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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:11

MG 5041-bLes photos

3e édition pour ce festival auquel nous aimons participer et qui nous reçoit toujours avec honneur. "Vous faites un théâtre si professionnel", nous y répètent à l'envi Mme Patricia Oster-Stierle, Vice-Recteur de l'Université de la Sarre et responsable de la Troupe francophone locale Le Pont, ainsi que Martin Haberstroh et Tom Streeb, les deux solides chevilles ouvrières qui portent l'organisation de ce festival à bout de bras,... et c'est peu dire!

Il est vrai que nous y sommes toujours attendus avec tapis rouge. Déjà en juin 2008, avant même la création du festival proprement dit, Projekt Eden avait joliment brûlé les planches sarroises. Puis ce furent nos Miroir aux camisoles en avril 2010 et Boulevard du Boulevard du Boulevard en juin 2011 qui y marquèrent les esprits. On y en parle encore cette année avec enthousiasme. Lux in Tenebris, n'a pas démérité et l'accueil du public fut à la hauteur de  notre réputation. C'est celle-ci qui nous a valu d'ouvrir officiellement ce 3e festival Grafiti  après la prestation d'un orchestre de bienvenue qui, sur la musique de "Milord", a conduit le public vers notre représentation.

Grafiti est un festival pour la Grande Région. Nous nous y sentons un peu comme chez nous, à la fois de par nos participations antérieures, mais aussi suite au projet UniGr "A table!" que nous avions mené avec les TU de Metz, Nancy et Sarrebruck et que nous avions présenté en novembre 2011 dans notre salle.

A Sarrebruck, nous y avons donc retrouvé deux de nos partenaires d'alors : l'Université Paul Verlaine de Metz avec 3 spectacles différents et l'Université de la Sarre avec une reprise en plein air de leur participation à "A Table!", un spectacle en français, un spectacle en espagnol et un spectacle en allemand... le multilinguisme eurégional! Rien depuis Nancy par contre, qui n'a pas répondu à l'invitation. Dommage!

D'autre part, nous avons aussi eu l'occasion de découvrir des travaux venus de Giessen, Bonn, Luxembourg et Trèves.

(cf. le programme complet sur http://www.grafiti-theaterfestival.de/programm).

Particularité cette année et à l'inspiration de ce que nous faisons au RITU, Martin et Tom avaient prévu une série d'ateliers ouverts aux participants : atelier "masque" ou "scénographie" en partenariat avec le Stadttheater, atelier "respiration/voix", atelier "theatre de rue" et...atelier "Les premiers pas de l'acteur", donné par votre serviteur. Une manière à nous de montrer que nous tenons vraiment à encourager toute cette  dynamique enthousiaste et ouverte de "Grafiti Theaterfestival der GR"! Longue vie et qu'on se le tienne pour dit. Et surtout nos félicitations à toute l'équipe locale qui nous a assuré un séjour "ohne Problem"!

"Nous", car à mes côtés, sont restées toute la semaine Anne-Sophie Poussier et Michèle Potier qui se sont aussi fendues (merci à elles) d'un rapport pour le blog, que voici.

Alain Chevalier

 

_MG_5037-b.jpgD’Allemagne, où j’écoute la pluie en vacances …

Grafiti Theaterfestival der Grossregion in Saarbrücken (faut voir dit !) … Première tournée internationale pour la troupe de Lux in Tenebris.

Si une bonne moitié de nos effectifs avait pu prendre la route le dimanche après-midi, d’autres avaient dû, pour des raisons professionnelles, reporter leur départ au lundi. Ces malheureux ont donc raté la soirée d’accueil que nous avaient réservée nos amis sarrois Tom et Martin (faut voir mis !) ainsi que la petite sauterie intime organisée dans les chambres après le départ de nos hôtes. Deux raisons de s’en consoler : le « Gefillde », sorte de Knödel farci à la viande hachée (faut voir digéré !) et la danse érotique (sic) de Giancarlo en pyjama de papy (faut voir … non !). Heureusement, on avait prévu les baquets ! J 

Le lundi, c’est donc la mine déconfite et les intestins en compote que nous avons procédé à la mise en place du spectacle sur un petit plateau, dans des coulisses réduites à leur plus simple expression, et sur un sol extraordinairement glissant qui nous obligeait à négocier nos virages à coup de petits pas chassés et conférait à tous nos déplacements un style d’une rare élégance … Bon, nous nous en sommes sortis tant bien que mal, sans beaucoup de précision (c’est rien de le dire !) mais avec une pêche d’enfer, probablement alimentée par le stress accumulé dans la journée. Trois choses à retenir de cette journée ? La tête de Renaud quand il apprend que le technicien local n’arrive qu’à 14 heures ; le zèle de Francine que nous entendons, derrière la porte des toilettes, compter les temps et chantonner « si, si, Lux in Tenebris, contre la syphilis » ; le sursaut de nos estomacs découvrant la petite salade censée nous tenir lieu de repas du soir.

Et le reste de la semaine ? A part la pluie et le vent ?

Il y a eu le Grafit’in : de la pluie, du vent, des spectacles, des ateliers, des repas, des expériences, des rencontres, de nouvelles amitiés, des découvertes, des photos et de nombreux rires.

Et aussi le Grafit’off : la pluie ; le vent ; le préservatif qu’on glisse dans un portefeuille trouvé avant de rendre celui-ci à la réception de l’auberge ; Jésus, le cuisinier bénévole qui débarque à 14h avec les ingrédients de la soupe annoncée pour midi ; les photos de fesses-tival d’Anne-Sophie ; les soirées adolescentes, en pyjama, penchés à la fenêtre de la chambre pour fumer en cachette en refaisant le monde ; la visite au Gigant sex-shop discount (si, si, ça existe !), le restaurant Michelangello, plus kitsch que kitsch …

Et puis le Grafit’out : le soleil – enfin -, les embrassades du départ, la route, l’arrêt au Luxembourg et le dernier apéritif, à Liège, parce que c’est trop difficile de se quitter après une semaine pareille.

Michèle Potier et Anne-Sophie Poussier

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 10:59

photos-suite-0012.jpg Les photos

Le site internet de la FNCTA (Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d’Animation) de Normandie, à nous communiqué par notre ami Yannick Boitrelle, nous mettait en septembre dernier la puce à l’oreille : « pour sa 4ème édition (27 mars – 2 avril 2012), le Festival Paroles paroles de Honfleur souhaite mettre la Belgique à l’honneur ». Et pourquoi pas Liège, dès lors, nous dîmes-nous aussi sec. Et, ni une ni deux, de proposer notre candidature… qui fut rapidement acceptée.

