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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

tournees

1er Festival-Colloque-Workshop de l'AITU aux Philippines, Miriam College, Quezon City, 18-20 juillet 2011

1 Août 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Lorsque l'AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université) fut créée à Liège au Congrès fondateur organisé par le TURLg, 13-15 octobre 1994, l'accent fut mis d'emblée sur le caractère mondial de l'Association (qui concernait déjà les cinq continents) et, dès lors, sur le besoin de représentation forte et effective dans les différentes parties du monde. Ceci explique que les congrès biennaux qui suivirent furent organisés successivement en Amérique du Nord (Valleyfield-Québec, Canada, 1997), en Afrique (Dakar, Sénégal, 1999), en Europe (de l'Est : Cracovie, Pologne, 2001 ; de l'Ouest : Olympie, Grèce, 2003 ; Urbino, Italie, 2006), en Amérique latine (Puebla, Mexico, 2008), et retour en Europe (Leicester, Royaume-Uni, 2010; et bientôt, Minsk, Belarus, 2012).

Chaque année, les Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire (RITU) de Liège sont le rendez-vous du Comité exécutif (COMEX) de l'AITU qui y tient sa réunion statutaire annuelle, et prépare régulièrement les futures "délocalisations" de l'Association à travers ses Congrès. Et lorsque, à Leicester (2010), Arsenio "Nick" Lizaso de Manille (Philippines) nous proposa généreusement d'accueillir cette fois le COMEX dans son pays en cette année 2011, l'occasion était trop belle de développer en Asie les ramifications de l'AITU.

C'est ainsi que Nick Lizaso, élu membre du Comité exécutif à Leicester en 2010, organisa le 1er Festival/Colloque/Workshop de l'AITU aux Philippines, du 18 au 20 juillet 2011, qui, du même coup, hébergea un COMEX fort de 13 membres, qui put tenir ses réunions dans des conditions idéales.

C'est aux titres de, respectivement, Président fondateur et membre du Comité exécutif de l'AITU que Robert Germay et Alain Chevalier, représentant le TURLg, siège officiel de l'Association, ont participé au colloque et aux réunions du Comex.

Tous deux présentèrent une communication le lundi 18 juillet, respectivement : La Session expérimentale pour la formation de l'acteur au Conservatoire Royal de Liège : une expérience entre tradition et nouveauté par Alain Chevalier, et Théâtre universitaire vs. théâtre professionnel : une question de méthode. Exemple : le TURLg, par Robert Germay. L'auditoire nombreux, essentiellement composé de Philippins, a marqué un intérêt certain pour ces deux exposés liégeois, comme, d'ailleurs, pour toutes les conférences auxquelles nous avons pu assister.

Le colloque et les ateliers (workshops) se sont tenus de bout en bout au Miriam College de Quezon City (à côté de Manille) dont les autorités ont mis l'infrastructure (y compris des logements haut de gamme) et le personnel (innombrable, souriant et compétent) à la disposition de ce grand évènement.

Une bonne vingtaine de "Papers" (communications) ont été dispensés par des intervenants venus d'Europe (Allemagne, Belgique, France, Belarus, Estonie, Grèce...), d'Amérique (Mexique), et d'Asie (Corée, Philippines, Singapour...), et des ateliers pratiques ont été conduits par des experts européens (Croatie), américains (USA) et asiatiques (Chine, Philippines). Une cérémonie d'hommage à de grandes figures du théâtre philippin complétait ce programme de trois jours intenses. Chaque soir, une production théâtrale des universités locales, respectivement le Miriam College, l'Université des Philippines et l'Université Ateneo, ont prouvé l'impressionnante qualité du théâtre universitaire philippin, remarquable par la précision et l'engagement du jeu, et par le mélange artistiquement réussi de tradition et de modernité. Ceci correspondait parfaitement au thème même du Colloque : Strengthening University Theatre : Cultural Traditions Enriching Contemporary Theatre.

C'est sans doute le spectacle présenté par l'Ateneo University qui a le plus impressionné le public occidental, et tout particulièrement le Comité exécutif de l'AITU. Cette production est d'ailleurs d'ores et déjà invitée à participer à notre RITU 30, en 2013, à Liège.

Quant aux communications de nos collègues philippins, elles ont toutes montré la grande place que le théâtre en université occupe en Asie du Pacifique et la volonté d'y développer un réseau solide en liaison avec l'AITU. C'est pourquoi le Comité exécutif a signé une convention avec Arsenio "Nick" Lizaso destinée à établir un Centre philippin de l'AITU, dont la création devrait être entérinée en assemblée générale de l'AITU au prochain Congrès de Minsk, en 2012.

A ce titre, le 1er Festival/Colloque/Workshop de Manille peut être considéré comme historique. Le dynamique investissement que montre notre collègue Nick Lizaso pour la cause de l'AITU permet d'espérer qu'un jour, notre Congrès Mondial puisse se tenir pour la première fois en Asie du Pacifique. En 2016 ? Après l'Amérique latine (la Colombie) en 2014 ? Nous en formons le vœu ardent.

Pour conclure ce rapport, je veux souligner l'organisation sans faille de cette importante manifestation internationale. On la doit, évidemment, aux talents de Nick, qui a su réunir une formidable équipe de collaborateurs/trices, tous et toutes entièrement dévoué/es à la réussite de l'évènement et au bien-être de tous ses hôtes. Nous revenons avec l'impérissable souvenir d'un peuple unanimement souriant et accueillant. Merci à toutes et tous.

Que soient aussi remerciés

- le FNRS qui a pris en charge le billet d'avion de Robert Germay

- WBI et l'Université de Liège qui sont intervenus dans le prix du billet d'Alain Chevalier.



Robert Germay

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7e Festival International de Théâtre pour l'enfance et la jeunesse (Uluslararasi çocuk ve gençlik tryatrolari festivali, en turc dans le texte), 14-21 juin (Haziran) 2011

24 Juin 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Le TURLg a toujours bien un spectacle pour les jeunes dans ses tiroirs, par exemple son fameux Joueur de flûte (qui tourne - fort bien, merci - depuis décembre 2006 déjà). Ce spectacle avait ainsi été sélectionné en 2009 par la dynamique association TOBAV (Turkish Theatre Opera and Ballet Members Foundation, et centre national de l'AITA, basée à Ankara) pour participer au Festival d'Alaçati. Le festival ayant été annulé en dernière minute, Tobav parvenait quand même à nous inviter à présenter notre Joueur dans trois sympathiques villes sur la côte de la mer Égée (Karaburum, Didim et Akbük) en juin-juillet. Voir notre blog.

