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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

tournees

Le TURLg participe au XIIe festival «Teatralny Kufar» (Minsk, 29 nov. – 6 déc. 2015) avec «Soie».

14 Janvier 2016 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Le TURLg participe au XIIe festival «Teatralny Kufar» (Minsk, 29 nov. – 6 déc. 2015) avec «Soie».

Quelques photos...

Comme les visiteurs de ce blog doivent maintenant le savoir, le TURLg est un habitué des déplacements vers tous les coins du monde. A tel point que plusieurs groupes se trouvent parfois dans deux endroits du globe en même temps. Ce fut le cas en ce début décembre, puisque nous étions à la fois au Brésil, avec Fin de siècle sur l’île, et au Belarus, avec Soie.

La direction du TURLg étant mobilisée tout entière au Brésil, elle a confié à Marco Pascolini et à ses compagnons l’importante mission de nous représenter du côté de Minsk, à ce festival auquel nous participons presque toujours. Voici le compte-rendu de leur expédition.

***

Minsk by sweet winter

Nous voilà donc invités avec nos Soieries dans la capitale du Belarus pour participer au XIIe rendez-vous du Teatralny Kufar Festival.

Après une course poursuite contre l’administration consulaire pour de sombres histoires d’assurances, munis du précieux sésame, donc passeports validés et acceptés, notre vol au détour de la Pologne nous mène sains et saufs vers le pays de la pomme de terre.

Nous arrivons sans trop de heurts à passer la première étape et à entrer dans le territoire (pourrons-nous en re-sortir ? telle sera notre question). Nous sommes reçus par deux sympathiques étudiantes, Lera et Ira, et conduits vers l’Hôtel Trinity. L’endroit est sympa, convivial, mais il faut avouer que nous tremblons à nous voir si nombreux dans une si petite chambre – ce fut un jeu de twister tout le long de la semaine pour nous déplacer dans cette chambre, entre mes compagnons de sommeil et nos bagages. Mention spéciale pour les concertos nocturnes qui se répondaient en échos.

Une première prise de contact avec la « faune » du festival lors de la soirée de bienvenue, placée sous le signe de la camaraderie, de la musique et avouons-le, de la vodka. Nous sommes même allés, pour certains d’entre nous, jusqu’à pousser un pas de danse sur la piste qui était en partie occupée par Spasmoman et sa danse tout droit sortie d’une partie de flipper à taille humaine. Tout au long de la semaine, nous aurons l’occasion, ci et là, de faire connaissance avec nos compagnons théâtreux. Et la soirée estampillée « friend’s party » eut un grand succès, ainsi que notre table où étaient étalés nos ambassadeurs belges : bières, pekets, chocolats, spéculoos et autres sucreries.

Un festival comme celui-ci nous donne à rencontrer, ou revoir, d’autres amis du théâtre. Et au-delà de la compétition que le festival organisait, ce sont les discussions avec nos « confrères », entre deux spectacles, qui enrichissent ce genre de séjour. Il y avait au programme deux à trois pièces par jour, principalement de pays proches du Belarus (Russie, Ukraine, Estonie, Lituanie) à l’exception notable de l’Iran (si vous me lisez, Nuush les gars). Nous avons tenté de voir un maximum de pièces, dans la mesure où notre emploi du temps le permettait. Il était agréable encore une fois de se confronter à un théâtre si proche du nôtre et pourtant si éloigné, à des cultures parfois surprenantes.

Et nos Soieries ? Après quelques mésaventures et une préparation un peu précipitée, nous avons offert notre carnet de voyage entre la France d’Hervé Joncour et le Japon d’Hara Kei à une salle remplie et attentive. Quelques frayeurs administratives nous attendaient après cela, mais rien qu’on ne pouvait régler avec un peu de patience et de négociation.

Ce fut une expérience intéressante et enrichissante pour les membres du groupe. Le TURLg remercie une nouvelle fois Katsya de son invitation, et nous disons à Minsk : pryvitannie, on se reverra.

Marco Pascolini

Le TURLg participe au XIIe festival «Teatralny Kufar» (Minsk, 29 nov. – 6 déc. 2015) avec «Soie».
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Tartu A-Festival, Tartu (Estonie), 8-11 octobre 2015. Puis un peu de Finlande à Helsinki...

21 Octobre 2015 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Tartu A-Festival, Tartu (Estonie), 8-11 octobre 2015. Puis un peu de Finlande à Helsinki...

Les photos

Ou : Les Musiciens n’ont pas encore trouvé Brême, mais ils s’en rapprochent.

Pour la 5e fois, le TURLg était invité à se produire à Tartu, à l’occasion du 4e « A-festival » (mini-festival de l’Absurde) organisé par Kalev Kudu (Université de Tartu). Le spectacle turlgien prévu au départ, Ceux qui marchent dans l’obscurité, ne pouvait s’y rendre pour des raisons techniques : il faut dire que la salle locale n’est pas très grande, ni très équipée. Comme nous le disions l’an passé dans ce même blog : « à tout prendre, elle [la salle] offre plus de possibilités techniques que celle que nous avons connue autrefois. Entendez sous « à tout prendre » quelques réserves … ».

Bref, ce sont finalement les Musiciens de Brême qui ont fait le voyage (c’est normal, ils ont l’habitude…). Nous avions au départ programmé une visite à Saint-Louis (Haut-Rhin) aux mêmes dates, mais notre candidature avait fait l’objet de tergiversations telles que nous avons fini par décider de nous rendre en Estonie, pour y assurer une présence liégeoise. Comme nous le disons toujours, « l’important n’est pas la destination, mais le chemin parcouru, parsemé d’imprévus » (air connu).

Il a donc fallu, un peu en catastrophe, organiser les choses pour un déplacement en avion (certaines pièces de décor étaient trop volumineuses pour faire le voyage).

Et aussi, s’adapter tant bien que mal à un public non francophone, ce qui est toujours un défi. Le spectacle fut néanmoins bien reçu, et nous avons eu le plaisir de jouer devant un public en partie composé d’enfants. Merci à Kalev d’avoir battu le rappel !

Sur place, en dehors des Musiciens, trois spectacles prévus : Hamlet, Prince of Peace, par le Théâtre Eskizi de l’Université de Moscou ; Philopater, de Gregorius Cnapius par le Théâtre Minimum de l’Université de Vilnius ; et After the Slash, de Viktor Krasovski, par le Student theatre de l’Université de Tartu. Tous les trois très différents les uns des autres, mais d’une qualité que nous retrouvons souvent dans les pays de l’ex-bloc de l’Est.

La traditionnelle fête de clôture, qualifiée de façon un peu téméraire de “repas”, fut surtout l’occasion pour tous les groupes de s’échanger des verres de boissons nationales diverses qui allaient de la vodka au pékèt citron en passant par les bières belges, le maitrank et le Vana Tallinn (si vous ne savez pas ce que c’est, passez par la cafeteria du TURLg, on a des réserves…). Le repas, quant à lui, se fit un peu attendre, mais qu’à cela ne tienne, nous avons participé à la fête avec enthousiasme!

Au mois de mars prochain, les Musiciens vont se remettre en route, pour Honfleur, cette fois (une autre de nos destinations régulières).

Quant à l’Estonie, nous y entretenons bien entendu nos relations, puisqu’un projet d’échange est en route pour 2016-2017 avec une invitation lancée à Kalev Kudu pour venir faire une mise en scène avec nos membres.

Merci à Kalev Kudu et à son équipe pour leur accueil, merci à la troupe pour sa disponibilité, merci à Wallonie-Bruxelles International pour son aide régulière dans le cadre de cette coopération bilatérale belgo-estonienne.

Dominique DONNAY.