C’est ainsi qu’après divers contacts téléphoniques, électroniques et autre visite exploratoire (en octobre 2011) d’usage, nous débarquions à Honfleur, pittoresque et riant petit trou normand (ah, le Calvados… !), par ce bel et ensoleillé vendredi 30 mars. Nous venions ainsi de rater de peu le spectacle de Yannick Boitrelle, L’Homme qui plantait des arbres, de Jean Giono. Qu’à cela ne tienne, nous l’avions justement programmé la semaine précédente au TURLg. Le monde est petit. Dans les bagages de nos deux véhicules, nous emmenions, outre Dominique, Chantal, Pascal, Claude et le Chef, la pièce d’un auteur belge, L’Enseigneur, de Jean-Pierre Dopagne (la Belgique n’était-elle pas à l’honneur ?) et, pour faire bon compte, notre adaptation bien liégeoise, unique au monde, de Der todt Mann, de Hans Sachs, que nous promenons depuis longtemps à travers le monde sous le titre de Si tu m’aimes… (prends garde).

Mine de rien, c’était un challenge : deux acteurs de Si tu m’aimes devaient être remplacés au pied levé, ce qui contraignait l’un d’eux, Pascal Renard, titulaire du rôle de l’Enseigneur, de jouer dans les deux spectacles le même jour, l’un à 16 h, l’autre à 21 h, ce samedi 31 mars. Pas une mince affaire à faire !

Mais, sans doute, à bon TURLg rien d’impossible, puisque les deux productions eurent l’air et l’heur de plaire au public chaleureux du festival, réuni, ma foi, nombreux dans le Petit grenier à sel, transformé pour les besoins de la cause en salle de spectacle. Merci à Matthieu, le sympathique et compétent régisseur des lieux : un amateur de bières belges ne peut pas décevoir, de toute façon.DSC04767.JPG

Enfonçons le clou des capacités turlgiennes en signalant que, le même soir, un autre de nos spectacles, Poivre de Cayenne de René de Obaldia, était présenté à Angers, au 5ème festival « De cour à jardin ». Le don d’ubiquité ne nous est pas étranger, décidément. Mais revenons à Honfleur.

Nous avons été très impressionnés par la qualité de l’organisation de cette 4ème édition qui rassemblait contes, musique et théâtre en des journées bien chargées (www.paroles-paroles.fr). Aussi par la qualité de l’accueil : on vous recommande les tables de plus d’un restaurant de Honfleur. Enfin, par la qualité d’écoute du public honfleurais, tant pour les contes et la musique que le théâtre : ce public fait supposer que Honfleur n’est pas un trou, fût-il normand : qu’on en juge par le nombre d’activités culturelles qui y font florès. Une bonne partie du mérite en revient sans doute à l’association « Les Z’Ateliers de la Tête de Bois » (www.leszateliersdelatetedebois.wordpress.com), au sein de laquelle le dynamisme de Vanessa et de Philippe Simon-Catelin font des merveilles. Ne sont-ils pas allés jusqu’à obtenir des services culturels de la Mairie une aide financière spéciale – très bienvenue, merci – pour aider à notre déplacement et à notre hébergement ?

Merci encore, à eux et à leurs collaborateurs/trices aussi compétent(e)s qu’accueillant(e)s. En un mot comme en cent, nous avons été séduits et la Belgique, bien honorée. Nous ne pouvons que former le vœu que les promesses maïorales faites pendant le festival se réaliseront, et que nous pourrons connaître un « Revenez-y-donc ! ».

Inch’Arthur Boudin…

Robert Germay

 

Inch’aussi son frère Eugène, Erik Satie et Alphonse Allais (tous originaires d’Honfleur). De tels « nés natifs » du coin ne peuvent que nous persuader que les Honfleurais possèdent un sens de l’humour au-dessus de la moyenne.

Monique

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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 14:16

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Pour la première partie de notre tournée de ce mois de mars 2012, qui nous a conduits de TOULOUSE à Angers, tout a commencé par un chat (prononcez "tchat") sur facebook, dont un des avantages indéniables consiste à pouvoir reprendre contact avec des amis perdus de vue. Souvent, les contacts en restent à ce stade, mais dans ce cas-ci, ils ont abouti à un échange qui a largement porté ses fruits.

Il s'agissait en effet pour Alain de saluer Corinne Bonnet, une de ses anciennes amies du temps où il était étudiant en Classique et qui s'est trouvée être aussi celle de Dominique, du temps où, elle, elle arpentait les couloirs d'Histoire ancienne... Un tout petit monde!

Corinne Bonnet est maintenant professeur à l'UFR histoire, Arts et Archéologie de l'Université de Toulouse Le Mirail. Connaissant notre réputation internationale ainsi que le dynamisme des activités théâtrale dans ladite université, elle a proposé d'établir des échanges et de servir de relais vers les responsables et metteurs en scènes toulousains. La proposition ne pouvait que nous séduire et à partir de là, tout s'est enclenché. Le relais est passé à Catherine Mazellier du Département d'allemand qui assurait jusqu'à il y a peu, la présidence du festival "Universcène" à Toulouse Le Mirail. De notre côté, Robert prenait en charge le suivi de ce contact. Suite de correspondances par mails et calembours interposés; échanges d'informations et d'adresses; contacts avec la nouvelle présidente d'"Universcène", Aurélie Guillain; invitation à RITU 29 de la troupe des Anachroniques jouant en espagnol, accueil de notre "Procès" à Toulouse ! Notez que ce fut la première fois que ce festival, dont les éditions précédentes restaient internes, réservés aux productions théâtrales locales, qu'elles soient en français, anglais, allemand, italien, espagnol ou polonais, s'ouvrait à l'international et ce n'est pas sans fierté que nous avons accepté d'assurer cette nouveauté... mais pouvait-il en être autrement ?("lol comme on dit sur les chats"!)

Bref, voilà donc les réseaux sociaux au services des échanges internationaux de TU. Expérience à renouveler et à poursuivre.

Ce préambule étant, cette tournée à Toulouse puis à Angers s'est déroulée sans anicroches et comme beaucoup de précédentes, que ce soit sur le plan des échanges théâtraux que sur celui de la  qualité de l'accueil prodigué.

Pour Toulouse, ce fut d'abord via la terrasse de Thomas, metteur en scène de la troupe allemande, qui s'est mis en 4, derrière son aspirateur, pour nous recevoir dès notre arrivée anticipée de deux/trois heures, avec un bon cubi de floc de Gascogne et quelques pizzas du meilleur aloi. Accueil aussi par Olivier, qui était présent à Liège à RITU29 avec la troupe hispanisante, et que nous avons eu le plaisir de retrouver . Lui aussi, s'est coupé plus qu'en quatre pour rendre notre séjour agréable. Puis, "répartition des membres" de la troupe auprès des "étudiants toulousains logeurs"; Ensuite, tous  les ingrédients et les questionnements classiques : où et quand peut-on décharger et parquer les minibus? à quelle heure a-ton accès à la salle pour le montage?  où mange-t-on demain? Au RU. Ok, mais à quelle heure doit-on venir pour ne pas faire la file? Avez-vous de quoi accrocher la poulie (qui au demeurant est restée au sol...!) ? Quelle heure le rdv demain? etc. j'en passe et des meilleures. Bon, on repart quand demain? etc.

