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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 11:48

DSC05031.JPGQuelques photos (en attendant mieux...)

 

De mars 2011 – notre première visite à Angers – à avril 2013, ce ne sont pas moins de cinq spectacles du TURLg qui ont été reçus par l’Université d’Angers : par ordre chronologique :

- Le Dernier Godot, de Matei Visniec, 27 mars 2011 pour le Festival de Théâtre Universitaire « De Cour à Jardin » (voir notre article).

- Le Crime Galilée, de Pierre Wathelet et Communication à une académie de Franz Kafka, 17-19 janvier 2012, pendant la semaine thématique « sur la mémoire organique » (voir notre article).

-Le Procès de Franz Kafka, 19 mars 2012, dans le cadre du « Travail de mémoire et droits de la victime » (voir notre article).

- Poivre de Cayenne de René de Obaldia, pour le 5ème Festival « De Cour à Jardin », 27-2 avril 2012 (NB : au même moment, le TURLg présentait L’Enseigneur de Jean-Pierre Dopagne et Si tu m’aimes de Hans Sachs au Festival « Paroles paroles » de Honfleur… !)

- et, enfin, Don Juan revient de guerre de Ödön von Horvath, 2-5 avril 2013, pour la 1ère édition du Festival de la création universitaire.

Le nom a changé, en effet ; de « De Cour à Jardin » sera désormais « Création universitaire », mais le principe reste le même : accueillir des spectacles universitaires à l’Espace Culture de l’Université. Simplement, pour des raisons qui la regardent, l’Université d’Angers a décidé de confier l'organisation du festival « nouvelle formule » à une équipe renouvelée, toute féminine cette fois (avec Lucie (Mauget) et Sophie (Génot), entre autres), qui nous a dégoté des logements sympas chez « l’habitant ».

Qu’on se rassure, nous avons eu le plaisir de revoir, parmi les spectateurs de Don Juan, nos vieux amis Jean-Charles Birotheau, François Legrand, et Pierre-le-régisseur, toujours bon pied bon œil.

C’est donc en ouverture de ce nouvel évènement culturel angevin que nous avons presté, le jeudi 4 avril à 20h301.

L’équipe d’accueil de choc nous a aussi offert deux intéressantes visites culturelles : la salle « Le Chabada », the place to be en matière de musique rock ou apparentée, et le fabuleux Théâtre du Quai, le nec plus ultra en matière de conception architecturale théâtrale. Deux belles découvertes pour nos jeunes liégeois(es).DSC05021

En rappelant que l’Université d’Angers était présente à RITU 30 (le 21.02.2013 avec Somewhere de Tennessee Williams, accompagnée de Lucie elle-même), on peut terminer ce bref rapport en disant que, en un mot comme en cent, les relations Angers-Liège sont au beau fixe. Et ce n’est pas une bête formule creuse.

Á la prochaine ! ?

Robert Germay

1Nous aurions dû également présenter notre spectacle le 3 au Château du Plessis-Mace, dans le cadre de la clôture du festival étudiant "Très Tôt en scène". Malheureusement, la représentation a été annulée, faute de réservations suffisantes. Cela nous a permis de passer une bien agréable après-midi au soleil, à la terrasse d'un sympathique café...

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Jeudi 25 octobre 2012 4 25 /10 /Oct /2012 15:25

photos-suite-0211.jpgLes photos

Kalev Kudu, du Théâtre universitaire de Tartu (Estonie), a eu la bonne idée d’organiser en Estonie un festival de théâtre universitaire que, vu ses maigres moyens, il devait bien baptiser « Mini-Festival », puisqu’il ne réunissait que Liège, Minsk et Tartu, mais qu’il considère manifestement comme un premier pas vers l’organisation future d’une rencontre plus importante en terme de participation internationale.

Notre ami Kalev est un habitué de Minsk, où il preste régulièrement des mises en scène avec les étudiants de l’Université du coin.  Mais il mène aussi des échanges fréquents avec Liège, puisqu’il a déjà participé, depuis 2007, à quatre RITU’s organisés par le TURLg (2007, 2008, 2011 et 2012), tandis que le TURLg, lui, visitait à deux reprises l’Estonie avec Fin de siècle sur l’île en 2008, avec Le Joueur de flûte en 2011 et, cette année, donc, avec Communication à une académie de Kafka. Ces relations entre Liège et Tartu/Tallinn sont, il faut le dire, singulièrement facilitées par l’existence d’une coopération bilatérale solidement implantée entre l’Estonie et le WBI (Wallonie-Bruxelles International) ; ce dernier aidant le TURLg dans les frais de transports internationaux vers Tallinn. Sur l’origine de ces relations fructueuses avec l’Estonie, voir les articles de notre blog du 13.11.2008 (http://turlg.over-blog.fr/article-24708865.html), et du 8.6.2011 (http://turlg.over-blog.fr/article-tallinn-treff-festival-5e-edition-28-mai-1-juin-2011-accueille-notre-joueur-de-flute-76073002.html) .

Tartu ayant montré à notre RITU 29, en février dernier, sa version de En Pleine mer de Slawomir Mrozek, c’est, logiquement, la version turlgienne de la même pièce qui devait être présentée la semaine dernière au mini-festival de Tallinn/Tartu (le 10/10 à Tallinn et le 11/10 à Tartu). Ce spectacle, qui tourne depuis 1991 ( !), a déjà visité 4 continents : il était bien temps qu’il soit présenté au public estonien, ainsi que le prévoyait, d’ailleurs, le très officiel projet de coopération bilatéral 2011-2013 entre le WBI et l’Estonie.

Las, alors qu’il a déjà tant bougé et connu tant de versions et de distributions différentes, notre Mrozek n’a pas pu faire ce voyage pour cause de failles (maladies) dans la distribution. C’est donc Communication a une académie de Franz Kafka, un autre « hit » du TURLg qui, lui aussi, a connu plus de 100 représentations aux quatre coins du monde depuis 1994, qui a été proposé à la place.