Dans la foulée et après ce festival du Tartu Üliõpilasteater, j'ai pour ma part pris le ferry sur "Viking Line" (cela ne s'invente pas!) pour traverser la Baltique jusqu'à Helsinki. J'y avais en effet un rendez-vous avec les membres du Théâtre Etudiant d'Helsinki ou Yliopilasteatteri (cf.www.ylioppilasteatteri.fi), histoire de rester dans un domaine linguistique similaire...

Cette rencontre faisait en fait suite à un contact que j'avais établi lors de ma participation au dernier Congrès de l'Institut International du Théâtre (IIT-UNESCO) à Erevan en novembre dernier. J'y avais rencontré Hanna Helavuori, déléguée de Finlande. C'est ensuite son collègue, Yukka Hide Hitti, qui m'a conduit sur place et après un échange avec quelques-uns des membres de cette association - désolé mais là je n'ai plus retenu ni noms ni prénoms! - j'ai pu assister à une répétition de leur prochaine création prévue pour décembre. J'en ai même reçu le texte intitulé : Työrymha saa kaikkea muokata kehittää hylätä ottaa... qu'ils disent! Merci aussi à eux tous pour leur accueil!

Une tout autre organisation que la nôtre que cette association qui existe depuis 1926! Rapidement : fonctionnement par auditions (quelque 100 candidats pour une vingtaine de retenus par an), répétitions de 4h par...jour!, créations menées sur trois mois, obligation de prester 2h semaines de travail administratif, etc.

L'idée en était bien sûr de renouer des contacts avec des théâtres universitaires de Finlande après les accueils aux ritus des troupe venues de Joensuu (1991), de Tampere (1992) et de Espoo (2005).

L'intérêt de cette rencontre fut réciproque. Dès à présent, des observateurs sont invités à participer à RITU 33 en février 2016. Gageons que ces contacts se poursuivront dans un avenir proche pour des échanges fructueux!

Alain CHEVALIER

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L’Université de Vilnius fête cette année le 445e anniversaire de son Théâtre universitaire … Excusez du peu ! (4-9 mai 2015)

28 Mai 2015 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

L’Université de Vilnius fête cette année le 445e anniversaire de son Théâtre universitaire … Excusez du peu ! (4-9 mai 2015)

English text below

Les photos/the pictures

Certes, on sait que le théâtre étudiant se pratique depuis la création des plus anciennes universités au Moyen-Age, mais peu de théâtres universitaires, aujourd’hui, peuvent donner avec précision leur date de naissance. Vilnius fait partie de ces exceptions, puisqu’on atteste la représentation d’une adaptation d’Hercules de Stefano Tucci en 1570 dans une des cours du Collège jésuite qui allait devenir l’Université de Vilnius en 1579. Cette activité théâtrale étudiante s’est poursuivie sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui, soit pendant 445 ans ! Sans doute un record ?

Pour marquer cet anniversaire, les deux Universités de Vilnius (l’Université de Vilnius et l’Université technique Gediminas de Vilnius), en collaboration avec l’association « Koturnos » et l’Association lituanienne de théâtre universitaire, décidaient d’axer leur XVIe Forum International de Théâtre universitaire (XVI Tarptautinis Universitetu Teatru Forumas, 4-9 mai 2015) sur le thème des « débuts » (« the Beginnings ») : « Locus standi - atramos taškas / Locus standi - The Fulcrum / Le Point d’appui) .

L’autre particularité de ce forum 2015 était qu’il accueillait la réunion statutaire du Comité exécutif de l’Association Internationale de Théâtre à l’Université (AITU-IUTA). Ce rendez-vous est traditionnellement fixé dans le cadre de nos RITU à Liège - siège officiel de l’association -, mais c’est avec plaisir que le Comex a accepté l’aimable invitation d’un de ses membres, Olegas Kesminas, de se retrouver cette fois à Vilnius pour fêter l’anniversaire du TU local, tout en continuant la préparation du Congrès mondial de l’AITU qui se tiendra en septembre 2016 à Manizales, en Colombie.

Se retrouvaient donc à Vilnius, outre le président Jean-Marc Larrue (Canada), nos amis membres représentants du Mexique (Elka Fediuk et Cristina Flores), de France (Françoise Odin et Lucile Garbagnati), d’Italie (Vito Minoia), de Corée du Sud (Chiwoon Ahn), d’Espagne (Roberto Salgueiro), d’Allemagne (Karin Freymeyer), du Royaume-Uni (Rob Brannen), de Turquie (Mustafa Sekmen), des Etats-Unis (Maria Horne), de Colombie (Sergio Sierra) et de Belgique (le staff du TURLg au complet : Alain Chevalier, Dominique Donnay et Robert Germay). Ces différents participants, arrivés des quatre coins du monde en ordre dispersé, échelonné sur la semaine du festival, tenaient une séance de travail du Comex le samedi après-midi. Elle se révéla fructueuse, tant sur le point des communications de l’AITU que sur celui de la préparation du prochain et onzième Congrès de Manizales (Rappelons que c’est le TURLg qui organisait à Liège le 10e Congrès en 2014, célébrant du même coup le 20e anniversaire de l’AITU).

Mais avant de vaquer aux affaires de l’AITU le samedi, la bande avait déjà eu des journées bien remplies par le Forum/Colloque proprement-dit qui proposait, le jeudi, une série de communications fort intéressantes présentées par 5 collègues lituaniens, professeurs d’histoire, de littérature ou de théâtrologie, et consacrées à la grande influence qu’ont exercée les Jésuites, depuis leur installation en Lituanie, sur la vie culturelle en général et le théâtre en particulier.

Le vendredi était consacré à des interventions de nos membres du Comex portant sur les origines du théâtre universitaire dans leur pays respectifs. Pour Liège, le Chef, présentait l’évolution de trois-quarts de siècle du TURLg, tandis qu’Alain parlait du théâtre dans d’autres universités belges (l’ULB et LLN) et mettait en évidence l’influence manifeste des théâtres universitaires sur l’enseignement de l’art dramatique dans les écoles supérieures de théâtre en Communauté française.

Enfin, le reste du temps était évidemment bien rempli par les représentations assurées par les nombreuses troupes invitées au festival. Dominique D. et Robert G. n’étant arrivés que le mercredi 6, seul Alain Chevalier, arrivé le lundi 4 déjà, est le seul TURLgien qui a pu voir le plus de spectacles. C’est donc lui qui prend ici le relais de ce compte – rendu.

***

Je prends le relais… J’ai effectivement pu participer à l’ensemble de ce XVIe Forum International de Théâtre Universitaire « Locus Standi ». J’y étais dès la cérémonie d’ouverture du lundi 4 mai marquée par la présentation de Tell Me, une des dernières productions du Studio Théâtre « Palepe » dirigée par Olegas Kesminas dont nous apprécions le travail depuis de longues années. Un spectacle étonnant basé sur une dizaine d’histoires courtes racontées ou rapportées par les membres du groupe : une fête qui tourne mal, un couple qui se déchire, un taximan et sa cliente russe, un chef d’orchestre amoureux de la flûtiste…. Une belle entrée en matière pour ce festival qui proposait 19 représentations dont 11 venues de l’étranger (de Slovénie, d’Espagne, de Suisse, de France, du Québec et des Etats-Unis) et 8 productions issues de diverses universités ou écoles secondaires lituaniennes qu’elles soient de Vilnius telles l’Université Technologique Gediminas et son studio « Palepe » cité plus haut, l’Université de Vilnius avec ses deux groupes de théâtre, le groupe « Minimum » ou sa « troupe kinétique », l’Université Pédagogique Lituanienne et son Drama Studio 3D et enfin, l’Université Mykolas Riomeris…, l’Université Technologique de Kaunas et son studio théâtre 44. Voyez l’affiche programme sur http://forumas.vgtu.lt/.