DSC04691.JPGQuant à ANGERS, on fait déjà un peu partie un peu de la famille pour cette Université et  sa Direction de la Culture où nous nous produisions pour la troisième fois en 2 ans, avec 4 spectacles ("Le dernier Godot", "Le Crime Galilée", "Communication à une académie", et "Le Procès"), devant un public toujours enthousiaste et même fidèle à chacune de nos venues. Notons que notre "Procès" ouvrait la semaine thématique organisée à l'Université sur "Le Tribunal Pénal International" (cf. http://www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/culture/programmation/archives/le-tribunal-penal-international.html). Notons aussi  tandis que notre "Poivre de Cayenne", au moment où nous publions ce texte sur le blog, vient de se produire à son tour à Angers pour participer à la 5ème édition du Festival International "De cour à Jardin" fin du mois de mars.

Merci à Jean-Charles Birotheau et à François Legrand de la Direction de la Culture ainsi qu'au  régisseur Pierre Durand,  pour leur accueil logistique et technique sans failles... Un trio que nous avions eu aussi l'occasion d'accueillir à RITU 29. Vous le voyez, nos échanges vont bon train!

Rien à redire non plus de notre troupe du "Procès" qui a assuré toutes les représentations et leur préparation comme des chefs! Chef, oui, chef! Bravo à leur disponibilité, leur sens des responsabilités et leur sens liégeois du contact!

Et tout cela, sans oublier les quelques visites culturelles qui agémentait ces deux séjours : Albi ou Cordes, par exemple ou la tapisserie de l'Apocalypse à Angers... Voyez les photos.

 

Alain Chevalier - Robert Germay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 12:53

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Notre premier contact avec l’Université d’Angers, plus particulièrement sa Direction de la Culture, remonte à mars 2011, grâce à la participation – fort appréciée – de notre Dernier Godot à la 4ème édition du Festival International de Théâtre Universitaire « De Cour à Jardin ».

Le succès de notre prestation, mais aussi la grande cordialité de l’accueil angevin, faisaient bien augurer d’un prolongement de nos bonnes relations.

Et de fait, la Direction de la Culture nous a invités à participer à sa semaine consacrée, à l’initiative de la Faculté des Sciences, à « La Mémoire organique » (www.univ-angers.fr/culture), qui proposait un beau programme de conférences, de danse et de théâtre, du 16 au 19 janvier 2012. Treize Turlgiens, répartis dans trois voitures, débarquaient donc en trois vagues à Angers le mardi 17.

La partie conférence était assurée par deux orateurs de choix : Michel Thellier, membre de l’Académie des sciences (« La Mémoire des plantes »), le mardi 17, et Alain Vian, Professeur des universités à Angers (« La Mémoire des stress chez les plantes : une première idée des mécanismes ? »), le mercredi 18, exposé qui fut suivi de notre représentation du Crime Galilée, de et mis en scène par Pierre Wathelet.DSC04236.JPG

La danse était représentée le lundi et le mardi par le Conservatoire à Rayonnement  Régional d’Angers sur le thème de la mémoire du corps.

Le choix de notre Communication à une académie de Franz Kafka pour clôturer cette semaine thématique sur la mémoire, le jeudi 19/1, était fort judicieux puisque la nouvelle de Kafka n’est rien moins que le récit des efforts d’un singe devenu homme à retrouver sa mémoire simienne.

Chaque tournée du TURLg a ses incidents. Celui d’Angers fut de taille, puisque notre singe de service, Vincent Pagacz, ne put pas nous accompagner, pour cause d’une attaque de santé aussi imprévue que malencontreuse. Il fallut donc improviser sur place une « Communication » plus traditionnelle cette fois, avec le Chef, Robert Germay, en conférencier, et Pierre Wathelet en infirmier – assistant, chargé de la théâtralisation nécessaire au rappel du spectacle habituel, aidé par Renaud Minet aux effets sonores. Cette version impromptue de notre fameux Kafka ne valait certes pas l’original avec singe intégré, mais il semblerait, d’après l’applaudimètre, qu’elle a fait mouche, et que le public – parmi lequel siégeait un vrai académicien : une grande première ! -, a découvert ou retrouvé avec plaisir ce beau texte du grand Franz K., en tout cas dans une forme singulière.

6751382847_14ec5df643_b.jpgL’accueil des organisateurs, tous et toutes autant qu’ils sont, n’a en rien démérité de celui de l’année dernière, heureusement, car il fallait bien autant de cordialité pour nous faire oublier une météo qui s’est entêtée à rester détestable pendant tout notre séjour, à savoir jusqu’au vendredi où nous rejoignions un climat tout aussi pourri à Liège.

Mais Angers n’en a pas fini avec le TURLg cette année, puisque, le 19 mars, l’équipe de Brice et Hugo y emmène Le Procès, du même Kafka (en passant par le Festival de TU de Toulouse, excusez du peu). Puis c’est Poivre de Cayenne qui participera au 5e « Cour à Jardin » de l’Université d’Angers (pendant que L’Enseigneur et Si tu m’aimes seront présentés le même jour, le sa. 31 mars, à Honfleur. Ah, le fameux don d’ubiquité du TURLg !).

Gageons que les excellents rapports que nous entretenons donc avec Angers ne peuvent que croître et embellir au vu du fait que la Direction de la Culture de l’Université est désormais membre de l’AITU. Sera-t-elle représentée au Congrès mondial de l’Association à Minsk, en juillet prochain ? Il nous tarde en tout cas d’accueillir des représentants du Théâtre universitaire angevin à nos propres RITU. En 2013, pour RITU 30 ?

AAA plus, en tout cas…

Robert Germay

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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 14:30

Photos-DD-0056.jpgLes photos

Il y a quelques semaines, nous recevions un appel des organisateurs de ces 6e RNTA : ils cherchaient un spectacle pour enfants à jouer le dimanche 6 novembre à 11 h du matin. Ni une ni deux, nous sautons sur l'occasion pour suggérer notre Joueur, ami des enfants.

La proposition fut aussitôt acceptée avec enthousiasme (nous leur avions tapé dans l'oeil, au propre et au figuré, à Theatra Saint Louis en 2010...). Et nous voilà partis, ce samedi 5 après-midi, par un beau soleil d'automne.

Tournée éclair, au demeurant, car - c'est le sort des amateurs - certains membres du groupe travaillaient et n'ont pu se libérer qu'en fin d'après-midi du samedi. Le temps d'arriver, donc, de recevoir un très chaleureux accueil de nos hôtes, de - quand même ! - avoir l'occasion d'assister à un des spectacles du festival, de nous disperser pour passer la nuit chez les habitants qui avaient bien voulu nous recevoir (merci infiniment à Sandrine, Colette, Christine et Danièle, qui nous ont ouvert leur porte !), et nous étions dimanche matin.

