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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège
Articles récents

Décès de Pierre Peusgen, le 18 mars 2014

25 Mars 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Nous apprenons avec tristesse le décès de Pierre Peusgen, victime d’un infarctus à l’âge de 60 ans.

Non-germaniste, mais germanophone bilingue, Pierre Peusgen – que nous appelions communément Pierrot – avait rejoint le TLG (Theater der Lütticher Germanisten) pour participer à Himmelwärts, de Ö. von Horvath lors de la deuxième saison du spectacle en 1974-75. Il assurait le rôle d’un ange infirmier dans l’« équipe » de Saint Pierre au Paradis : aujourd’hui, à 60 ans, c’est bien jeune pour vouloir aller vérifier si tout se passe là-haut comme nous l’avions imaginé en 1974… c’est un peu pousser loin la conscience professionnelle… ! Sacré Pierrot !

Après celui d’un ange, il endossait le rôle du porcher (Sauhirt) dans Herkules und der Stall des Augias de F. Dürenmatt, en 1977. Sa collaboration avec le TLG fut, par la suite, principalement musicale : il a ainsi composé les musiques originales – formidables ! – des pièces suivantes, successivement, Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung de C.D. Grabbe (1978), Mugnog-Kinder, de R. Hachfeld (Grips-Theater- 1980), et Die Versicherung de P. Weiss (1981).

Cela ne l’a pas empêché de reprendre aussi un rôle de remplacement dans Grabbe, pour une tournée en Pologne, à Cracovie, en 1980, où il a animé tant de nos soirées – et nuits – au piano, souvent en duo avec le grand saxophoniste de jazz Janusz Mouniak, qui l’a invité, d’ailleurs, à l’accompagner bientôt en tournée avec son quartett, excusez du peu. Quant à Mugnog Kinder, il accompagnait le spectacle au piano live (avec Catherine Wambreuse à la guitare). Car Pierrot était un pianiste de haut vol et un passionné qui a consacré une grande partie de sa vie à la musique, évidemment en « direct », en jouant dans de nombreux groupes de jazz, mais aussi en collaborant aux émissions musicale de la BRF à Eupen. Sur la fin, il y animait une émission (« Echo Nord ») qui avait pour objet sa chère région de La Calamine, dont il mettait à l’honneur le dialecte. Il continuait d’ailleurs à participer aux activités de la Volksbühne Kelmis : la fibre théâtrale était intacte.

Il laisse le souvenir d’une personnalité attachante, à la fois singulière et conviviale. Nous garderons toujours en mémoire sa moustache débonnaire et rieuse.

Nous présentons à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances.

A + là-haut, donc, cher Pierrot…

Robert Germay

Le décès de Pierre Peusgen sur le site de la BRF

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Le 20e Festival International de Théâtre Universitaire de Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela) reçoit le TURLg, 19-23 février 2014

26 Février 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Santiago en février 2014

Les photos

Ce séjour – du mercredi 19 au dimanche 23 février 2014 – était ainsi notre 3e participation au Festival Internacional de Teatro Universitario de Santiago de Compostela, organisé par l’Universidade de Santiago de Compostela (USC), Vicerrettoria de Estudiantes, Cultura e Formacion Continua, Aula de Teatro. Cette fois, c’est Le Dernier Godot qui jouait au pèlerin, avec David Zapico/Godot , Vincent Canueto/Beckett , Renaud Minet à la technique , Robert Germay, le Chef, à la mise en scène, et Alain Chevalier, l’actuel co-directeur du TURLg, aux relations publiques.

Autrefois, notre déjà fameuse Communication à une académie de Kafka  (assurée alors par Vincent Pagacz, Rachid Bellitir et le Chef RG) découvrait, en mars 2003, le 9e festival galicien, et en profitait, d’ailleurs, pour donner aussi une représentation dans un patelin voisin, à Lugo, en plus de Saint-Jacques même ; et, cinq ans plus tard, en avril 2008, c’est l’équipe du non moins glorieux Si tu m’aimes  (avec, en scène, Vincent Pagacz, Chantal Heck, Dominique Donnay et Robert Germay, et, à la technique, Martine Stiénon) qui défendait les couleurs du TURLg à la 14e édition dudit Festival de Santiago (les curieux pourront relire ce que nous écrivions alors dans notre blog, le 7 avril 2008 : http://turlg.over-blog.fr/article-18526698.html

Certes, ce blog permet de rendre compte de la tournée proprement dite, mais c’est aussi l’occasion de faire une petite mise  au point « historico-archivistique » : ici, en ce qui concerne nos relations avec nos amis Ibères (par parenthèse, il fut très rude cette fois-ci, l’Ibère, en février 2014 : en 2008, par comparaison, avril était estival).Santiago en avril 2008

Bref, voici donc, une rapide rétrospective de nos relations ibériques :

  • en 1983 déjà, le Grumo de Teatro de Madrid participait à notre 1er FITU liégeois (Notre Festival n’avait pas encore cet R de Rencontre, qui apparaitra en 1987 avec  RITU 4) : c’était une des 4 productions étrangères (avec Lublin, Belgrade et Brescia) de cette 1ère édition.
    Madrid figurera encore dans nos RITU en 1992/RITU 9 (Teatro del Duende) ; 1996/RITU 13 (Escuela Superior de Arte Dramatico de Torrelodones) ; et en 2004/RITU 21 (Tic-Tac Teatro) ;
  • en 1987, RITU 4 accueillait le Grupo de Teatro El traje de Artaud, de Séville ;
  • suivait, en 1990, à RITU 7, l’Aula de Teatro de Murcia, qui reviendra à Liège encore en 1997 (RITU 14) et en 2003 (RITU 20) ;
  • Alicante débarquait à Liège pour RITU 16 en 1999 ;
  • et en 2005, c’était Granada, pour RITU 22 ;
  • Santiago de Compostela a visité Liège pour la première fois en 2006, pour RITU 23, puis aux éditions 26 (2009), 28 (2011) et 30 (2013). La troupe de Roberto Salgueiro sera encore là cette année 2014 à RITU 31, qui coïncidera avec le 10e Congrès mondial de l’Association Internationale du Théâtre à l’Université (AITU), organisé par le TURLg pour célébrer le 20e anniversaire de l’Association, fondée à Liège en 1994 ;
  • enfin, RITU 29 programmait en 2012, le Teatro Abrego de Oruña de Piélagos.  

