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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Unidram à Potsdam (et non pas : Un Drame à Berlin)

5 Novembre 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les PHOTOS

C'est en juin 1994 que je découvrais, en observateur invité, Potsdam et son tout nouveau festival de théâtre universitaire UNIDRAM, organisé par le théâtre universitaire du coin, "De Gater '87", animé - aujourd'hui encore - par Thomas Pösl et Franka Schwuchow, e.a. C'était la grande époque de l'ouverture à l'Ouest, après la chute du mur que l'on célèbre cette année. Conséquences logiques, nous présentions, en troupe invitée hors festival, en novembre (18 et 19) 1995, deux de nos "hits" de l'époque : Le Projecteur réparé, de Karl Valentin, et Ein Fest bei Papadakis du Grips-Theater ; et, en échange, "De Gater '87" était invité à notre Ritu 13, en 1996.

A nouveau, je participais à UNIDRAM comme observateur en juin 1999. Dès ce moment, je pouvais constater que le festival tendait à changer de nature, à savoir à se professionnaliser : la "contrainte" d'être un théâtre universitaire, c.-à-d. lié à une Université, s'estompait au profit de ce qu'on appelle outre-Rhin les "freie Gruppen" : troupes indépendantes, tant de l'Université que du système théâtral officiel. Ceci n'implique évidemment pas un critère de qualité, mais bien un critère de statut. Tout en étant que ces "freie Gruppen" - issus généralement du mouvement "alternativ" allemand né à la fin des années soixante - proposaient des spectacles réputés (prétendus, soi-disant ?) "d'avant-garde alternative".

Ma présence en observateur à ce 16e UNIDRAM, 30/10-7/11/2009, - eh oui, 10 ans plus tard - ne pouvait que confirmer cette impression. Le titre de l'évènement même (Internationales Theaterfestival Potsdam) ne fait plus aucune allusion au concept "Universitaire" (qui ne subsiste que dans le préfixe "Uni"-dram) et, de l'aveu même de Thomas Pösl, il se proclame bel et bien professionnel. (Est-ce la raison pour laquelle notre candidature avec Projekt Eden n'a pas été retenue, point d'interrogation ? Par parenthèse, j'affirme que notre cher Trotz-Ensemble n'aurait pas démérité, loin de là).

En tout cas, les deux spectacles que j'ai pu voir (faute de temps, je n'ai pu rester qu'un soir et un jour à Potsdam, hélas) vont bien dans le sens évoqué plus haut : tant Tote Seelen par le Divadlo SkRAT de Bratislava, que Verstummen par le Performance Lab Sofia, font preuve d'un haut niveau de professionnalisme, et pour le jeu, et pour la technique. La suite du programme, d'après le (luxueux) livret, ne devrait pas démentir cette première impression : c'est du costaud ! (voyez www.unidram.de )

Le caractère international de la programmation est attesté par la présence de troupes venues de Berlin, Bratislava, Sofia, Navarra (Espagne), Prague, Stuttgart, Amsterdam, Rome, Montreuil, Bern, Rochefort-sur-Loire, Ravenne, Barcelone et... St Vith (nos vieux amis d'Agora).

Enfin, le T-Werk est un très agréable lieu d'accueil du Festival.

O tempora, o mores... Tempus fugit... etc.

Robert Germay

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