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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Cracovie, 9-11/4/08, ou : à l’Est, du nouveau ?

14 Avril 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

En 1980, le TLG (Théâtre des Germanistes Liégeois) emmenait Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung de Ch. D. Grabbe à Cracovie… et découvrait « l’autre monde », le bon vieux Far East aux relents soviétiques. C’est le moment (cause à effet ?) que choisit Solidarnośc pour lancer son fameux mouvement de contestation. L’aventure du TLG au pays des Soviets se terminait du même coup au profit (à cause) de Lech Walesa. Il fallut attendre 1984 pour retrouver le chemin de la Pologne… à Brescia, en Italie, où je découvrais le Teatr 38 de Cracovie (ils jouaient Le Procès de Kafka) et Christophe Błonski. Nous les avons invités à Liège avec leur spectacle et Christophe nous rendit aussitôt l’invitation : en 1985, le TLG pouvait présenter son mémorable Woyzeck au Théâtre Rotunda de Kraków. C’était un nouveau départ, car, par la suite, les voyages en Pologne (« C’est à dire, nulle part » selon Alfred Jarry) se sont succédé à un rythme soutenu, tantôt à l’invitation de Błonski, ou de Lipski (l’autre Christophe, directeur du célèbre festival « Réminiscences de Cracovie »), ou de J. Zon (Directeur du non moins fameux Théâtre KTO), voire de l’Institut français de Wrocław, dirigé, à l’époque, par Monsieur Ecarnot. Kraków, Świnoujście, Jelenia Góra, Zielona Góra, Kamennia Góra, Nowozrozjec, Cieszin… autant de points de chute du TURLg depuis bientôt 30 ans. Autant de bons souvenirs. Nos aventures polonaises seules mériteraient un livre (avec photos). Bref, foin de nostalgie : nous participions donc, cette année, du 9 au 11 avril 2008 au 17e  festival international de théâtre universitaire en langue française de Cracovie, organisé par l’Institut Français et, comme directeur artistique, Christophe Błonski.

Deux troupes étrangères étaient invitées hors concours. L'Université de Metz et sa « Compagnie des 4 coins » présentaient Exeat, de Fabrice Melquiot, un spectacle qu'ils avaient d'ailleurs « testé »  à Liège pour RITU 23 (2006). Le TURLg, lui, donnait sa Communication à une académie, de Franz Kafka, un spectacle grand habitué de tant de festivals internationaux. Les troupes polonaises, elles, étaient en compétition : ce n’est pas notre tasse de thé, mais, hélas, une redoutable habitude de l’Est. Restes des vieux plans quinquennaux ? On a pu y retrouver des théâtres universitaires de Cracovie (l’Université Jagellone avec Eclats de rêve de Henri Michaux, et, hors compétition comme troupe invitante, le Théâtre de l’Entracte de l’Académie de Pédagogie, avec Les Précieuses ridicules de Molière), de Poznán (Encore une bonne chose de faite  de J.M. Frère, par la troupe « D’ji vou, d’jî n’ pou », dirigée, comme son nom l’indique, par un Belge, lecteur du CGRI à Poznán), de Varsovie (la troupe « A la masse » avec Alter Ego de Robert Pouderou), de Lublin (Universités UMCS et KUL, troupe « Les Chaises volantes », avec Les Feux sont encore loin ? de Rachel Bertout) et de Gdansk avec la troupe « Pourquoi pas » qui, avec Le Mirador, de Stéphane Chavanis, remportait le premier prix du Festival.

Il reste étonnant de voir ces jeunes Polonais défendre aussi bien en scène notre langue qu’ils étudient par ailleurs en classe. Il est plus étonnant encore d’apprendre que l’Institut Français considère cette 17e édition comme la toute dernière d’une série pourtant encore vive et attirante. Sic transit Il paraît que les finances ne suivent pas. Nous ne pouvons que prendre acte, déplorer amèrement et ravaler nos commentaires (Bling, bling)… Et espérer que Christophe Błonski trouvera les moyens de mettre en oeuvre son projet avoué de relancer, sur d’autres voies et avec d’autres soutiens, une nouvelle forme de Rencontres internationales dès l’année prochaine. Nous ne pouvons que prendre note et croiser les doigts.

Pour terminer, je me plais à souligner la qualité de l’accueil qui nous a été réservé. Même la météo était superbe, et je ne parle pas de la table et des lits. Enfin, un grand merci au CGRI (à travers Philippe Degouis) qui nous a aidés à couvrir en partie les frais de voyage : c’est une excellente coutume qu’il observe depuis de nombreuses années. Pourvu que ça dure.

Robert Germay

Deux établissements que nous recommandons chaudement :

 


(Klimaty Południa Wine House)

 


Kraków : chapitre 2

Encore des avions, un peu trop roses à mon goût mais qui partent à l'heure... Certes, ils font sans aucun doute des détours vu qu'il mettent 2 heures pour faire moins de 1000 Km... Low cost ? Sièges en cuir, hôtesses en chair et en os mais vêtues de bleu avec une petite touche de rose, le chemisier : probablement pour faire plaisir au designer de la compagnie WIZZ AIR... Comme j'aime pas le rose, je me suis endormi avant le décollage et réveillé après l'atterrissage, ou juste au moment où l'airbus effleurait le tarmac de ses roues... Musique horrible pendant le "taxiage" ... (taxiage: terme employé quand l'avion se déplace de la porte d'embarquement au point de décollage et lycée de Versailles (vice et versa pour les ceusses qui n'auraient jamais mis leur nez dans un San Antonio).

Fallait prendre une navette jusqu'à Cracovie... dodo... un taxi jusqu'à l'hotel... dodo. Je ne sais plus si nous avons mangé avant ou après la sieste...

Tiens, y avait du soleil, chose surprenante vu, qu'avant le départ, j'avais parcouru les sites météo : ils étaient unanimes... pluie pendant 3 jours...

Les lits étaient d'un confort...il suffisait de s'allonger sous la couette et pffffuit, vous voilà parti pour un sommeil de rêves...

Bon, à part ça, Krakow, c'est et reste Krakow, le Rynek est en travaux, mais reste le rynek, le trompettiste joue toutes les heures son morceau inachevé. Si on ne regarde que le sol, on voit des pigeons et on se dit, enfin, quelqu'un comme moi se dit: mmmm... je suis p'être à Venise tout compte fait! Autour de vous ça parle...: français, polonais, allemand, japonais, italien, anglais, flamand...

Les repas étaient pris dans un endroit charmant, servis par du personnel charmant... Cuisine parfaite... Merci Christophe de nous avoir invités, et nous avoir trouvé ce lieu.

 Vincent Pagacz

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