Re-las, ici aussi la distribution était en rade : Vincent Pagacz, dernier titulaire en date du rôle, a dételé. Il fallait donc mettre en scène un nouveau singe. C’est Haroun Mouzzouri qui a repris le challenge. Sa prestation a été présentée à Liège pour une séance privée organisée au Château de Colonster le 15 septembre par le service de Neurologie du CHU à l’occasion de la retraite du Professeur Gustave Moonen.  L’accueil du public lors de cette première très particulière fut excellent et rassura l’équipe quant à la prochaine tournée estonienne. Et en effet, Haroun a parfaitement assuré : il a démontré que, avec son singe à lui aussi, le spectacle peut (continuer à) passer la barrière de la langue. Ce fut le cas à Tallinn le soir du 10 octobre, où seules deux spectatrices du public étaient francophones (de l’Institut Français), et la confirmation ne tarda pas, le lendemain à Tartu, où la satisfaction du public était tout aussi manifeste. Nous devons ici remercier particulièrement Anna Ayanoglou, la lectrice en place à l’Université de Tartu, déléguée de WBI, qui a mobilisé ses étudiants de français pour assister au spectacle le jeudi soir d’abord, et pour participer à une discussion – en français ! – avec la troupe à l’Université, le vendredi après-midi. DSCN0247.JPG

Nous n’avons malheureusement pas pu (pour cause de retour anticipé en vue des élections communales) assister à la première de la nouvelle mise en scène de Kalev Kudu (La Vie réussie de Pavel Prjaško, un auteur russe contemporain) mais ce n’est que partie remise, puisqu’il la présentera à Liège lors de la prochaine édition de notre RITU (25.02 – 03.03.2013). Quant à nous, nous comptons bien remplir notre contrat d’échange et retourner l’an prochain à Tartu avec une version réactualisée d’En pleine mer : les répétitions avec une toute nouvelle équipe ont commencé dès la semaine de notre retour !

Bilan positif donc, du point de vue théâtral en tout cas. Un - non, deux – petits – non, gros - bémols : 1) le logement à l’Auberge « Allur » à Tallinn était pour le moins élémentaire, mon cher Watson (ah ! le confort de l’Auberge Simenon…) ; 2) nous nous étions promis de ne plus voyager avec Air Baltic, et nous aurions dû tenir notre promesse… : alors que nous n’avons eu aucun problème à l’aller, et que, pour une fois, aucune de nos valises n’avait été égarée lors du transit, au retour, nous avons dû débourser 30 euros ( !) par personne pour nos valises personnelles, sous prétexte que notre e-ticket  mentionnait 0 bagages… un système à la Ryan Air, quoi, mais version luxe (car le prix du billet dépassait largement les tarifs de la célèbre compagnie irlandaise). Et, pour l’anecdote, cette compagnie, qui est également drastique sur le poids, les dimensions et le nombre de bagages à main, a imposé à une passagère une amende de 50 euros à l’embarquement, parce que son bagage à main ne correspondait pas à la norme. En résumé, pas le choix : t’as un bagage ? tu payes !  Si donc vous voyagez avec Air Baltic, choisissez l’été, ça pèse moins lourd, ou voyagez avec 5 couches de vêtements sur le dos.

Mais que tout cela ne nous empêche pas de remercier une fois encore Kalev Kudu d’avoir eu l’initiative de ce projet, Anna Ayanoglou et ses étudiants de nous avoir reçus si gentiment, et Wallonie-Bruxelles International d’avoir financé notre voyage.

Robert Germay et Dominique Donnay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Jeudi 20 septembre 2012 4 20 /09 /Sep /2012 15:07

Photos-DD-bis-0201.JPG

Puis... Rendez-vous en 2014!

(Les photos)

Oui je sais, c'est déjà loin (mais les vacances n'aident pas vraiment la tenue à jour de notre blog!)...

Le IXème Congrès Mondial de notre Association Internationale du Théâtre à l'Université s'est déroulé chez nos amis de l'Université d'Etat du Belarus à Minsk du 2 au 6 juillet 2012 sur le thème : "Traditions. Recherche. Expérience. Les composantes essentielles du Théâtre Universitaire contemporain".

Katsia, Sarhei et Wladimir, entourés de leur équipe administrative renforcée par un bataillon d'étudiants bénévoles et dévoués, ont mis les petits plats dans les grands pour accueillir les quelque 300 participants, représentant 61 institutions et venus de 33 pays différents : Allemagne, Argentine, Bangladesh, Belarus, Belgique, Bulgarie, Brésil, Chili, Croatie, Géorgie, Espagne, Estonie, France, Italie, Canada, Chine, Corée, Etats-Unis, Lituanie, Mexique, Moldavie, Pays-bas, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Serbie, Suisse, Turquie, Ukraine, Uruguay. Vous avez dit "Congrès Mondial"?

Il est extrêmement difficile de s'imaginer ce qu'est un Congrès de l'AITU et son ambiance. Vous qui nous lisez savez peut-être déjà ce qu'est un RITU : plusieurs spectacles par jour ; des rencontres avant et après les représentations ; des ateliers le matin ; un colloque en fin de semaine ; une excursion en bateau le cas échéant... Un Congrès de l'AITU, c'est la même chose, mais multipliez-y le nombre de participants et le nombre de pays représentés, multipliez-y aussi les colloques et les ateliers, et ajoutez-y des démonstrations pratiques.

C'est ainsi que le programme de ce IXe Congrès a proposé 54 communications scientifiques, 89 démonstrations, 8 ateliers, 4 sessions plénières et deux laboratoires d'art dramatique. Quant au Festival Koufar et à sa 9e édition qui se tenait en parallèle, son affiche avait programmé 13 spectacles des plus variés. Vous en retrouverez la liste sur http://www.theatre-fest.bsu.by/eng/kufar.html.DSC05038.jpg

Pour notre part, en plus de la communication que j'ai faite le mardi 3 juillet sur "La pédagogie de Jacques Lecoq ou la réinvention constante des traditions", Robert, Dominique et moi-même avons participé activement aux réunions du Comex et à l'Assemblée Générale de l'AITU. Dominique et Marco ont également animé un atelier pratique intitulé "Rythme, mouvement, espace" (bravo aux nombreux participants qui ont travaillé pendant deux heures un jour de canicule, dans une salle de gymnastique peu aérée...). Et Marco (qui nous accompagnait, car sans l'incident de santé du chef, nous devions aussi y présenter notre infatigable "En pleine mer" à la distribution renouvelée), il a assuré un rôle d'ambassadeur et de relations publiques sans précédent auprès des étudiants et étudiantes. Ce qui nous a valu il y a une bonne semaine, la tenue d'un atelier en nos murs par une participante bulgare du Congrès.

