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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège
Articles récents

RITU 29 est sur les rails

21 Février 2012 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #A l'affiche

RITU29_finalcolorCORRECT.jpgLa 29e édition du Ritu se déroulera du 27 février au 1er mars 2012. Ritu "light" cette année, mais la qualité sera au rendez-vous !

Consultez le programme sur notre site.

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Angers en janvier… ou quand la douceur angevine est en panne de soleil…

25 Janvier 2012 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

DSC04202.JPGLes photos

Notre premier contact avec l’Université d’Angers, plus particulièrement sa Direction de la Culture, remonte à mars 2011, grâce à la participation – fort appréciée – de notre Dernier Godot à la 4ème édition du Festival International de Théâtre Universitaire « De Cour à Jardin ».

Le succès de notre prestation, mais aussi la grande cordialité de l’accueil angevin, faisaient bien augurer d’un prolongement de nos bonnes relations.

Et de fait, la Direction de la Culture nous a invités à participer à sa semaine consacrée, à l’initiative de la Faculté des Sciences, à « La Mémoire organique » (www.univ-angers.fr/culture), qui proposait un beau programme de conférences, de danse et de théâtre, du 16 au 19 janvier 2012. Treize Turlgiens, répartis dans trois voitures, débarquaient donc en trois vagues à Angers le mardi 17.

La partie conférence était assurée par deux orateurs de choix : Michel Thellier, membre de l’Académie des sciences (« La Mémoire des plantes »), le mardi 17, et Alain Vian, Professeur des universités à Angers (« La Mémoire des stress chez les plantes : une première idée des mécanismes ? »), le mercredi 18, exposé qui fut suivi de notre représentation du Crime Galilée, de et mis en scène par Pierre Wathelet.DSC04236.JPG

La danse était représentée le lundi et le mardi par le Conservatoire à Rayonnement  Régional d’Angers sur le thème de la mémoire du corps.

Le choix de notre Communication à une académie de Franz Kafka pour clôturer cette semaine thématique sur la mémoire, le jeudi 19/1, était fort judicieux puisque la nouvelle de Kafka n’est rien moins que le récit des efforts d’un singe devenu homme à retrouver sa mémoire simienne.

Chaque tournée du TURLg a ses incidents. Celui d’Angers fut de taille, puisque notre singe de service, Vincent Pagacz, ne put pas nous accompagner, pour cause d’une attaque de santé aussi imprévue que malencontreuse. Il fallut donc improviser sur place une « Communication » plus traditionnelle cette fois, avec le Chef, Robert Germay, en conférencier, et Pierre Wathelet en infirmier – assistant, chargé de la théâtralisation nécessaire au rappel du spectacle habituel, aidé par Renaud Minet aux effets sonores. Cette version impromptue de notre fameux Kafka ne valait certes pas l’original avec singe intégré, mais il semblerait, d’après l’applaudimètre, qu’elle a fait mouche, et que le public – parmi lequel siégeait un vrai académicien : une grande première ! -, a découvert ou retrouvé avec plaisir ce beau texte du grand Franz K., en tout cas dans une forme singulière.

6751382847_14ec5df643_b.jpgL’accueil des organisateurs, tous et toutes autant qu’ils sont, n’a en rien démérité de celui de l’année dernière, heureusement, car il fallait bien autant de cordialité pour nous faire oublier une météo qui s’est entêtée à rester détestable pendant tout notre séjour, à savoir jusqu’au vendredi où nous rejoignions un climat tout aussi pourri à Liège.

Mais Angers n’en a pas fini avec le TURLg cette année, puisque, le 19 mars, l’équipe de Brice et Hugo y emmène Le Procès, du même Kafka (en passant par le Festival de TU de Toulouse, excusez du peu). Puis c’est Poivre de Cayenne qui participera au 5e « Cour à Jardin » de l’Université d’Angers (pendant que L’Enseigneur et Si tu m’aimes seront présentés le même jour, le sa. 31 mars, à Honfleur. Ah, le fameux don d’ubiquité du TURLg !).

Gageons que les excellents rapports que nous entretenons donc avec Angers ne peuvent que croître et embellir au vu du fait que la Direction de la Culture de l’Université est désormais membre de l’AITU. Sera-t-elle représentée au Congrès mondial de l’Association à Minsk, en juillet prochain ? Il nous tarde en tout cas d’accueillir des représentants du Théâtre universitaire angevin à nos propres RITU. En 2013, pour RITU 30 ?

