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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Bratislava, Festival Istropolitana '10, 18-23 juin 2010

28 Juin 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Istropolitana_2

Les photos

Le Festival "Projet Istropolitana" fut créé à Bratislava en 1977 (en Tchéchoslovaquie, alors) à l'initiative de la Faculté de théâtre de l'Académie des Arts de la scène (Academy of Performing Arts - VSMU), elle-même fondée en 1949. Les buts du Projet Istropolitana sont de favoriser la rencontre internationale de différentes approches du théâtre, représentées par des jeunes artistes issus de différentes écoles, qui viennent proposer leurs dernières créations (à ce jour, 80 écoles des quatre coins du monde) à un jury professionnel. Le propos est donc fortement pédagogique et éducatif.

On ne s'étonnera donc pas que, en 1984 déjà, Istropolitana entretenait des contacts avec Liège et sa session expérimentale du Conservatoire Royal, plus particulièrement au travers de René Hainaux et feu Max Parfondry. Dans les années 90, ces contacts s'élargirent au TURLg à l'occasion de la création de l'AITU (1994) dont Zuzanna Hlavenkova, professeur à la VSMU devint rapidement membre active. En juin 2002, j'ai moi-même participé à Istropolitana, à la fois comme membre du Conseil d'Administration de l'IIT - Belgique Francophone, et comme président de l'AITU, qui y tint une réunion du Comité exécutif, préparatoire au 5e Congrès de l'AITU qui devait se tenir - et s'est tenu - en 2003 à Olympia. J'avais gardé un excellent souvenir de ce premier séjour slovaque, et c'est donc avec plaisir que nous avons accepté de participer, cette fois avec un spectacle, à cette 18e édition (Istropolitana est une biennale).

Avec plaisir, mais non sans appréhension : si le TURLg est, à bien des égards, un outil de formation, il n'est pas pour autant une école, au sens où le sont les autres participants à la Rencontre. La question "Mais que faites-vous là ?" nous a d'ailleurs régulièrement été posée par des "collègues" invités. Ceci-dit, la directrice du Festival, Svetlana Waradzinova, et Zuzanna Hlavenkova elles-mêmes, avaient "visionné" notre Dernier Godot, de M. Visniec, lors de RITU 27, en mars dernier, avant de l'inviter officiellement. Nous n'avions donc pas à rougir... Et nous n'avons pas rougi, car l'accueil du public, le me. 23/6 à 14 hrs au LAB (remarquable salle, inaugurée la semaine précédente) fut tout à fait positif, à en croire les commentaires glanés ci et là.Istropolitana_1

Istropolitana, ce n'est pas que des présentations de spectacles. C'est aussi des discussions organisées sur les spectacles vus. A ce propos, je regrette que la discussion sur la journée du 23, NOTRE journée, ait dû se dérouler le jeudi 24 à 11 hrs, c'est-à-dire le lendemain de la clôture officielle. Inutile de dire que la fête a duré toute la nuit au Cvernovka, l'ancienne fabrique, lieu de toutes les "partys" du festival, et qu'on comptait sur les doigts des deux mains les volontaires pour débattre de notre prestation. Dommage... et avantage : nous avons pu reprendre la route (1100 kms) vers Liège dès midi. Des discussions donc, mais aussi des ateliers ; et nous fûmes ravis d'y retrouver Sergio Sierra, de Barcelone ET de l'Université Caldas de Colombie, qui présentait le même atelier de danse (dans le cadre de son doctorat) qu'à notre propre RITU 27. Quand on vous dit qu'Istropolitana met l'accent sur la pédagogie et la formation !

Les 23 troupes participantes venaient cette année de Serbie, Etats-Unis, Indonésie, Russie, Singapour, France, Royaume-Uni, Autriche, Israël, Macédoine, Italie, Pologne, Iran, Tchéquie, Slovaquie et Belgique.

N'ayant pu arriver que le dimanche 20 au soir, nous n'avons pu voir que quelques uns des spectacles proposés, hélas. Mais tous étaient d'un impressionnant niveau, foi de vieux routier des festivals. J'ignore qui le jury a particulièrement distingué, mais mon coup de chapeau personnel va aux Polonais avec Histoires de la Forêt viennoise de Ödön von Horvath. Tiens, quelle surprise ! c'est justement Horvath et son Don Juan revient de guerre qui va m'occuper les mois à venir. Blague à part, toutes ces écoles forment drôlement bien leurs jeunes étudiant(e)s.

Organisation sans faille, logements très confortables, temps sec, ambiance festive, spectacles de qualité... Merci à Svetlana et à son équipe !

Quelques anecdotes ? Alphonse avait oublié à Liège la bande son, et Renaud, le cendrier-décor de la pièce. Renaud a donc re-gravé un CD à partir de son miraculeux Mac book, et Robert a déniché un cendrier local fort adéquat. Vincent, lui, s'est contenté d'accrocher le mur de l'entrée - étroite - de la Chimie avec le flanc gauche de la camionnette Athlon. Sans doute distrait par l'annonce toute fraîche de la victoire de la Slovaquie au Mundjal ? Quant à David, il a beaucoup vuvuzellé, de jour comme de nuit.

Qu'on ne me parle plus de football à Bratislava ! Impossible d'y échapper dans cette ville piétonne où chaque café - et ils sont nombreux ! - a son écran géant en terrasse. Alors, avec les Coppolas, pas Espagnols pour rien... En revanche, c'est peut-être pour cause de Mundial que nous avons fait l'aller et le retour sans le moindre bouchon sur les autoroutes allemandes. A retenir pour nos prochains déplacements : vive le foot !Istropolitana_4

Robert Germay

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