Voilà, une équipe bien présente à Minsk. Un premier contact aussi pour Dominique avec les coulisses des travaux de l'AITU. Une participation réussie et de bon augure pour préparer le prochain et 10ème Photos-DD-bis-0315.JPGCongrès qui se déroulera... chez nous! "20 ans après" notre congrès fondateur!

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 12:11

MG 5041-bLes photos

3e édition pour ce festival auquel nous aimons participer et qui nous reçoit toujours avec honneur. "Vous faites un théâtre si professionnel", nous y répètent à l'envi Mme Patricia Oster-Stierle, Vice-Recteur de l'Université de la Sarre et responsable de la Troupe francophone locale Le Pont, ainsi que Martin Haberstroh et Tom Streeb, les deux solides chevilles ouvrières qui portent l'organisation de ce festival à bout de bras,... et c'est peu dire!

Il est vrai que nous y sommes toujours attendus avec tapis rouge. Déjà en juin 2008, avant même la création du festival proprement dit, Projekt Eden avait joliment brûlé les planches sarroises. Puis ce furent nos Miroir aux camisoles en avril 2010 et Boulevard du Boulevard du Boulevard en juin 2011 qui y marquèrent les esprits. On y en parle encore cette année avec enthousiasme. Lux in Tenebris, n'a pas démérité et l'accueil du public fut à la hauteur de  notre réputation. C'est celle-ci qui nous a valu d'ouvrir officiellement ce 3e festival Grafiti  après la prestation d'un orchestre de bienvenue qui, sur la musique de "Milord", a conduit le public vers notre représentation.

Grafiti est un festival pour la Grande Région. Nous nous y sentons un peu comme chez nous, à la fois de par nos participations antérieures, mais aussi suite au projet UniGr "A table!" que nous avions mené avec les TU de Metz, Nancy et Sarrebruck et que nous avions présenté en novembre 2011 dans notre salle.

A Sarrebruck, nous y avons donc retrouvé deux de nos partenaires d'alors : l'Université Paul Verlaine de Metz avec 3 spectacles différents et l'Université de la Sarre avec une reprise en plein air de leur participation à "A Table!", un spectacle en français, un spectacle en espagnol et un spectacle en allemand... le multilinguisme eurégional! Rien depuis Nancy par contre, qui n'a pas répondu à l'invitation. Dommage!

D'autre part, nous avons aussi eu l'occasion de découvrir des travaux venus de Giessen, Bonn, Luxembourg et Trèves.

(cf. le programme complet sur http://www.grafiti-theaterfestival.de/programm).

Particularité cette année et à l'inspiration de ce que nous faisons au RITU, Martin et Tom avaient prévu une série d'ateliers ouverts aux participants : atelier "masque" ou "scénographie" en partenariat avec le Stadttheater, atelier "respiration/voix", atelier "theatre de rue" et...atelier "Les premiers pas de l'acteur", donné par votre serviteur. Une manière à nous de montrer que nous tenons vraiment à encourager toute cette  dynamique enthousiaste et ouverte de "Grafiti Theaterfestival der GR"! Longue vie et qu'on se le tienne pour dit. Et surtout nos félicitations à toute l'équipe locale qui nous a assuré un séjour "ohne Problem"!

"Nous", car à mes côtés, sont restées toute la semaine Anne-Sophie Poussier et Michèle Potier qui se sont aussi fendues (merci à elles) d'un rapport pour le blog, que voici.

Alain Chevalier

 

_MG_5037-b.jpgD’Allemagne, où j’écoute la pluie en vacances …

Grafiti Theaterfestival der Grossregion in Saarbrücken (faut voir dit !) … Première tournée internationale pour la troupe de Lux in Tenebris.

Si une bonne moitié de nos effectifs avait pu prendre la route le dimanche après-midi, d’autres avaient dû, pour des raisons professionnelles, reporter leur départ au lundi. Ces malheureux ont donc raté la soirée d’accueil que nous avaient réservée nos amis sarrois Tom et Martin (faut voir mis !) ainsi que la petite sauterie intime organisée dans les chambres après le départ de nos hôtes. Deux raisons de s’en consoler : le « Gefillde », sorte de Knödel farci à la viande hachée (faut voir digéré !) et la danse érotique (sic) de Giancarlo en pyjama de papy (faut voir … non !). Heureusement, on avait prévu les baquets ! J 

Le lundi, c’est donc la mine déconfite et les intestins en compote que nous avons procédé à la mise en place du spectacle sur un petit plateau, dans des coulisses réduites à leur plus simple expression, et sur un sol extraordinairement glissant qui nous obligeait à négocier nos virages à coup de petits pas chassés et conférait à tous nos déplacements un style d’une rare élégance … Bon, nous nous en sommes sortis tant bien que mal, sans beaucoup de précision (c’est rien de le dire !) mais avec une pêche d’enfer, probablement alimentée par le stress accumulé dans la journée. Trois choses à retenir de cette journée ? La tête de Renaud quand il apprend que le technicien local n’arrive qu’à 14 heures ; le zèle de Francine que nous entendons, derrière la porte des toilettes, compter les temps et chantonner « si, si, Lux in Tenebris, contre la syphilis » ; le sursaut de nos estomacs découvrant la petite salade censée nous tenir lieu de repas du soir.

Et le reste de la semaine ? A part la pluie et le vent ?