AAA plus, en tout cas…

Robert Germay

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Avant-première de "Au cul du loup"

16 Janvier 2012 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

AuculNotre ami et ancien Turlgien Pierre Duculot nous demande d'annoncer l'avant-première de son long métrage Au cul du loup (nous vous en avons déjà touché un mot sur ce blog), le lundi 23 janvier, au Sauvenière. La projection sera accompagnée d'une rencontre avec le réalisateur.

Le film fera partie de la programmation régulière des Grignoux (au Churchill), à partir du 25 janvier.

Nous y serons, c'est promis !

 

Le site du film : http://www.auculduloup.be/

La page Facebook du film : http://www.facebook.com/pages/Au-cul-du-Loup/125970660803288

 

Un article sur Pierre Duculot sur le site "Culture" de l'ULg : http://culture.ulg.ac.be/jcms/prod_800399/portait-de-pierre-duculot

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Décès du Professeur Armand Nivelle

12 Janvier 2012 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Nous apprenons avec tristesse le décès, survenu ce 2 janvier dernier, du Professeur Armand Nivelle (20.1.1922-2.1.2012).

Monsieur Nivelle, licencié en Philologie germanique à l’ULg en 1943, a poursuivi des études de philosophie de 1943 à 1945. Après un bref passage dans l’enseignement moyen, il deviendra assistant d’Adolf-Léon Corin de 1947 à 1955. Docteur en Philosophie et Lettres en 1949 et Agrégé de l’enseignement supérieur en 1955, il succédera en 1956 à son maître Corin à la chaire de littérature allemande de l’ULg, d’abord comme chargé de cours, puis comme Professeur ordinaire en 1960. En 1959, il prenait aussi en charge le cours de littérature comparée de notre Alma Mater. S’il devint Professeur extraordinaire de 1970 à 1987 (date de son éméritat), c’est parce que, outre ses différentes charges à Liège, ses activités s’étendirent rapidement à Pittsburgh, Cologne, Nice, Paris-Sorbonne et Saarbrücken… Respect !

Ceux qui ont bénéficié de son enseignement en littérature allemande et/ou en littérature comparée s’accordent à lui reconnaître d’exceptionnelles qualités de pédagogue. Ceux qui l’ont fréquenté de plus près comme membres du personnel scientifique et/ou doctorants ont plus encore apprécié le savant, auteur de tant de publications et de livres devenus ouvrages de référence, mais aussi l’homme, avec toute sa patience, sa gentillesse et sa compréhension.

Je ne peux terminer cet hommage sans rappeler que, en 1962, des étudiants – dont j’étais – de première licence germanique l’ont approché pour mettre en scène « Woyzeck », de Büchner, l’amenant ainsi à prolonger la belle tradition de théâtre en langue originale, chère à la Germanique depuis sa création. Ce fut le point de départ du Théâtre des Germanistes (TLG) qui devint rapidement l’institution que l’on sait, et qui, bientôt, allait même favoriser le développement du Théâtre universitaire liégeois (TULg) proprement dit.

Le TURLg présente à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.

Robert Germay

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La Grande Région passe à table : un défi théâtral

20 Décembre 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

_MG_8785-b.jpgLes photos

Par « Grande Région », entendez le Grand-Duché de Luxembourg, la Lorraine, la Région wallonne (avec les Communautés française et germanophone), la Rhénanie-Palatinat et la Sarre. Dans cette ère géographique transfrontalière (UGR), les Universités de Kaiserslautern, Liège, Luxembourg, Metz, Nancy et Trèves ont noué et poursuivent des contacts privilégiés sur le plan de la recherche et de l’administration. Récemment, un volet culturel a été ajouté à leurs préoccupations : c’est ce qui a réuni les Universités de Liège, Metz, Nancy et Saarbrücken dans un projet théâtral commun, baptisé « A table ».