Cette fois, c'est à Ordu, sur la mer Noire, que TOBAV organisait son 7e Festival, du 14 au 21 juin 2011, et qu'il réinvitait donc notre Joueur de flûte à venir y chasser les rats. Une telle invitation se refuse difficilement... mais il n'est pas nécessairement facile d'y répondre.

Encore fallait-il trouver 11 billets d'avion... qui ne se tirent pas d'une flûte, fût-elle de Hamelin. Heureusement, notre généreux Recteur, le Prof. Bernard Rentier, accepta de nous en faire cadeau. Ensuite, il fallait constituer l'équipe nécessaire à la présentation du spectacle, ce qui entraîna quelques répétitions avec près de la moitié de nouveaux dans la distribution, qui compta finalement Anne-Sophie, Bernadette, Françoise, Axelle, Anne-France, Sylvain, Marco (en conteur), Delphine (en flûtiste) et le Chef (en Bourgmestre, abonné, apparemment, à la Turquie). Claude assurait l'éclairage, et Dominique, le son.

La veille du départ, deux dramatiques et douloureux coups de théâtre venaient ébranler notre enthousiasme : un double décès accidentel dans la proche famille de Dominique l'empêchait radicalement de nous accompagner, et un lourd souci familial retardait le départ de Françoise du mardi 14 au vendredi 17. Bref, un départ tristounet... à 9 au lieu de 11.

Tout cela ne nous a pas empêchés de goûter l'accueil chaleureux à l'aéroport de Samsun où nos guides délégués par Tobav, Gisem Güven (d'Ankara) et Rifat Çol (d'Ordu) nous attendaient tout sourires. En une heure et demie de minibus, nous atteignions enfin le pittoresque hôtel Ikizevler où on nous avait installés confortablement, et où nous attendait Alhan Özdemir, vieille et aimable connaissance de 2009 déjà. Une réunion des festivaliers à l'Hôtel de Ville, quelques jours plus tard, nous permit aussi de rencontrer pour la première fois - enfin - le Président de TOBAV, Tamer Levent, et sa Secrétaire Générale, Meltem Keskin, que nous ne connaissions jusque là que par e mails interposés. Jamais le dévouement, parfait et cordial, de l'équipe de TOBAV ne sera pris en défaut pendant tout notre séjour. Qu'elle en soit remerciée.

DSC02520.JPGNous découvrions alors la belle petite ville tranquille qu'est Ordu - côtière, certes, mais loin du tourisme de masse pratiqué ailleurs en Turquie - au climat clément mais suffisamment "arrosé" pour être célèbre pour ses noisettes, dont Ordu a fait carrément son emblème (c'est plus rond qu'un perron... et plus comestible). Nous jouions alors une fois le samedi 18 à 18hrs, dans une salle pleine à craquer de gosses de tous âges, et le dimanche 19 à 11hrs, dans le même lieu - un des quatre dévolus quotidiennement au festival - devant un public plus mélangé d'adultes et d'enfants.

Le succès fut appréciable dans les deux cas, prouvant encore, s'il le fallait, que notre méthode de travail de mise en scène passe très bien la barrière de la (les) langue(s) : l'estonien en mai, en juin le turc, y a de quoi faire... !

Nous avons aussi pu assister à de nombreux spectacles de nos collègues étrangers venus des cinq continents, plus précisément d'Espagne, Australie, Pays-Bas, Guinée, Géorgie, Croatie, Bangladesh et, bien sûr, différentes troupes de Turquie. Tout cela nous a permis de nouer de fructueux contacts nouveaux, notamment avec Chypre (Derman Atik, "Tiyatro Su") et le Bangladesh (Liaquat Ali Lucky, National Academy of Fine and Performing Arts).

Dans l'ensemble, le programme correspondait bien, et en qualité et en diversité, à ses objectifs, et il démontre en tout cas la force, le dynamisme et la compétence de TOBAV en matière d'organisation de festivals.

Retour sans encombre, via Istanbul - 2 heures à l'aéroport et 4 ou 5 passages dans des portiques à rayons ! - le mardi 21 en fin d'après-midi, avec de très belles images dans la tête.

Merci Tobav, merci Monsieur le Recteur, merci le TURLg.

Robert Germay

PS: en mai 2010, nous avions aussi participé à un Festival européen à Istanbul, mais de type universitaire cette fois, à l'occasion des manifestations organisées par Istanbul, capitale européenne de la Culture, et dont la Ville de Liège était la "vitrine". Voir notre blog

Ordu représente donc notre troisième visite en Turquie. Nous espérons bien que ce n'était pas la dernière... Inch'Ata T.

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Grafiti Studententheaterfestival, 2eme édition, 7 au 11 juin 2011, Boulevard du boulevard du boulevard

17 Juin 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Les photos

 

Ce vendredi 10 juin, c'était au tour de Notre "Boulevard du boulevard du boulevard" d'être présenté avec un succès public incontestable (standing ovation, svp! ) lors de la deuxième édition de "Grafiti, Studententheaterfestival" der Grossregion qui vient de se tenir à Sarrebruck du lundi 7 au dimanche 11 juin 2011. Assurément, le dynamisme ou plutôt l'énergie féroce dégagée par l'ensemble de la troupe du "Boulevard" a séduit et estomaqué! Bravo à toute l'équipe, anciens et nouveaux remplaçants,  d'avoir tenu notre barre très haut!

 

Grafiti est un festival étudiant, avec, cette année, une affiche d'une dizaine de spectacles venus de la Grande Région. En l'occurrence : Trèves, Luxembourg, Metz, Liège et Sarrebruck bien sûr, dont l'Université abrite un nombre impresssionnant de groupes qui pratiquent le théâtre, qui en français, qui en espagnol, qui en anglais... Une activité théâtrale étonnamment débordante, qui mérite à coup sûr son festival! Et multilingue svp! comme l'est cette ville frontalière de Sarrebruck dont nous avons pu apprécier l'atmosphère particulière, mélange entre France et Allemagne.