Il y a eu le Grafit’in : de la pluie, du vent, des spectacles, des ateliers, des repas, des expériences, des rencontres, de nouvelles amitiés, des découvertes, des photos et de nombreux rires.

Et aussi le Grafit’off : la pluie ; le vent ; le préservatif qu’on glisse dans un portefeuille trouvé avant de rendre celui-ci à la réception de l’auberge ; Jésus, le cuisinier bénévole qui débarque à 14h avec les ingrédients de la soupe annoncée pour midi ; les photos de fesses-tival d’Anne-Sophie ; les soirées adolescentes, en pyjama, penchés à la fenêtre de la chambre pour fumer en cachette en refaisant le monde ; la visite au Gigant sex-shop discount (si, si, ça existe !), le restaurant Michelangello, plus kitsch que kitsch …

Et puis le Grafit’out : le soleil – enfin -, les embrassades du départ, la route, l’arrêt au Luxembourg et le dernier apéritif, à Liège, parce que c’est trop difficile de se quitter après une semaine pareille.

Michèle Potier et Anne-Sophie Poussier

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 10:59

photos-suite-0012.jpg Les photos

Le site internet de la FNCTA (Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d’Animation) de Normandie, à nous communiqué par notre ami Yannick Boitrelle, nous mettait en septembre dernier la puce à l’oreille : « pour sa 4ème édition (27 mars – 2 avril 2012), le Festival Paroles paroles de Honfleur souhaite mettre la Belgique à l’honneur ». Et pourquoi pas Liège, dès lors, nous dîmes-nous aussi sec. Et, ni une ni deux, de proposer notre candidature… qui fut rapidement acceptée.

C’est ainsi qu’après divers contacts téléphoniques, électroniques et autre visite exploratoire (en octobre 2011) d’usage, nous débarquions à Honfleur, pittoresque et riant petit trou normand (ah, le Calvados… !), par ce bel et ensoleillé vendredi 30 mars. Nous venions ainsi de rater de peu le spectacle de Yannick Boitrelle, L’Homme qui plantait des arbres, de Jean Giono. Qu’à cela ne tienne, nous l’avions justement programmé la semaine précédente au TURLg. Le monde est petit. Dans les bagages de nos deux véhicules, nous emmenions, outre Dominique, Chantal, Pascal, Claude et le Chef, la pièce d’un auteur belge, L’Enseigneur, de Jean-Pierre Dopagne (la Belgique n’était-elle pas à l’honneur ?) et, pour faire bon compte, notre adaptation bien liégeoise, unique au monde, de Der todt Mann, de Hans Sachs, que nous promenons depuis longtemps à travers le monde sous le titre de Si tu m’aimes… (prends garde).

Mine de rien, c’était un challenge : deux acteurs de Si tu m’aimes devaient être remplacés au pied levé, ce qui contraignait l’un d’eux, Pascal Renard, titulaire du rôle de l’Enseigneur, de jouer dans les deux spectacles le même jour, l’un à 16 h, l’autre à 21 h, ce samedi 31 mars. Pas une mince affaire à faire !

Mais, sans doute, à bon TURLg rien d’impossible, puisque les deux productions eurent l’air et l’heur de plaire au public chaleureux du festival, réuni, ma foi, nombreux dans le Petit grenier à sel, transformé pour les besoins de la cause en salle de spectacle. Merci à Matthieu, le sympathique et compétent régisseur des lieux : un amateur de bières belges ne peut pas décevoir, de toute façon.DSC04767.JPG

Enfonçons le clou des capacités turlgiennes en signalant que, le même soir, un autre de nos spectacles, Poivre de Cayenne de René de Obaldia, était présenté à Angers, au 5ème festival « De cour à jardin ». Le don d’ubiquité ne nous est pas étranger, décidément. Mais revenons à Honfleur.

Nous avons été très impressionnés par la qualité de l’organisation de cette 4ème édition qui rassemblait contes, musique et théâtre en des journées bien chargées (www.paroles-paroles.fr). Aussi par la qualité de l’accueil : on vous recommande les tables de plus d’un restaurant de Honfleur. Enfin, par la qualité d’écoute du public honfleurais, tant pour les contes et la musique que le théâtre : ce public fait supposer que Honfleur n’est pas un trou, fût-il normand : qu’on en juge par le nombre d’activités culturelles qui y font florès. Une bonne partie du mérite en revient sans doute à l’association « Les Z’Ateliers de la Tête de Bois » (www.leszateliersdelatetedebois.wordpress.com), au sein de laquelle le dynamisme de Vanessa et de Philippe Simon-Catelin font des merveilles. Ne sont-ils pas allés jusqu’à obtenir des services culturels de la Mairie une aide financière spéciale – très bienvenue, merci – pour aider à notre déplacement et à notre hébergement ?

Merci encore, à eux et à leurs collaborateurs/trices aussi compétent(e)s qu’accueillant(e)s. En un mot comme en cent, nous avons été séduits et la Belgique, bien honorée. Nous ne pouvons que former le vœu que les promesses maïorales faites pendant le festival se réaliseront, et que nous pourrons connaître un « Revenez-y-donc ! ».

Inch’Arthur Boudin…

Robert Germay

 

Inch’aussi son frère Eugène, Erik Satie et Alphonse Allais (tous originaires d’Honfleur). De tels « nés natifs » du coin ne peuvent que nous persuader que les Honfleurais possèdent un sens de l’humour au-dessus de la moyenne.

Monique

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Mardi 3 avril 2012 2 03 /04 /Avr /2012 14:16

DSC04496.JPGLes photos

Pour la première partie de notre tournée de ce mois de mars 2012, qui nous a conduits de TOULOUSE à Angers, tout a commencé par un chat (prononcez "tchat") sur facebook, dont un des avantages indéniables consiste à pouvoir reprendre contact avec des amis perdus de vue. Souvent, les contacts en restent à ce stade, mais dans ce cas-ci, ils ont abouti à un échange qui a largement porté ses fruits.

Il s'agissait en effet pour Alain de saluer Corinne Bonnet, une de ses anciennes amies du temps où il était étudiant en Classique et qui s'est trouvée être aussi celle de Dominique, du temps où, elle, elle arpentait les couloirs d'Histoire ancienne... Un tout petit monde!