Depuis l’origine, le TURLg a des visées internationales puisque, dès les années 1930, des échanges avaient lieu entre Liège et Paris (Sorbonne). Entretemps, ce sont 40 pays qui ont été visités par l’une ou l’autre de nos productions,  du Canada à la Russie, du Venezuela à la Jordanie, du Bénin au Royaume-Uni. Ce n’est pas un hasard si nos RITU (Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire), créés en 1983 ont été, en 1994, le berceau de l’AITU (Association Internationale du Théâtre à l’Université, www.aitu-iuta.org) dont le TURLg est, dès lors, le siège social officiel. Enfin, avant le projet UGR, le TURLg avait déjà participé à des coproductions internationales : « Cymbeline », projet piloté par le Théâtre Universitaire de Franche Comté (TUFC-Besançon), réunissant 8 troupes de 6 pays (Belgique, France, Italie, Lituanie, Roumanie, Royaume-Uni), « Accross the Border », organisé par le Studio Studentina de Sofia (Bulgarie) avec Liège et Graz (Autriche) ; « Herzstück », piloté par le réseau des théâtres indépendants de l’Euregio Meuse-Rhin (Cologne, Allemagne), avec Liège et Maastricht/Sittard (Pays-Bas). Trois expériences, donc déjà, de travail collectif visant à présenter dans un spectacle commun et itinérant, des diversités culturelles – tant sur le plan du contenu que sur celui de la méthode –voire linguistiques, sans les gommer ou les fondre en un produit désormais sans relief ou saveurs. Trois expériences déjà donc, dans le transculturel transfrontalier.

Mais « l’expérience, c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois », dit l’un, et l’autre de renchérir : « l’expérience, c’est un peigne pour chauve ».

Car si ces coproductions passées furent, à chaque fois, une belle mais éprouvante aventure, celle qui vient de s’achever a souvent ressemblé aux coulisses de l’exploit. D’abord et surtout par les lourdeurs bureaucratiques que nous connaissons déjà tous, mais qui ont pris ici une dimension sans précédent : c’est que les règles de l'administration , déjà contraignantes en soi pour les porteurs de projet comme pour les employés administratifs eux-mêmes, étaient différentes d’une université à l’autre. A chaque fois, il nous fallait jongler, adapter. Heureusement, sur le terrain, à partir du moment (tardif) où le projet fut mis en route, nous avons pu compter sur la collaboration rapprochée de l'ensemble des cellules UGR et de leurs chargés de projet. Qu'ils en soient ici remerciés! Par contre, nous avons fortement regretté de n’avoir jamais eu l’occasion de rencontrer véritablement les instances de décision pour leur expliquer notre projet au-delà des papiers et des formulaires et d’en faire comprendre de vive voix la philosophie : cela nous aurait permis, sans doute, de préciser nos pratiques et nos spécificités, mais aussi, finalement, d’entendre et de comprendre aussi les difficultés réglementaires, notamment celles imposées par l’Europe et Interreg IV, qui ne relèvent tout de même pas de la science infuse. Une rencontre de ce type aurait assurément permis de construire ensemble et dès le début un projet commun UGR-TUGR.

Sur le plan artistique aussi, et c’est plus évident, rien n’était joué d’avance – sans mauvais jeu de mot. Les difficultés du travail collectif au sein d’une même troupe sont déjà bien connues. Alors, quand 4 troupes de 3 pays différents sont « en jeu »… Rappelons encore qu’il a fallu 2 ans de tractations administratives pour être sûrs que le projet verrait bien le jour : comparé au temps disponible pour le travail artistique, y’a pas photo ! Quant au budget, il ne prévoyait guère de moyens pour que les troupes se rencontrent et travaillent physiquement ensemble, sinon deux week-ends : c’est un peu court, jeune homme, même si, sans eux, le résultat final n’aurait rien eu, alors rien, de commun. Car, sur le plan artistique, les partenaires eux-mêmes n’ont pu se mettre suffisamment d’accord sur la méthode, ni même sur un point de départ clair pour le travail : une réunion, vite fait, pour évoquer des consignes – trop – vagues, et donc vite oubliées, ici, changées, là, contournées, parfois, bref, bâclées un peu partout par manque de vraie consultation.

Tout cela dit, il reste que le « produit » fini (mais a-t-on jamais fini ?) méritait, finalement, le voyage. Le mot n’est pas trop fort, dès lors que, en plus, la Table a voyagé : après sa création à Liège les 8 et 9 novembre, le TUGR se produisit à Metz (29/11), Nancy (30/11) et Saarbrücken (01/12)… Ah, les joies des tournées au long cours… !

Rappelons aussi que « A table » était repris comme projet pilote avec l’objectif de construire ensemble des relations pérennes qui permettent aux théâtres universitaires de la Grande Région de se coordonner et d’intensifier leurs échanges. « A table » a assurément permis à l’ensemble des partenaires de se confronter à ce travail commun, même réduit à sa plus simple expression, et partant, à mieux se connaître et à mieux connaître les limites, les spécificités, les points de vue, les démarches, les méthodes,… de chacun. Une très bonne base pour le futur !