 

Nous tenions à y être présent et à prendre connaissance de toute cette pratique théâtrale à l'Université de Sarrebruck. D'autant plus que cette dernière est notre partenaire pour un projet scénique que nous menons également avec les universités de Nancy et de Metz -où nous étions il y a quinze jours (cf "Actor's Café" sur le blog) -  dans le cadre de l'UGR ou Université de la Grand Région! Ce Théâtre Universitaire de la Grande Région verra la création  de son spectacle commun et... ambitieux début novembre 2011 en notre Alma Mater. Puis sera présenté en tournée fin novembre dans toutre la Grande Région. A vos agendas!

 

Notons aussi que "le Québec" était à l'honneur à Grafiti, avec notamment la présence de l'auteure Jennifer Tremblay, dont "le récit théâtral" -c'est ainsi qu'elle intitule son oeuvre- La Liste a été présenté par les groupes "le Pont et Artteatro" dans une mise en scène originale distribuant la parole de la narratrice aux  personnages multipliés. Une façon de faire qui a séduit l'auteure, ainsi qu'elle a pu l'expliquer lors d'une table ronde où elle a pu rencontrer lmetteur en scène, acteurs et spectateurs et à laquelle j'ai participé avec intérêt.

 

Enfin, avant de laisser la parole à Régis Pierroux qui nous a fait le plaisir de relater sa participation à Grafiti, (merci Régis!), il me reste sincèrement à remercier toute l'équipe organisatrice pour l'accueil toujours... toujours... toujours... souriant et disponible qu'elle nous a réservé pendant tout notre séjour. Une équipe organisatrice que nous avions plaisir de retrouver le soir autour de la très bonne table du "Café Am Schloss", Treffpunkt du Festival. Merci à tous les "logeurs" qui nous ont hébérgés. Merci à Patricia Oster-Stierle qui défend ce festival avec tout l''enthousiasme que nous lui connaissons, merci aux piliers Atl et Martin... et à tous ceux et celles dont j'ai déjà oublié le prénom! mais à tous, à très bientôt dans l'UGR!

 

Alain

 

 

Bonjour, voici un compte rendu de mon voyage à Sarrebruck...

qui a débuté le jeudi 9 juin en fin d’après-midi et qui s’est terminé aux aurores le dimanche 12 juin. J’espère vous donner l’envie de continuer à jouer, de participer au festival et de vous montrer combien un échange au niveau du théâtre est important pour les comédiens.

Cela s’est bien passé comme d’habitude quand il s’agit d’une organisation du Turlg. Les échanges entre pays sont une opportunité très intéressante qui nous permettent de jouer devant un public différent de la Belgique. La « jeune» organisation du deuxième festival de Saarbruck nous a apporté un vent de fraîcheur qui était bienvenu.

Ce que j’ai photographié, avec « les moyens du bord » car j’expérimentais un nouveau appareil photo, ce n’est pas le spectacle que nous avons joué en lui-même mais plutôt les « a-cotés» du spectacle :

-          L’arrivée et la découverte de la ville de Saarbruck qui est très jolie à visiter. Le centre-ville très estudiantins avec de jolies ruelles, magasins, et terrasses de café.

-          La découverte de la salle dans laquelle nous allons jouer.

-          Les préparatifs du spectacle dans la salle : la régie (merci à Renaud), l’installation du très gros matériel (armoire, vêtements, accessoires,…) qui a nécessité une camionnette, les « italiennes » entre comédiens, les tests « techniques » d’adaptation de la scène d’entrée, de déplacement et de sorties de la salle.

-          L’attente qui est pour moi angoissante avant que la magie du spectacle puisse se dérouler, que nous puissions enfin jouer en réel, en « live », qu’il y ait un échange entre les comédiens et entre le public, que nous terminions le spectacle dans la joie et la bonne humeur sous les applaudissements que nous avons bien mérités.

-          Le temps qui se ralentit ou s’arrête pendant que nous vivons en fonction des spectacles joués, des rencontres entre les festivaliers, des rencontres avec les organisateurs du spectacle, des retours enrichissants également du public qui est venu nous voir.

-          Tout en étant du travail de théâtre sérieux c’est pour moi également une ambiance de vacances comme quand je pars écouter un festival de musique ou que je voyage à l’étranger. 

-          Les discussions intéressantes et enrichissantes entre les comédiens, les organisateurs, les festivaliers, les gens qui venaient voir le spectacle. Il était question de théâtre mais aussi d’autres sujets qui m’intéressent : ressentis, expérience, film, musique,…

-          Les chants « au coin du feu », ou plutôt dans le contexte de Saarbruck, au coin d’un apéro, d’une bière, d’un vin, d’un coca ou d’un latte machiatto selon les goûts et les couleurs.

-          L’organisation du festival qui nous a bien renseigner, qui nous à permis de rencontrer des gens, de loger chez l’habitant (merci à Aleksander, merci à Dorothée), de nous servir des repas.

Tout ce que je viens de parler ci-dessus ce sont des choses générales (d’ailleurs je parle toujours en général) « universelles » que l’on rencontre lorsque l’on fait un échange culturel entre un autre festival.

Pendant trois ou quatre jours, comme dans le film Matrix, j’étais déconnecté non pas de la réalité mais plutôt de la vie réelle : oublié les contraintes, les petits soucis et tout le reste même si la vie réelle n’est pas que cela. Je me suis concentré sur l’instant présent righ here, righ now.

Je remercie l’ensemble des comédiens avec qui j’ai pu jouer avec mention spéciale pour Hugo qui jouait en remplacement pour la première fois dans la pièce et Pierre qui nous a fait une prestation magistrale, entre autre, en don juan avec slip à paillettes. Je me réjouis de voir les photos J. Je pense également aux personnes qui n’ont pas pu venir jouer et qui nous ont manqués.

Je remercie pour terminer Monsieur Germay de l’agréable surprise qu’ il nous a fait de venir voir le spectacle.

