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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

JERUSALEM, ou « Le TURLg sortant du tombeau…» (air connu), 24-28 novembre 2008

3 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Cette tournée risqua bien, en effet, d’être mise au tombeau avant même de démarrer. En effet, répondant à une invitation (de Recteur à Recteur) de l’Université Hébraïque de Jérusalem, le TURLg piaffait déjà d’impatience, billets d’avion en main, dès le mois de septembre, pour participer au 12ème Festival THESPIS de la Ville Sainte, lorsqu’une lettre lui annonçait début octobre que la manifestation était annulée pour cause de difficultés organisationnelles touchant toutes les universités israéliennes. Fichtre ! Une tuile ! De taille !

O
n a beau avoir déjà tourné 3 ou 4 fois là-bas (la première en 1998, sauf erreur), devoir renoncer à un voyage pareil ne passe pas tout seul !

Heureusement, quelques semaines plus tard venait un contrordre. Emue sans doute par notre désarroi (et celui d’autres troupes étrangères invitées), l’Université du Mont Scopus décidait d’organiser pourtant, aux mêmes dates, un mini-festival (un Thespis 11 et demi ?) qui rassemblerait quelque quatre troupes : un groupe local, un de Quito (Equateur), un de la Cornell University (Ithaca, New-York) et nos Liégeois.

Les efforts pugnaces du Prof. Isaak Benabu, professeur de théâtre à l’Université Hébraïque et père-fondateur de THESPIS, ne sont certainement pas étrangers à ce bénéfique retournement de situation, et à cette résurrection aussi soudaine que bienvenue.

Ainsi donc, à peine finie la représentation dominicale de fin de série de « Fin de siècle sur l’île », le 23 novembre  à 17h15, cinq Turlgiens (Dominique D., Vincent P., Mélissa H., Claude D. et le Chef) gagnaient Zaventem sous une neige battante, cause de gros embouteillages, qui faillirent bien nous faire rater l’avion.

Bref, en route pour Tel Aviv via Budapest avec la Malev, une compagnie hongroise, très confortable ma foi, et, sans doute, une des dernières à encore nourrir et abreuver gratuitement ses passagers (ceci-dit à l’intention du guide du Routard. Remarque : Alitalia, elle, a réussi à égarer les 9 bagages des Equatoriens entre Quito et Jérusalem !).

A destination finale, plus de neige, certes, mais on supporte bien quelques couches de laine à Jérusalem fin novembre à… 3h45 ! Quand les compagnies aériennes comprendront-elles que nous ne sommes pas du matin ? Par parenthèse, le 28, pour notre retour, notre vol prévu à 6h00, nous faisait quitter Jérusalem à… 2h00 ! Ca nous poursuit ! Damned !

Accueil impeccable à l’aéroport Ben Gourion, et transfert en taxis à Jérusalem, à la Résidence-Club Maiersdorf, où l’Université loge ses hôtes dans d’excellentes conditions 4 étoiles. Et, en plus, on y mange bien ! (Yvonne et Léon Maiersdorf, les donateurs dont le bâtiment porte le nom sont, soit dit entre parenthèses, Belges).

Au programme du lundi : repos de notre voyage nocturne, et spectacle de la troupe locale (Département d’Etudes Théâtrales de l’Université Hébraïque) en soirée.

Le mardi, c’était à notre tour de présenter notre « Si tu m’aimes… » à 20h00, dans le beau théâtre Ma’abada. Les commentaires furent élogieux : « a Hit », qu’ils disaient. Nous l’avions d’ailleurs bien ressenti en jouant, et au salut final, aux réactions positives des spectateurs, manifestant clairement une fois de plus, que notre spectacle franchissait allègrement la fameuse barrière de la langue. C’était d’autant plus gratifiant qu’il faut relever que cette représentation était le baptême du feu de Mélissa Homburg, qui a repris, pour la circonstance, le rôle que tenait jusque là Chantal Heck.

Le mercredi voyait dans un autre théâtre encore, le Khan, installé dans une belle grande cave la représentation de la Cornell University, d’un texte de Nora Glickmann, une vieille connaissance du TURLg, puisque, en 2000, à RITU 17, des étudiants de Cornell avaient présenté un autre de ses textes à Liège.

Notons d’ailleurs que le théâtre de Quito (Equateur) a déjà lui-aussi croisé la route du TURLg au Vénézuela, et que, Isaak Benabu a déjà participé naguère à RITU.

Le jeudi et vendredi ont pu être consacrés à une visite plus intensive de cette étonnante ville qu’est Jérusalem, dont on n’a jamais fini de découvrir les charmes contrastés.

Nous tenons à remercier toute l’équipe d’Isaak Benabu, en particulier Vidal, le producteur du festival, et Talia, la fille d’Isaak, ainsi que le personnel du Bet Maiersdorf, qui ont fait en sorte que notre séjour soit en tout point confortable. Nous ne pouvons que souhaiter longue vie à THESPIS, dans un format redevenu « normal ».

Merci surtout à Monsieur le Prof. Bernard Rentier, notre bienaimé Recteur de l’ULg, qui a pris en charge nos billets d’avion : nous savons qu’il est conscient de notre mission d’ambassadeurs de notre Alma Mater et nous lui en savons gré.

Après des 25° au soleil du Moyen-Orient, le retour brutal aux rigueurs climatiques belges ne nous fera pas oublier une tournée si agréable et si fructueuse.

Robert Germay

Quelques photos...

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R
On en a tant fait depuis Jérusalem 1993, qu'il m'arrive de patauger dans le choix des dates...surtout qd le temps manque en période de délirant travail pour retourner aux archives.
Bref, Nathalie a raison : "En pleine mer" (version Femmes) fut la première apparition du TULg (sans R à l'époque) en Israël, avec les Nathalie, Eveline, Céline, Diskette, Martin...(pardon si Alzie en oublie...).
Ca fait bien plaisir de constater qu'on nous lit de- ci de-là...quand-m^m ! Je n'ai pas non plus signalé que j'ai aussi monté ledit "En Pleine mer" à Haïfa avec des étudiants de l'Université Technion, à l'invitation d'Ouriel Zohar, en 1993 également.
Binamé, comme le temps passe...
rg
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N
la première fois que nous sommes allé jouer a jérusalem c'était en plein mer homme et femme en 1993! Apres avoir jouer a Haïfa
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