En deux heures, tout était installé et les portes s'ouvraient au public. Les Hamelinois et leur flûtiste ont, une fois de plus, conquis les spectateurs.

Et puis, le temps d'un repas convivial qui nous a donné l'occasion de converser quelque peu avec d'autres invités des Rencontres, nous devions déjà repartir vers Liège.

Merci encore aux Rouennais pour leur accueil, leur efficacité, pour la joyeuse humeur qui régnait sur les lieux. Un seul regret, finalement, (deux, plutôt) : cette visite éclair ne nous a guère permis de profiter de la programmation variée du festival, et notre spectacle, prévu pour des enfants, n'en a finalement accueilli que... cinq..., le reste du public étant constitué d'adultes. Ceci n'a pas diminué notre succès, mais c'est dommage pour les enfants du coin, qui, heureusement pour eux, ne savent pas ce qu'ils perdent ! (avaient-ils été emmenés par un flûtiste vengeur ?...)

Nous nous sommes en tout cas quittés sur la promesse mutuelle de se revoir plus longuement la prochaine fois ! Et nous espérons bien qu'il y en aura une...

A bientôt, donc.

Dominique Donnay

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 17:16

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Le dimanche 2 octobre, le TURLg s’envolait (en TGV Bruxelles – Paris Charles de Gaulle !) vers la Colombie, pour arrondir à 40 le nombre de pays visités à ce jour. Le festival de Manizales (province de Caldas) lui était connu depuis quelques années, notamment grâce à la présence de son coordinateur Daniel Ariza Gomez au sein du comité exécutif de l’AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université), dont le TURLg est le siège officiel depuis 1994. Rappelons aussi que le théâtre de l’Université de Caldas (Manizales) participait à notre RITU 26 en 2009.

Organisé justement par l’Université de Caldas et son département des Arts scéniques, le festival se tenait du 3 au 9 octobre 2011. Cette 8e édition se caractérisait par son élargissement à 45% de la participation internationale du théâtre à l’université.

Le programme proposait des représentations de la totalité des écoles de théâtre des universités colombiennes : 3 de Bogota: Académie supérieure des Arts, Universidad Central et Universidad El Bosque ; 2 de Cali: École des Beaux-arts et Universidad del Valle; Medellín : Universidad de Antioquia ; Manizales : Universidad de Caldas (avec 3 spectacles). L’étranger était représenté, lui, par le théâtre THAG de Stuttgart (Allemagne, dont nous avions déjà apprécié le belle prestation en avril dernier aux Fêtes du Suroît à Valleyfield, Québec), le TU de l’Université de Guadalajara (Mexique), le Collège de Valleyfield (Canada-Québec, amis de longue date du TURLg), le groupe de Yeon Keuk Mi de Séoul (Corée du sud), et bien entendu le TURLg (Belgique), avec son Fin de Siècle sur l’île. Programmé, mais regrettablement absente pour cause de visas, l’Université de Mansoura (Égypte).

Disons d’emblée que le niveau général de la qualité de la programmation était élevé : manifestement, les acteurs colombiens sont bien formés et convaincants. Quant aux mises en scène du cru, ici traditionnelles, là plus innovatrices, elles témoignent toutes d’un grand souci de force et de précision dans le jeu, et de recherche dans la scénographie (décors et costumes), avec, sur ce plan, une mention spéciale pour le spectacle d’inauguration, Nichos (d’après Noces de sang de F. Garcia Lorca), par le groupe de recherche de l’Université d’Antioquia de Medellín.

Pour rappel, il s’agit ici principalement d’un festival d’écoles de théâtre, donc d’un théâtre universitaire « pré-professionnel », une des trois catégories de TU telles que définies depuis l’origine par l’AITU, à coté du théâtre « spontané » et « encadré ». Soulignons, avec plaisir et fierté, que, tout « amateur encadré » qu’il soit, notre TURLg a remarquablement tiré son épingle du jeu dans ce contexte sérieux : Fin de Siècle sur l’île a remporté un énorme succès, et il s’est dit souvent, et de plusieurs sources, autour de nous, que notre spectacle était… le meilleur du festival. Nous affirmerons, nous, qu’il ne dénotait pas. Par parenthèse, nous nous étions déjà bien distingués en juin 2010 avec Le Dernier Godot dans un autre festival prestigieux d’écoles de théâtre, «Istropolitana », à Bratislava (Slovaquie). 

Si la qualité était généralement présente sur scène, la quantité était toujours au rendez-vous dans la salle : une moyenne de 350 spectateurs a suivi ces quelque 16 spectacles, présentés, à raison de 3 ou 4 par jour, dans 3 salles régulièrement bondées (plus la salle de l’inauguration et quelques lieux divers : cafétéria de l’Université, etc…). Ceci ne s’explique pas que par la gratuité de l’entrée, mais aussi par l’intérêt et la curiosité des étudiants et du public colombiens pour le théâtre, et par la qualité même du programme proposé depuis maintenant 8 éditions ! D’ailleurs notre propre expérience nous avait déjà fait découvrir l’originalité et la qualité du théâtre latino-américain en général.Photos-DD-0701.JPG

A coté de ces spectacles, des conférences/débats étaient proposés le matin à propos des spectacles vus. Pour notre part, à la demande des organisateurs, Robert Germay, comme hôte d’honneur (sic !) en tant que président fondateur de l’AITU, a tenu le crachoir lors de la séance protocolaire d'ouverture le lundi 3, devant l'aréopage des autorités locales e.a., ainsi que le jeudi 6, devant une belle assemblée d’étudiants et de participants pour présenter l’AITU d’abord, le TURLg ensuite. Il faut dire que l’Université de Caldas, par Daniel Ariza interposé, pose sa candidature à l’organisation du 10e Congrès mondial de l’AITU en 2014. La décision officielle sera prise au prochain 9e Congrès qui se tiendra à Minsk (Belarus) en juin 2012. Une chose est sure : Manizales insiste ! Pour l’AITU ce serait, en tout cas, une belle entrée en Amérique latine. A Manizales de mettre tout en œuvre pour assurer le bon succès de cette importante manifestation, s’il échet.

Disons encore que la presse écrite et audiovisuelle locale a très bien suivi l’événement : cela montre que la municipalité, l’Université et la région même y attribuent l’importance qu’il mérite, avec quelques fois, des accents un tantinet régionalistes.