Monsieur Ribadier (au bon soin de son acteur Régis Pierroux)

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Tallinn Treff Festival, 5e édition, 28 mai- 1 juin 2011, accueille notre Joueur de flûte

8 Juin 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

 

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LES PHOTOS

En 2010, Liège devenait vitrine des Capitales européennes de la Culture. L’an dernier, c’étaient la Rhur (Essen), Istanbul et Pécs (Hongrie) qui étaient à l’honneur. Par l’entremise de Robert Stéphane, relais actif de la Ville en la matière, le TURLg fait directement partie prenante de la manifestation, à la fois ici, en accueillant, à notre RITU 27, les trois villes mentionnées, mais aussi là-bas, en y présentant, dans les trois villes, une de nos productions (voir « Tournées » sur notre blog). Cette année 2011, c’est au tour de Tallinn de briller comme Capitale européenne de la Culture. Nous nous devions de lui rendre visite.

Nos échanges avec l’Estonie remontent déjà à 2008 ( http://turlg.over-blog.fr/article-24708865.html ). Après avoir reçu à deux reprises, à RITU 24 (2007) et RITU 25 (2008), la troupe universitaire de Tartu, dirigée par Kalev Kudu, nous allions présenter notre Fin de siècle sur l’île à Tartu en octobre 2008.

Le CGRI (Commissariat général aux relations internationales) ayant lancé des accords bilatéraux avec le pays balte, il nous aida à faire de l’Estonie le 33e pays visité par le TURLg.

Depuis lors, nous en sommes aujourd’hui à 39 pays et le CGRI est devenu le WBI (Wallonie-Bruxelles International), mais des accords bilatéraux ont été relancés pour 2011-2013, et l’occasion était donc belle d’emmener là-bas un autre spectacle, et cette fois ci, en plus, à Tallinn.

La capitale estonienne, pour honorer son titre de Capitale européenne de la Culture 2011, a organisé des dizaines d’événements sur son territoire, parmi lesquels, et non des moindres, cette 5e édition du Tallinn Treff Festival, rendez vous gigantesque du monde du théâtre pour la jeunesse : du 28 mars au 1er juin, la ville a grouillé, littéralement, de spectacles de rue (où la marionnette était reine), de musiques et de cortèges joyeux. Il faut dire qu’au même moment se déroulait aussi « The Old Town Days », pour la 30eme fois. C’est dire si l’animation était partout entre les vieilles enceintes de la superbe ville, magnifiée encore par une météo très clémente.

Que la marionnette y soit reine n’étonnera pas, quand on sait que le festival est organisé par le fameux théâtre « Nuku » (« marionnette » en estonien), un théâtre qui ne compte pas moins de 3 salles dont une de plus de 500 places : cela montre l’importance de ce type particulier de théâtre dans ce pays, où, pendant le Treff, on ne voit guère une fenêtre sans marionnette(s). Pour illustrer l’importance de la manifestation, quelques chiffres : 27 lieux de spectacles, 150 productions, 700 participants de 18 pays allant de la Finlande aux Etats-Unis, en passant par la Russie, la Chine, Israël, la Belgique, etc, etc.

C’est ainsi que nous avons pu voir, en salle et en soirée, d’impressionnantes prestations marionnettistes comme, par exemple, la très traditionnelle Troupe de Marionnette de Quanzhou en Chine, le surprenant Bolshoi Puppet Theatre de Saint-Pétersbourg et le très novateur DudaPaiva Company des Pays-Bas, trois styles très différents, mais unis par une remarquable qualité. Pendant la journée, c’est à tous les coins de rue qu’il « se passait quelque chose ». Ainsi, nous-mêmes, avons présenté 2 fois notre  Joueur de flûte  le samedi 28 mai à 12h30 et 14h30 en plein air, dans la cour du Musée d’Art appliqué et Design. Une fois de plus (après l’Italie et la Turquie), nous avons pu constater que le spectacle « fonctionne » parfaitement pout tout public (la séance de midi accueillait essentiellement un public d’enfants d’école primaire, celle de l’après midi, un public « normal ») et pour toute communauté linguistique. C’est donc avec confiance que nous réexportons bientôt, du 14 au 21 juin, notre « flûtiste » dans un festival pour la jeunesse à Ordu, en Turquie.

Pour colossal qu’il soit, ce Treff Festival de Tallinn ne laisse apparaitre aucun faille dans l’organisation : hôtel correct, catering convivial dans un chapiteau servant de « club » pour animations et rencontres en tout genre, guide attitré sympathique et efficient (merci Mike Tikerpalu, lui-même comédien marionnettiste au « Nuku »). Seul bémol : il ne nous a jamais été possible de rencontrer directement les chefs, organisateurs du festival, à qui nous avons dû transmettre par guide interposé nos cadeaux traditionnels liégeois, Tchantchès (très à propos ici) et chocolat Galler (à propos partout). Espérons qu’ils ont bien atteint leurs destinataires… DSC01935

Notre séjour à Tallinn se clôtura en beauté le lundi 30 autour d’un souper gastronomique (oui oui !) offert au TURLg par Monsieur Nicolaas Buyck, Ambassadeur de Belgique à Tallinn. Il nous avait déjà manifesté sa sympathie lors de notre premier séjour estonien en 2008, et il faut dire que l’homme n’a pas changé : la Belgique peut s’enorgueillir d’un Ambassadeur de choix. En le remerciant encore, nous lui souhaitons le meilleur pour l’après Tallinn.

Le mardi 31 matin, en route par bus (de ligne) pour Tartu, où nous attendait notre vieil ami Kalev Kudu. En réalité, il n’était pas pour rien dans notre invitation au Treff de Tallinn. Il était donc normal que nous poussions une pointe 190 km plus au sud, pour y jouer, le même jour à 19h30 au Théâtre Athena, là où nous avions déjà présenté, naguère, notre Fin de siècle sur l’île. Hélas, l’époque de l’année (examens) et le peu de temps passé à Tartu ne permit pas d’organiser une rencontre avec les étudiants de Clotilde Beckand, lectrice du WBI à l’Université (Tartu Ülikool) : espérons que ce n’est que partie remise. Le temps a toutefois suffi pour découvrir l’explosion démographique et la grande voracité des moustiques anthropophages estoniens du sud, et pour apprendre, par la même occasion, que la situation est pire encore en été en Finlande et en Laponie. Avis aux touristes : moustiquaires et produits répulsifs vivement conseillés ! Après une courte nuit « dévorante », nous repartions vers l’aéroport de Tallinn pour rentrer le soir à Zaventem, par vol régulier de l’Estonian Airlines.