Alain Chevalier – Robert Germay

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Fusillade du 13 décembre à Liège

15 Décembre 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Le TURLg s'associe au message publié par le Recteur de l'Université et exprime son soutien à tous ceux qui ont été, de près ou de loin, touchés par le tragique évènement de mardi dernier.

Nous remercions également tous ceux qui sur Facebook, par mail ou par téléphone, nous ont manifesté leur sympathie. Les messages nous sont parvenus d'un peu partout dans le monde.

Nous partageons également la carte blanche de Pierre Kroll dans Le Soir du 14 décembre.

 

L'équipe du TURLg

 

 

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Un film de Pierre Duculot primé à Amiens

30 Novembre 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Hep - les ancien(ne)s...

Nous apprenons avec plaisir que le film "Au cul du loup" de Pierre Duculot, un de nos anciens, vient de remporter le GRAND PRIX et le PRIX DU PUBLIC au 31ème Festival International du Film d'Amiens. Dans la distribution, on retrouve entre autres Christelle Cornil et Roberto D'Orazio. "Au Cul du Loup" raconte l'histoire de Christina qui hérite d'une maison que sa grand mère possédait en Corse. Elle y voit une occasion unique de remettre en question sa vie monotone. Sur un coup de tête, elle part seule à la découverte de sa maison. Ce voyage va chambouler son existence. Le film sortira sur les écrans belges le 25 janvier. Le prix remporté à Amiens comporte plus de 30.000 euros d'aide à la distribution et à la promotion du film en France.

Pierre Duculot suit ainsi les traces d'un autre de nos anciens, Xavier Diskeuve.

Il nous revient que les frères Dardenne songent à s'inscrire au Théâtre Universitaire...

 

La page Facebook de "Au cul du Loup"

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Le Joueur de flûte aux 6e Rencontres Normandes de Théâtre amateur, Rouen, 4-5-6 nov. 2011 : tournée éclair

7 Novembre 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Photos-DD-0056.jpgLes photos

Il y a quelques semaines, nous recevions un appel des organisateurs de ces 6e RNTA : ils cherchaient un spectacle pour enfants à jouer le dimanche 6 novembre à 11 h du matin. Ni une ni deux, nous sautons sur l'occasion pour suggérer notre Joueur, ami des enfants.

La proposition fut aussitôt acceptée avec enthousiasme (nous leur avions tapé dans l'oeil, au propre et au figuré, à Theatra Saint Louis en 2010...). Et nous voilà partis, ce samedi 5 après-midi, par un beau soleil d'automne.

Tournée éclair, au demeurant, car - c'est le sort des amateurs - certains membres du groupe travaillaient et n'ont pu se libérer qu'en fin d'après-midi du samedi. Le temps d'arriver, donc, de recevoir un très chaleureux accueil de nos hôtes, de - quand même ! - avoir l'occasion d'assister à un des spectacles du festival, de nous disperser pour passer la nuit chez les habitants qui avaient bien voulu nous recevoir (merci infiniment à Sandrine, Colette, Christine et Danièle, qui nous ont ouvert leur porte !), et nous étions dimanche matin.

En deux heures, tout était installé et les portes s'ouvraient au public. Les Hamelinois et leur flûtiste ont, une fois de plus, conquis les spectateurs.

Et puis, le temps d'un repas convivial qui nous a donné l'occasion de converser quelque peu avec d'autres invités des Rencontres, nous devions déjà repartir vers Liège.

Merci encore aux Rouennais pour leur accueil, leur efficacité, pour la joyeuse humeur qui régnait sur les lieux. Un seul regret, finalement, (deux, plutôt) : cette visite éclair ne nous a guère permis de profiter de la programmation variée du festival, et notre spectacle, prévu pour des enfants, n'en a finalement accueilli que... cinq..., le reste du public étant constitué d'adultes. Ceci n'a pas diminué notre succès, mais c'est dommage pour les enfants du coin, qui, heureusement pour eux, ne savent pas ce qu'ils perdent ! (avaient-ils été emmenés par un flûtiste vengeur ?...)

Nous nous sommes en tout cas quittés sur la promesse mutuelle de se revoir plus longuement la prochaine fois ! Et nous espérons bien qu'il y en aura une...

A bientôt, donc.

