In short, in 2010, ten years later, finally, we were able to honor the invitation, and this by the way, with the play that was already planned in 2000: A Report to an Academy, by Kafka. Franz's monkey dies hard!

So, Vincent, Marco and the Chief landed at the capital of Lebanon on Friday, July 23, missing the festival's opening on Thursday 22 and at the same time, the presence of the Ambassador of Belgium ... whom we have, alas, not seen afterwards. Sorry!

Cause and effect ? We have benefited Friday from a Middle East Airlines flight in business class that allowed us to see that, really, in this world, it is better to be rich and healthy than sick and poor. Comfort is priceless ... to whom can afford it! The funniest, perhaps, is having to remove one's belt and being confiscated any nail clippers at the airport security checkpoint, and then to be served in Business Class in glasses and faience, with knives and forks made of good steel. No doubt the terrorists are suspected to only travel in Economy?

The beautiful diversity and number of troops demonstrate the importance of this festival in Beirut. The majority represented the Arab world: Maghreb (Morocco - Rabat; Tunisia - Monastir; both old acquaintances) Middle East (Egypt - Cairo; Syria - Damascus; Kuwait - Salmya; and of course Lebanon with different institutions from Beirut: LAU, AUB and Haigazian University). Europe was present with the School of Arts of Utrecht (NL) and the TURLg. No less than 22 performances were given on this busy week. It's the least of things, when you start on a 22, right?

Beyrouth_workshopWorkshops organized by day, and varied concerts in the evening, in the very friendly courtyard of the LAU, completed the abundant program. (I pass over in a "Freudian" silence the "discussions" held about the performances of the day before. My - long - experience taught me that they are generally at least useless, and at worst perverse or negative: nothing is, in this context, worth a good counter discussion around a Jupiler. It is true that LAU prohibits alcohol..). 

An excursion to the famous and huge cave of Jeita, an hour's drive from Beirut, pleasantly filled half our Sunday. (This has awakened in me a desire to revisit the good old Belgian caves of Remouchamp and Han: they have their charm, and are not so far away...).

Basically, this festival is of a good level, both aesthetically and in terms of organization: very comfortable hotel (it is the least for a Napoleon), 10 minutes walk from the University; correct catering at the cafeteria of the LAU; warm and efficient welcome of the students involved in the organization ... In short, a pleasant stay ... and too short.

A word of Beirut, to conclude. One can say that it is a city of contrasts: thermal contrast, for a Belgian, unaccustomed to pass incessantly from the indoor air conditionned atmostphere to outside temperatures of more than 30 ° in the shade; contrast to come across, side by side, of women completely veiled in black (with protruding kitsch sunglasses on the burka) and "European liberated" beauties in a café, smoking the hookah. A city also where, in traffic jams, horns have more rights than pedestrians. Where you hear Arabic, English and French at all street corners ... Contrast finally, for me, with memories that I had of 10 years earlier, when the scars of armed conflict were, alas, much more visible everywhere. Now, even more than reconstructing, Beirut is booming. It is our hope that peace will be finally settled permanently.

Inch'all possible gods and men!

Robert Germay

(PS: back in Belgium, we realized that it still exists and still, without a government! Bis repetita ...)

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