Voilà pour les accueils à Liège. Au rayon des tournées du TURLg en Espagne, nous pouvons épingler à notre palmarès :

  • mars 1989 : Murcia, avec Le Projecteur réparé
  • novembre 1995 : Murcia, avec En Pleine Mer
  • décembre 1997 : Murcia et Alicante, avec Cymbeline
  • mars 2003 : Santiago de Compostela, avec Communication à une académie
  • novembre 2003 : Murcia, avec Poivre de Cayenne
  • avril 2005 : Granada, avec Si tu m’aimes
  • novembre 2005 : Murcia, avec Communication à une académie
  • avril 2008 : Santiago de Compostela, avec Si tu m’aimes
  • mars 2009 : Murcia, avec Si tu m’aimes
  • et, donc, février 2014 : Santiago de Compostela, avec Le Dernier Godot

Ce survol historique était – je l’avoue – un peu indigeste, mais ce genre de récapitulatif est parfois utile pour remettre quelques archives en place. Croyez-en un vieux chef… !

Je passe maintenant la plume à Alain Chevalier, qui va nous en dire plus – enfin ! – sur cette tournée-ci.

 

Enfin ! Oui ! Mais cette rétrospective, qui témoigne des longues et multiples relations que nous avons entretenues et entretenons toujours avec la péninsule ibérique et, en particulier, avec l’Aula de Teatro de Santiago, nous indique que la terre d’Espagne est un terrain solide sur lequel nous pouvons continuer à construire nos échanges actuels et futurs. 

Cette tournée en fut à nouveau la confirmation. Cette 20e édition du Festival de Santiago proposait à l’affiche 5 spectacles et s’ouvrait les lundi 17 et mardi 18  par Apnea, la nouvelle création de la troupe de Roberto Salguiero. Comme nous ne sommes arrivés que le mercredi, nous n’avons pu découvrir cette pièce. Mais peu importe finalement, elle est parmi les spectacles qui ont été retenus pour notre RITU 2014 ainsi que le signalait Robert plus haut. Nous le verrons donc en juin prochain. Nous y avons ensuite retrouvé nos amis US du Core Theatre Ensemble de la Old Dominium University de Norfolk (Virginie) et leur Poe Project présenté déjà en 2010 à notre RITU 27. Jeudi, nous découvrions Platero y Yo, un des grands classiques de la littérature espagnole racontant, transposé à la scène par le Teatro Rodante, de l’Université de Puerto Rico, mêlant danse, chant, musique et scénographie haute en couleurs comme vous pourrez le voir sur les photos en annexe. Enfin, nous retrouvions aussi nos amis de la Troupe Minimum et leur spectacle Circus, vu en septembre dernier à Minsk. Contacts pris et repris… Enfin, nous avons clôturé le festival avec brio et… notre Godot qui a remporté sans conteste un grand succès auprès du public. J’en veux pour preuve tant les nombreuses félicitations reçues dans les coulisses juste après le spectacle que l’ambiance festive qui a régné ensuite au « bar de ralliement », je vous renvoie là aussi aux photos.DG Santiago 2014

Quant à l’accueil qui nous fut réservé, il fut sans faille et toujours extrêmement cordial avec une résidence universitaire sur le campus de très bonne tenue et à 15 minutes à pied du centre-ville pour notre logement et nos repas, et pour notre spectacle, un accueil technique professionnel au théâtre municipal du Salon Teatro. Quant à la joyeuse équipe des étudiants chargés de nous accueillir, elle a toujours répondu présente… jusqu’à « z’heure et quart » pour rendre notre séjour des plus agréables et des plus… savoureux, tapas and co. ! Qu’ils en soient tous chaleureusement et donc espagnolement remerciés. Et s’il fallait à tout prix ajouter un bémol, alors parlons des quelques petits retards sans conséquences à quelques rendez-vous. « Si, pero, bueno, estamos en España y nobody is perfect/nadie es perfecto!»

 

AC et RG (le petit reporter)

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2011-2013

12 Février 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Les idées des jours passés

"Se rencontrer est un début. Rester ensemble est un progrès. Travailler ensemble est un succès" (Trebor Yamreg)

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Le Joueur de flûte les fait danser tous en rond à Avignon (31.1 - 2.2.2014)

10 Février 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

2014-02-01 14.16.34Les photos

« Après Angers en 2013, la FAGE organise son 2e SNACE à Avignon du vendredi 31 janvier au dimanche 2 février 2014. Voulez-vous en être, en proposant un spectacle aux participants et en animant un café débat ? » La question (le mail) émanait de Lucile Neau, chargée de mission culture à la FAGE, qui nous avait « découverts » lors de notre dernier passage à Angers en 2013 - où elle réside.