Nous tenons à remercier encore tous ceux qui nous ont permis de réaliser cette belle tournée : les organisateurs du Treff de Tallinn, Kalev et son équipe de Tartu, et le WBI, tant du coté estonien, Reet Palis, que du coté belge, Frédéric Wauters.

Nos projets de collaboration avec l’Estonie vont se poursuivre pour les deux années à venir, notamment par le travail, de part et d’autre, sur un spectacle commun En plein mer de Slawomir Mrozek, dont la version estonienne sera présentée à Liège et la version liégeoise en Estonie dès l’année prochaine. Bon vent ! (Pour En pleine mer, c’est le cas de le dire…)

Robert Germay

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Actor's Café, Festival d'arts vivants, édition XV, Metz (Fr.) du 26 mai au 1er juin 2011

7 Juin 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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LES PHOTOS

La 15ème édition de l'Actor's Café vient de se tenir à Metz du 26 mai au 1er juin. Regroupant une quarantaine de manifestations sur 7 soirées, ce "festival d'arts vivants", ainsi qu'il se présente, fait appel à toutes les formes et toutes les forces artistiques de Metz et environs mais aussi de Nancy, Dijon, Sarrebruck et Liège.: théâtre bien sûr, -nous y étions présents avec notre "Citoyen Général" joué et de bonne tenue le lundi en plein air et en plein jour- danse, ateliers, improvisation, projections de courts-métrages, concerts, rock, chants, slam, musique électronique, performances audiovisuelles, et même spectacle contorsionniste,... (cf le site : http://le-tum.wikeo.fr)

 

Particularité frappante pour ce festival : nous avons souvent retrouvé les mêmes acteurs ou actrices dans des productions différentes, que celles-ci soient liées au Théâtre Universitaire de Metz (TUM) ou au Service Commun d'Action Culturelle (SCAC). Une preuve de la vitalité et de la diversité des activités proposées par ces deux institutions qui offrent sur le campus du Saulcy et à tous les étudiants de l'Université Paul Verlaine de Metz, une large palette d'animations culturelles auxquelles ils peuvent se frotter.

 

L'ensemble de l'organisation est, comme souvent Outre-Quiévrain, l'affaire des étudiants, en l'occurrence ceux du TUM. Régie technique, billetterie, bar, trésorerie, accueil des participants, annonces d'avant-spectacle,... tout est pris en charge par cette nombreuse équipe de bénévoles, y compris le catering, qui -et c'est pour cela que je le cite en dernier- aurait mérité un effort supplémentaire. Sans reproche aucun, svp!Nous savons ce que c'est que prendre en charge l'accueil d'un festival. Et si je me permets cette remarque, c'est juste en comparaison avec le travail de 'Maman' qui s'en était occupé l'année dernière et dont on nous avait tant vanté les mérites . A part cela, et ce n'est qu'un détail, merci à toute cette équipe dévouée. Merci aussi aux responsables du TUM, Sarah Helleringer et Nicolas Tisserand et à notre vieux compagnon de route, Alain Billon, directeur du service culturel et responsable de la programmation de l'espace Bernard Marie Koltès, Théâtre du Saulcy

 

Enfin, je m'y suis rendu moi-même du vendredi au mardi et y ai accompagné la joyeuse troupe du "Citoyen" (on s'y croirait à la Révolution) afin d'y rencontrer à nouveau nos partenaires du TUM dans le cadre de notre projet "Théâtre Universitaire de la Grande Région". Ce projet, que nous pilotons et qui verra son aboutissement chez nous début novembre 2011, regroupe également le TUN (Nancy) et le Théâtre Universitaire de Sarrebruck, où nous serons d'ailleurs du 8 au 12 juin pour leur festival "Grafiti" avec notre "Boulevard du Boulevard du Boulevard". Comme le signalent Sarah Helleringer et Matthieu Octave, respectivement Présidente et Administrateur du TUM, "L'ouverture sur la Grande Région commence réellement cette année à prendre son sens avec l'échange d'idées et de projets avec les autres théâtres universitaires de Belgique, Nancy, Sarrebrücken et du Luxembourg". Et c'est vrai, que grâce à nos contacts antérieurs menés dans ce cadre et bien sûr à la qualité de l'accueil que nous avons reçu, nous nous y sentions "chez nous"!

 

Et ce, d'autant plus que, passant sur une place bien animée, j'entends quelqu'un qui m'appelle par mon prénom... Isabelle Verhoeven d'Art&Fact! "M'enfin, qu'est-ce que tu fais là?"."et toi?" etc. etc.   Pour sa part, elle conduisait un groupe à Metz et environs pour une visite culturelle dont Art&Fact a le secret... Elle me parle de vitraux à voir... Voyez les photos, et les signatures (pour la deuxième, c'est un peu flou mais mieux connu à Metz!).

 

Une autre marque de la bonne présence de notre Alma Mater dans la Grande Région!

 

Alain Chevalier.

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Les Ados du TURLg au Club Ados de Levallois-Perret (F), 14-15 mai 2011

17 Mai 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

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LES PHOTOS

En 2010, le TURLg accueillait, pendant la semaine des "Kids", le Club Ados de Levallois-Perret (F) (voir notre article de l'époque sur le blog). Et Robert Germay exprimait le voeu que "ce premier pas soit suivi par d'autres...".

C'est ainsi que, le week-end dernier, l'atelier ados de Julien, poétiquement nommé T839A, se déplaçait à son tour pour rendre visite au groupe que nous avons reçu l'an dernier.