Corinne Bonnet est maintenant professeur à l'UFR histoire, Arts et Archéologie de l'Université de Toulouse Le Mirail. Connaissant notre réputation internationale ainsi que le dynamisme des activités théâtrale dans ladite université, elle a proposé d'établir des échanges et de servir de relais vers les responsables et metteurs en scènes toulousains. La proposition ne pouvait que nous séduire et à partir de là, tout s'est enclenché. Le relais est passé à Catherine Mazellier du Département d'allemand qui assurait jusqu'à il y a peu, la présidence du festival "Universcène" à Toulouse Le Mirail. De notre côté, Robert prenait en charge le suivi de ce contact. Suite de correspondances par mails et calembours interposés; échanges d'informations et d'adresses; contacts avec la nouvelle présidente d'"Universcène", Aurélie Guillain; invitation à RITU 29 de la troupe des Anachroniques jouant en espagnol, accueil de notre "Procès" à Toulouse ! Notez que ce fut la première fois que ce festival, dont les éditions précédentes restaient internes, réservés aux productions théâtrales locales, qu'elles soient en français, anglais, allemand, italien, espagnol ou polonais, s'ouvrait à l'international et ce n'est pas sans fierté que nous avons accepté d'assurer cette nouveauté... mais pouvait-il en être autrement ?("lol comme on dit sur les chats"!)

Bref, voilà donc les réseaux sociaux au services des échanges internationaux de TU. Expérience à renouveler et à poursuivre.

Ce préambule étant, cette tournée à Toulouse puis à Angers s'est déroulée sans anicroches et comme beaucoup de précédentes, que ce soit sur le plan des échanges théâtraux que sur celui de la  qualité de l'accueil prodigué.

Pour Toulouse, ce fut d'abord via la terrasse de Thomas, metteur en scène de la troupe allemande, qui s'est mis en 4, derrière son aspirateur, pour nous recevoir dès notre arrivée anticipée de deux/trois heures, avec un bon cubi de floc de Gascogne et quelques pizzas du meilleur aloi. Accueil aussi par Olivier, qui était présent à Liège à RITU29 avec la troupe hispanisante, et que nous avons eu le plaisir de retrouver . Lui aussi, s'est coupé plus qu'en quatre pour rendre notre séjour agréable. Puis, "répartition des membres" de la troupe auprès des "étudiants toulousains logeurs"; Ensuite, tous  les ingrédients et les questionnements classiques : où et quand peut-on décharger et parquer les minibus? à quelle heure a-ton accès à la salle pour le montage?  où mange-t-on demain? Au RU. Ok, mais à quelle heure doit-on venir pour ne pas faire la file? Avez-vous de quoi accrocher la poulie (qui au demeurant est restée au sol...!) ? Quelle heure le rdv demain? etc. j'en passe et des meilleures. Bon, on repart quand demain? etc.

DSC04691.JPGQuant à ANGERS, on fait déjà un peu partie un peu de la famille pour cette Université et  sa Direction de la Culture où nous nous produisions pour la troisième fois en 2 ans, avec 4 spectacles ("Le dernier Godot", "Le Crime Galilée", "Communication à une académie", et "Le Procès"), devant un public toujours enthousiaste et même fidèle à chacune de nos venues. Notons que notre "Procès" ouvrait la semaine thématique organisée à l'Université sur "Le Tribunal Pénal International" (cf. http://www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/culture/programmation/archives/le-tribunal-penal-international.html). Notons aussi  tandis que notre "Poivre de Cayenne", au moment où nous publions ce texte sur le blog, vient de se produire à son tour à Angers pour participer à la 5ème édition du Festival International "De cour à Jardin" fin du mois de mars.

Merci à Jean-Charles Birotheau et à François Legrand de la Direction de la Culture ainsi qu'au  régisseur Pierre Durand,  pour leur accueil logistique et technique sans failles... Un trio que nous avions eu aussi l'occasion d'accueillir à RITU 29. Vous le voyez, nos échanges vont bon train!

Rien à redire non plus de notre troupe du "Procès" qui a assuré toutes les représentations et leur préparation comme des chefs! Chef, oui, chef! Bravo à leur disponibilité, leur sens des responsabilités et leur sens liégeois du contact!

Et tout cela, sans oublier les quelques visites culturelles qui agémentait ces deux séjours : Albi ou Cordes, par exemple ou la tapisserie de l'Apocalypse à Angers... Voyez les photos.

 

Alain Chevalier - Robert Germay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 12:53

DSC04202.JPGLes photos

Notre premier contact avec l’Université d’Angers, plus particulièrement sa Direction de la Culture, remonte à mars 2011, grâce à la participation – fort appréciée – de notre Dernier Godot à la 4ème édition du Festival International de Théâtre Universitaire « De Cour à Jardin ».

Le succès de notre prestation, mais aussi la grande cordialité de l’accueil angevin, faisaient bien augurer d’un prolongement de nos bonnes relations.

Et de fait, la Direction de la Culture nous a invités à participer à sa semaine consacrée, à l’initiative de la Faculté des Sciences, à « La Mémoire organique » (www.univ-angers.fr/culture), qui proposait un beau programme de conférences, de danse et de théâtre, du 16 au 19 janvier 2012. Treize Turlgiens, répartis dans trois voitures, débarquaient donc en trois vagues à Angers le mardi 17.

La partie conférence était assurée par deux orateurs de choix : Michel Thellier, membre de l’Académie des sciences (« La Mémoire des plantes »), le mardi 17, et Alain Vian, Professeur des universités à Angers (« La Mémoire des stress chez les plantes : une première idée des mécanismes ? »), le mercredi 18, exposé qui fut suivi de notre représentation du Crime Galilée, de et mis en scène par Pierre Wathelet.DSC04236.JPG

La danse était représentée le lundi et le mardi par le Conservatoire à Rayonnement  Régional d’Angers sur le thème de la mémoire du corps.

