Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Le TURLg en observateur au Festival « Eclosions », Théâtre Universitaire de Dijon, 8-9 mai 2014

20 Mai 2014, 09:18am

Publié par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

 

WP_20140508_005.jpgEn décembre dernier, nous recevions par mail cette annonce de l’Université de Dijon : « Vous êtes amateur ? Vous avez un projet de spectacle ? Alors venez participer à cette nouvelle édition de notre festival « Eclosion » et célébrer le quarantième anniversaire de notre association ! ». Malheureusement, aucun de nos groupes n’était libre, et nous ne pouvions répondre à cet appel bien tentant par l’envoi d’un spectacle.

Il ne fallait néanmoins pas laisser passer l’occasion de renouer des liens avec cette université. Notre dernière visite chez eux datait d’avril 2000 (nous y avions présenté En pleine mer, de Mrozek), et avait été précédée d’un tir groupé de trois spectacles (Communication à une académie, de Kafka, Jacques et son maître, d’après Diderot et Kundera, et Le Projecteur réparé, de Karl Valentin) en avril 1997. Nous avions aussi, avec le TU de Dijon, participé à l’aventure commune du projet Cymbeline, lancé par le Théâtre Universitaire de Franche-Comté, et qui a réuni huit théâtres universitaires de différents pays européens, d’octobre 1991 à janvier 1994[1]

Et enfin, pour en terminer avec les liens qui unissent Dijon à Liège, Robert Germay a co-dirigé l’ouvrage Le Théâtre universitaire, Pratiques et expériences[2], avec Philippe Poirrier, professeur à l’Université de Dijon.

Le 8 mai, j’ai donc pris le train pour me rendre en observatrice à cette 5e édition du festival « Eclosion ». Car si le TU de Dijon existe depuis 40 ans, son festival s’est appelé Festival du Théâtre Universitaire International de Dijon, puis Festival de printemps. Ce TU propose à ses membres, tous amateurs, de participer à des ateliers et à des créations de spectacles encadrés par des professionnels. Et le festival est l’occasion de présenter au public (étudiant, dans sa grosse majorité) le résultat des ces travaux. Sur les deux soirées que j’ai passées sur le campus dijonnais, j’ai pu apprécier deux présentations d’ateliers : Se souvenir de Blanche-Neige, théâtre d’objets, et Microfictions, d’après Régis Jauffret, deux travaux très collectifs ; ainsi qu’une des créations, L’Opéra du dragon,  d’après Heiner Müller, mis en scène par un ancien du TU de Dijon, Guillaume Malvoisin (avec qui nous avions d’ailleurs déjà eu des contacts en 1996). Et la soirée de vendredi s’est conclue avec Le Poids du monde, d’après Peter Handke, par le TU de Nantes.WP_20140508_006.jpg

Voilà, les contacts sont repris : espérons qu’ils aboutiront à des échanges de troupes dans un futur proche. J’ai en tout cas pu constater, une fois de plus, que le TU se caractérise surtout par sa diversité d’approches, d’objectifs, de résultats. Et c’est bien ça qui est intéressant.

Dominique Donnay

 

 



[1] Cf  L. GARBAGNATI, Cymbeline, “Laboratoire de la conscience européenne”, Ou de l’identité culturelle à l’interculturel in L’Identité culturelle, laboratoire de la conscience européenne, Actes du colloque organisé par le laboratoire Littérature et Histoire des pays de langues européennes de l’Université de Franche-Comté à Besançon, les 3, 4 et 5 novembre 1994.

[2] Le Théâtre universitaire, Pratiques et expériences, sous la direction de Robert Germay et de Philippe Poirrier, Editions Universitaires de Dijon, 2013.

Commenter cet article