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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Des frites au goulasch : Un vaudeville en coopération TURLg – FTUF (Szeged)

4 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Durant notre tournée au Festival de Théâtre Universitaire Francophone de Szeged, nous avons eu la chance de rencontrer des comédiens parisiens, hongrois, moldaves et polonais, de découvrir certaines de leurs méthodes et d’assister à leur spectacle.

Le vendredi 21 mars, de 10 heures trente à midi trente, notre petite troupe était chargée d’animer un atelier théâtral, ce que nous avons fait avec plaisir. Les autres comédiens ont, pour la plupart, participé activement et avec intérêt aux activités que nous proposions : éveil du corps, concentration, écoute du groupe, construction spontanée de personnage, exercices de maîtrise du corps et de confiance. Cependant nous avons remarqué que nos exercices, principalement basés sur le corps, mettaient mal à l’aise une troupe qui, comme nous l’avons constaté lors de leur représentation, travaillait surtout sur le texte théâtral. Pour conclure la séance, nous avons fait l’exercice dit « clapping » en y ajoutant des règles proposées par nos compères parisiens. Ces ajouts au clapping traditionnel permettent de varier l’exercice mais ne sont pas tous propices au maintien de la dynamique propre à cet exercice. Cependant, j’inclurai certainement certaines de ces règles insolites dans mes clappings à venir.

L’après-midi du 21 mars, nous avons assisté à trois pièces de théâtre.

La Sérénade de Slawomir Mrozeck, une courte pièce allégorique mettant en scène trois poules, un coq et un renard ménestrel a été brillamment interprétée par le Théâtre de l’entracte de Cracovie. La mise en scène assez simple était soutenue par un jeu éblouissant et une excellente maîtrise de la langue française. Les personnages des trois poules, ou des trois femmes, toutes séduites par le renard, mais toutes différentes, illustraient à merveille trois types de personnalités typiquement féminines. Notons que, du fait de la méfiance ou de la coquetterie, aucune des poules ne tombera dans les griffes du renard. Quant au coq qui finit par sortir de son poulailler – et par se faire croquer – par pure jalousie… la métaphore est assez explicite…

Nous avons moins apprécié la pièce suivante :  La photo du grenier  de Guy Wormser par la troupe Hommo Sa… de Chisinau. Il s’agissait d’une pièce de boulevard mise en scène de façon assez traditionnelle, ce qui, à la base, nous intéressait moins. Mais la difficulté que ces comédiens n’ont pas entièrement surmontée, c’est la langue française… Nous saluons cependant leurs incontestables efforts dans l’apprentissage de notre belle – mais ô combien difficile – langue !

Pour conclure cette journée, nous avons assisté à la pièce d’un groupe de lycéens : La Cité sans sommeil  de Jean Tardieu par la Troupe de théâtre francophone du Lycée Ságvári Endre de Szeged. Le thème, allégorie de la dictature, était très intéressant. Comme quoi, les « jeunes » aussi ont des choses à dire ! La mise en scène et le choix de musique, très « turlgiens », nous ont beaucoup séduits. Quant à la maîtrise du français des jeunes comédiens, elle était impressionnante !

Le samedi 22/03, nous avons assisté à un monologue de Beckett interprété – improvisé ? – par Cédric, qui aura eu le mérite de s’adonner à un véritable exercice de style, et de faire découvrir aux non-romanistes ce fabuleux auteur.

Enfin, nous avons joué notre pièce, Calling You, qui a reçu un franc succès malgré les imprévus dus au changement de lieu.

A l’issue de ce festival, nous avons lié contact, voire amitié, avec de nombreuses personnes, d’ici (l’organisatrice étant belge) et d’ailleurs, et nous espérons les revoir, au RITU, ou au prochain FTUF

Christelle Burton

Cliquez ici pour lire le roman-photo que nous a concocté Christelle Burton sur l'aventure de l'équipe de Calling You à Szeged.

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