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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

2ème Festival International de Théâtre Universitaire de Marrakech,1-5 novembre 2008, ou quand il pleut sur Marrakech c'est surprenant...mais pas longtemps.

14 Novembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

En 1988 déjà, par un mois de juillet torride pour nos peaux du Nord, le TULg (il n'était pas encore Royal) découvrait le Maroc, en présentant Rozenkranz et Guildenstern sont morts de T. Stoppard au Festival International de Théatre Universitaire de Casablanca. C'était dans l'air du temps, puisque les années 80 ont marqué l'histoire du théatre universitaire par la naissance d'une foultitude de festivals, de Coïmbra à Cologne, de Cracovie à ... Liège (en 1983 naissaient nos RITU) ou Casablanca.

Ce premier festival marocain était l'oeuvre de Hassan Esmili, alors Doyen de la Faculté Ben M'Sik de Casablanca. Considéré d'emblée comme membre fondateur, le TURLg a "rempilé" à de nombreuses reprises et a ainsi présenté plusieurs spectacles, pendant une dizaine d'années à Casa-la-Blanche, de En pleine Mer à L'Impromptu de Versailles, Karl Valentin, Lovely Rita, et j'en passe.

Déjà important par son volume dès sa création, le FITUC (Casablanca) est, hélas, devenu, avec le temps, un mammouth de plus en plus difficile à cornaquer ; cela s'est ressenti dans la qualité de l'accueil et de l'organisation générale. Le TURLg a donc renoncé à s'y produire. Ces problèmes ne peuvent qu'être mis en relation avec le départ du père de l'évènement, Hassan Esmili, que Abdellah Chakiri, directeur artistique, a pourtant courageusement essayer de suppléer, avec des fortunes diverses, et le FITUC existe encore aujourd'hui. (Il faudrait un livre entier pour raconter toutes nos aventures casablancaises).

Entretemps, RITU-Liège a accueilli, à plusieurs reprises, des troupes marocaines. Entretemps aussi, de nouveaux festivals ont vu le jour au Maroc. On en compte aujourd'hui 6 : Agadir (le premier en date: 1996. Le TURLg a participé avec plaisir et succès à sa 12e édition en 2007 avec Kafka, et est à nouveau invité pour la 14e édition en 2009) ; Meknès, né il y a 4 ans ; Tanger ; Fez et Marrakech qui en sont à leur 2ème édition; et bien sûr toujours Casablanca.

Notre voyage à Marrakech s'est en fait déroulé en deux étapes: deux de nos acteurs, contraints par des exigences de travail sont arrivés en estafettes pour inaugurer le festival (le 1/11) et rentrés plus tot (le 4/11), devoir accompli. Le gros de la troupe est arrivé le 2 pour jouer le 3 et repartir le 7. Mission accomplie.

Dans l'ensemble, le séjour fut fort agréable et ... varié : deux jours de pluies battantes et le reste sous le soleil marocain, tamisé par la pollution visible et olfactive des pots d'échappement des mobylettes et des autos difficilement mobiles (les taxis, là bas, n'ont pas d'âge). Marrakech est loin de Kyoto !

Hôtel excellent; nourriture préparée avec amour et dévouement par des bénévoles de l'entourage du festival...Que demander de plus ? Un bon programme bien sûr !

Celui-ci était très varié: de la danse au théâtre, tantot sérieux, voire un peu lourd, tantot plus "léger" (les belges entre autres...). Nous avons pu ainsi découvrir deux troupes françaises (une composée de jeunes et l'autre de danseurs professionnels), deux troupes marocaines (une professionnelle et une composée d'étudiants de la Haute Ecole de Management de Marrakech), deux troupes allemandes (une mettant en scène des ados, l'autre une danseuse égypto-allemande), une troupe russe de Moscou, un couple suisse, et, bien sur, le TURLg de Belgique, qui présentait son Joueur de Flute le lundi 3 à 16h (et 3/4 d'heure de poussière: horaires marocains obligent...)

De plus, nous avons participé à une table ronde sur le thème "Le role de l'art dans le rappochement des peuples".

Notons, pour la petite histoire, que Hassan Machnaoui, l'organisateur du festival, avait suivi un atelier dispensé une vingtaine d'années avant par Robert Germay dans le cadre des Festivals de Casablanca. Il en parle comme si c'était hier et se souvient très bien de quelques spectacles du TULg à Casa.

Important à noter pour l'histoire du Théatre Universitaire: à Marrakech, la Haute Ecole de management impose le théatre comme matière d'examen. HEM, Valentin, même combat: "Le théatre obligatoire". C'est ainsi que la troupe de HEM nous a proposé un Roméo et Juliette qui vaut son pesant de thèses en anthropologie, ethnologie, sémiologie, théatrologie...et j'en passe et des meilleures ...ologies.

Merci, de tout coeur, au dévouement de Hassan Machnaoui: avec très peu de moyens et une équipe très réduite, il a fait des miracles pour que ce séjour soit pour nous inoubliable. Nous l'avons remercié en l'invitant, lui et sa charmante épouse, Hint, à partager le "repas de tournée" dans un lieu mythique: le fameux Dar Essalam, où Alfred Hitchcock a tourné des scènes de son célèbre L'homme qui en savait trop.

Il avait bon goût cet Alfred, c'est Alphonse qui vous le dit.

Pour les photos :

les photos du Chef

les photos du groupe

les photos des souks

le spectacle du Maroc

le spectacle suisse

le spectacle russe

le spectacle français 1

le spectacle français 2

le Joueur de flûte







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