Dominique Donnay

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8e Festival International de Théâtre Universitaire de Manizales, Colombie, 3-9 octobre 2011

17 Octobre 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

DSCN0327.JPGLes photos

Le dimanche 2 octobre, le TURLg s’envolait (en TGV Bruxelles – Paris Charles de Gaulle !) vers la Colombie, pour arrondir à 40 le nombre de pays visités à ce jour. Le festival de Manizales (province de Caldas) lui était connu depuis quelques années, notamment grâce à la présence de son coordinateur Daniel Ariza Gomez au sein du comité exécutif de l’AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université), dont le TURLg est le siège officiel depuis 1994. Rappelons aussi que le théâtre de l’Université de Caldas (Manizales) participait à notre RITU 26 en 2009.

Organisé justement par l’Université de Caldas et son département des Arts scéniques, le festival se tenait du 3 au 9 octobre 2011. Cette 8e édition se caractérisait par son élargissement à 45% de la participation internationale du théâtre à l’université.

Le programme proposait des représentations de la totalité des écoles de théâtre des universités colombiennes : 3 de Bogota: Académie supérieure des Arts, Universidad Central et Universidad El Bosque ; 2 de Cali: École des Beaux-arts et Universidad del Valle; Medellín : Universidad de Antioquia ; Manizales : Universidad de Caldas (avec 3 spectacles). L’étranger était représenté, lui, par le théâtre THAG de Stuttgart (Allemagne, dont nous avions déjà apprécié le belle prestation en avril dernier aux Fêtes du Suroît à Valleyfield, Québec), le TU de l’Université de Guadalajara (Mexique), le Collège de Valleyfield (Canada-Québec, amis de longue date du TURLg), le groupe de Yeon Keuk Mi de Séoul (Corée du sud), et bien entendu le TURLg (Belgique), avec son Fin de Siècle sur l’île. Programmé, mais regrettablement absente pour cause de visas, l’Université de Mansoura (Égypte).

Disons d’emblée que le niveau général de la qualité de la programmation était élevé : manifestement, les acteurs colombiens sont bien formés et convaincants. Quant aux mises en scène du cru, ici traditionnelles, là plus innovatrices, elles témoignent toutes d’un grand souci de force et de précision dans le jeu, et de recherche dans la scénographie (décors et costumes), avec, sur ce plan, une mention spéciale pour le spectacle d’inauguration, Nichos (d’après Noces de sang de F. Garcia Lorca), par le groupe de recherche de l’Université d’Antioquia de Medellín.

Pour rappel, il s’agit ici principalement d’un festival d’écoles de théâtre, donc d’un théâtre universitaire « pré-professionnel », une des trois catégories de TU telles que définies depuis l’origine par l’AITU, à coté du théâtre « spontané » et « encadré ». Soulignons, avec plaisir et fierté, que, tout « amateur encadré » qu’il soit, notre TURLg a remarquablement tiré son épingle du jeu dans ce contexte sérieux : Fin de Siècle sur l’île a remporté un énorme succès, et il s’est dit souvent, et de plusieurs sources, autour de nous, que notre spectacle était… le meilleur du festival. Nous affirmerons, nous, qu’il ne dénotait pas. Par parenthèse, nous nous étions déjà bien distingués en juin 2010 avec Le Dernier Godot dans un autre festival prestigieux d’écoles de théâtre, «Istropolitana », à Bratislava (Slovaquie). 

Si la qualité était généralement présente sur scène, la quantité était toujours au rendez-vous dans la salle : une moyenne de 350 spectateurs a suivi ces quelque 16 spectacles, présentés, à raison de 3 ou 4 par jour, dans 3 salles régulièrement bondées (plus la salle de l’inauguration et quelques lieux divers : cafétéria de l’Université, etc…). Ceci ne s’explique pas que par la gratuité de l’entrée, mais aussi par l’intérêt et la curiosité des étudiants et du public colombiens pour le théâtre, et par la qualité même du programme proposé depuis maintenant 8 éditions ! D’ailleurs notre propre expérience nous avait déjà fait découvrir l’originalité et la qualité du théâtre latino-américain en général.Photos-DD-0701.JPG

A coté de ces spectacles, des conférences/débats étaient proposés le matin à propos des spectacles vus. Pour notre part, à la demande des organisateurs, Robert Germay, comme hôte d’honneur (sic !) en tant que président fondateur de l’AITU, a tenu le crachoir lors de la séance protocolaire d'ouverture le lundi 3, devant l'aréopage des autorités locales e.a., ainsi que le jeudi 6, devant une belle assemblée d’étudiants et de participants pour présenter l’AITU d’abord, le TURLg ensuite. Il faut dire que l’Université de Caldas, par Daniel Ariza interposé, pose sa candidature à l’organisation du 10e Congrès mondial de l’AITU en 2014. La décision officielle sera prise au prochain 9e Congrès qui se tiendra à Minsk (Belarus) en juin 2012. Une chose est sure : Manizales insiste ! Pour l’AITU ce serait, en tout cas, une belle entrée en Amérique latine. A Manizales de mettre tout en œuvre pour assurer le bon succès de cette importante manifestation, s’il échet.