Le choix de notre Communication à une académie de Franz Kafka pour clôturer cette semaine thématique sur la mémoire, le jeudi 19/1, était fort judicieux puisque la nouvelle de Kafka n’est rien moins que le récit des efforts d’un singe devenu homme à retrouver sa mémoire simienne.

Chaque tournée du TURLg a ses incidents. Celui d’Angers fut de taille, puisque notre singe de service, Vincent Pagacz, ne put pas nous accompagner, pour cause d’une attaque de santé aussi imprévue que malencontreuse. Il fallut donc improviser sur place une « Communication » plus traditionnelle cette fois, avec le Chef, Robert Germay, en conférencier, et Pierre Wathelet en infirmier – assistant, chargé de la théâtralisation nécessaire au rappel du spectacle habituel, aidé par Renaud Minet aux effets sonores. Cette version impromptue de notre fameux Kafka ne valait certes pas l’original avec singe intégré, mais il semblerait, d’après l’applaudimètre, qu’elle a fait mouche, et que le public – parmi lequel siégeait un vrai académicien : une grande première ! -, a découvert ou retrouvé avec plaisir ce beau texte du grand Franz K., en tout cas dans une forme singulière.

6751382847_14ec5df643_b.jpgL’accueil des organisateurs, tous et toutes autant qu’ils sont, n’a en rien démérité de celui de l’année dernière, heureusement, car il fallait bien autant de cordialité pour nous faire oublier une météo qui s’est entêtée à rester détestable pendant tout notre séjour, à savoir jusqu’au vendredi où nous rejoignions un climat tout aussi pourri à Liège.

Mais Angers n’en a pas fini avec le TURLg cette année, puisque, le 19 mars, l’équipe de Brice et Hugo y emmène Le Procès, du même Kafka (en passant par le Festival de TU de Toulouse, excusez du peu). Puis c’est Poivre de Cayenne qui participera au 5e « Cour à Jardin » de l’Université d’Angers (pendant que L’Enseigneur et Si tu m’aimes seront présentés le même jour, le sa. 31 mars, à Honfleur. Ah, le fameux don d’ubiquité du TURLg !).

Gageons que les excellents rapports que nous entretenons donc avec Angers ne peuvent que croître et embellir au vu du fait que la Direction de la Culture de l’Université est désormais membre de l’AITU. Sera-t-elle représentée au Congrès mondial de l’Association à Minsk, en juillet prochain ? Il nous tarde en tout cas d’accueillir des représentants du Théâtre universitaire angevin à nos propres RITU. En 2013, pour RITU 30 ?

AAA plus, en tout cas…

Robert Germay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 14:30

Photos-DD-0056.jpgLes photos

Il y a quelques semaines, nous recevions un appel des organisateurs de ces 6e RNTA : ils cherchaient un spectacle pour enfants à jouer le dimanche 6 novembre à 11 h du matin. Ni une ni deux, nous sautons sur l'occasion pour suggérer notre Joueur, ami des enfants.

La proposition fut aussitôt acceptée avec enthousiasme (nous leur avions tapé dans l'oeil, au propre et au figuré, à Theatra Saint Louis en 2010...). Et nous voilà partis, ce samedi 5 après-midi, par un beau soleil d'automne.

Tournée éclair, au demeurant, car - c'est le sort des amateurs - certains membres du groupe travaillaient et n'ont pu se libérer qu'en fin d'après-midi du samedi. Le temps d'arriver, donc, de recevoir un très chaleureux accueil de nos hôtes, de - quand même ! - avoir l'occasion d'assister à un des spectacles du festival, de nous disperser pour passer la nuit chez les habitants qui avaient bien voulu nous recevoir (merci infiniment à Sandrine, Colette, Christine et Danièle, qui nous ont ouvert leur porte !), et nous étions dimanche matin.

En deux heures, tout était installé et les portes s'ouvraient au public. Les Hamelinois et leur flûtiste ont, une fois de plus, conquis les spectateurs.

Et puis, le temps d'un repas convivial qui nous a donné l'occasion de converser quelque peu avec d'autres invités des Rencontres, nous devions déjà repartir vers Liège.

Merci encore aux Rouennais pour leur accueil, leur efficacité, pour la joyeuse humeur qui régnait sur les lieux. Un seul regret, finalement, (deux, plutôt) : cette visite éclair ne nous a guère permis de profiter de la programmation variée du festival, et notre spectacle, prévu pour des enfants, n'en a finalement accueilli que... cinq..., le reste du public étant constitué d'adultes. Ceci n'a pas diminué notre succès, mais c'est dommage pour les enfants du coin, qui, heureusement pour eux, ne savent pas ce qu'ils perdent ! (avaient-ils été emmenés par un flûtiste vengeur ?...)

Nous nous sommes en tout cas quittés sur la promesse mutuelle de se revoir plus longuement la prochaine fois ! Et nous espérons bien qu'il y en aura une...

A bientôt, donc.

Dominique Donnay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 17:16

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Le dimanche 2 octobre, le TURLg s’envolait (en TGV Bruxelles – Paris Charles de Gaulle !) vers la Colombie, pour arrondir à 40 le nombre de pays visités à ce jour. Le festival de Manizales (province de Caldas) lui était connu depuis quelques années, notamment grâce à la présence de son coordinateur Daniel Ariza Gomez au sein du comité exécutif de l’AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université), dont le TURLg est le siège officiel depuis 1994. Rappelons aussi que le théâtre de l’Université de Caldas (Manizales) participait à notre RITU 26 en 2009.

Organisé justement par l’Université de Caldas et son département des Arts scéniques, le festival se tenait du 3 au 9 octobre 2011. Cette 8e édition se caractérisait par son élargissement à 45% de la participation internationale du théâtre à l’université.