FAGE ? SNACE ? Ah !, cette manie des sigles toute française. Ne cherchez plus : la « Fédération des Associations Générale Etudiantes » (équivalent français de notre FEF - Fédération des étudiants francophones) organise son « Séminaire National des Arts et de la Culture Etudiante ». C’est pourtant clair et évident, non ? Bref, il s’agit d’une rencontre de représentants d’associations étudiantes (ici, 70 participants environ), venus des 6 coins de l’Hexagone à l’invitation de l’Inter’Asso Avignon, pour « poser la question de la reconnaissance des initiatives étudiantes en matière de culture à l’université, mais plus largement encore, celle d’une nécessaire initiation à la pratique culturelle sous toutes ses formes au sein des établissements d’Enseignement supérieur[…] Le SNACE, c’est aussi un melting-pot de curieux voulant innover et transformer la vie étudiante par les arts et la culture ». (voir http://www.fage.org)

Quand j’entends le mot culture, je sors mon TURLg, comme disait l’autre : et nous d’accepter l’invitation derechef !

Il faut souligner une différence (de taille pour nous) entre l’université belge et l’université française. Chez nous, l’Alma Mater a deux missions : l’enseignement et la recherche. En France, en revanche, une loi de 1984 confie officiellement  à l’université une 3e mission importante: la culture (« tant en matière de diffusion que de création, individuelle ou collective »).

Ceci peut expliquer notre jalousie de théâtreux universitaires belges en tournée outre Quiévrain (de Metz ou Nancy à Toulouse, en passant par Lille ou Vaulx-en-Velin…) devant les belles infrastructures, dans lesquelles nous sommes accueillis sur ces campus français : tant les lieux que les installations techniques ne laissent pas de nous mettre sur le séant, surtout en pensant que nous, TURLg, avons mis 56 ans (1941 à 1997) pour emménager ,enfin et de haute lutte, dans une salle à peu près correcte au centre-ville…

Pour rappel, en Belgique, il n’existe aucun équivalent au CROUS[1] français (ou à l’AStA[2] en Allemagne), bref, pour faire court : l’université belge n’investit guère autant que sa voisine française dans « le culturel », qu’elle ne subsidie, en fait, qu’au coup par coup, cercle par cercle, bon an mal an. Le TURLg, à Liège, est une exception qui confirme la règle : depuis une vingtaine d’années, il bénéficie, en effet, d’une subsidiation récurrente à charge des budgets ordinaires de l’ULg, situation particulière qu’il doit, e.a., à un palmarès particulièrement riche (Pour faire bref : tournées dans 41 pays de quatre continent, de l’Argentine à la Russie, du Bénin à l’Estonie, du Canada à la Jordanie, en visitant 90 villes en Belgique, 180 villes dans le monde, hors Belgique, dont 41 points de chute en France et 34 en Allemagne, etc…) et, dès lors, flatteur pour l’image de l’Alma mater. Cette réputation est sans doute une des raisons qui ont poussé la FAGE à nous contacter pour participer à son séminaire SNACE d’Avignon.

Robert Germay (Prof. retraité, mais toujours président actif du Théâtre de l’Université de Liège) était sollicité pour animer un café-débat aux cotés de Bertrand Vignon, Vice-président de l’association A+U+C (regroupant les services culturels universitaires de France), basé, lui, à Grenoble.2014-02-01-09.34.46.jpg

R. Germay, qui est aussi le Président-fondateur de l’AITU (Association Internationale du Théâtre à l’Université, fondée à Liège en 1994) a eu ainsi l’occasion de rappeler aux congressistes que le théâtre est une activité culturelle étudiante aussi vieille que les plus anciennes universités européennes : dès le Moyen-Age, les étudiants montaient « sur les planches ». La fin de la deuxième guerre mondiale voyait l’avènement du théâtre universitaire moderne lorsque, sortant des murs de la « tour d’ivoire » de l’université, le TU prit une place importante dans le paysage théâtral « tout court », allant jusqu’à en influencer l’esthétique dans bien des cas, en Europe (France, Allemagne, Pologne etc.), mais aussi outre-Atlantique. Il fallait aussi souligner qu’aujourd’hui, le Théâtre à l’Université est un phénomène mondial encore bien vivant, et qu’il n’y a guère d’université dans le monde, où on ne fasse pas de théâtre d’une manière ou d’une autre. Car, et c’est une marque de vitalité et de richesse, il n’y a pas un, mais des théâtres universitaires, différents d’un pays, d’une ville, d’une université à l’autre : si le théâtre pratiqué à l’université est, certes, spécifique, il n’en est pas moins multiple et polymorphe. Ce qui lui est commun, partout dans le monde, c’est son caractère formateur naturellement complémentaire de l’enseignement. Plus personne ne le nie : le théâtre à l’université est un hobby, certes, mais aussi un outil. Enfin, c’était aussi l’occasion de rappeler, pour l’anecdote, que la FNTU (Fédération Nationale de Théâtre Universitaire française, aujourd’hui défunte, mais à ce moment-là basée à Reims)  avait déjà organisé à Avignon, en 1988, des Universiades, mettant à l’honneur le théâtre universitaire, tant sur le plan de la création proprement dite que sur celui de la formation générale.