Une affiche donc très variée, mêlant les répertoires depuis la Renaissance polonaise jusqu’à la comédie musicale contemporaine. Un programmation ouverte comme souvent dans les festivals de TU et accueillant non seulement des troupes universitaires de pratique amateur comme « Les Indifférents » de Paris X Nanterre, l’Aula de Teatro de l’Université de Saint-Jacques de Compostelle ou la troupe du Collège de Valleyfield, mais aussi des groupes professionnels issus d’universités comme le « Student Theatre Group Out of the Box » de Ljubljana, des groupes indépendants comme le Core Theatre Ensemble de Virginie, et des travaux d’écoles de théâtre, telles l’Ecole Dimitri de Verscio en Suisse italienne ou l’Anima Eskola de Bilbao. Pour le public habitué des RITUs liégeois, nous retrouvons dans cette longues listes, beaucoup de troupes accueillies chez nous.

Notons également la présence d’un jury à ce festival. Vous savez ce que nous en pensons. Bon, à vrai dire, ce jury a intelligemment décerné des diplômes plutôt que des prix proprement dits en mettant en exergue les qualités particulières de chaque spectacle. Pourquoi pas ? Mais, il y en eut aussi pour l’un ou l’autre acteur ou actrice… ce qui casse à notre sens la nature du travail collectif que l’on retrouve – quand même majoritairement – au sein des troupes universitaires. Nous persistons et signons donc.

Une chose est sûre, après un tel programme, de nombreuses – et déjà bien anciennes – questions se posent à nouveau : cette diversité et cette ouverture sont-elles une de nos spécificités ou n’est-ce qu’un échappatoire pour éviter une définition plus rigoureuse de ce qu’est un TU ? Qu’y apprend-on ? Dans la foulée, quel est ou quels sont exactement les objectifs d’un groupe théâtral à l’université ? Et quid de cette différence de niveaux et d’approche qui fait qu’un groupe participant se situe à mille lieues d’un autre et que la rencontre en devient finalement impossible ? Et puis d’un RITU ici à un RITU là, d’un Forum de TU à un Carrefour International, quels sens ont tous ces festivals qui se ressemblent partout de plus en plus ? Bien sûr, il reste toujours agréable de voir et de revoir régulièrement nos pairs et de nous rappeler nos participations croisées et c’est assurément une telle dynamique qui a conduit à la création de l’AITU. Mais qu’en faire à présent ? La question reste ouverte.

Alain Chevalier - Robert Germay

NB : les curieux trouveront l'historique de nos relations avec le théâtre universitaire de Vilnius dans un précédent article de ce blog : http://turlg.over-blog.fr/article-notre-singe-kafkaien-a-communique-a-l-academie-de-vilnius-lors-du-15e-forum-international-de-theatre-123677056.html

L’Université de Vilnius fête cette année le 445e anniversaire de son Théâtre universitaire … Excusez du peu ! (4-9 mai 2015)

Certainly, we know that student theater has been practiced since the creation of the oldest universities in the Middle Ages, but few university theaters today can give their precise date of birth. Vilnius is one of those exceptions, since we can find a performance of an adaptation of Hercules by Stefano Tucci in 1570 in the Jesuit College which was to become Vilnius University in 1579. This student theatrical activity has continued uninterrupted until today, during 445 years! Probably a record?
To mark this anniversary, the two Universities of Vilnius (Vilnius University and Vilnius Gediminas Technical University), in collaboration with the association “Koturnos” and the Lithuanian Association of University Theatre, decided to focus their sixteenth International Forum of University Theatre (Teatru XVI Tarptautinis universitetų Forumas, 4-9 May 2015) on the theme of "debut" ("the Beginnings"): "Locus standi - atramos taškas / Locus standi - The Fulcrum).
The other particularity of this forum was that in 2015, it hosted the statutory meeting of the Executive Committee of the International University Theatre Association (IUTA). This event is traditionally set as part of our RITU in Liège - official headquarters of the association - but it is with pleasure that the Comex accepted the kind invitation of one of its members, Olegas Kesminas to meet in Vilnius this time to celebrate the birthday of the local UT, while continuing preparations for the World Congress of the IUTA to be held in September 2016 in Manizales, Colombia.
Thus met in Vilnius, alongside President Jean-Marc Larrue (Canada), our friends representatives of Mexico (Elka Fediuk and Cristina Flores), France (Françoise Odin and Lucile Garbagnati), Italy (Vito Minoia), South Korea (Ahn Chiwoon), Spain (Roberto Salgueiro), Germany (Karin Freymeyer), UK (Rob Brannen), Turkey (Mustafa Sekmen), US (Maria Horne), Colombia (Sergio Sierra) and Belgium (the full staff of the TURLg : Alain Chevalier, Dominique Donnay and Robert Germay). These participants arrived from around the world for the week of the festival, and held a working session on the Saturday afternoon. It proved successful regarding the communications of IUTA as well as in terms of preparing the next and eleventh Congress of Manizales (the TURLg has, as we recall, organized the 10th Congress in Liege in 2014, celebrating at the same time the 20th anniversary of IUTA).
But before that, the group had already had busy days with the Forum / Symposium which proposed on Thursday a series of very interesting presentations by 5 Lithuanian colleagues, professors history, literature and theater studies, and devoted to the great influence that the Jesuits have exercised, since their installation in Lithuania, on the cultural life in general and theater in particular.
Friday was devoted to the interventions of our Executive Committee members on the origins of university theater in their respective countries. For Liège, the Chief presented the evolution of three-quarters of a century of TURLg, while Alain spoke of theater in other Belgian universities (Brussels and Louvain-la-Neuve) and highlighted the evident influence of university theaters on teaching drama in higher schools of theater in the French Community of Belgium.
Finally, the rest of the time was of course filled with the representations provided by the many groups invited to the festival. Dominique D. and Robert G. being arrived on Wednesday 6, Alain Chevalier, arrived on Monday 4 already, is the only TURLgian who could see more shows. So here he takes over…

***

I take over… I've actually been involved in the entire XVI International University Theatre Forum "Locus standi". I was at the opening ceremony on Monday, May 4 marked by the presentation of "Tell Me," one of the latest productions of Studio Theatre "Palepe" led by Olegas Kesminas whose work we have been appreciating for many years. An amazing show based on ten short stories told or reported by the group members: a party gone wrong, a couple falling apart, a taxi driver and his Russian client, a conductor in love with his flutist. A nice start for the festival which offered 19 performances including 11 from abroad (Slovenia, Spain, Switzerland, France, Quebec and the United States) and 8 productions from various Lithuanian universities and schools such as Vilnius Gediminas Technological University and his studio "Palepe" quoted above, Vilnius University with its two theater groups, the "Minimum" group or its "kinetic troup", the Lithuanian Pedagogical University and Drama Studio 3D and finally the University Mykolas Riomeris ..., the Kaunas University of Technology and its studio theater 44. (See http://forumas.vgtu.lt/)

A varied program, mixing pieces from the Polish Renaissance to contemporary musical. An opened program, as often in UT festivals, welcoming not only university amateur groups such as "Les Indifférents" from Paris X Nanterre, the Aula de Teatro of the University of Santiago de Compostela and the College troupe Valleyfield, but also professional groups from universities such as the "Student Theatre Group Out of the Box" of Ljubljana, independent groups like the Core Ensemble Theatre of Virginia, and works of theater schools, including the School Dimitri Verscio in Switzerland or the Anima Eskola from Bilbao. For the regular public of our RITU’s, we find in this long list, many troops that we have already received.

Also note the presence of a jury in the festival. You know what we think about jurys. Well, actually, this jury has intelligently awarded diplomas rather than actual prices by emphasizing the special qualities of each show. Why not? But there were also diplomas for one or the other actor or actress ... which breaks, in our view, the nature of the collective work that we find - mostly - within academic troops. We persist and therefore sign.
One thing is certain, after such a program, many already old questions arise again: are this diversity and openness one of our specificities or is it just a loophole to avoid a more rigorous definition of what a UT should be? What do we learn in it? What are the objectives of a theater group at the university? And what about this difference in levels and approach which put a group at a thousand miles from another and so the meeting finally becomes impossible? And then, from a RITU here to a RITU there, from a TU forum to an International Crossroad, what effect have all these festivals which look more and more alike? Of course, it is always nice to see and to regularly meet our peers and to remember our cooperations and it is certainly such a dynamic that led to the creation of the IUTA. But what can we do with it now? The question remains open.