Le programme proposait des représentations de la totalité des écoles de théâtre des universités colombiennes : 3 de Bogota: Académie supérieure des Arts, Universidad Central et Universidad El Bosque ; 2 de Cali: École des Beaux-arts et Universidad del Valle; Medellín : Universidad de Antioquia ; Manizales : Universidad de Caldas (avec 3 spectacles). L’étranger était représenté, lui, par le théâtre THAG de Stuttgart (Allemagne, dont nous avions déjà apprécié le belle prestation en avril dernier aux Fêtes du Suroît à Valleyfield, Québec), le TU de l’Université de Guadalajara (Mexique), le Collège de Valleyfield (Canada-Québec, amis de longue date du TURLg), le groupe de Yeon Keuk Mi de Séoul (Corée du sud), et bien entendu le TURLg (Belgique), avec son Fin de Siècle sur l’île. Programmé, mais regrettablement absente pour cause de visas, l’Université de Mansoura (Égypte).

Disons d’emblée que le niveau général de la qualité de la programmation était élevé : manifestement, les acteurs colombiens sont bien formés et convaincants. Quant aux mises en scène du cru, ici traditionnelles, là plus innovatrices, elles témoignent toutes d’un grand souci de force et de précision dans le jeu, et de recherche dans la scénographie (décors et costumes), avec, sur ce plan, une mention spéciale pour le spectacle d’inauguration, Nichos (d’après Noces de sang de F. Garcia Lorca), par le groupe de recherche de l’Université d’Antioquia de Medellín.

Pour rappel, il s’agit ici principalement d’un festival d’écoles de théâtre, donc d’un théâtre universitaire « pré-professionnel », une des trois catégories de TU telles que définies depuis l’origine par l’AITU, à coté du théâtre « spontané » et « encadré ». Soulignons, avec plaisir et fierté, que, tout « amateur encadré » qu’il soit, notre TURLg a remarquablement tiré son épingle du jeu dans ce contexte sérieux : Fin de Siècle sur l’île a remporté un énorme succès, et il s’est dit souvent, et de plusieurs sources, autour de nous, que notre spectacle était… le meilleur du festival. Nous affirmerons, nous, qu’il ne dénotait pas. Par parenthèse, nous nous étions déjà bien distingués en juin 2010 avec Le Dernier Godot dans un autre festival prestigieux d’écoles de théâtre, «Istropolitana », à Bratislava (Slovaquie). 

Si la qualité était généralement présente sur scène, la quantité était toujours au rendez-vous dans la salle : une moyenne de 350 spectateurs a suivi ces quelque 16 spectacles, présentés, à raison de 3 ou 4 par jour, dans 3 salles régulièrement bondées (plus la salle de l’inauguration et quelques lieux divers : cafétéria de l’Université, etc…). Ceci ne s’explique pas que par la gratuité de l’entrée, mais aussi par l’intérêt et la curiosité des étudiants et du public colombiens pour le théâtre, et par la qualité même du programme proposé depuis maintenant 8 éditions ! D’ailleurs notre propre expérience nous avait déjà fait découvrir l’originalité et la qualité du théâtre latino-américain en général.Photos-DD-0701.JPG

A coté de ces spectacles, des conférences/débats étaient proposés le matin à propos des spectacles vus. Pour notre part, à la demande des organisateurs, Robert Germay, comme hôte d’honneur (sic !) en tant que président fondateur de l’AITU, a tenu le crachoir lors de la séance protocolaire d'ouverture le lundi 3, devant l'aréopage des autorités locales e.a., ainsi que le jeudi 6, devant une belle assemblée d’étudiants et de participants pour présenter l’AITU d’abord, le TURLg ensuite. Il faut dire que l’Université de Caldas, par Daniel Ariza interposé, pose sa candidature à l’organisation du 10e Congrès mondial de l’AITU en 2014. La décision officielle sera prise au prochain 9e Congrès qui se tiendra à Minsk (Belarus) en juin 2012. Une chose est sure : Manizales insiste ! Pour l’AITU ce serait, en tout cas, une belle entrée en Amérique latine. A Manizales de mettre tout en œuvre pour assurer le bon succès de cette importante manifestation, s’il échet.

Disons encore que la presse écrite et audiovisuelle locale a très bien suivi l’événement : cela montre que la municipalité, l’Université et la région même y attribuent l’importance qu’il mérite, avec quelques fois, des accents un tantinet régionalistes.

Un regret de notre part : le Teatro Uis, de Bucaramanga, Université distante de 2 à 300 kms ( attention : en Colombie, 40 kms à vol d'oiseau représentent 2 heures de route…) , qui a participé à notre RITU 28 en 2011, nous avait invité à donner une représentation chez eux à l’occasion de notre déplacement colombien. Hélas, il ne nous a pas été possible, ni d’allonger notre séjour à cet effet, ni de réaliser ce crochet pendant Manizales-même. Frustration ! Eux-mêmes ne participaient pas au festival de Manizales, au motif - je suppose - qu’ils appartiennent à la catégorie « théâtre universitaire encadré », et non pas « pré-professionnel ». Ça se discute… mais chaque festival est maitre chez soi en démocratique AITU…

En revanche, ce succès colombien nous a poussés à relancer, définitivement cette fois pensons nous, les négociations pour exporter notre « Ile » l’année prochaine dans la région qui l’a vue naître, celle de son auteur, Alejandro Finzi : la Patagonie. Nous lançons l’opération dans les semaines qui suivent.

Quant à la Colombie, nos contacts y restent bien fermes et encore renforcés par la présence sur place (nous l’avons découvert là-bas) d’un actif représentant liégeois, Pierre Hupet, ULgiste et ancien théâtreux amateur liégeois, chargé de gérer « Red Alma Mater », un réseau de relations entre trois université colombiennes (dont Manizales) basé à l’Universidad Tecnologica de Pereira. Nous ne manquerons pas de faire appel à lui dans le futur.

Pour aller découvrir ainsi le réel dynamisme du théâtre universitaire colombien, encore nous fallait-il trouver le financement nécessaire : on ne va pas à Manizales à dos de colombes. Notre Binamé Vice-Recteur, Albert Corhay a accepté de subsidier ce beau voyage en prenant en charge les billets d’avion. Qu’il soit remercié pour sa grande et coutumière générosité.