Sur ces sujets, on recommandera aux ‘séminaristes’ d’Avignon comme au lecteur de ce blog le site de l’AITU, ainsi que la lecture du livre « Théâtre Universitaire, Pratiques et expériences », édité par Robert Germay et Philippe Poirrier, en 2013, aux éditions universitaires de Dijon (http://eud.u-bourgogne.fr/arts-et-histoire-de-l-art/374-le-theatre-universitaire-the-university-theatre-9782364410671.html)

Comme pour servir d’exemple à ses propos, le Liégeois avait emmené avec lui un spectacle du TURLg, « Le Joueur de flûte », d’après un poème de Robert Browning, mis en scène par Dominique Donnay et Robert Germay. La représentation eut lieu le samedi 1er février à 19h30 dans le sympathique « Fabrik Théâtre », et elle se prolongea par un intéressant débat avec les spectateurs/séminaristes portant sur le spectacle du TURLg, certes, mais aussi sur la pratique théâtrale à l’université en général. « Le Joueur de flûte » est, à cet égard, un spectacle « idéal » pour souligner quelques caractéristiques dont se prévaut le TURLg :

1) Le TURLg compte une centaine de membres actifs dont une trentaine de pour cent ne sont plus, ou n’ont jamais été étudiants universitaires. C’est spécialement le cas avec « Le Joueur de flûte », dont pourtant la distribution était majoritairement étudiante, à la création en 2006. On peut commencer à participer au TURLg à 18 ans et y être encore après la retraite. Le cas record est encore aujourd’hui détenu par François Duysinx qui débuta sur les planches à l’ULg comme étudiant en 1934 (il avait 20 ans) …où il jouait encore l’année de sa mort en 2003, à 89 ans !
2) Les spectacles du TURLg aussi sont souvent « coriaces » : créé en 2006, le « Joueur » n’avait plus tourné depuis 2011, ce qui a impliqué des répétitions organisées exprès pour Avignon.
3) Cette caractéristique a un corollaire : les distributions de nos spectacles sont « à géométrie variable » ; les rôles peuvent souvent être tenus par plusieurs comédiens qui, eux-mêmes, jouent parfois dans plusieurs pièces. (Il y a des exemples de spectacles du TURLg où les 6 rôles prévus par l’auteur ont été tenus par une quinzaine de comédiens différents au cours des saisons).
4) Nos spectacles voyagent souvent, et loin : par ex. en 2011, notre Flûtiste de Hamelin était en mai en Estonie, en juin en Turquie, et en novembre en France (Rouen)…Mais il avait déjà quitté la Belgique bien avant : pour l’Italie (2007), le Maroc (2008) et la France (Dourdan, 2008 ; Saint-Louis, 2010)
5) Ces tournées en terres lointaines, le plus souvent non-francophones (sur les 41 pays visités par le TURLg, une petite dizaine seulement sont francophones), influencent profondément notre méthode de travail : nous devons sauter le mieux possible la fameuse « barrière » de la langue ; pour cela il faut donc, dans le spectacle, que le texte soit à sa place, c.à.d. un simple outil parmi les autres, que la mise en scène veillera à « faire passer » au mieux grâce aux autres outils que sont le jeu, la scénographie, l’espace,  la musique, le rythme, la structure… L’expérience nous a prouvé que nous y arrivons généralement.
6) Le dénominateur commun de ces caractéristiques c’est, évidemment, le travail en équipe : le travail en projet collectif, reposant essentiellement sur l’improvisation, comme moyen de mise en scène, non pas comme but. C’est aussi la clé de la longévité des adhésions de ses membres, de la flexibilité de ses distributions et de la mobilité de ses productions dans le temps et dans l’espace. Car c’est de la méthode que naît le style du TURLg qui est à la fois un et multiple, durable et protéiforme.

Car sa préoccupation a toujours été, pendant plus de 70 ans (3/4 de siècle en 2016 !), de préserver et transmettre une bonne tradition tout en favorisant la créativité et l’évolution.

Après ces - longues - considérations générales (pardon !), revenons, enfin, à notre déplacement éclair à Avignon : pour résumer à l’extrême, il suffirait de dire, en fait, que tout alla bien, Madame la Marquise.

Déplacement sans histoire (et généreusement financé par nos amis français !): un minibus et une voiture pour la troupe de 11 personnes, et un TGV pour le Chef tout seul ; arrivée à Avignon en 3 vagues le vendredi 31 janvier (une fois dans la Cité des Papes, ça se gâte un peu avec le problème du parking, mais…ça/on marche). Accueil très chaleureux par les organisateurs autour d’un buffet copieux et appétissant. Hébergement très correct dans l’Ibis Budget du coin. 2014-02-01-10.57.59.jpgReprésentation sans « couacs » le samedi 1er février, devant un public très attentif ; suivie d’un autre buffet de qualité (à nouveau l’œuvre de bénévoles du cru) et petite soirée festive à l’ambiance estudiantine de bon aloi. Retour vers le Nord le dimanche 2. Bref, hormis une drache bien belche une fois le samedi, disons : un franc et massif R.A.S.

Mais je ne peux pas terminer ce compte-rendu sans relever, en gras en en rouge, le caractère constructif de ce séminaire, où l’intérêt manifesté par les participants n’a jamais faibli, que ce soit dans les ateliers, les café-débats ou à la discussion après notre spectacle. Manifestement, le sujet de la culture en milieu étudiant est pris très au sérieux par nos camarades étudiants français et, à cet égard, il me semble que la pratique théâtrale y a bien sa place.

Nous avons nous aussi pu tirer des enseignements de cette expérience. Et si, d’aventure, la FAGE remettait le couvert à l’avenir dans un autre coin de la France, nous serions volontaires pour y aller voir : le TURLg ne manque pas de spectacles à proposer pour joindre l’utile à l’agréable dans de telles circonstances.

A ce propos, rappelons que le 10e Congrès mondial de l’AITU se déroulera à Liège du 30 juin au 4 juillet 2014, avec pour thème : « Le théâtre universitaire et la question du répertoire ». Bienvenue à tous nos voisins que la pratique théâtrale - donc de la culture - à l’université préoccupe.    