Un regret de notre part : le Teatro Uis, de Bucaramanga, Université distante de 2 à 300 kms ( attention : en Colombie, 40 kms à vol d'oiseau représentent 2 heures de route…) , qui a participé à notre RITU 28 en 2011, nous avait invité à donner une représentation chez eux à l’occasion de notre déplacement colombien. Hélas, il ne nous a pas été possible, ni d’allonger notre séjour à cet effet, ni de réaliser ce crochet pendant Manizales-même. Frustration ! Eux-mêmes ne participaient pas au festival de Manizales, au motif - je suppose - qu’ils appartiennent à la catégorie « théâtre universitaire encadré », et non pas « pré-professionnel ». Ça se discute… mais chaque festival est maitre chez soi en démocratique AITU…

En revanche, ce succès colombien nous a poussés à relancer, définitivement cette fois pensons nous, les négociations pour exporter notre « Ile » l’année prochaine dans la région qui l’a vue naître, celle de son auteur, Alejandro Finzi : la Patagonie. Nous lançons l’opération dans les semaines qui suivent.

Quant à la Colombie, nos contacts y restent bien fermes et encore renforcés par la présence sur place (nous l’avons découvert là-bas) d’un actif représentant liégeois, Pierre Hupet, ULgiste et ancien théâtreux amateur liégeois, chargé de gérer « Red Alma Mater », un réseau de relations entre trois université colombiennes (dont Manizales) basé à l’Universidad Tecnologica de Pereira. Nous ne manquerons pas de faire appel à lui dans le futur.

Pour aller découvrir ainsi le réel dynamisme du théâtre universitaire colombien, encore nous fallait-il trouver le financement nécessaire : on ne va pas à Manizales à dos de colombes. Notre Binamé Vice-Recteur, Albert Corhay a accepté de subsidier ce beau voyage en prenant en charge les billets d’avion. Qu’il soit remercié pour sa grande et coutumière générosité.

Robert Germay

PS : - Le métier de météorologiste doit être de tout repos en Colombie : Il suffit d’annoncer chaque matin : « Temps très variable... d'heure en heure ! »

- Nous continuons à nous demander pourquoi nous avons reçu les programmes complets du festival avec nos cadeaux…d’adieu, à la cérémonie de clôture, ...

- ... et aussi si nos petits camarades de l’Hôtel Colonial ont survécu, les pôvres, aux chambres sans fenêtres extérieures. Ah, les colonies… !

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 12:09

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Lorsque l'AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université) fut créée à Liège au Congrès fondateur organisé par le TURLg, 13-15 octobre 1994, l'accent fut mis d'emblée sur le caractère mondial de l'Association (qui concernait déjà les cinq continents) et, dès lors, sur le besoin de représentation forte et effective dans les différentes parties du monde. Ceci explique que les congrès biennaux qui suivirent furent organisés successivement en Amérique du Nord (Valleyfield-Québec, Canada, 1997), en Afrique (Dakar, Sénégal, 1999), en Europe (de l'Est : Cracovie, Pologne, 2001 ; de l'Ouest : Olympie, Grèce, 2003 ; Urbino, Italie, 2006), en Amérique latine (Puebla, Mexico, 2008), et retour en Europe (Leicester, Royaume-Uni, 2010; et bientôt, Minsk, Belarus, 2012).

Chaque année, les Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire (RITU) de Liège sont le rendez-vous du Comité exécutif (COMEX) de l'AITU qui y tient sa réunion statutaire annuelle, et prépare régulièrement les futures "délocalisations" de l'Association à travers ses Congrès. Et lorsque, à Leicester (2010), Arsenio "Nick" Lizaso de Manille (Philippines) nous proposa généreusement d'accueillir cette fois le COMEX dans son pays en cette année 2011, l'occasion était trop belle de développer en Asie les ramifications de l'AITU.

C'est ainsi que Nick Lizaso, élu membre du Comité exécutif à Leicester en 2010, organisa le 1er Festival/Colloque/Workshop de l'AITU aux Philippines, du 18 au 20 juillet 2011, qui, du même coup, hébergea un COMEX fort de 13 membres, qui put tenir ses réunions dans des conditions idéales.

C'est aux titres de, respectivement, Président fondateur et membre du Comité exécutif de l'AITU que Robert Germay et Alain Chevalier, représentant le TURLg, siège officiel de l'Association, ont participé au colloque et aux réunions du Comex.

Tous deux présentèrent une communication le lundi 18 juillet, respectivement : La Session expérimentale pour la formation de l'acteur au Conservatoire Royal de Liège : une expérience entre tradition et nouveauté par Alain Chevalier, et Théâtre universitaire vs. théâtre professionnel : une question de méthode. Exemple : le TURLg, par Robert Germay. L'auditoire nombreux, essentiellement composé de Philippins, a marqué un intérêt certain pour ces deux exposés liégeois, comme, d'ailleurs, pour toutes les conférences auxquelles nous avons pu assister.

Le colloque et les ateliers (workshops) se sont tenus de bout en bout au Miriam College de Quezon City (à côté de Manille) dont les autorités ont mis l'infrastructure (y compris des logements haut de gamme) et le personnel (innombrable, souriant et compétent) à la disposition de ce grand évènement.

Une bonne vingtaine de "Papers" (communications) ont été dispensés par des intervenants venus d'Europe (Allemagne, Belgique, France, Belarus, Estonie, Grèce...), d'Amérique (Mexique), et d'Asie (Corée, Philippines, Singapour...), et des ateliers pratiques ont été conduits par des experts européens (Croatie), américains (USA) et asiatiques (Chine, Philippines). Une cérémonie d'hommage à de grandes figures du théâtre philippin complétait ce programme de trois jours intenses. Chaque soir, une production théâtrale des universités locales, respectivement le Miriam College, l'Université des Philippines et l'Université Ateneo, ont prouvé l'impressionnante qualité du théâtre universitaire philippin, remarquable par la précision et l'engagement du jeu, et par le mélange artistiquement réussi de tradition et de modernité. Ceci correspondait parfaitement au thème même du Colloque : Strengthening University Theatre : Cultural Traditions Enriching Contemporary Theatre.

C'est sans doute le spectacle présenté par l'Ateneo University qui a le plus impressionné le public occidental, et tout particulièrement le Comité exécutif de l'AITU. Cette production est d'ailleurs d'ores et déjà invitée à participer à notre RITU 30, en 2013, à Liège.

Quant aux communications de nos collègues philippins, elles ont toutes montré la grande place que le théâtre en université occupe en Asie du Pacifique et la volonté d'y développer un réseau solide en liaison avec l'AITU. C'est pourquoi le Comité exécutif a signé une convention avec Arsenio "Nick" Lizaso destinée à établir un Centre philippin de l'AITU, dont la création devrait être entérinée en assemblée générale de l'AITU au prochain Congrès de Minsk, en 2012.

A ce titre, le 1er Festival/Colloque/Workshop de Manille peut être considéré comme historique. Le dynamique investissement que montre notre collègue Nick Lizaso pour la cause de l'AITU permet d'espérer qu'un jour, notre Congrès Mondial puisse se tenir pour la première fois en Asie du Pacifique. En 2016 ? Après l'Amérique latine (la Colombie) en 2014 ? Nous en formons le vœu ardent.