Robert Germay

PS : - Le métier de météorologiste doit être de tout repos en Colombie : Il suffit d’annoncer chaque matin : « Temps très variable... d'heure en heure ! »

- Nous continuons à nous demander pourquoi nous avons reçu les programmes complets du festival avec nos cadeaux…d’adieu, à la cérémonie de clôture, ...

- ... et aussi si nos petits camarades de l’Hôtel Colonial ont survécu, les pôvres, aux chambres sans fenêtres extérieures. Ah, les colonies… !

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 12:09

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Lorsque l'AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université) fut créée à Liège au Congrès fondateur organisé par le TURLg, 13-15 octobre 1994, l'accent fut mis d'emblée sur le caractère mondial de l'Association (qui concernait déjà les cinq continents) et, dès lors, sur le besoin de représentation forte et effective dans les différentes parties du monde. Ceci explique que les congrès biennaux qui suivirent furent organisés successivement en Amérique du Nord (Valleyfield-Québec, Canada, 1997), en Afrique (Dakar, Sénégal, 1999), en Europe (de l'Est : Cracovie, Pologne, 2001 ; de l'Ouest : Olympie, Grèce, 2003 ; Urbino, Italie, 2006), en Amérique latine (Puebla, Mexico, 2008), et retour en Europe (Leicester, Royaume-Uni, 2010; et bientôt, Minsk, Belarus, 2012).

Chaque année, les Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire (RITU) de Liège sont le rendez-vous du Comité exécutif (COMEX) de l'AITU qui y tient sa réunion statutaire annuelle, et prépare régulièrement les futures "délocalisations" de l'Association à travers ses Congrès. Et lorsque, à Leicester (2010), Arsenio "Nick" Lizaso de Manille (Philippines) nous proposa généreusement d'accueillir cette fois le COMEX dans son pays en cette année 2011, l'occasion était trop belle de développer en Asie les ramifications de l'AITU.

C'est ainsi que Nick Lizaso, élu membre du Comité exécutif à Leicester en 2010, organisa le 1er Festival/Colloque/Workshop de l'AITU aux Philippines, du 18 au 20 juillet 2011, qui, du même coup, hébergea un COMEX fort de 13 membres, qui put tenir ses réunions dans des conditions idéales.

C'est aux titres de, respectivement, Président fondateur et membre du Comité exécutif de l'AITU que Robert Germay et Alain Chevalier, représentant le TURLg, siège officiel de l'Association, ont participé au colloque et aux réunions du Comex.

Tous deux présentèrent une communication le lundi 18 juillet, respectivement : La Session expérimentale pour la formation de l'acteur au Conservatoire Royal de Liège : une expérience entre tradition et nouveauté par Alain Chevalier, et Théâtre universitaire vs. théâtre professionnel : une question de méthode. Exemple : le TURLg, par Robert Germay. L'auditoire nombreux, essentiellement composé de Philippins, a marqué un intérêt certain pour ces deux exposés liégeois, comme, d'ailleurs, pour toutes les conférences auxquelles nous avons pu assister.

Le colloque et les ateliers (workshops) se sont tenus de bout en bout au Miriam College de Quezon City (à côté de Manille) dont les autorités ont mis l'infrastructure (y compris des logements haut de gamme) et le personnel (innombrable, souriant et compétent) à la disposition de ce grand évènement.

Une bonne vingtaine de "Papers" (communications) ont été dispensés par des intervenants venus d'Europe (Allemagne, Belgique, France, Belarus, Estonie, Grèce...), d'Amérique (Mexique), et d'Asie (Corée, Philippines, Singapour...), et des ateliers pratiques ont été conduits par des experts européens (Croatie), américains (USA) et asiatiques (Chine, Philippines). Une cérémonie d'hommage à de grandes figures du théâtre philippin complétait ce programme de trois jours intenses. Chaque soir, une production théâtrale des universités locales, respectivement le Miriam College, l'Université des Philippines et l'Université Ateneo, ont prouvé l'impressionnante qualité du théâtre universitaire philippin, remarquable par la précision et l'engagement du jeu, et par le mélange artistiquement réussi de tradition et de modernité. Ceci correspondait parfaitement au thème même du Colloque : Strengthening University Theatre : Cultural Traditions Enriching Contemporary Theatre.

C'est sans doute le spectacle présenté par l'Ateneo University qui a le plus impressionné le public occidental, et tout particulièrement le Comité exécutif de l'AITU. Cette production est d'ailleurs d'ores et déjà invitée à participer à notre RITU 30, en 2013, à Liège.

Quant aux communications de nos collègues philippins, elles ont toutes montré la grande place que le théâtre en université occupe en Asie du Pacifique et la volonté d'y développer un réseau solide en liaison avec l'AITU. C'est pourquoi le Comité exécutif a signé une convention avec Arsenio "Nick" Lizaso destinée à établir un Centre philippin de l'AITU, dont la création devrait être entérinée en assemblée générale de l'AITU au prochain Congrès de Minsk, en 2012.

A ce titre, le 1er Festival/Colloque/Workshop de Manille peut être considéré comme historique. Le dynamique investissement que montre notre collègue Nick Lizaso pour la cause de l'AITU permet d'espérer qu'un jour, notre Congrès Mondial puisse se tenir pour la première fois en Asie du Pacifique. En 2016 ? Après l'Amérique latine (la Colombie) en 2014 ? Nous en formons le vœu ardent.

Pour conclure ce rapport, je veux souligner l'organisation sans faille de cette importante manifestation internationale. On la doit, évidemment, aux talents de Nick, qui a su réunir une formidable équipe de collaborateurs/trices, tous et toutes entièrement dévoué/es à la réussite de l'évènement et au bien-être de tous ses hôtes. Nous revenons avec l'impérissable souvenir d'un peuple unanimement souriant et accueillant. Merci à toutes et tous.

Que soient aussi remerciés

- le FNRS qui a pris en charge le billet d'avion de Robert Germay

- WBI et l'Université de Liège qui sont intervenus dans le prix du billet d'Alain Chevalier.



Robert Germay

Par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège - Publié dans : Tournées
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