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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Dourdan est toujours à la même place

5 Octobre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Déjà un an depuis notre dernière visite à Dourdan... toujours aussi jolie et accueillante. Et - chance quand on voit le temps que nous avons subi depuis notre retour - sous le soleil ! Edmond Thanel est, lui aussi, toujours à la même place, c'est-à-dire partout. Il gère toute l'organisation, de la programmation du festival à l'organisation de l'équipe des bénévoles, et, en plus, il joue ! dans La Jeune fille et la mort, d'Ariel Dorfman. Le programme du festival, toujours décliné sous le signe de l'alternance petites formes/grandes formes incluait cette année une nouveauté : la représentation scolaire du vendredi après-midi, assurée par vos serviteurs, avec notre Joueur de flûte, qui, en l'occurence cette fois, à cause de l'absence de Benoît Cottin, était une joueuse ! Merci à Catherine Legros d'avoir assumé ce remplacement avec brio. Merci aussi à notre autre remplaçante, Nicole Dahlen, qui reprenait le rôle de Chantal Heck et se prépare à nous accompagner également à Marrakech.

Au TURLg, nous sommes habitués aux représentations scolaires et à la participation active des enfants spectateurs. Celle-ci n'a pas dérogé à la règle : le public (très nombreux ! il fallut refuser du monde) réagissait au quart de tour et son implication dans l'histoire était manifeste. Nous aurions voulu pouvoir rejouer le lendemain, d'autant qu'une place se libérait dans le festival à cause de l'absence d'une des troupes invitées, mais le week-end étant sacré chez les enseignants (français, en tout cas...), il n'y a pas eu moyen de faire revenir les enfants qui n'avaient pas trouvé place le vendredi. Nous aurions aussi voulu avoir l'occasion de convaincre les festivaliers et les organisateurs que notre Joueur n'est pas qu'une pièce pour enfants (nous ne l'avons d'ailleurs pas conçu comme cela) mais, là non plus, cela n'a pas été possible. Une autre fois ?

Le reste de la programmation était digne d'un festival international : variété dans les formes, le jeu, le répertoire. D'un Opéra de quat'sous à la mode Commedia dell'Arte à un Neveu de Rameau à la sauce algérienne, en passant par le réalisme de La Jeune fille et la mort nous avons pu encore une fois constater que le théâtre est multiforme et ne peut que gagner à se confronter à d'autres sensibilités.

Dourdan, à l'année prochaine !

Et, bien sûr, il y a aussi des photos

Et pour la bonne bouche, une petite bafouille de notre bourgmestre :

Le Joueur de Flûûûte outre-Quievrain :

Les rues de Dourdan, charmante bourgade au sud-ouest de Paris, en lisière de forêt de Rambouillet, résonnent des notes grêles et liégeoises de notre célèbre flûûûte Turlgienne. La 8ème édition des Théâtrales d’Automne, festival de théâtre amateur (sic…) francophone, propose ses désormais traditionnelles « petites » et « grandes » formes, selon la durée des spectacles.

N’étant ni l’un, ni l’autre, bien au contraire, notre célèbre « Joueur de Flûûûte » est le spectacle d’ouverture. Une programmation en matinée scolaire pour le vendredi après-midi (l’AM en PM ?) Point de planning familial en ces contrées. Une salle comble, archi-comble. Un flot presque ininterrompu de gosses se déverse, vient buter contre la scène, rebondit, s’affale sur les sièges, déborde sur les escaliers. Trois cents têtes blondes, trois cents bouches, trois cents langues, six cents bras, six cents langues… Bref, un agglomérat de sources sonores, un volume qui oscille sans cesse entre les extrêmes, selon nos drolatiques, pathétiques, pauses, postures, danses, chansons et répliques. Trois cents monstres pour les villageois, contre ce pauvre bourgmestre. Bravo à Catherine qui reprend le rôle de Benoît, à Nicole celui de Chantal, à Matthieu celui de Simon, qui reprend celui de Ronald… Vous me suivez ?

Et en parlant de Conseil, tiens, voilà l’ouverture officielle. En présence de l’édile communal (pas vu les autres), une courte présentation des spectacles « grande forme ». On sent le pâté, nous ? Un p’tit verre au bar du CCRC - Centre Culturel René Cassin, ses banquettes « vintage » rouges, vertes et oranges, Bertolt Brecht cerise le gâteau de la première journée de festival (ben oui Madame, du verbe ceriser…). Non Madame, c’est mon pied, tenez-vous à mon bras, fallait pas arriver en retard, le Chef vocifère. Un partage de bonbons à la menthe.

Un buffet laborieusement mis en place, Robert nous invente les assiettes. Quelques verres et propos avec les autres troupes, on s’en va, on sort pour l’habitant les bières et le chocolat (belge !). On parle, papotte, refait le monde, et puis dodo.

Un matin du samedi pour la lecture de paupières, au creux du lit douillet. Le poulet de midi aux patates et haricots, faut vous dire madame, qu’avec des couverts en plastique, ça ne coupe pas madame, ça ne coupe pas, ça casse… !

L’après-midi du réalisme. L’horloge indique 2 heures, le pneu crevé pend à la patère, le bassin d’inox résonne des fluides du docteur… Les « petites » et « grandes » formes se succèdent, l’horaire est bousculé, Edmond rayonne. Un conte africain, vivant, coloré, amusant, touchant, efface les souvenirs d’un autre. Les Algériens prennent possession du plateau, nu, bleuté. Deux personnages qui se toisent, se parlent en arabe ou se répondent en français… Je décroche.

L’impasse sur le spectacle des Russes. Dommage. Autour d’une table de restaurant, les serviettes vertes, les murs rouges, Mohamed est gris… Les flashes crépitent, le vin coule, les eaux ruissellent. Un plat, un dessert, un p’tit café. Quelques fous rires et improvisations, un « renard qui passe » belgo-soviétique. Oui, un grand moment d’inter culturalité dans ce monde de brutes. Les aiguillent tournent, le vin (très) chaud, les effluves de cannelle. Un répertoire des Beatles plus loin, c’est l’autre Avenue de Balzac qu’il faut trouver, dans la ville voisine, un p’tit tour de périph, les rêves dà nouveau dans les bras de Morphée.

Dimanche matin, tartines au chocolat, bananes au Nutella, café, baguette et croissants. Echange d’adresses, promesse de photos, c’est deux bisous ici, il faut y aller, bon voyage.

A bientôt, peut-être, Dourdan !


P.S. : une petite devinette… quelle est la différence entre Tintin et Milou ?

Eh bien, c’est que Milou n’a pas de … la réponse se perd dans les rires, les villageois et villageoises ripaillent, festoient, inconscient de l’ailleurs.

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