Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

De Saint-Petersbourg à Benevento

5 Décembre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Quinze jours de tournée avec le TURLg, du Nord au Sud, du froid au chaud (enfin, chaud..., tout est relatif), d'un festival à un autre, d'un avion à un autre. Alors, d'abord, apprenez que pour aller à St-Petersbourg en avion, il faut passer par Milan. Kyoto, au secours ! St Petersbourg est une ville de contrastes : on passe du froid piquant de la rue à des locaux surchauffés, des grands boulevards illuminés aux petites rues longeant les canaux, des grandes galeries commerçantes aux marchés grouillants et labyrinthiques. Les églises ressemblent à des crèmes glacées, les supporters de foot fêtent leur équipe championne (pour la première fois depuis 33 ans, quand même...) pendant deux jours, et quand on descend dans le métro, on se demande si on ne va pas arriver au centre de la terre, tellement il est profond (voyez la photo de l'escalator sur le blog : quand on est en haut, on ne voit pas le bas !). Les commerces des grands boulevards affichent des prix comparables aux nôtres, mais le salaire moyen avoisine les 300 euros, et la retraite, 100 euros ! d'où les marchés labyrinthiques et les babouchkas qui vendent un peu de tout à la sortie du métro.

stpetersnbourg61.jpg

Si vous y allez pour un festival, attendez-vous à être logés - en plein centre, et tout près des lieux de spectacle, ça, c'est chouette ! - dans des chambres d'étudiants avec douches communes, d'où s'écoule une eau plus que brunâtre (mon gant de toilette n'y a pas survécu), et à manger des espèces de hot-dog accompagnés de thé au petit déjeuner. Attendez-vous aussi à devoir faire vos provisions perso si vous voulez faire la fête, car, de lieu de rencontre avec bar, point ne fut question. Cela mis à part, les Russes nous ont très bien accueillis - on garde un souvenir ému de notre passage dans le petit théâtre Glagol - et nous avons vu plus d'un spectacle intéressant.


Le temps de rentrer, de faire coucou à la famille et de refaire une valise, et hop ! en route pour Benevento. Alors, d'abord, un bon conseil : ne voyagez pas avec SN Brussels Airlines. Jamais vu employés aussi peu aimables et aussi pointilleux à l'enregistrement des bagages. A l'embarquement, idem : il paraît qu'on n'était pas dans la bonne file... (ségrégation entre passagers "B-flex" - les riches - et "B-light" - nous, les pauvres). Pas de repas dans l'avion, sauf pour les "riches" de B-flex. Mais bon, on ne va pas se plaindre, le voyage était payé par les organisateurs du festival, ce qui n'arrive par souvent (pour autant dire, jamais). Arrivés à Benevento, nous constatons, à notre grand dam, que nous sommes logés au diable vauvert, pour ainsi dire dans la montagne, et que nous dépendons quotidiennement des transferts prévus en car entre l'hôtel et la ville (en gros, un le matin, un après le repas de midi, et un le soir, après les spectacles). D'où parfois, la grosse glandouille en ville, en attendant le prochain évènement... A St Petersbourg, ville énorme (4 millions d'habitants, quand même - autant que de Wallons !), on était près de tout. A Benevento, bourg de province, on a l'impression de devoir faire des kilomètres à chaque déplacement. Je laisse les autres participants à la tournée vous brosser un portrait de la ville et vous parler de nos aventures : la "punition collective" que les "jeunes" des troupes ont eue à subir pour avoir cassé les chaises de l'hôtel, les soirées d'après spectacles dans les ruelles, Baudouin qui mitraille (413 photos en trois jours - je n'ose pas imaginer ce qu'il aurait ramené s'il était resté toute la semaine...), Françoise qui bavarde (Martine, record battu !) et Chantal qui  perd la tête et sa valise....  Sur le plan des spectacles, à part le "Don Qui" (et bien sûr le "Joueur de Flûte", haha !) que nous avions vus au Ritu 24 (impeccable, je n'ai pas regretté de l'avoir revu), la qualité était d'un bon niveau moyen, mais beaucoup de troupes n'ont pas encore compris qu'il faut insister sur plus que le texte quand on joue pour un public international. Nous avons quand même profité de notre séjour par là pour faire une visite inoubliable à Pompéi... ils sont fous, ces Romains !

Dominique Donnay
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Merci pour la tête ;-) biz, capitaine c
Répondre