Disons encore que la presse écrite et audiovisuelle locale a très bien suivi l’événement : cela montre que la municipalité, l’Université et la région même y attribuent l’importance qu’il mérite, avec quelques fois, des accents un tantinet régionalistes.

Un regret de notre part : le Teatro Uis, de Bucaramanga, Université distante de 2 à 300 kms ( attention : en Colombie, 40 kms à vol d'oiseau représentent 2 heures de route…) , qui a participé à notre RITU 28 en 2011, nous avait invité à donner une représentation chez eux à l’occasion de notre déplacement colombien. Hélas, il ne nous a pas été possible, ni d’allonger notre séjour à cet effet, ni de réaliser ce crochet pendant Manizales-même. Frustration ! Eux-mêmes ne participaient pas au festival de Manizales, au motif - je suppose - qu’ils appartiennent à la catégorie « théâtre universitaire encadré », et non pas « pré-professionnel ». Ça se discute… mais chaque festival est maitre chez soi en démocratique AITU…

En revanche, ce succès colombien nous a poussés à relancer, définitivement cette fois pensons nous, les négociations pour exporter notre « Ile » l’année prochaine dans la région qui l’a vue naître, celle de son auteur, Alejandro Finzi : la Patagonie. Nous lançons l’opération dans les semaines qui suivent.

Quant à la Colombie, nos contacts y restent bien fermes et encore renforcés par la présence sur place (nous l’avons découvert là-bas) d’un actif représentant liégeois, Pierre Hupet, ULgiste et ancien théâtreux amateur liégeois, chargé de gérer « Red Alma Mater », un réseau de relations entre trois université colombiennes (dont Manizales) basé à l’Universidad Tecnologica de Pereira. Nous ne manquerons pas de faire appel à lui dans le futur.

Pour aller découvrir ainsi le réel dynamisme du théâtre universitaire colombien, encore nous fallait-il trouver le financement nécessaire : on ne va pas à Manizales à dos de colombes. Notre Binamé Vice-Recteur, Albert Corhay a accepté de subsidier ce beau voyage en prenant en charge les billets d’avion. Qu’il soit remercié pour sa grande et coutumière générosité.

Robert Germay

PS : - Le métier de météorologiste doit être de tout repos en Colombie : Il suffit d’annoncer chaque matin : « Temps très variable... d'heure en heure ! »

- Nous continuons à nous demander pourquoi nous avons reçu les programmes complets du festival avec nos cadeaux…d’adieu, à la cérémonie de clôture, ...

- ... et aussi si nos petits camarades de l’Hôtel Colonial ont survécu, les pôvres, aux chambres sans fenêtres extérieures. Ah, les colonies… !

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Quand une "Ile" traverse l'Atlantique...

28 Septembre 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Fin-de-siecle.jpgNous venons de reprendre à Liège, ce week-end des 24 et 25 septembre, notre Fin de siècle sur l'île, d'Alejandro Finzi (voir Spectacles disponibles). Malgré le temps superbe, un bon public s'est déplacé le samedi soir et le dimanche après-midi, ce qui a constitué pour nous un très bon test : il faut savoir, en effet, que nous avons dû remplacer deux rôles dans la distribution (Saint-Exupéry, joué désormais par Pierre Wathelet qui remplace David Homburg et Adèle, la chanteuse, incarnée par l'hispanisante Mani Cavour, en lieu et place de la teutonnisante Chantal Heck).

Surtout, ce public était très majoritairement composé de spectateurs « vierges », qui découvraient notre spectacle pour la première fois. Le succès fut, en tout cas, au rendez-vous, selon les commentaires élogieux à la fin des séances.

Enfin, cette reprise était aussi – et d'abord – destinée à roder la chose... avant son départ pour le fameux festival international de Manizales (Université Ucaldas) en Colombie, la semaine du 2 octobre prochain.

Nous nous envolerons donc le coeur plus léger... avec l'avion de St Ex dans la soute à bagages.

Inch'Quetzalcoatl !

Robert Germay

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