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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

4e Festival International du Théâtre Universitaire, Marrakech (FITUM), 26-29 avril 2010

4 Mai 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Les photos

La série d'incidents/accidents semblait bien vouloir continuer pour le TURLg, quand Antoine Wathelet fut refoulé à l'aéroport de Bruxelles pour manque de passeport, le dimanche 25 avril. Ne nous étendons pas sur le fait qu'on savait ce passeport égaré depuis le dernier rangement domestique Wathelesien, il y a 6 mois ; n'épiloguons pas sur la question du "pourquoi un passeport est encore nécessaire pour le Maroc... sauf quand on voyage avec une agence de tourisme" ; disons seulement que le Chef, qui devait rejoindre la "troupe" (réduite donc à Pierre, le père indigne, et Bruno) le ma. 27 (délai obligé par une tournée - annulée - au Québec !), le Chef, donc, allait devoir assurer seul la régie son et lumière pour la représentation de Poivre de Cayenne, le me. 28 à 17h30. Enfin, là-bas, rien n'est de toute façon, jamais si simple ni vraiment à l'heure.

Quoi qu'il en soit, nous vainquîmes donc allègrement ces petits embarras coutumiers du "Sud de la Loire", et notre prestation fut un succès.

Pensez donc, 4 nominations et un prix ! (Il ne nous manque quasiment qu'une nomination pour l'interprétation féminine !)*.

Des points communs entre l'ex-Bloc de l'Est et le Maroc ? Les problèmes de robinetterie dans les hébergements, et les Con-cours dans les Festivals de TU.

On connaît ma position inébranlable sur la question : jamais nous n'avons progressé dans notre travail grâce à des concours. Ceux-ci sont déplacés dans le cadre du théâtre amateur en général, et universitaire en particulier : nous ne sommes ni une école qui doit distribuer des prix, ni des commerciaux qui en ont besoin pour le développement de leurs affaires. Ces "distributions de prix", pâles copies de mœurs Hollywoodiennes font, pour moi, moins de bien que de dégâts, quelles que soient les décisions ou les qualifications du jury : elles ne peuvent que décevoir tous les perdants, et/ou, pire encore, encourager la stagnation des gagnants...

Sur sa longue histoire, le TURLg n'est pas en manque de prix, glanés ci et là dans ce genre de Con-cours, qui, hélas, sont la règle dans certaines cultures. Ça ne m'empêche pas d'être contre le principe, à tout prix ! (c'est le cas de le dire). Les Rencontres internationales sont, d'abord, surtout, et par principe déjà, une occasion de découvrir le travail des autres et d'y mesurer le sien : tous les théâtres universitaires sont tellement différents d'un continent, d'un pays, d'une université à l'autre (tant par les moyens humains, techniques ou financiers) qu'il me paraît vain, impossible, voir néfaste et pervers de les juger, en plus, sur des critères généraux, clichés, tels que les prix que l'on copie bêtement sur un certain monde professionnel. Car c'est bien le pire qui puisse arriver au Théâtre universitaire : c'est de chercher à imiter le théâtre professionnel. Cela dit, chaque organisation reste, ma foi, maître chez elle, et cela n'empêchera pas le TU de se développer, de toute façon. Ce que j'en dis...

Revenons donc à l'essentiel : la réussite globale du "Festival" de Marrakech. Succès d'abord par la diversité des troupes nationales présentées : Marrakech (Fac de Droit et Fac des Sciences), Casablanca (Fac des Lettres Ben M'Sik et Fac des lettre Ain Chouk), Tanger (ENCG), Oujda (Fac de lettres) et Agadir (EHT). Le reste du Monde arabe était présent avec l'Irak (Université Moussel) et nos vieux amis de Batna (Algérie), déjà rencontrés naguère à Monastir. L'Europe, elle, débarquait avec le TURLg et, d'autres vieilles connaissances, Paris X Nanterre, qui ont déjà participé à RITU-Liège.

Nous avons découvert l'intéressant plateau du pittoresque Théâtre Royal, et re-découvert le Théâtre Dar Takafa, que nous connaissions déjà pour y avoir présenté Le Joueur de flûte en novembre 2008 (il est vrai, dans le cadre d'un autre évènement marrakchi, le 2ème RITM : Rencontre Internationale du Théâtre de Marrakech, Festival IMGP2799des Jeunes Créateurs).

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire pour le récent Festival de Fès, ces manifestations prouvent, on ne peut mieux, le grand dynamisme du Théâtre universitaire arabe en général et marocain en particulier. Je forme le vœu que la quantité stimule la qualité, et que le MOT Théâtre ne prenne jamais le pas sur l'acte théâtral. Inch'Dionysos !

Comme toujours, l'accueil marocain était exemplaire par sa chaleur (je ne parle pas des 37 degrés de la météo!) et par le dévouement d'une équipe nombreuse et efficace, dirigée par un Abdou Faïk attentif et en grande forme. La Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de l'Université Cadi Ayyad n'a pas ménagé ses peines pour nous loger et nous nourrir très correctement : merci à l'organisation.

IMGP2842Architecturalement, le monde compte des places remarquables, par un aspect ou un autre : Bruxelles, Cracovie, Moscou, Buenos-Aires, Sienne, Rome, Vilnius, Florence, Londres... Mais je crois pouvoir dire que la place Jamaa el Fna reste à jamais la plus épastrouillante, la plus singulière, de toutes celles que j'ai vues, de jour comme de nuit...

C'est pas tout ça : demain 7h du mat', en route pour Timisoara !

Robert Germay

 

* Personnellement, je trouve que la combinaison rouge l'aurait méritée... (Monique)

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M

Merci beaucoup pour le billet et votre présence au festival : )

Faut pas oublier l'humour dans ce genre de voyages. A propos de francophonie, je serais assez pour décider que c'est d'abord la légereté qui fait le meilleur de la langue française, parce que bon,
en fait de saturation et de langueur de temps, on aurait tendance à oublier cela dans la ville rouge, ses vapeurs techniques et ses cérémonies.

"Inch'Dionysos", héhé: le Maroc produit un rire panique bien à lui.

Morgane
(la mère supérieure en porte jarretelles et ses très bonnes pensées pour Liège -si, si)


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