Le Club Ados de Levallois-Perret est installé au sein d'une des communes les plus riches de la proche banlieue parisienne, juste à côté de Neuilly, mieux connue du grand public. C'est dire si les autorités municipales ne lésinent pas sur les moyens accordés aux structures d'accueil : les crèches, écoles maternelles et primaires, les parcs publics et plaines de jeux, et les maisons de jeunes croulent sous un équipement qui, il faut le dire, a fait baver d'envie nos jeunes liégeois. Tout cela dans un environnement coquet, propre, fleuri, bref, bien sous tous rapports.

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a, parmi les habitants, que des amis du petit Nicolas ; le Club Ados a donc bien sa place au sein de cette communauté et fournit aux jeunes qui en font partie, l'occasion, non seulement de faire du théâtre, mais aussi de partir aux sports d'hiver (entre autres).

Photos-DD-0141.jpgDépart donc, pour nos douze p'tits belges, ce samedi 14 à 7 heures du matin, pour arriver sans encombre à l'Auberge de Jeunesse de Clichy vers midi. Après un pow wow rapidement mené pour répartir les groupes dans les chambres, nous sommes partis pour une après-midi de rapide visite à Paris. Heureusement, les catastrophes météorologiques annoncées ne se sont pas produites, et nous avons pu profiter d'une après-midi ensoleillée et chaude pour déambuler sur les Champs Elysées (avec repas au Quick, on est chauvin ou on ne l'est pas...), au Jardin des Tuileries, le long de la Seine vers l'île de la Cité, autour de Beaubourg et au Forum des Halles, où nous avons repris le métro pour enfin nous rendre vers notre destination finale. A Levallois, on nous attendait de pied ferme et la soirée d'accueil nous a permis de découvrir une autre troupe, composée d'adultes, celle-là, qui nous a fait partager des extraits de son dernier spectacle, suite de sketches autour du thème du révolver, mais traité à la sauce "humour décalé et second degré".

Après la culture, la nourriture ; la timidité du départ s'est vite envolée pendant le repas sympathique préparé par nos hôtes. Après la route, une après-midi de marche et une soirée bien remplie, nous avions bien besoin de recharger nos batteries, ce qui fut fait, non sans terminer la soirée par un peu de marche supplémentaire et non prévue : le chemin du Club Ados vers l'Auberge de Jeunesse était pourtant simple : "tout droit", nous avaient expliqué nos hôtes, mais nous avons quand même réussi à nous perdre, ce qui nous a valu une petite visite d'"Asnières by night"... sans y trouver le 22...Photos-DD-0122.jpg

Le lendemain matin, il était temps de travailler : répétition au théâtre, à la Maison de l'Enfance. Après un bon repas pizza, retour à la salle pour les derniers préparatifs, et à 15 heures, le grand moment était venu. Les ados de Levallois avaient "tracté" pendant la matinée à la grande brocante annuelle de la Ville, et avaient amené avec eux quelques amis du coin. Public pas très nombreux, mais actif et participatif, ce qui était essentiel pour le travail présenté (je n'en dis pas plus, venez le voir dans deux semaines au TURLg, il en vaut la peine). L'accueil fut enthousiaste, les acteurs contents de leur travail, et les responsables du TURLg aussi. Mission accomplie !

Il était temps déjà de se dire au revoir, non sans avoir partagé un petit goûter. La séparation ne sera pas bien longue, puisque les ados de Levallois-Perret nous rendront visite avec leur spectacle, que nous découvrirons, le samedi 28 mai, pendant l'après-midi des ados de Julien, qui se déroulera de 15 à 17 heures, au TURLg (voir le programme sur notre site).

N'hésitez donc pas à venir les applaudir !

 

Dominique Donnay

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Vilnius, 12e Forum international de Théâtres universitaires, 30.4-6.5.2011 (Traptautinis Universitetu Teatru Forumas)

9 Mai 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

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A peine rentré de sa tournée nord-américaine, notre Godot se retrouvait Balte à Vilnius, pour participer au 12e Festival organisé conjointement par l'Université de Vilnius, l'Université technologique Gediminas, et l'Association des Théâtres universitaires lituaniens. L'équipe fidèle et efficace de notre vieil ami Olegas Kesminas, la cheville ouvrière du Festival, nous attendait cordialement à l'aéroport pour nous voiturer à une résidence universitaire abritant aussi un cabinet d'urologie : c'était bon signe. Il est vrai que, sur la bonne douzaine de séjours que j'ai effectués les 20 dernières années à Vilnius, je dois avoir connu une dizaine de lieux d'hébergement différents. Changement d'herbage réjouit les veaux !

Le TULg a découvert la capitale lituanienne alors qu'elle était toujours menacée (littéralement) par les chars soviétiques en 1989. Nous l'avons connue alors grise et délabrée : elle est aujourd'hui pimpante et colorée. Si on mesure le développement d'une ville à la prolifération de ses hôtels haut de gamme, à la pléthore de Bancontacts, à l'inflation galopante des embarras de circulation automobile, à l'invasion de touristes - même jaunes -, au nombre de nouveaux buildings en verre et de PRIUS en route, alors on peut dire que Vilnius est en plein essor.DSC01331.JPG

Pour être arrivés le mardi 3 mai seulement, nous avons raté les spectacles de nos collègues lituaniens : le Théâtre Palepe, d'Olegas Kesminas, et le Théâtre Minimum, de Rimantas Venckus, tous deux des habitués de nos RITU liégeois ; et c'est une troupe bien connue aussi de nous, Liégeois, celle de l'INSA (Institut National des Sciences Appliquées) dirigée à Lyon par Françoise Odin (membre du comité exécutif de l'AITU) et mise en scène ici par Davyd Chaumard, qui ouvrait, pour nous, les festivités le même soir. Elle était suivie par une troupe russe, "Sacramentum" de l'Université du Textile à Moscou. Voilà qui me donne l'occasion de rappeler que pas mal d'universités technologiques servent le Théâtre Universitaire un peu partout dans le monde, de Haïfa à Moscou en passant par Vilnius, Lyon ou l'Amérique latine...