Alain Chevalier - Robert Germay

NB : more information on the history of our relations with Vilnius university theatre (in French...) here : http://turlg.over-blog.fr/article-notre-singe-kafkaien-a-communique-a-l-academie-de-vilnius-lors-du-15e-forum-international-de-theatre-123677056.html

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Le Festival de Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela) est plu(s)vieux d’une édition : Vinteún Festival Internacional de Teatro Universitario (9-14 fév. 2015)

24 Février 2015 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Le Festival de Saint-Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela) est plu(s)vieux d’une édition : Vinteún Festival Internacional de Teatro Universitario (9-14 fév. 2015)

‘Grâce à Saint-Jacques en Galice, sur le pèlerin la pluie glisse’ dit un proverbe local (traduit librement du galicien par Trebor Yamreg). Pourtant, à Santiago de Compostela, on doit vendre plus de parapluies que de coquilles Saint-Jacques, à en juger par le nombre impressionnant de magasins de pépins qui y fleurissent…en Galice (pour la rime).

Qu’importe les gouttes, le charme de la ville est incontestable et justifie le détour –en voyage ou pèlerinage-, à pied par la Chine, à genoux par Gembloux, à vélo par Beho, en train par Beauraing ou en avion par Avignon. Mais, foi de TURLgien, le paysage y est rarement sec : en fait, sur 4 tournées à Saint-Jacques (mars 2003, avril 2008, février 2014 et février 2015) seul le séjour de 2008 (14e Festival) fut chaud et ensoleillé. A désespérer pour un Belge en quête de climat méridional ! Voyez à ce sujet notre blog de l’époque, 7.4.2008 (http://turlg.over-blog.fr/article-18526698.html). Et pour être complet, j’ajoute le lien vers notre compte-rendu du 26 février 2014, où nous participions au 20e Festival avec notre « Dernier Godot » (http://turlg.over-blog.fr/article-le-20e-festival-international-de-theatre-universitaire-de-saint-jacques-de-compostelle-santiago-de-122736125.html) : on trouvera là un bref historique de nos relations avec l’Espagne en général.

Pour ce qui est de Santiago de Compostela, notre première visite remonte à 2003. C’était à l’occasion de leur 9e Festival internacional de Teatro universitario, où nous présentions déjà (tiens !, quelle surprise !) …notre « Communication à une académie » de Franz Kafka, avec dans la distribution de l’époque, Vincent Pagacz en singe-conférencier et Rachid Bellitir en assistant du professeur Germay. Cette fois, c’est le singe académicien actuel, Haroun Mouzzouri, dressé par le prof. RG et son assistant David Dupuis, qui s’est produit au Teatro Principal de Saint-Jacques, le jeudi 12 février 2015 à 21h. Voilà qui ajoutait l’Espagne à une liste déjà bien longue de tournées étrangères à l’actif de Haroun depuis 2012 : Belarus (Minsk), Estonie (Tartu), Grèce (Serres), Maroc (Tanger), Lituanie (Vilnius), France (Honfleur), Hongrie (Pécs) et, enfin, Espagne (Santiago de Compostela). Toujours avec un beau succès, d’ailleurs, quelle que soit la langue usuelle des spectateurs. Redisons-le encore avec une autosatisfaction non dissimulée : le TURLg est champion en saut d’obstacle de la barrière de la langue !

Plus encore ici, à Saint-Jacques, puisque nous étions la seule troupe non-ibérophone au programme du festival, parmi l’Aula de Teatro de l’Universidade de Santiago de Compostela, l’Escola Superior de Arte Dramática de Galicia, l’Escuela Superior de Arte Dramático de Murcia et le Teatrubi. Universidade de Covilhã du Portugal.

Arrivés le mercredi 11 février et repartis déjà le samedi 14 au matin, nous n’avons pu voir, hélas, que 2 spectacles (Ecoles supérieures de Galice et de Murcia), mais leur qualité augurait bien du bon niveau de tout le festival. On trouvera le programme complet sur le blog de l’Aula de Teatro de l’Universidade de Santiago de Compostela (https://auladeteatrodausc.wordpress.com/).

Quant au spectacle de nos amis de Saint-Jacques qui ouvrait le festival et que nous avons, dès lors, raté, nous devrions le retrouver bientôt au Festival de Vilnius (Lituanie), en mai, où, nous participerons nous-mêmes en tant que membres du Comité exécutif de l’AITU. Le théâtre universitaire est un théâtre voyageur et les festivals internationaux sont des carrefours très animés où on peut se croiser et recroiser régulièrement : ça aide !

Pour terminer, donnons un coup de chapeau aux gentils organisateurs pour les excellentes conditions d’accueil qui nous ont été réservées –comme d’hab’ !- : hébergement tout confort (chambres avec douche et TV !) et nourriture « à l’espagnole » (surabondante, variée et gouteuse !), le tout groupé dans les résidences du campus de l’Universidade de Santiago de Compostela, à 15 minutes à pied du centre-ville. Et enfin, encore merci à Roberto Salgueiro et son équipe (Nuria, Marcos, etc, etc…) pour leur cordiale et totale disponibilité qui a fait de notre séjour un moment agréable.

A charge de revanche, à l’un ou l’autre RITU liégeois à venir… !

Robert Germay

Les Photos

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Notre singe de Kafka primé au IXe Festival International de Théâtre Universitaire (Nemzetközi Egyetemi Színházi Festivál) de Pécs (Hongrie), 23-26 octobre 2014

7 Novembre 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

En 2010, lors de notre première visite à Pécs dans le cadre de la manifestation « Capitales européennes de la culture », nous avions pu visiter les travaux de réhabilitation d’un ancien site industriel de la ville. Tout comme dans d’autres villes à l’industrie autrefois florissante, les autorités ont transformé d’anciennes usines en centres culturels. Il en existe de très beaux à Genk, Esch-sur-Alzette, ou encore Essen (que nous avions également visité en 2010), mais celui de Pécs, appelé Zsolnay Cultural Quarter est particulièrement réussi (pour vous en donner une idée, voyez ces quelques images pêchées sur Google).

L’université de Pécs a donc bénéficié de ce lieu unique, maintenant complètement aménagé, pour organiser son IXe festival international de théâtre. Les représentations avaient lieu dans deux salles, toutes deux très bien équipées et convenant parfaitement à ce genre d’événement. L’équipe technique était compétente et sympathique et a répondu à toutes nos demandes avec une rapidité, une efficacité et une gentillesse remarquables. Un merci tout particulier à nos différentes interprètes, avec mention spéciale à Eszter Vilmos :)

Mais il ne suffit malheureusement pas d’assurer une technique impeccable (même si ce point est essentiel !) ou de prévoir les éternelles « discussions » sur les spectacles pour réussir une rencontre… et il est dommage qu’à côté de l’aspect purement artistique, nous n’ayons pas pu retrouver les autres participants dans un endroit convivial où nous aurions pu nous détendre, boire un pot ensemble, discuter de façon informelle. Nous étions, certes, tous logés dans un foyer étudiant au centre-ville, mais cet endroit au confort plus que spartiate n’était prévu que pour servir de dortoir. On peut aussi remplacer « spartiate » par « monacal » puisque ledit dortoir était situé dans un couvent (collège, gymnasium… ?) cistercien (Ciszterci Rend Nagy Lagis)…

Certes, les subsides européens reçus par Pécs en 2010 en tant que Capitale culturelle semblent avoir été bien employés, comme dit plus haut, par la Ville pour réaffecter joliment des friches industrielles, et par l’Université pour internationaliser son Festival de théâtre universitaire dont la 8e édition (2010) s’ouvrait à des troupes non-hongroises (voir notre blog du 18 novembre 2010 : http://turlg.over-blog.fr/article-poivre-de-cayenne-au-8e-festival-international-de-theatre-universitaire-de-pecs-hongrie-4-7-nov-2010-61221444.html, mais ils n’ont apparemment pas enrichi l’Université de Pécs à long terme, puisqu’il leur aura fallu 4 ans pour organiser l’édition suivante, la 9e, en 2014…Ceci explique peut-être cette certaine austérité sur le plan de l’hébergement des hôtes… et l’absence monastique de petit-déjeuner quotidien… ?