Pour conclure ce rapport, je veux souligner l'organisation sans faille de cette importante manifestation internationale. On la doit, évidemment, aux talents de Nick, qui a su réunir une formidable équipe de collaborateurs/trices, tous et toutes entièrement dévoué/es à la réussite de l'évènement et au bien-être de tous ses hôtes. Nous revenons avec l'impérissable souvenir d'un peuple unanimement souriant et accueillant. Merci à toutes et tous.

Que soient aussi remerciés

- le FNRS qui a pris en charge le billet d'avion de Robert Germay

- WBI et l'Université de Liège qui sont intervenus dans le prix du billet d'Alain Chevalier.



Robert Germay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 15:44

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Le TURLg a toujours bien un spectacle pour les jeunes dans ses tiroirs, par exemple son fameux Joueur de flûte (qui tourne - fort bien, merci - depuis décembre 2006 déjà). Ce spectacle avait ainsi été sélectionné en 2009 par la dynamique association TOBAV (Turkish Theatre Opera and Ballet Members Foundation, et centre national de l'AITA, basée à Ankara) pour participer au Festival d'Alaçati. Le festival ayant été annulé en dernière minute, Tobav parvenait quand même à nous inviter à présenter notre Joueur dans trois sympathiques villes sur la côte de la mer Égée (Karaburum, Didim et Akbük) en juin-juillet. Voir notre blog.

Cette fois, c'est à Ordu, sur la mer Noire, que TOBAV organisait son 7e Festival, du 14 au 21 juin 2011, et qu'il réinvitait donc notre Joueur de flûte à venir y chasser les rats. Une telle invitation se refuse difficilement... mais il n'est pas nécessairement facile d'y répondre.

Encore fallait-il trouver 11 billets d'avion... qui ne se tirent pas d'une flûte, fût-elle de Hamelin. Heureusement, notre généreux Recteur, le Prof. Bernard Rentier, accepta de nous en faire cadeau. Ensuite, il fallait constituer l'équipe nécessaire à la présentation du spectacle, ce qui entraîna quelques répétitions avec près de la moitié de nouveaux dans la distribution, qui compta finalement Anne-Sophie, Bernadette, Françoise, Axelle, Anne-France, Sylvain, Marco (en conteur), Delphine (en flûtiste) et le Chef (en Bourgmestre, abonné, apparemment, à la Turquie). Claude assurait l'éclairage, et Dominique, le son.

La veille du départ, deux dramatiques et douloureux coups de théâtre venaient ébranler notre enthousiasme : un double décès accidentel dans la proche famille de Dominique l'empêchait radicalement de nous accompagner, et un lourd souci familial retardait le départ de Françoise du mardi 14 au vendredi 17. Bref, un départ tristounet... à 9 au lieu de 11.

Tout cela ne nous a pas empêchés de goûter l'accueil chaleureux à l'aéroport de Samsun où nos guides délégués par Tobav, Gisem Güven (d'Ankara) et Rifat Çol (d'Ordu) nous attendaient tout sourires. En une heure et demie de minibus, nous atteignions enfin le pittoresque hôtel Ikizevler où on nous avait installés confortablement, et où nous attendait Alhan Özdemir, vieille et aimable connaissance de 2009 déjà. Une réunion des festivaliers à l'Hôtel de Ville, quelques jours plus tard, nous permit aussi de rencontrer pour la première fois - enfin - le Président de TOBAV, Tamer Levent, et sa Secrétaire Générale, Meltem Keskin, que nous ne connaissions jusque là que par e mails interposés. Jamais le dévouement, parfait et cordial, de l'équipe de TOBAV ne sera pris en défaut pendant tout notre séjour. Qu'elle en soit remerciée.

DSC02520.JPGNous découvrions alors la belle petite ville tranquille qu'est Ordu - côtière, certes, mais loin du tourisme de masse pratiqué ailleurs en Turquie - au climat clément mais suffisamment "arrosé" pour être célèbre pour ses noisettes, dont Ordu a fait carrément son emblème (c'est plus rond qu'un perron... et plus comestible). Nous jouions alors une fois le samedi 18 à 18hrs, dans une salle pleine à craquer de gosses de tous âges, et le dimanche 19 à 11hrs, dans le même lieu - un des quatre dévolus quotidiennement au festival - devant un public plus mélangé d'adultes et d'enfants.

Le succès fut appréciable dans les deux cas, prouvant encore, s'il le fallait, que notre méthode de travail de mise en scène passe très bien la barrière de la (les) langue(s) : l'estonien en mai, en juin le turc, y a de quoi faire... !

Nous avons aussi pu assister à de nombreux spectacles de nos collègues étrangers venus des cinq continents, plus précisément d'Espagne, Australie, Pays-Bas, Guinée, Géorgie, Croatie, Bangladesh et, bien sûr, différentes troupes de Turquie. Tout cela nous a permis de nouer de fructueux contacts nouveaux, notamment avec Chypre (Derman Atik, "Tiyatro Su") et le Bangladesh (Liaquat Ali Lucky, National Academy of Fine and Performing Arts).

Dans l'ensemble, le programme correspondait bien, et en qualité et en diversité, à ses objectifs, et il démontre en tout cas la force, le dynamisme et la compétence de TOBAV en matière d'organisation de festivals.

Retour sans encombre, via Istanbul - 2 heures à l'aéroport et 4 ou 5 passages dans des portiques à rayons ! - le mardi 21 en fin d'après-midi, avec de très belles images dans la tête.

Merci Tobav, merci Monsieur le Recteur, merci le TURLg.

Robert Germay

PS: en mai 2010, nous avions aussi participé à un Festival européen à Istanbul, mais de type universitaire cette fois, à l'occasion des manifestations organisées par Istanbul, capitale européenne de la Culture, et dont la Ville de Liège était la "vitrine". Voir notre blog

Ordu représente donc notre troisième visite en Turquie. Nous espérons bien que ce n'était pas la dernière... Inch'Ata T.

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Vendredi 17 juin 2011 5 17 /06 /Juin /2011 10:20

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Les photos

 

Ce vendredi 10 juin, c'était au tour de Notre "Boulevard du boulevard du boulevard" d'être présenté avec un succès public incontestable (standing ovation, svp! ) lors de la deuxième édition de "Grafiti, Studententheaterfestival" der Grossregion qui vient de se tenir à Sarrebruck du lundi 7 au dimanche 11 juin 2011. Assurément, le dynamisme ou plutôt l'énergie féroce dégagée par l'ensemble de la troupe du "Boulevard" a séduit et estomaqué! Bravo à toute l'équipe, anciens et nouveaux remplaçants,  d'avoir tenu notre barre très haut!