Au plaisir de nous revoir à cette belle occasion ?

Robert Germay



[1] Tant qu’on y est à expliquer les sigles : CROUS = Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires, les CROUS étant regroupé dans le CNOUS, Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (www.cnous.fr)

[2] AstA : Allgemeiner Studentenausschuss, comité général des étudiants d’une université.

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Stage « Les bases de la régie technique d’un spectacle »

20 Janvier 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

 

Quoi ?

Durant  les deux journées de formation, vous allez apprendre les bases de la régie de spectacle qui vous permettront d’une part de communiquer de façon optimale avec les techniciens, mais aussi de gérer vous-même une régie simple.
Les deux formateurs partageront avec vous toutes les informations nécessaires pour comprendre le fonctionnement d'une régie ainsi que leurs expériences personnelles. Ils mettront à votre disposition du matériel professionnel vous permettant de mettre la théorie en pratique et de voir la scène sous un angle nouveau.

Au programme :
Introduction aux projecteurs traditionnels et LED.
Introduction à l'électricité.
Les positions de projecteurs et leurs effets.
Introduction au son : sens du signal.
Explication d'une tranche de console et effets.
Les micros : utilisation et directivité.

Par qui ?

Jonathan Pirard est régisseur au Foyer culturel de Jupille-Wandre et formateur en éclairage de scène à l'IFAPME. En outre, il accompagne divers artistes tant dans la conception technique de spectacle qu'en tournée.

Benjamin Devillers, également régisseur au Foyer culturel de Jupille-Wandre et travaillant avec de nombreux artistes, complétera la formation avec une approche des métiers du son.

 

Quand ?

Samedi 15 mars  2014 de 10 à 18 h

Dimanche 16 mars de 10 à 18h

 

Où ?

à la salle Prévers.
Rue des Cortils, en face du numéro 60
4020 Jupille sur Meuse

 

Combien ?

 

·        60 € (pour les membres des troupes en ordre de cotisation ALTA) 

·        90 € (non ALTA)

NB : sandwich  compris à midi (samedi et dimanche)

 

Inscriptions ?

 

Les inscriptions ne seront effectives qu’après :

1.    Inscription par mail  (asbl.alta@gmail.com)

ET

2.    paiement sur le numéro de compte d’ALTA

BE33 0688 9383 7546

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Meilleurs voeux pour 2014 !

21 Décembre 2013 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Turlg 2014 small

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Le jury du 7e FITU-Tanger décerne deux prix au TURLg le 8 novembre 2013

14 Novembre 2013 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

2013-11-06-14.29.47.jpgLes photos

Le petit saut (du mercredi 6 au samedi 9 novembre 2013) qu’a effectué le singe de Kafka pour se produire à la 7e édition du Festival International de Théâtre Universitaire de Tanger (FITUT) venait, en quelque sorte, marquer nos 25 années de relations d’échanges avec le Maroc : c’est, en effet, en juillet 1988 que nous traversions la Méditerranée pour participer à la 1ère édition du Festival de Théâtre Universitaire de Casablanca, en fait le tout premier festival de ce type organisé au Maroc, en l’occurrence par la Faculté des Lettres et des Sciences humaines II Ben M’Sik Sidi Othmane de l’Université Hassan II de Casablanca. Il se pourrait bien d’ailleurs que ce fût le tout premier festival de cette nature organisé au Maghreb ? Depuis, il faut dire que ce genre de manifestations a fait florès : cela peut se vérifier en jetant un coup d’œil sur nos tournées au Royaume du Maroc pendant ce dernier quart de siècle:

-       5-17 juillet 1988: Casablanca (1er FITUC), avec Rosencrantz et Guildenstern sont morts de Tom Stoppard.

-       4-11 septembre 1989: Casablanca (2e), avec Le Projecteur réparé de Karl Valentin.

-       3-19 septembre 1990: Casablanca, comme observateurs invités au 3e FITUC.

-       3-13 septembre 1991: Casablanca (4e), avec Lovely Rita de Thomas Brasch ainsi que Passion d’Edward Bond.

-       4-16 avril 1993: Casablanca, Quinzaine Wallonie-Bruxelles, avec L’Impromptu de Versailles de Molière, en mission pour le CGRI.

-       6-17 septembre 1995: Casablanca (8e), avec En Pleine Mer de S. Mrozek.

-       6-14 septembre 1996: Casablanca (9e), avec Cymbeline de Shakespeare.

-       5-19 septembre 1997: Casablanca (10e), avec Le Théâtre obligatoire de Karl Valentin.

-       16-23 mars 2007: Rabat, Rencontres universitaires d’impro, avec Les Contes de Hakim, en spectacle d’ouverture.

-       23-26 mars 2007: Agadir (12e FITU), avec Communication à une académie de Franz Kafka.

-       1-5 novembre 2008: Marrakech (2e Festival International de Théâtre, jeunes créateurs), avec Le Joueur de Flûte d’après Robert Browning.

-       6-10 mai 2009: Fès (4e FESTUF), avec Communication à une académie de Franz Kafka.

-       7-11 avril 2010: Fès (5e FESTUF), avec Si tu m’aimes de Hans Sachs, mais représentation annulée pour cause de fracture du pied de Dominique Donnay.

-       27-30 avril 2010: Oujda, (2e Festival de Théâtre Universitaire), avec Alain Chevalier en observateur invité.

-       27-30 avril 2010: Marrakech (4e FITUM), avec Poivre de Cayenne de René de Obaldia.