En ce qui concerne le programme, il proposait des troupes venues d’Autriche (Graz), Bosnie-Herzégovine (Banja Luka), Croatie (Zagreb), Roumanie (Iasi) , Hongrie (Pécs, Szeged et Györ) et Belgique (Liège), soit 8 spectacles d’un répertoire allant de Molière à Beckett, en passant par Schnitzler, Örkeny, « notre » Kafka ou des créations collectives (voir le site du Festival de Pécs - (http://jesz.pte.hu/fesztival/feszt2014.html). Programme varié, avec aussi des spectacles qui se déroulaient dans des lieux inattendus (un appartement, un studio d’enregistrement) témoignant bien de la vitalité du théâtre universitaire.

Comme nous avons coutume de le dire à force de l’expérimenter en participant à des dizaines et dizaines de festivals à travers le monde, ces lieux sont des « carrefours » où, entre Théâtres Universitaires, on se croise et se recroise de loin en loin. C’est ainsi que nous avons pu revoir à Pécs-2014 notre ami Vladimir Cvejic de Belgrade, grâce auquel nous avions pu, après 20 ans d’interruptions des contacts, renouer enfin avec la capitale serbe. (voir http://turlg.over-blog.fr/article-visite-eclair-a-belgrade-17e-festival-international-de-theatre-academique-3-12-4-2011-71713048.html). Ici à Pécs, notre Vladimir présentait un spectacle avec le Théâtre étudiant de Banja Luka (Bosnie-Herzégovine). En fait, l’Université de Belgrade, où il officiait jusqu’ici, a eu la très mauvaise idée de couper les vivres à son propre théâtre étudiant …ce qui, en quelque sorte, a fait l’affaire des Bosniaques, qui ont invité Vladimir à les mettre en scène chez eux…

Rencontre plus étonnante encore, nous avons été reconnus à Pécs par János Regös, le fils de Pal Regös, un fameux mime de Budapest, qui avait représenté la Hongrie pour la première fois à nos RITU en 1989 (RITU 6), et qui, en échange, nous avait invités à présenter notre Projecteur réparé, de Karl Valentin, à Budapest en 1990, nous donnant ainsi l’occasion de notre première tournée en Hongrie. Depuis lors, le TURLg s’est produit à nouveau en terre magyare en 1998, 2000, 2001 (Debrecen), 2008, 2009 et 2010 (Szeged et Pécs) et 2014 à Pécs. Entretemps, Pal Regös est hélàs décédé, mais son fils János entretient bien la flamme familiale du théâtre, puisque nous l’avons rencontré à ce festival, où il représentait (avec son propre fils !) la Fédération hongroise des théâtres et des acteurs amateurs (Magyar Szín-Játékos Szövetség). Quelque chose nous dit que nous serons donc appelés à garder le contact avec les Regös, d’une manière ou d’une autre…

N’oublions pas, pour terminer en beauté, de signaler que Haroun Mouzzouri, notre singe kafkaïen de la troisième génération, s’est vu offrir le prix d’interprétation masculine par le jury du festival (tout aussi indispensable à l’Est que les « discussions » organisées sur les spectacles -voir plus haut).

Que l’avis toujours aussi restrictif que nous avons sur cette question de l’opportunité de jurys dans ce genre de manifestations ne nous empêche pas d’applaudir la performance du cher Haroun, qui, égal à lui-même, a bien mérité cette nouvelle distinction, qui s’ajoute à celle gagnée l’an dernier à Tanger, dans le même rôle (voir notre blog http://turlg.over-blog.fr/article-le-jury-du-7e-fitu-tanger-decerne-deux-prix-au-turlg-le-8-novembre-2013-121119878.html ). Ce prix remporté par notre singe de Kafka rejaillit de toute façon sur la troupe entière puisque la motivation exprimée très clairement en public lors de la proclamation était : « la remarquable capacité de faire passer le propos en français à un public totalement non francophone ». Voilà qui vise bien le spectacle dans son ensemble, incluant la mise en scène, le jeu, et la régie, puisque dans la Communication à une académie du TURLg, le metteur en scène fait homme Robert G, le singe devenu homme Haroun M, et l’homme de la régie David D sont tous trois agissant (actant) ensemble sur la scène en permanence…

Il y a des années qu’on vous le dit : le sport préféré du TURLg en tournée c’est le saut d’obstacle de la barrière de la langue !

CQJD : ce que jury démontre ! Enfin !!

Dominique Donnay et Robert Germay

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Tartu attendait notre Dernier Godot à son 3e Festival de l’Absurde (3.rahvusvaheline absurdinäidendite festival, en estonien dans le texte), 16-18 octobre 2014.

23 Octobre 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Tartu attendait notre Dernier Godot à son 3e Festival de l’Absurde (3.rahvusvaheline absurdinäidendite festival, en estonien dans le texte), 16-18 octobre 2014.

De retour de cette 6e incursion en Estonie, la tentation est forte de faire le point sur ces relations qui courent déjà depuis 10 ans. Voici donc un bref historique –ça peut toujours servir… :

  • 19-24 août 2004 : Robert Germay profite d’un voyage touristique privé à Tallinn pour rendre visite à Ingo Normet, Professeur à l’Estonian Academy of Music Higher-Teater School. Les deux hommes s’étaient connus l’année précédente au 5e Congrès mondial de l’AITU, présidé par RG, à Olympie (Grèce) en 2003. Et Ingo Normet de recommander le Théâtre universitaire de Tartu (Tartu Üliõnpilasteater), dirigé par Kalev Kudu, comme invité potentiel à un RITU-Liège.
    Coïncidence, la même année en septembre, le CGRI (devenu aujourd’hui WBI) projette de lancer des collaborations bilatérales belgo-estoniennes, et, dès lors, s’enquiert de nos contacts avec ce pays balte. Les échanges suivants se feront dans ce cadre désormais officiel avec l’aide financière du CGRI/WBI.
  • Février 2007 : première participation de la troupe universitaire de Tartu à RITU 24.
  • Février 2008 : rebelote à RITU 25.
  • 21-26 octobre 2008 : première tournée du TURLg en Estonie avec représentation de Fin de siècle sur l’île à Tartu, dans le cadre des accords Wallonie-Bruxelles/Estonie. D’où l’escale à Tallinn avec rencontre de Monsieur Nicolaas Buick, Ambassadeur de Belgique et rencontre à l’Université de Tartu avec les étudiants de la lectrice belge Clotilde Beckand. L’Estonie devient ainsi le 33e pays visité par le TURLg depuis sa création. Aujourd’hui, la liste de nos pays de tournées atteint le nombre de 42 (avec la Belgique)
  • Février 2011 : la troupe de Kalev Kudu à RITU 28.
  • 28 mai-1 juin 2011 : participation du TURLg au 5e Tallinn Treff Festival, consacré au théâtre pour la jeunesse, et organisé cette année-là dans la cadre de « Tallinn, Capitale européenne de la Culture 2011 ». Représentations du Joueur de flûte : deux fois en plein air à Tallinn le 28 mai et en salle à Tartu le 31 mai.
  • Février 2012 : Tartu à Liège pour RITU 29.
  • 10-13 octobre 2012 : le théâtre universitaire de Tartu organise un premier Mini-Festival qui permet au TURLg de présenter Communication à une académie à Tallinn le 10 et à Tartu le 11 octobre. Pas d’ambassadeur belge à Tallinn cette fois, mais dans le public l’ami Ingo Normet ; et plus de Clotilde à Tartu, mais un débat avec sa remplaçante, lectrice WBI, Anna Ayanoglou et ses étudiants de français.
  • Février 2013 : Kalev et sa troupe à RITU-Liège 30.
  • 10-12 octobre 2013 : Alain Chevalier en observateur au 2e Festival de Tartu.

