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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Notre Fin de siècle sur l'île, invité d'honneur au 6e Festival Koufar de Minsk (28 sept. 03 oct. 09)

6 Octobre 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les PHOTOS, et la leçon de langue

 

Un festival qui continue à défendre la qualité de son accueil, orchestré sans compter par nos amis – merci à eux et à leur équipe- Vladimir Makarevitch, Siarhei Turban et Katsiaryna Saladukha, réguliers observateurs de nos RITUs et membres fidèles de l'AITU. Nous n'oublions pas qu'ils se proposent d'ailleurs d'en organiser un prochain congrès mondial. Leur expérience avec Teatralny Koufar tout comme le soutien de leurs autorités universitaires, notamment M. Sergey Ablamenko, Recteur de l'Université d'Etat du Bélarus et M. Vladimir Souvorov, Vice-Recteur, en étant leurs meilleures cartes de visite.

Ce festival de Minsk perpétue son haut niveau de programmation. Il y avait bien sûr à boire et à manger sur le plateau (pour les restaurants, ça variait) mais il continue à s'imposer comme un rendez-vous important pour beaucoup de TU, principalement du côté de l'ancien bloc de l'est. C'est ainsi qu'à côté de 5 productions locales, il a accueilli cette année des spectacles les plus divers venus de Russie, de Serbie, de Lettonie, de Slovénie, de Lituanie, de Pologne, d'Estonie mais aussi du Mexique, d'Allemagne (2), du Royaume-Uni, de Turquie et d'Iran - et de Liège (Belgique), bien sûr. De quoi redire que Teatralny Koufar reste une vitrine de la vitalité du paysage théâtral universitaire tant sur le plan de la qualité et de la recherche des mises en scène que sur le plan de l'investissement de tous ses acteurs, étudiants, amateurs. Dommage, avis personnel mais partagé, que ce festival se double d'une compétition avec ses prix qui ont peu de sens pour nos travaux de TU: meilleur acteur masculin, meilleure actrice, meilleurs seconds rôles, meilleure mise en scène, meilleure scénographie... Meilleurs?

Et toujours en langue originale. Mais nous savons ce qu'il en est à ce propos. L'accueil attentif et concentré du public pour notre Fin de siècle sur l'île a d'ailleurs encore une fois confirmé notre choix de ne jamais nous attacher exclusivement au texte et de développer un langage théâtral ouvert à tout public quelle que soit sa langue.

Et comme pour les années précédentes – notre chef le sait, il en était à sa 4e participation et quelques membres du Turlg qui en étaient en 2007 avec Si tu m'aimes -, on reste pantois devant l'engouement sans faille d'un public très jeune aux éclats de rire souvent confondants. On retient sa respiration face au rythme du cru, stakhanoviste - jusqu'à 5 spectacles! en après-midi et soirée après des matinées réservées à des ateliers pratiques ou des « Theatergespräche »! Heureusement que nous avons l'entraînement des RITUs et notre expérience du TURLg pour maintenir la cadence et prévoir où aller et où aller moins.

Quant à notre vie quotidienne là-bas, un rappel d'un passé que l'on croyait révolu depuis la Chute du mur. Dans un environnement marqué par une architecture stalinienne kolossal, par des faucilles et des marteaux toujours arborés, par le « réalisme » soviétique des statues surdimensionnées, par des réactions inattendues ou le manque de réaction des gens que l'on croise...

Bref, participer à un festival international de théâtre universitaire n'est jamais une mince affaire. « Adaptation au décor » en est souvent le maître-mot. Car il s'agit toujours d'y bousculer nos habitudes et d'apprendre à ne pas toujours vouloir tout comprendre selon nos critères.

 

Alain Chevalier


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