Notre Godot presta le 2ème jour, mercredi 4 à 19 hrs, dans la vénérable (1579) salle de théâtre de la non moins ancienne Alma Mater Vilnensis, suivi du Théâtre SKT "Najana" de Czestochowa (PL) à 21 hrs au même endroit. Une 3ème troupe lituanienne, le théâtre "Kinetic" de l'Université de Vilnius, dirigée par Andrius Pulkauninkas, présentait, le jeudi 5, un spectacle que nous venions de voir tout récemment à Valleyfield (Québec). Pour rappel, son directeur a présenté un solo de danse (L'arbre) à notre RITU 22 en 2005, à Liège. Le monde du TU est décidément petit. Du Feydeau donné par le Théâtre 2000, de Lyon également, mais non-universitaire celui-ci, clôturait la soirée au Teatras Lélé, une salle bien connue du TURLg, qui s'y est déjà produit quelques fois les dix dernières années. Il faut dire que nous avons déjà joué un peu partout à Vilnius, dont deux fois même en plein air à deux endroits différents de la ville. Une quatrième troupe lituanienne, le Théâtre "Studija 44" de l'Université technologique (encore!) de Kaunas cette fois, ouvrait en la salle de l'Université la soirée du ve. 6, qui allait se terminer au Théâtre Lélé par la prestation d'une troupe plus "exotique", le Groupe Théâtral Sayeh d'Iran.

La journée du samedi fut parfaitement stakhanoviste : des bus emmenèrent, de 10 à 19 hrs, tous les festivaliers sillonner les alentours de Vilnius, dans un rayon de 50 km, de ruines en châteaux en reconstruction dont la région est bien fournie, avec, à chaque halte, des interventions théâtrales adaptées aux lieux et présentées par des groupes mixtes d'acteurs lituaniens, russes et français : cette action était en fait le résultat d'un projet européen défendu par les organisateurs. Pour être complet, citons les différentes étapes : Abromiskès, Uzutrakis, Traku Voké et Kairenai. Un pause dîner nous permit de re-voir le fameux château de Trakai, une des curiosités touristiques à mi-chemin de Kaunas. La clôture officielle du festival eut lieu à Kairenai, dans le  jardin botanique de l'Université de Vilnius.

Bref, une semaine bien remplie, par une météo alternant pluie et soleil, mais avec une température qui ne dépassa jamais les 10 degrés Celsius... quand notre Campine frisait les 30° ! Y'a pas de justice.

Nous, Vincentas Canuetos, Davidas Zapicos, Renaudas Minetis et Robertas Germai, remercions vivement Olegas et toute son équipe pour leur accueil, toujours aussi chaleureux, en espérant que notre longue collaboration n'en restera pas là.

Nous remercions aussi tout particulièrement Wallonie-Bruxelles International (WBI) qui, grâce à ses accords bilatéraux avec la Lituanie, a pu prendre en charge nos billets d'avions. Par parenthèse, Le Joueur de flûtes'envolera dans deux media0134183_media_1.pngsemaines vers un autre pays balte, l'Estonie, pour se produire à Tallinn et à Tartu, et ce sera, là aussi, avec l'aide du WBI. Deux fois merci, donc.

Robert Germay

PS : le Président fondateur de l'AITU regrette que, en 6 jours, il n'ait pas pu échanger, ne fût-ce qu'un regard, avec le nouveau président de l'Association des Théâtres Universitaires lituaniens, Atas Zvirblys, fraîchement élu successeur de Rimantas Venckus. C'eût été une belle et rare occasion de faire connaissance. Quand on sait qu'Olegas Kesminas, coorganisateur du Festival est, depuis 2010, membre du Comité Exécutif de l'AITU, cela paraît pour le moins étonnant. Mais le sait-on en Lituanie même ? La prochaine fois ? Car c'est toujours un plaisir de jouer à Vilnius...

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Godot en Amérique ou : des chutes du Niagara aux chutes de neige du Québec, sa. 16 - di. 24 avril 2011

3 Mai 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Les photos

L'an dernier, en avril, des cendres volcaniques islandaises avaient cloué au sol notre Godot, l'empêchant de s'envoler vers le Québec pour participer, pour la énième fois, aux 14e Fêtes Théâtrales du Suroît. A quelque chose, malheur est bon, puisque ce délai nous a permis d'ajouter une destination à notre périple nord-américain : Buffalo, NY, USA, où nous avons présenté Le Dernier Godot, de Matéi Visniec. C'était déjà à l'occasion d'une tournée québecoise que, en avril 2000 (comme le temps passe !), le TULg (il n'était pas encore Royal) "découvrait" les États-Unis en allant présenter sa Communication à une académie de Kafka à l'Université de New-York à Buffalo (UB). Et notre hôte était déjà alors Maria Horne, professeur à l'UB, fondatrice du programme d'échange artistique et culturel international (IACE) de son Université et vice-présidente de l'AITU. Nous la remercions encore pour son invitation et surtout pour son accueil si chaleureux. Nous la félicitons aussi pour l'énergie qu'elle a dû déployer pour nous amener, le lundi 18 avril à 17 heures 30, un public de quelque 300 personnes, majoritairement des étudiants anglophones, dont des classes étudiant le français. Une vraie prouesse par ce temps de neige. Un jeune public manifestement conquis, si on en juge par les applaudissements et, surtout, par la sympathique discussion organisée à l'issue de la représentation avec de nombreux spectateurs très intéressés, et en présence du nouveau président de l'UB qui prenait ses fonctions précisément ce jour-là.

Jean Deshayes, un journaliste québécois présent à la séance a fait écho de cette mémorable séance dans les colonnes de son journal ("Le Régional", Hamilton-Niagara), parlant de "salle comble" de "mise en scène habile et très belle performance des comédiens", de "spectateurs comblés : beaucoup d'étudiants, de professeurs et autres amateurs de théâtre formant un auditoire très attentif", et pour lesquels "on a même dû ajouter une rangée de chaises pour accommoder les derniers spectateurs". Dernière citation : "Un beau moment de théâtre et de belles découvertes francophones étaient au rendez-vous pour cette soirée qui mettait en valeur la richesse culturelle de la langue française".

Il faut bien le dire : si ce n'est pas évident d'aller présenter ainsi un spectacle en français sur les rives du Niagara, il n'est pas moins hardi, voire téméraire, de l'y inviter ! Encore chapeau bas pour Maria Horne d'avoir osé, et d'avoir si bien rempli sa salle en notre honneur et pour notre plaisir. Celui-ci fut rencontré aussi par un peu de tourisme "classique" : un petit saut aux fameuses chutes du Niagara toutes proches, qui valent toujours le détour, même par le froid de canard qui nous y attendait... avant la neige.