 

Et nous revoici revenus au titre de ce blog : 16-19 octobre 2014, le TURLg présente son Dernier Godot au 3e Festival de Tartu (A-Festival). (Alain Chevalier, en observateur, accompagnait l'équipe composée de David Zapico/Godot, Vincent Canueto/Beckett, David Dupuis en régisseur et Robert Germay en metteur en scène/Chef).

Le festival était organisé cette fois pour marquer un évènement important : le 15e anniversaire du Théâtre universitaire de Tartu sous la direction de Kalev Kudu. En effet, si une pratique théâtrale étudiante remonte déjà aux années 1960 à l’université de Tartu, la forme actuelle du TÜT (Tartu Üliõnpilasteater) est, elle, datée de 1999, année où Kalev Kudu, jeune acteur et metteur en scène freelance, prit la direction de ce « studio-théâtre » de l’Université. C’est avec cette troupe-là que, depuis 10 ans, le TURLg entretient ces bonnes relations qui se sont traduites à ce jour par 6 visites liégeoises en Estonie et 5 participations estoniennes à nos Rencontres liégeoises.

 

Tartu attendait notre Dernier Godot à son 3e Festival de l’Absurde (3.rahvusvaheline absurdinäidendite festival, en estonien dans le texte), 16-18 octobre 2014.

Au programme de cette 3e édition du Minifestival de l’Absurde organisé par Kalev et le TÜT on trouvait :

Le 16 octobre :

  • À 18h : Misanthrofreak par le Théâtre Desvió (Brésil), à savoir un solo de Rodriguo Fischer, artiste brésilien qui tourne pour quelques semaines en Europe : nous avons déjà pu l’applaudir fin septembre au Festival de Minsk.
  • À 21h : Alukad par la Tbilisi Akhmeteli nimeline Riiklik Teater (Géorgie), mis en scène par Kalev Kudu soi-même…mais à Tbilisi.

Le 17 octobre :

  • À 18h : Le Dernier Godot par le TURLg
  • À 21h : Morfium de M. Bulgakov par le TÜ de Tartu,…mais mis en scène par Irakli Gogia, un metteur en scène géorgien, dans le cadre d’un échange Géorgie-Estonie.

Le 18 octobre :

  • À 18h : Le Théâtre universitaire de Tartu célébrait son 15e anniversaire sur scène, où toute la troupe jouait des extraits de tout le répertoire présenté depuis 1999 : la liste est impressionnante et la démonstration fut plaisante.
  • À 21h : un souper festif qui réunissait la troupe du TÜT au grand complet et les troupes invitées du festival mettait en évidence une gastronomie estonienne trop méconnue, qu’accompagnaient à merveille le vin géorgien et la vodka locale… !

Ces agapes de clôture faisaient bien le pendant de celles que nous avaient réservées dès notre arrivée à Tartu, le jeudi 16 octobre, l’Ambassadeur de Belgique à Tallinn, Monsieur Marc Thunus (actuel successeur de M. Nicolaas Buyck) et Monsieur Franck Pezza, Délégué de Wallonie-Bruxelles à Varsovie (en visite en Estonie) : le repas fameux qu’ils nous ont offert au très recommandable Restaurant Werner de Tartu nous a vite fait oublier la fatigue du voyage et fait découvrir une cuisine de grande qualité. Ils nous accompagnèrent ensuite pour applaudir le spectacle du soir présenté par la troupe géorgienne. Merci encore à nos compatriotes pour cet accueil chaleureux. D’ailleurs, ils sont tous les deux des valureûs Lîdjwès, et même tous les deux diplômés de la binamêye Université de Liège. C’est tout dire… !

Notre Godot fut aussi très bien accueilli par le public de la salle du Genialistide Klubis, si on en juge par les applaudissements nourris pendant le salut à la fin du spectacle.

Le Genialistide Klubis, situé Magasini 5, une sorte de café alternatif qui ferait penser à l’ex-Cirque Divers liégeois de Roture, abrite la salle où sont désormais présentés les spectacles du Festival de Tartu. A tout prendre, elle offre plus de possibilités techniques que celle que nous avons connue autrefois. Entendez sous « à tout prendre » quelques réserves …

Quant à l’hébergement à la Guesthouse (Külalistemaja) Rändur, il fleurait encore bon, lui aussi, le confort spartiate du bon vieux "Bloc de l'Est"… !

Après avoir remercié encore Kalev pour l’invitation et son équipe pour l’aide technique apportée sur place, il convient, pour clore ici ce long compte rendu, de remercier, à Bruxelles, Monsieur Frédéric Wauters et Denis Rottenberg du WBI, qui gèrent avec soin et diligence le dossier qui nous vaut d’être subsidiés pour voyager dans le cadre de la coopération belgo-estonienne. A tous, bravo et merci.

Regrettons toutefois la disparition du poste de lecteur/trice belge à Tartu : c’est certain qu’elle nous coûte une manifeste perte de public autochtone... Sic transit… !

Souhaitons que l’accord de coopération culturelle, lui, se prolonge encore un bon moment. Inch’Ki-y-pourrah... !

Robert Germay

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Alain et le Chef en observateurs au 11e Theatralny Koufar de Minsk, du 21 au 27 septembre 2014.

9 Octobre 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Il y a un an, suite à la présentation de notre Communication à une académie au 10e Teatralny Koufar de Minsk, nous attaquions notre article du blog en disant que nous « commencions à bien connaître Minsk, son festival Teatralny Koufar ». Notre participation cette année, en tant qu’observateurs invités, toute la semaine pour ma part, et à partir du jeudi pour Robert, le confirme. Nous y avons désormais nos marques et presque nos habitudes. On s’y sent bien chez soi dans ce festival qui continue à être un des festivals phares de notre AITU sur le versant est de notre continent.

Cette 11ème édition programmait du dimanche 21 au samedi 27 septembre une vingtaine de représentations de troupes venues du Belarus bien sûr (pour 9 d’entre elles) mais aussi de Lituanie, de Russie, de Pologne, d’Iran, de Géorgie, de Roumanie et du Brésil. Et comme avec internet, le centre est partout et la circonférence nulle part, je vous renvoie sur le site de Teatralny Koufar pour tous les détails. Vous y trouverez également le palmarès des spectacles primés car le Festival de Minsk reste une compétition et je n’ai pas besoin de vous redire ce que nous pensons des prix et des jurys dans les festivals étudiants…

Rappelons néanmoins le fait que parallèlement aux spectacles et comme toujours, des ateliers sont proposés à tous les participants. Dont un, intitulé cette année « Kufar in motion », se tenait tout au long de la semaine avec présentation du résultat en fin de festival. Pour cette édition 2014, c’est notre ami John Freeman, secondé par Edward Lewis, autre connaissance de longue date, qui en furent chargés. Ils travaillèrent à partir d’un texte écrit par John Freeman lui-même et basé sur Les Troyennes d’Euripide. Notons que John Freeman travaille désormais à la Falmouth University (UK), institution que nous espérons accueillir à la prochaine édition de nos RITUs. 