-       7-11 décembre 2010: Tanger, Alain Chevalier en observateur invité au 4e FITUT.

-       6-9 novembre 2013: Tanger (7e FITUT), avec Communication à une académie de Franz Kafka.

Ce bref survol historique de nos déplacements permet de voir, par déduction,  comment l’envie de manifester par des festivals  la vitalité des théâtres universitaires marocains s’est exprimée de manière centrifuge à partir de Casablanca, successivement  à Agadir, Marrakech, Fès, Tanger et Oujda.

Et ceci se retrouve aussi dans la succession des troupes marocaines passées par nos Rencontres liégeoises (RITU) : successivement Casablanca (1991,1997,1998 et 2003), Rabat (2009), Marrakech (2011) et Tanger (2013) ; sans compter les observateurs de Tanger (Tahar El Qour) et Oujda (Yahya Choual), en 2010 et 2011.

Rappelons que le Doyen Hassan Esmili de la Fac des lettres de Casa avait été élu membre (Vice-président pour l’Afrique du Nord) du premier Comité exécutif de la jeune Association Internationale du Théâtre à l’Université (AITU) lors du 1er Congrès mondial fondateur tenu à Liège en 1993. Nous ne pouvons qu’espérer que nos actuels collègues du Maroc et du Maghreb auront à cœur de continuer à soutenir l’AITU, par exemple en participant au 10e Congrès mondial que le TURLg et le Comité exécutif organisent à Liège du 30 juin au 4 juillet 2014, pour célébrer le 20e anniversaire de l’Association (voyez le site de l’AITU : www.aitu-iuta.org). L’AITU recrute toujours !

DSC06423.JPGMais, après ce long préambule historique, revenons à notre singe. La 7e édition du FITU de Tanger était donc encore organisée par l’Ecole Nationale de Commerce et Gestion (ENCGT), du 4 au 9 novembre 2013. Pour différentes raisons personnelles et professionnelles, le TURLg ne pouvait y participer que quelques jours, hélas, et c’est donc le mercredi 6, seulement, qu’un vol Iberia emmenait Haroun, David, Dominique et le Chef à Tanger, avec escale de 2 heures à Madrid.

Un séjour très (trop) bref pour pouvoir vraiment participer très activement à toutes les manifestations, voire même pour visiter la ville. En vérité, nous n’avons guère pu voir que deux spectacles (Les Envahisseurs, par la troupe Funtasia de l’Université Hassan II de Casablanca ; et Statue de bonheur, par la troupe Euripides, de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès). Il est vrai que les retards assez courants mis à lancer les spectacles ont mis plus d’une fois notre patience à rude épreuve, le jeudi. Quant à la journée de vendredi, elle fut, évidemment, consacrée à la préparation de notre spectacle (Communication à une académie, de Kafka) que nous avons présenté à 16 heures - sans aucun retard ! - dans la salle du Colegio Ramon y Cajal (nous ne voyons d’ailleurs pas ce que nous aurions pu présenter d’autre de nos productions dans cette salle de type « patronnage »…). Si nous n’avons pas eu le plaisir de remarquer dans le public des membres de la troupe de Tanger que nous avions accueillis à Liège cette année au RITU, en revanche, nous avons été honorés de la présence du Conseiller de l’Ambassade de Belgique, Monsieur Jean-Louis Servais, et du Délégué de l’agence Wallonie-Bruxelles International, Monsieur Charles Houard, venus expressément de Rabat pour notre grand plaisir (par parenthèse, la dernière fois que le TURLg avait vu Monsieur Houard, c’était en 2010, lors de la tournée de notre Dernier Godot à Québec. Décidément, le monde est petit !). Merci à Monsieur Frank Carruet, Ambassadeur de Belgique au Maroc, de s’être fait représenter par cette sympathique délégation.

Bref, notre représentation s’est déroulée sans anicroche et avec un succès indéniable. Mais, comme déjà dit, notre avion de retour décollait le samedi matin et il fallut quitter tôt l’hôtel Chellah et le Centre pédagogique régional pour reprendre notre vol Iberia qui nous avait, cette fois, concocté une escale de 5 heures à Madrid. Retour à Liège à minuit, hélas, donc !

Tout ceci nous ayant fait louper, forcément, la cérémonie de clôture du festival le samedi après-midi, c’est le dimanche, à Liège donc, que nous avons appris, par SMS, que notre prestation nous avait valu deux prix : le prix spécial du jury à notre spectacle, et un spécial d’interprétation masculine à notre jeune singe Haroun Mouzzouri.

C’est avec plaisir que nous prenons acte de cette proclamation, en remerciant le jury pour sa clairvoyance ( !), et en remerciant par avance la Délégation WBI de Rabat de nous faire parvenir, en trois dimensions et en dur, ces trophées âprement gagnés. Mais qu’on se rassure : ce n’est pas pour autant que nous nous mettrons à convoquer un jury et à distribuer des prix dans nos futurs RITU. Nous resterons fermés à cette mode qui ne correspond pas à notre conception des rencontres de théâtre universitaire, ceci dit sans offenses à quiconque : nous compatissons vivement aux souffrances, et nous applaudissons au courage et à la patience de tous ces jurés bénévoles que nous rencontrons ici ou là, lors de nos tournées internationales. Nous ne les envions pas, en tout cas ! (vous trouverez le palmarès complet sur le Facebook du Fitut).

