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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Don Juan se produit à la 8e édition de « Universcènes » à Toulouse II-Le Mirail, 15-19 mars 2014

1 Avril 2014, 08:54am

Publié par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

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Les photos

Il y a deux ans, à la même époque (15 mars), le TURLg organisait une tournée française pour présenter Le Procès de Kafka à Angers…en passant par Toulouse : c’était pour les Liégeois l’occasion de découvrir la Ville Rose…et d’avoir envie d’y retourner dès que possible. (Voir le blog du TURLg : http://turlg.over-blog.fr/article-de-toulouse-a-angers-ou-des-reseaux-sociaux-et-autres-facebooks-au-service-du-tu-102771929.html )

Cette année 2014 voyait la 8e édition du Festival Universcènes qui est présidé par Aurélie Guillain et localisé à la « Fabrique » (Centre d’Initiatives Artistiques du Mirail = CIAM) sur le campus de l’Université de Toulouse II-Le Mirail.

La caractéristique de ce festival est de présenter des spectacles montés en langue originale (polonais, allemand, espagnol, anglais, italien) par des troupes étudiantes de Toulouse, généralement avec surtitrage en français, opération qui a aussi valeur d’exercice de traduction pour les étudiants. Par exemple, cette année, une œuvre du jeune auteur allemand Michel Decar, Waldemarwolf, était présentée au public d’Universcènes, les 19 et 20 mars 2014, en version originale (surtitrée) par la « Compagnie de la Vieille dame » (compagnie d’étudiants du cru) dans une mise en scène de Thomas Niklos, en présence de l’auteur. Des étudiants d’allemand (Philologie et/ou traduction/interprétation) ont participé à la traduction collective de l’œuvre sous la direction de Hilda Inderwildi. Il convient aussi d’ajouter ici que les Presses Universitaires du Mirail peuvent s’enorgueillir d’une remarquable collection bilingue , « Nouvelles scènes », qui publie une abondante liste de traductions de pièces de dramaturges contemporains des répertoires allemands, anglais, espagnols, italiens et polonais. Ce sont nos contacts toulousains privilégiés, Catherine Mazellier et Hilda Inderwildi, deux germanistes distinguées, qui dirigent avec maestria la collection « Nouvelles scènes- Allemand ».

Ceci explique sans doute le fait que nos charmantes collègues s’intéressent au répertoire du TURLg qui, pour les raisons historiques que l’on sait (à savoir l’empreinte du Theater der Lütticher Germanisten (TLG) laissée sur le Théâtre Universitaire Liégeois depuis 1980), s’intéresse, lui, au répertoire germanophone. Résultat des courses : le TURLg était la première troupe étrangère invitée à Universcènes en 2012 avec Le Procès ; et nous remettions donc le couvert avec Don Juan en 2014. Ajoutons aussi pour  être complet que les « 12e Rencontres de théâtre allemand contemporain » s’inscrivent dans cette 8e édition du Festival Universcènes à laquelle nous participions.

Comme le laisse entendre le sous-titre « Théâtre contemporain d’Europe et d’ailleurs », Universcènes n’avait pas programmé que du répertoire allemand, mais aussi des spectacles en polonais, espagnol, anglais et italien : voyez le programme sur http://www.festival-universcenes.fr/.

Quant à l’équipe liégeoise, mein Gott, elle n’a pas chômé. A peine arrivée le soir du samedi 15 mars, elle devait faire face à une catastrophe : pour des raisons aussi dramatiques qu’indépendantes de sa volonté, notre Coline apprenait qu’elle ne pourrait jouer aucune des trois représentations prévues (lu. 17 à 20h, mardi 18 à 12h30 et 20h). Comme tous les rôles des femmes ont la même importance dans notre spectacle, il fallut passer le dimanche et le lundi à réorganiser complètement la distribution, donc le texte et la mise en place. Comme, de plus, une comédienne, Marie, reprenait un rôle pour la première fois à l’occasion de cette série toulousaine, on ne vous dit pas le stress… !

Grâce à leur pugnace énergie, les huit « survivantes » ont relevé le défi et ont remarquablement « assuré » : le public -visiblement très captivé-  n’y a vu que du feu, et notre Don Juan a manifestement fait de nouvelles conquêtes. Ceci semble confirmer que notre méthode de travail collectif est bénéfique à la cohésion du groupe, qui peut, dès lors, mieux faire face à de semblables éventualités. Comme le dit souvent Trébor Yamreg au Chef : « Se rencontrer est un début. Rester ensemble est un progrès. Travailler ensemble est un succès ». Sacré Trébor !

Aujourd’hui, la pénible situation dans laquelle s’était retrouvée Coline a heureusement évolué favorablement, et, on peut espérer que cet éprouvant accident ne sera plus bientôt qu’un mauvais souvenir marquant.

Tout l’un dans l’autre, cette aventure toulousaine restera dans nos mémoires comme une expérience «  de l’extrême »…comme les sports du même nom, et Toulouse restera pour nous un vrai pôle d’attraction : à quand la prochaine ?

Robert Germay

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PS : Le Mirail est le quartier où est logé le campus de l’Université Toulouse II.  « Mirail », en occitan,  signifie « miroir ». Or, il se dit que l’Université ne se reconnaît plus dans le « miroir » de cet environnement réputé interlope. Il serait dès lors question de la rebaptiser « Université Jean Jaurès ».  Affaire à suivre… ! Et pourquoi pas sur place, avec une prochaine tournée ? A bons entendeurs, salut ! : le TURLg aurait encore quelques pépites à proposer…

 

PPS : Nous avions à peine envoyé le lien vers notre article à nos amis Toulousains que nous apprenons que (nous citons) : "Depuis votre passage ici, l'université a en effet été débaptisée. Elle s'appelle désormais Université de Toulouse Jean-Jaurès (UT2J, ouf... au moins avons-nous échappé à l'acronyme ridicule UTJJ). Tu imagines bien que je n'ai rien à redire contre Jaurès dont j'aime le verbe haut et coloré, les positions aussi, mais j'ai du mal à avaler ce radical effacement du Mirail. Sans parler du coût de l'opération : 100.000 euros, rien que sur le versant d'Internet où l'UTM était fort bien repérée."

Et voilà l'travail !

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