Sinon, nous pouvons aussi épingler le fait que si cette édition s’est ouverte à des troupes professionnelles, elle proposait par contre presqu’exclusivement des troupes issues des pays de l’Est, pour reprendre une ancienne appellation géographique. A l’exception de la présence de Rodrigo Fischer du Brésil qui y présentait sa performance one man show « Misanthrofreak » que nous n’avions pu inviter au Congrès de cet été.

Enfin, il me plait à redire la qualité – régulièrement exceptionnelle - de l’accueil qui nous y est réservé par l’équipe organisatrice et plus particulièrement par nos collègues et néanmoins amis : Katsia Saladhuka et Vladimir Makarevitch. Merci à eux, merci à tous.

 

 

link : lien vers les photos publiées par l'équipe du festival.

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Le Théâtre du Soleil au Xe Congrès de l’AITU : négociations parisiennes

20 Mai 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

2003-12-31-23.00.00-2.jpgLes photos

Il y a une dizaine de jours, une délégation turlgienne s’est rendue à Paris pour rencontrer Ariane Mnouchkine et la convaincre de participer à notre fameux Xe Congrès de l’AITU (qui, pour rappel, se déroulera à Liège du lundi 30/06 au vendredi 04/07). Après plusieurs mois d’échanges entre notre collègue de Lyon, Françoise Odin (merci à elle !) et Sylvie Papandréou, secrétaire du Théâtre du Soleil, nous avions comme seule certitude de pouvoir croiser la célèbre metteur en scène qui, après toutes ces années, continue de déchirer elle-même les tickets à l’entrée de la Cartoucherie. L’entrée dans le théâtre constituait donc une étape cruciale dans les pourparlers…

Après une représentation de MacBeth à couper le souffle, nous avons pu convenir d’un accord pour le moins alléchant. Nous sommes en effet très heureux de pouvoir annoncer que nous recevrons un membre du Théâtre du Soleil (Ariane Mnouchkine elle-même, qui sait ?) pour ouvrir le Congrès, le 30 juin prochain.

Au-delà d’une rencontre qui s'est bien passée, le passage par la Cartoucherie aura été sans aucun doute une expérience marquante pour nous quatre. N’hésitez pas une seule seconde à y aller, cela en vaut très largement le détour.

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Notre singe kafkaïen a communiqué à l’académie de Vilnius lors du 15e Forum International de Théâtre Universitaire (Tarptautinis universitetų teatrų forumas), 5-10 mai 2014

20 Mai 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

DSC07060.JPGLes photos

C’est à Minsk (BY), où il jouait au 10e Festival Koufar en septembre 2013, que notre singe communicateur attirait l’attention des organisateurs du festival de Vilnius, qui l’invitaient dès lors en Lituanie pour leur 15e Forum international de Théâtre universitaire prévu pour mai 2014. Invitation bienvenue, aussitôt acceptée. Après un crochet par Tanger (MA) en novembre 2013, puis par Honfleur (F) en avril 2014 (histoire de recharger nos batteries francophones), notre Communication à une académie de Kafka, c.à.d. Haroun, David et le Chef, s’embarquaient à Zaventem sur Brussels Airlines le mercredi 7 mai 2014 pour, à nouveau, sauter une « barrière de langues », en l’occurrence lituanienne, russe, espagnole, italienne, biélorusse et … québécoise, langues respectives des différentes troupes (donc du public) participant au festival. Il faut dire que cette course d’obstacles linguistiques n’est pas inhabituelle pour ce spectacle qui, depuis sa création à Liège en 1994, a été présenté, en français dans le texte, à des publics aussi variés que : Israël, Hongrie, Allemagne, Ukraine, Etats-Unis, Italie, Espagne, Pologne, Mexique, Roumanie, Tchéquie, Turquie, Liban, Estonie, Grèce, Belarus, et maintenant Lituanie. Et je ne parle pas des pays francophones comme la Belgique, la France, le Québec, le Sénégal ou le Maroc. Disons, sans modestie mais avec humilité, que peu de théâtres peuvent témoigner d’un pareil grand-écart international (22 pays) et linguistique (17 langues). Et la bête n’est pas encore morte… Précisons toutefois que, en 20 ans, nous en sommes à notre troisième singe pour ledit spectacle … N’empêche : je me plais à souligner la performance Turlgienne !

Mais trêve d’autosatisfaction, nous avons été, comme toujours, heureux de retrouver la plus italienne des villes lituaniennes… même si elle s’est montrée aussi cette fois la plus humide, par le haut s’entend, ou : quand la drache belge ne connait plus de frontières.

Le « Forumas » de Vilnius est organisé conjointement par l’Université Technique Gediminas, l’Université de Vilnius, l’Association « Koturnos » et l’Association lituanienne de théâtre universitaire (qui regroupe les différents théâtres universitaires du pays, de Vilnius à Kaunas et Klaipeda…) et il avait cette année pour thème « Réminiscences théâtrales ».

Ceci pourrait expliquer, par exemple, que le Théâtre Minimum de l’Université de Vilnius ait présenté, à cette édition-ci, Philopater, une pièce de Gregorius Cnapius, créée –tenez-vous bien- en 1596 (au 16e siècle, sic !) à l’Université de Vilnius…Quand on vous dit que le théâtre universitaire est né avec les universités ! Ça m’épatera toujours de savoir que le théâtre universitaire à Vilnius est entré dans son 5e siècle d’existence, puisqu’il est attesté que des étudiants présentaient déjà une moralité, Hercules, dans les cours de l’Université en l’an de grâce 1570. Quand on pense que le TURLg fêtera son 75e anniversaire en 2016, ça laisse rêveur…

Le TURLg, grand voyageur s’il en est, passe souvent par ces grands carrefours que sont les festivals internationaux où se croisent et se re-croisent les collègues du monde du théâtre universitaire. Vilnius est un de ces ronds-points où il a rencontré, lors de cette 15e édition, de vieilles connaissances telles que la troupe du Collège de Valleyfield (Québec), celle du Théâtre universitaire de Santiago de Compostela (St Jacques de Compostelle, E) et celle de l’Académie biélorusse des Arts de Minsk. D’autre part, il y a découvert avec plaisir le grand talent des étudiants de l’Université d’Etat de Cinématographie (VGIK) de Moscou, ainsi que de ceux de l’Académie de Théâtre « Sofia Amendolea » de Rome. Le lecteur curieux trouvera le programme détaillé sur http://forumas.vgtu.lt/

Mais parlant de vieilles connaissances, il ne faudrait pas oublier nos hôtes lituaniens, que nous fréquentons, on peut dire assidûment, depuis 1990 : un quart de siècle l’an prochain en 2015 ! Si le théâtre universitaire lituanien est très ancien (son âge se compte en siècles !), il est aussi très varié. Pas moins de 7 troupes autochtones différentes se partageaient l’affiche : d’abord le Théâtre Palepe (Dir. Olegas Kesminas), le Théâtre Minimum (Dir. Rimentas Venckus) et la Troupe Kinetiné (Dir. Andrius Pulkauninkas), tous trois de Vilnius et déjà passés par nos RITU liègeoises ; ensuite Teatras Studija « Ml 11 », le Mykolo Romerio Universiteto Teatras, le Teatras Studija « 3D » de l’Université lituanienne de Pédagogie, autres troupes de Vilnius même ; et, enfin, le Teatras Studija « 44 » de l’Université technologique de Kaunas (l’ancienne capitale de la Lituanie), pour faire bonne mesure. (Rem : il ne manquait que le Théâtre Universitaire de Klaipeda, qui, lui aussi, est déjà passé par Liège).

Profitons donc de ce blog pour faire un historique sommaire de ces 24 années de bonnes relations avec la Lituanie : l’année de départ est 1990, un temps où il fallait encore écrire Lituanie-URSS, et où l’Ambassade de Belgique pour les pays baltes était toujours à Moscou.