Concluons en remerciant et en félicitant à nouveau le Directeur général, Tahar El Qour, que nous encourageons à continuer à procurer aux étudiants de Tanger matière à parfaire leurs capacités de gestion grâce à ce champ d’expérience pratique unique qu’est un FITU. Ce ne sont pas les Liégeois qui vont sous-estimer la difficulté de la tâche, eux qui ont créé leur première Rencontre internationale il y a 30 ans…

Robert Germay

PS : le jury liégeois décerne à Nizar Darkaoui une mention spéciale pour l’aide efficace qu’il nous a accordée sans faillir, durant notre séjour. Un grand merci à lui !

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La ville de Saint-Louis (F) attendait Godot depuis 2 ans. Il est arrivé pour le 27e THEATRA (11-12 oct. 2013). C’était le dernier Godot.

21 Octobre 2013 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

Dernier Godot St Louis oct. 2013

 

Les photos

 

Créé à Liège en 2010, notre Dernier Godot de Matei Vizniec partit très vite en tournées internationales ; successivement : Metz (F), Bratislava (SK), Minsk (BY), en 2010 ; Angers (F), Buffalo (USA), Québec, Valleyfield (CAN), et Vilnius (LT) en 2011. Et l’année devait  se terminer à Saint-Louis (F), au festival THEATRA en octobre.

Las, une cigogne était entretemps passée chez David, bouleversant quelque peu la vie de notre Godot… et dès lors, les projets prévus pour lui par le TURLg. Ce qui nous amena à annuler notre participation – pourtant déjà promise – à THEATRA 25. Comme le dit Beckett, un personnage de la pièce de Visniec : « Le théâtre [était] mort » et il fallut deux années pour réattirer Godot sur les planches. Et c’est avec en point de mire THEATRA 27 d’octobre 2013, que l’équipe (David Zapico, Vincent Canueto, Renaud Minet et le Chef) se remit à l’ouvrage pour réanimer la bête. Bien nous en prit, car le public de Saint-Louis nous réserva un très bel accueil ce samedi 12 octobre à 13h15 à la salle La Coupole, lors de notre représentation hors concours. De notre côté – côté scène – après tous nos détours non-francophones (Slovaquie, Belarus, Etats-Unis, Lituanie), nous avons apprécié de re-jouer pour un public entravant la langue adoptive de Visniec, un public connaisseur qui plus est, dont les réactions nous ont clairement montré qu’ils savaient ce que c’est que d’attendre Godot.

Certes, c’est notre dernier Godot, mais, espérons-le, pas notre dernière visite à Saint-Louis. Il faut dire que le TURLg était déjà là lors de la création de THEATRA en 1987[1], en la personne de Robert Germay qui participait à cette première édition en tant que membre du jury. Cette première édition fondatrice, pilotée dès alors par Cathy Aulard (et son André Leroy des Tréteaux de Haute-Alsace, de Mulhouse) flanquée de Jean Ueberschlag se montrait très prometteuse, et le TULg (qui n’était pas encore Royal alors) se fit un devoir d’être prêt pour la 2e édition, avec un spectacle, cette fois : c’est ainsi que notre fameux Projecteur réparé… ? de Karl Valentin fut programmé en ce vendredi soir d’ouverture du 2e festival, le 14 octobre 1988.

Par la suite, nous avons participé à THEATRA avec Passion d’Edward Bond (représentation scolaire) en anglais ! (prix spécial du jury) en 1989 ; En pleine mer, de Mrozek en 1991 ; Ein Fest bei Papadakis (en allemand et grec) du Grips Theater en 1993 ; Communication à une académie de Kafka, en 1995 ; L’Innocence des bœufs d’Alphonse Allais en 1996 ; L’Enseigneur de Jean-Pierre Dopagne en 2006 ; Le Joueur de flûte, d’après Robert Browning, en plein air l’après-midi sur la place de la Mairie, en 2010 ; et donc, enfin, Le Dernier Godot de Matei Visniec, en 2013. Soit 10 participations avec 9 spectacles sur 27 éditions.

Le plaisir que nous trouvons à participer à THEATRA depuis l’origine est lié à l’ambiance très particulière que procure ce grand rassemblement de troupes amateurs dynamiques en un endroit et en un temps très serrés – avec ce micro-climat si typique de la Haute-Alsace ! – ; mais il est aussi tributaire de l’accueil sympathique et l’organisation bien rodée dont sont responsables Cathy Aulard et Line Parra et leurs équipes soudées.

A la revoyure, donc ?

Robert Germay

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[1] Par parenthèse, on notera que, la même année, un autre festival de théâtre amateur voyait le jour plus à l’Ouest, dans le Maine-et-Loire, à Cholet : “Les Arlequins”. Il est lui aussi toujours très vivant aujourd’hui.L e TURLg y a participé en 1992 avec En pleine mer. Fermez la parenthèse.
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« Communication à une académie » au 10ème Teatralny Koufar, Minsk, du 22 au 29 septembre 2013

9 Octobre 2013 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

PTDC0001.JPGLes photos

Les photos du site de Koufar

 

Non seulement, nous commençons à bien connaître Minsk, son festival Teatralny Koufar et ses GO Katsia, Wladimir et Sarhei. C’est que le Turlg y participait pour la 4ème fois : nous y étions en juillet 2012 pour le 9ème Congrès de l’AITU ; en octobre 2010 avec Le dernier Godot ; en octobre 2009 avec Fin de siècle sur l'île ainsi qu’en octobre 2007 avec Si tu m’aimes. Sans compter le fait que Robert y avait déjà été invité à la 2e édition comme Président de l’AITU. Il y assurait aussi la Présidence du Jury (cf. Infra). Il n’y a pas de loi anti-cumul au Belarus !