 

Grafiti est un festival étudiant, avec, cette année, une affiche d'une dizaine de spectacles venus de la Grande Région. En l'occurrence : Trèves, Luxembourg, Metz, Liège et Sarrebruck bien sûr, dont l'Université abrite un nombre impresssionnant de groupes qui pratiquent le théâtre, qui en français, qui en espagnol, qui en anglais... Une activité théâtrale étonnamment débordante, qui mérite à coup sûr son festival! Et multilingue svp! comme l'est cette ville frontalière de Sarrebruck dont nous avons pu apprécier l'atmosphère particulière, mélange entre France et Allemagne.

 

Nous tenions à y être présent et à prendre connaissance de toute cette pratique théâtrale à l'Université de Sarrebruck. D'autant plus que cette dernière est notre partenaire pour un projet scénique que nous menons également avec les universités de Nancy et de Metz -où nous étions il y a quinze jours (cf "Actor's Café" sur le blog) -  dans le cadre de l'UGR ou Université de la Grand Région! Ce Théâtre Universitaire de la Grande Région verra la création  de son spectacle commun et... ambitieux début novembre 2011 en notre Alma Mater. Puis sera présenté en tournée fin novembre dans toutre la Grande Région. A vos agendas!

 

Notons aussi que "le Québec" était à l'honneur à Grafiti, avec notamment la présence de l'auteure Jennifer Tremblay, dont "le récit théâtral" -c'est ainsi qu'elle intitule son oeuvre- La Liste a été présenté par les groupes "le Pont et Artteatro" dans une mise en scène originale distribuant la parole de la narratrice aux  personnages multipliés. Une façon de faire qui a séduit l'auteure, ainsi qu'elle a pu l'expliquer lors d'une table ronde où elle a pu rencontrer lmetteur en scène, acteurs et spectateurs et à laquelle j'ai participé avec intérêt.

 

Enfin, avant de laisser la parole à Régis Pierroux qui nous a fait le plaisir de relater sa participation à Grafiti, (merci Régis!), il me reste sincèrement à remercier toute l'équipe organisatrice pour l'accueil toujours... toujours... toujours... souriant et disponible qu'elle nous a réservé pendant tout notre séjour. Une équipe organisatrice que nous avions plaisir de retrouver le soir autour de la très bonne table du "Café Am Schloss", Treffpunkt du Festival. Merci à tous les "logeurs" qui nous ont hébérgés. Merci à Patricia Oster-Stierle qui défend ce festival avec tout l''enthousiasme que nous lui connaissons, merci aux piliers Atl et Martin... et à tous ceux et celles dont j'ai déjà oublié le prénom! mais à tous, à très bientôt dans l'UGR!

 

Alain

 

 

Bonjour, voici un compte rendu de mon voyage à Sarrebruck...

qui a débuté le jeudi 9 juin en fin d’après-midi et qui s’est terminé aux aurores le dimanche 12 juin. J’espère vous donner l’envie de continuer à jouer, de participer au festival et de vous montrer combien un échange au niveau du théâtre est important pour les comédiens.

Cela s’est bien passé comme d’habitude quand il s’agit d’une organisation du Turlg. Les échanges entre pays sont une opportunité très intéressante qui nous permettent de jouer devant un public différent de la Belgique. La « jeune» organisation du deuxième festival de Saarbruck nous a apporté un vent de fraîcheur qui était bienvenu.

Ce que j’ai photographié, avec « les moyens du bord » car j’expérimentais un nouveau appareil photo, ce n’est pas le spectacle que nous avons joué en lui-même mais plutôt les « a-cotés» du spectacle :

-          L’arrivée et la découverte de la ville de Saarbruck qui est très jolie à visiter. Le centre-ville très estudiantins avec de jolies ruelles, magasins, et terrasses de café.

-          La découverte de la salle dans laquelle nous allons jouer.

-          Les préparatifs du spectacle dans la salle : la régie (merci à Renaud), l’installation du très gros matériel (armoire, vêtements, accessoires,…) qui a nécessité une camionnette, les « italiennes » entre comédiens, les tests « techniques » d’adaptation de la scène d’entrée, de déplacement et de sorties de la salle.

-          L’attente qui est pour moi angoissante avant que la magie du spectacle puisse se dérouler, que nous puissions enfin jouer en réel, en « live », qu’il y ait un échange entre les comédiens et entre le public, que nous terminions le spectacle dans la joie et la bonne humeur sous les applaudissements que nous avons bien mérités.

-          Le temps qui se ralentit ou s’arrête pendant que nous vivons en fonction des spectacles joués, des rencontres entre les festivaliers, des rencontres avec les organisateurs du spectacle, des retours enrichissants également du public qui est venu nous voir.

-          Tout en étant du travail de théâtre sérieux c’est pour moi également une ambiance de vacances comme quand je pars écouter un festival de musique ou que je voyage à l’étranger. 

-          Les discussions intéressantes et enrichissantes entre les comédiens, les organisateurs, les festivaliers, les gens qui venaient voir le spectacle. Il était question de théâtre mais aussi d’autres sujets qui m’intéressent : ressentis, expérience, film, musique,…

-          Les chants « au coin du feu », ou plutôt dans le contexte de Saarbruck, au coin d’un apéro, d’une bière, d’un vin, d’un coca ou d’un latte machiatto selon les goûts et les couleurs.

-          L’organisation du festival qui nous a bien renseigner, qui nous à permis de rencontrer des gens, de loger chez l’habitant (merci à Aleksander, merci à Dorothée), de nous servir des repas.

Tout ce que je viens de parler ci-dessus ce sont des choses générales (d’ailleurs je parle toujours en général) « universelles » que l’on rencontre lorsque l’on fait un échange culturel entre un autre festival.

Pendant trois ou quatre jours, comme dans le film Matrix, j’étais déconnecté non pas de la réalité mais plutôt de la vie réelle : oublié les contraintes, les petits soucis et tout le reste même si la vie réelle n’est pas que cela. Je me suis concentré sur l’instant présent righ here, righ now.

Je remercie l’ensemble des comédiens avec qui j’ai pu jouer avec mention spéciale pour Hugo qui jouait en remplacement pour la première fois dans la pièce et Pierre qui nous a fait une prestation magistrale, entre autre, en don juan avec slip à paillettes. Je me réjouis de voir les photos J. Je pense également aux personnes qui n’ont pas pu venir jouer et qui nous ont manqués.

Je remercie pour terminer Monsieur Germay de l’agréable surprise qu’ il nous a fait de venir voir le spectacle.