Voyons d’abord les relations dans le sens de Vilnius vers Liège : in illo tempore, 1990, nous avons découvert le théâtre de Vilnius par l’intermédiaire d’une dame vivant à Verviers, Madame Baltus. Elle nous a procuré les contacts utiles (là-bas, mais aussi à l’Ambassade belge à Moscou, et même un relais à Paris) pour pouvoir inviter une délégation lituanienne de 20 personnes, emmenée par Stasé Luksiéné et son interprète Vytautas Valukenas, qui escortaient la troupe du Vilniaus Universiteto Kiemo Teatras venu présenter Concept of Hamlet, mis en scène par Rimentas Venckus, lors de notre RITU 7, 26/2-4/3/1990. Ensuite, différentes troupes lituaniennes ont participé aux Rencontres liégeoises :

-       1993, RITU 10 : Kukuzzz , mis en scène par Gediminas Storpistis

-       2001, RITU 18 : le Théâtre Universitaire de Klaipeda, avec Vytautas Anuzis et Valta Anuziené

-       2003, RITU 20 : le Théâtre Palepe de l’Université technologique de Vilnius, avec Kostiumas, mis en scène par Olegas Kesminas.

-       2005, RITU 22 : le Théâtre Palepe, Seule, d’après F.G. Lorca, mis en scène par Olegas Kesminas, et aussi Le Divin tronc d’arbre, par la troupe Kinetiné (Kinetic) d’Andrius Pulkauninkas.

 

Et dans le sens Liège-Vilnius, nous répondions dès octobre 1990 à une invitation au Festival des Pays Baltes à Vilnius avec Passion et Le Projecteur est réparé : un inoubliable voyage en autocar passant par Minsk, le seul point de passage par la route à l’époque.

Depuis lors nous avons encore été invités à 12 reprises en Lituanie :

-       oct. 1991 : Robert Germay comme observateur au Festival International de la Jeunesse de Vilnius.

-       mai 1992 : L’Impromptu de Versailles et Passion tournaient ensemble à Vilnius, Siluté et Klaipeda à l’invitation des Théâtres libres de Lituanie.

-       nov. 1993 : Simplement compliqué (avec François Duysinx, alors âgé de 79 ans) jouait à Vilnius et à Kaunas au Festival International de Théâtre des Seniors.

-       juillet 1994 : Ein Fest bei Papadakis, à Vilnius, Festival de la jeunesse.

-       mai 1997 : En Pleine mer, à Vilnius et Siluté, Festival AITVARAS.

-       mai 1998 : Hamlet-Variations, mise en scène d’Annick Dominé avec les Kids du TURLg, au Festival DERME.

-       mai 1999 : Sadi Hozètes (en wallon ! et avec un François de 85 ans !!) et En Chantant du Gershwin, mis en scène par Charlotte avec les Kids, au Festival DERME

-       mai 2004 : Les Souliers rouges, au 5e FORUMAS

-       mai 2006 : Si tu m’aimes, au 7e FORUMAS

-       avril 2009 : Projekt Eden, du Trotz Ensemble, au 10e FORUMAS

-       mai 2011 : Le Dernier Godot, au 12e FORUMAS

-       et, donc, mai 2014 : Communication à une académie, au 15e FORUMAS

 

Si ce blog sert d’abord de « carnet de voyage », il peut bien aussi servir, de temps en temps, de mise au point, souvent nécessaire, de nos archives : voilà qui est fait pour un quart de siècle de relations belgo-lituaniennes ! Oufti !

Revenant à notre « carnet de voyage », nous le clôturerons –enfin !- en remerciant nos hôtes Olegas, Rimantas et leurs équipes du sympathique accueil qu’ils nous ont réservé, mais aussi en les félicitant pour la qualité de l’organisation et de la programmation de ce 15e Forum international de théâtre universitaire.

A la prochaine fois, à Vilnius…ou à Liège ? Et que l’un n’empêche pas l’autre…

Robert Germay

 

(Sur notre « passé » lituanien, voir aussi

-       http://turlg.over-blog.fr/article-31448025.html: « Projekt Eden » à Vilnius, 2009

-       http://turlg.over-blog.fr/article-vilnius-12e-forum-international-de-theatres-universitaires-30-4-6-5-2011-traptautinis-universitetu-teatru-forumas-73466144.html : « Le Dernier Godot » à Vilnius, 2011 )

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Le TURLg en observateur au Festival « Eclosions », Théâtre Universitaire de Dijon, 8-9 mai 2014

20 Mai 2014 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

WP_20140508_005.jpgEn décembre dernier, nous recevions par mail cette annonce de l’Université de Dijon : « Vous êtes amateur ? Vous avez un projet de spectacle ? Alors venez participer à cette nouvelle édition de notre festival « Eclosion » et célébrer le quarantième anniversaire de notre association ! ». Malheureusement, aucun de nos groupes n’était libre, et nous ne pouvions répondre à cet appel bien tentant par l’envoi d’un spectacle.

Il ne fallait néanmoins pas laisser passer l’occasion de renouer des liens avec cette université. Notre dernière visite chez eux datait d’avril 2000 (nous y avions présenté En pleine mer, de Mrozek), et avait été précédée d’un tir groupé de trois spectacles (Communication à une académie, de Kafka, Jacques et son maître, d’après Diderot et Kundera, et Le Projecteur réparé, de Karl Valentin) en avril 1997. Nous avions aussi, avec le TU de Dijon, participé à l’aventure commune du projet Cymbeline, lancé par le Théâtre Universitaire de Franche-Comté, et qui a réuni huit théâtres universitaires de différents pays européens, d’octobre 1991 à janvier 1994[1]

Et enfin, pour en terminer avec les liens qui unissent Dijon à Liège, Robert Germay a co-dirigé l’ouvrage Le Théâtre universitaire, Pratiques et expériences[2], avec Philippe Poirrier, professeur à l’Université de Dijon.

Le 8 mai, j’ai donc pris le train pour me rendre en observatrice à cette 5e édition du festival « Eclosion ». Car si le TU de Dijon existe depuis 40 ans, son festival s’est appelé Festival du Théâtre Universitaire International de Dijon, puis Festival de printemps. Ce TU propose à ses membres, tous amateurs, de participer à des ateliers et à des créations de spectacles encadrés par des professionnels. Et le festival est l’occasion de présenter au public (étudiant, dans sa grosse majorité) le résultat des ces travaux. Sur les deux soirées que j’ai passées sur le campus dijonnais, j’ai pu apprécier deux présentations d’ateliers : Se souvenir de Blanche-Neige, théâtre d’objets, et Microfictions, d’après Régis Jauffret, deux travaux très collectifs ; ainsi qu’une des créations, L’Opéra du dragon,  d’après Heiner Müller, mis en scène par un ancien du TU de Dijon, Guillaume Malvoisin (avec qui nous avions d’ailleurs déjà eu des contacts en 1996). Et la soirée de vendredi s’est conclue avec Le Poids du monde, d’après Peter Handke, par le TU de Nantes.WP_20140508_006.jpg

Voilà, les contacts sont repris : espérons qu’ils aboutiront à des échanges de troupes dans un futur proche. J’ai en tout cas pu constater, une fois de plus, que le TU se caractérise surtout par sa diversité d’approches, d’objectifs, de résultats. Et c’est bien ça qui est intéressant.

Dominique Donnay

 

 



[1] Cf  L. GARBAGNATI, Cymbeline, “Laboratoire de la conscience européenne”, Ou de l’identité culturelle à l’interculturel in L’Identité culturelle, laboratoire de la conscience européenne, Actes du colloque organisé par le laboratoire Littérature et Histoire des pays de langues européennes de l’Université de Franche-Comté à Besançon, les 3, 4 et 5 novembre 1994.

[2] Le Théâtre universitaire, Pratiques et expériences, sous la direction de Robert Germay et de Philippe Poirrier, Editions Universitaires de Dijon, 2013.

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