Mais aussi Minsk commence à bien nous connaître. Je n’en veux pour preuve que l’accueil que nous avons reçu de notre guide, Olga, qui nous a expliqué qu’elle avait commencé à s’investir dans l’organisation de ce festival après avoir vu… Fin de siècle...! Belle entrée en matière tant pour elle que pour nous cette année.

Un programme toujours très dense à l’affiche de ce 10e Koufar. Une bonne vingtaine de représentations de troupes étudiantes ou universitaires venues principalement de Minsk et du Belarus mais aussi de l’Est de l’Europe — on ne dit plus Europe de l’Est ! : Estonie, Lettonie, Slovénie, Lituanie (tout la litanie de pays en –nie !) Russie, Géorgie, Pologne, Macédoine (ou Macédonie ?). Nous étions les seuls ouest-européens ! Une particularité nouvelle pour ce Festival habituellement plus ouvert sur le monde entier. Un effet de la crise ?

Peut-être ! Car nous avons également remarqué que contrairement aux années précédentes, les spectacles, tout en continuant à attirer un public nombreux, ne faisaient plus salle comble. C’est que cette année, pour la première fois, les entrées étaient payantes pour le public extérieur : 30.000 roubles c’est-à-dire plus ou moins 2,50€. Autre effet de la crise sur la culture…. A regretter aussi les conditions déplorables de logement pour David et Haroun. Serait-ce aussi un effet de la crise ? Ou alors un débordement dans l’organisation? Qui trop embrasse…

A part ce dernier bémol, la participation à Teatralny Koufar reste pour nous un moment important de la saison.  Nous y étions programmés le samedi 29 hors compétition.

Hors compétition, car pour votre gouverne, ce festival comporte en effet des prix qui sont décernés par un jury international : pour « le meilleur premier rôle masculin », « le meilleur second rôle féminin », « la meilleure adaptation de ??? » « le meilleur pestacle », « le meilleur… »  (vous savez ce que nous en pensons, nous, de ces histoires de prix, nous qui sommes de toute façon les meilleurs !).

Trêve de détours, notre spectacle fut à nouveau largement apprécié. Haroun nous a campé notre nouveau singe « ouistiti » avec brio devant un public majoritairement non francophone. Les félicitations sont venues nombreuses par la suite, qui ont confirmé les applaudissements du public et sa standing ovation (qui est, à vrai dire, une des marques de fabrique de ce festival). Quant au chef, il a également bien descendu son exposé numérologique sur les 22 et a assurément convaincu le public de la justesse scientifique de ces propos ! Bref, notre Communication… continue à sauter allégrement la barrière des langues… d’Est en Ouest et vice versa.

Deux ateliers de jeu étaient aussi proposés aux participants, l’un donné sur la bio-mécanique de Meyerhold par un professeur russe et l’autre sur la présence, le rythme et le temps, donné par Georgina Kakoudaki de Grèce, que nous avons déjà eu le plaisir de recevoir au RITU. Parallèlement, un laboratoire « 3-3-3-3 » (3 pièces, 3 auteurs, 3 metteurs en scène, 3 langues) fut mené pendant toute la semaine et a donné lieu à une présentation en fin de festival.

Enfin, Katsia Saladhuka, membre du Comex de l’AITU,  avait invité ce dernier à y tenir deux réunions d’autant plus importantes pour nous qu’elles avaient à l’ordre du jour la préparation du 10e Congrès que se tiendra en nos murs à Liège du 30 juin au 4 juillet 2014. J’ai pu personnellement y présenter l’avancement de nos contacts et un pré-programme.

Quant au programme festif, il reste à la hauteur de toutes les éditions précédentes et ceux qui connaissent le trio « Katsia-Wladimir-Sarhei », pour les avoir rencontrés au RITU, savent qu’ils ne sont certainement pas les derniers à y contribuer. Encore une fois, merci à eux trois qui nous reçoivent toujours avec honneurs et pleins de sourires amicaux et complices.

Nous leur donnons rendez-vous à notre Congrès 2014.

 

Alain Chevalier

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Stage. L’improvisation théâtrale, un outil au service du théâtre par Joël Michiels

8 Octobre 2013 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

 

Quoi ?

Durant ces deux journées, les ingrédients constituant l’improvisation théâtrale seront abordés, développés, enrichis. Les liens au théâtre seront réguliers.

 

Citons quelques objectifs :

 

Construire des personnages,

Aiguiser son l’écoute,

Développer son imaginaire,

Gérer l’espace sur le plateau,

Peaufiner sa gestuelle,

Travailler sa voix,

Accroître sa confiance en soi et envers les autres,

Réagir lors de certaines situations indésirables,

 …

 

Impro et théâtre, deux disciplines tellement complémentaires !!

 

Par qui ?

Joël  Michiels est un ancien du TURLg et est co-fondateur de la troupe ImproVisé (troupe qui a marqué l’histoire de l’improvisation à Liège dans les années 90). Auteur, metteur en scène, comédien, producteur, formateur…quelqu’un qui connait son sujet sur le bout des doigts !!

 

Quand ?

Samedi 26 octobre 2013 de 9 à 17 h

Dimanche 27 octobre de 9 h 17h

 

Où ?

Au TURLg ( Théâtre Universitaire Royal de Liège)
Quai Roosevelt, 1b
4000 Liège

 

Combien ?

 

  • 50 € (pour les membres des troupes en ordre de cotisation ALTA) ; repas non compris
  • 80 € (non ALTA)

 

Inscriptions ?

 

Les inscriptions ne seront effectives qu’après :

  1. Inscription par mail  (asbl.alta@gmail.com)

ET

  1. paiement sur le numéro de compte d’ALTA

BE33 0688 9383 7546

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