Monsieur Ribadier (au bon soin de son acteur Régis Pierroux)

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 12:18

 

 

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LES PHOTOS

En 2010, Liège devenait vitrine des Capitales européennes de la Culture. L’an dernier, c’étaient la Rhur (Essen), Istanbul et Pécs (Hongrie) qui étaient à l’honneur. Par l’entremise de Robert Stéphane, relais actif de la Ville en la matière, le TURLg fait directement partie prenante de la manifestation, à la fois ici, en accueillant, à notre RITU 27, les trois villes mentionnées, mais aussi là-bas, en y présentant, dans les trois villes, une de nos productions (voir « Tournées » sur notre blog). Cette année 2011, c’est au tour de Tallinn de briller comme Capitale européenne de la Culture. Nous nous devions de lui rendre visite.

Nos échanges avec l’Estonie remontent déjà à 2008 ( http://turlg.over-blog.fr/article-24708865.html ). Après avoir reçu à deux reprises, à RITU 24 (2007) et RITU 25 (2008), la troupe universitaire de Tartu, dirigée par Kalev Kudu, nous allions présenter notre Fin de siècle sur l’île à Tartu en octobre 2008.

Le CGRI (Commissariat général aux relations internationales) ayant lancé des accords bilatéraux avec le pays balte, il nous aida à faire de l’Estonie le 33e pays visité par le TURLg.

Depuis lors, nous en sommes aujourd’hui à 39 pays et le CGRI est devenu le WBI (Wallonie-Bruxelles International), mais des accords bilatéraux ont été relancés pour 2011-2013, et l’occasion était donc belle d’emmener là-bas un autre spectacle, et cette fois ci, en plus, à Tallinn.

La capitale estonienne, pour honorer son titre de Capitale européenne de la Culture 2011, a organisé des dizaines d’événements sur son territoire, parmi lesquels, et non des moindres, cette 5e édition du Tallinn Treff Festival, rendez vous gigantesque du monde du théâtre pour la jeunesse : du 28 mars au 1er juin, la ville a grouillé, littéralement, de spectacles de rue (où la marionnette était reine), de musiques et de cortèges joyeux. Il faut dire qu’au même moment se déroulait aussi « The Old Town Days », pour la 30eme fois. C’est dire si l’animation était partout entre les vieilles enceintes de la superbe ville, magnifiée encore par une météo très clémente.

Que la marionnette y soit reine n’étonnera pas, quand on sait que le festival est organisé par le fameux théâtre « Nuku » (« marionnette » en estonien), un théâtre qui ne compte pas moins de 3 salles dont une de plus de 500 places : cela montre l’importance de ce type particulier de théâtre dans ce pays, où, pendant le Treff, on ne voit guère une fenêtre sans marionnette(s). Pour illustrer l’importance de la manifestation, quelques chiffres : 27 lieux de spectacles, 150 productions, 700 participants de 18 pays allant de la Finlande aux Etats-Unis, en passant par la Russie, la Chine, Israël, la Belgique, etc, etc.

C’est ainsi que nous avons pu voir, en salle et en soirée, d’impressionnantes prestations marionnettistes comme, par exemple, la très traditionnelle Troupe de Marionnette de Quanzhou en Chine, le surprenant Bolshoi Puppet Theatre de Saint-Pétersbourg et le très novateur DudaPaiva Company des Pays-Bas, trois styles très différents, mais unis par une remarquable qualité. Pendant la journée, c’est à tous les coins de rue qu’il « se passait quelque chose ». Ainsi, nous-mêmes, avons présenté 2 fois notre  Joueur de flûte  le samedi 28 mai à 12h30 et 14h30 en plein air, dans la cour du Musée d’Art appliqué et Design. Une fois de plus (après l’Italie et la Turquie), nous avons pu constater que le spectacle « fonctionne » parfaitement pout tout public (la séance de midi accueillait essentiellement un public d’enfants d’école primaire, celle de l’après midi, un public « normal ») et pour toute communauté linguistique. C’est donc avec confiance que nous réexportons bientôt, du 14 au 21 juin, notre « flûtiste » dans un festival pour la jeunesse à Ordu, en Turquie.

Pour colossal qu’il soit, ce Treff Festival de Tallinn ne laisse apparaitre aucun faille dans l’organisation : hôtel correct, catering convivial dans un chapiteau servant de « club » pour animations et rencontres en tout genre, guide attitré sympathique et efficient (merci Mike Tikerpalu, lui-même comédien marionnettiste au « Nuku »). Seul bémol : il ne nous a jamais été possible de rencontrer directement les chefs, organisateurs du festival, à qui nous avons dû transmettre par guide interposé nos cadeaux traditionnels liégeois, Tchantchès (très à propos ici) et chocolat Galler (à propos partout). Espérons qu’ils ont bien atteint leurs destinataires… DSC01935

Notre séjour à Tallinn se clôtura en beauté le lundi 30 autour d’un souper gastronomique (oui oui !) offert au TURLg par Monsieur Nicolaas Buyck, Ambassadeur de Belgique à Tallinn. Il nous avait déjà manifesté sa sympathie lors de notre premier séjour estonien en 2008, et il faut dire que l’homme n’a pas changé : la Belgique peut s’enorgueillir d’un Ambassadeur de choix. En le remerciant encore, nous lui souhaitons le meilleur pour l’après Tallinn.

Le mardi 31 matin, en route par bus (de ligne) pour Tartu, où nous attendait notre vieil ami Kalev Kudu. En réalité, il n’était pas pour rien dans notre invitation au Treff de Tallinn. Il était donc normal que nous poussions une pointe 190 km plus au sud, pour y jouer, le même jour à 19h30 au Théâtre Athena, là où nous avions déjà présenté, naguère, notre Fin de siècle sur l’île. Hélas, l’époque de l’année (examens) et le peu de temps passé à Tartu ne permit pas d’organiser une rencontre avec les étudiants de Clotilde Beckand, lectrice du WBI à l’Université (Tartu Ülikool) : espérons que ce n’est que partie remise. Le temps a toutefois suffi pour découvrir l’explosion démographique et la grande voracité des moustiques anthropophages estoniens du sud, et pour apprendre, par la même occasion, que la situation est pire encore en été en Finlande et en Laponie. Avis aux touristes : moustiquaires et produits répulsifs vivement conseillés ! Après une courte nuit « dévorante », nous repartions vers l’aéroport de Tallinn pour rentrer le soir à Zaventem, par vol régulier de l’Estonian Airlines.

Nous tenons à remercier encore tous ceux qui nous ont permis de réaliser cette belle tournée : les organisateurs du Treff de Tallinn, Kalev et son équipe de Tartu, et le WBI, tant du coté estonien, Reet Palis, que du coté belge, Frédéric Wauters.

Nos projets de collaboration avec l’Estonie vont se poursuivre pour les deux années à venir, notamment par le travail, de part et d’autre, sur un spectacle commun En plein mer de Slawomir Mrozek, dont la version estonienne sera présentée à Liège et la version liégeoise en Estonie dès l’année prochaine. Bon vent ! (Pour En pleine mer, c’est le cas de le dire…)

Robert Germay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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