Pour clore ce "chapitre" Buffalo, savez-vous d'où vient le nom de cette ville ? Non, comme on pourrait le penser, de celui du bovidé célèbre dans les westerns : il n'y en a pas dans la région... Il paraîtrait que des Français du Canada, s'extasiant sur la beauté de la rivière Niagara, se seraient écrié : "Beau fleuve!". Ce serait cette exclamation qui, déformée phonétiquement, aurait donné "Buffalo". Étonnant, mais plausible, ma foi, avec ces Ricains...

Si Air France nous a déposés à Toronto, c'est parce que là, nous attendait une Chevrolet Impala canadienne, mise gracieusement à notre disposition par le généreux Jean-Marc Larrue, de Valleyfield, premier instigateur, en fait, de ce périple américain. Car, après cette escale à Buffalo, nous prenions la route le mardi 19 avril pour gagner le Québec, première raison de ce beau grand voyage.

Après Lovely Rita (Montréal, Sherbrooke, 1989), Le Projecteur réparé (Montréal, Québec, 1993), En Pleine mer (Les 2 versions : hommes et femmes, Valleyfield, Québec, Trois-Rivières, Montréal, 1995), Communication à une académie (Buffalo - EU. -, Valleyfield, Québec, Montréal, 2000), Si tu m'aimes (Valleyfield, Québec, 2001), Poivre de Cayenne (Valleyfield, Québec, Trois-Rivières, 2009), notre Dernier Godot est donc la 7e production du TURLg à visiter la Belle Province (pour plus de détails, voyez l'article du mardi 5 mai 09 en page 4 de notre blog, rubrique "Tournées , où je retraçais déjà sommairement notre histoire québecoise.)

Après onze heures de route, donc, par cette merveilleuse journée ensoleillée du mardi 19 avril 2011, nous arrivions à Québec, où nous attendait notre vieil ami Luis Thénon, professeur de théâtre à l'Université Laval, et fondateur du LANTISS (Laboratoire d'analyse des nouvelles technologies de l'image, du son et de la scène, inauguré en 2004), où nous devions jouer le lendemain, mercredi 20/4 en soirée. (Sur notre longue amitié avec Luis Thénon, voir aussi notre blog, rubrique « Dans le rétroviseur »).

Verre(s) de retrouvailles et souper pâtes (excellentes) chez Luis, puis arrivée à notre auberge 5 étoiles, la résidence (propriété de la Région Wallonne) du délégué Wallonie-Bruxelles International (WBI) à Québec, Monsieur Charles Houard... qui nous attendait de pied ferme depuis 2010, le pôvre...

La journée du mercredi fut consacrée au montage en la salle du LANTISS, où nous accueillait Robert Faguy, successeur de Luis Thénon à la direction du Laboratoire. Pendant que Renaud commençait le montage avec un sympathique technicien du cru, Beckett (Vincent) et Godot (David) s'aventuraient pour un tour de ville - qu'ils découvraient - sous la conduite du Chef... en pleine tempête de neige, aussi violente qu'inattendue. Il faut voir les Québécois rouler sur 20 cm de neige dans l'incessant ballet des chasse-neige ! Impressionnant !

La représentation du soir se déroula parfaitement, devant des spectateurs, certes, peu nombreux (le même nombre que le nombre de centimètres de neige), mais, comme il n'y avait que 25 sièges, la salle était en fait bondée, et l'intéressante discussion qui eut lieu après le spectacle avec ces élèves de Luis, prouva que la qualité du public compensait la quantité.100_3129.JPG

La soirée se terminait chez Monsieur Houard autour d'une table bien garnie par sa charmante épouse.

Le jeudi matin, c'est sur une route encore enneigée, mais bien dégagée par les compétents services de voirie locaux, que notre Impala de concours nous emmenait vers Valleyfield. Une petite visite touristique de la ville et de son vieux port sous un soleil radieux nous démontra, une fois de plus, que le climat québécois est capricieux. Et quelques embouteillages (dignes du ring de Bruxelles aux heures de pointe) plus tard, nous arrivions en fin d'après-midi à Salaberry-de-Valleyfield, but ultime de notre voyage,.

Avec Jean-Marc Larrue, grand organisateur du festival de Valleyfield, nos liens sont aussi de longue date : aux alentours de 1990, première rencontre à un colloque de la FIRT organisé à Glasgow par le regretté Claude Schumacher. Puis présence régulière de Jean-Marc aux RITU de Liège préparatoires au Congrès Mondial de 1994, qui fonda l'AITU (Association Internationale du Théâtre à l'Université). Depuis lors, nos relations n'ont fait que croître, et Jean-Marc de me succéder en 2008 (Congrès de l'AITU à Puebla) à la présidence de l'Association. Pour leur 15e anniversaire, cette année 2011, les "Fêtes théâtrales du Suroît" (le Suroît est la régions de Valleyfield), au début purement nationales, ont décidé de se rebaptiser en "Fêtes Internationales du Théâtre", consacrant ainsi le développement qu'elles ont connu ces dernières années.

Si naguère, nous avons été parmi les premières - voire la première ? - troupes étrangères à y participer, aujourd'hui, et depuis plusieurs années, on y rencontre des hôtes d'Allemagne (Fellbach, Konstanz), de France (Grenoble, Lyon, Rennes), du Mexique et de Colombie (Manizales), de Lituanie (Vilnius), des USA (Norfolk)... Cet élargissement international n'a en rien altéré le caractère festif de l'évènement qui anime pendant 6 jours la ravissante ville de Valleyfield en ce début de printemps québécois. Merci encore à Julie et à son équipe.

Le vendredi 22 avril à 19h., nous présentions donc notre Dernier Godot dans une salle Albert Dumonchel bien remplie, devant un public réceptif et enthousiaste.

Notre dernière prestation s'est enfin déroulée le samedi 23 à 21h30 par la représentation de ce qu'il est convenu d'appeler le Projet Leicester, à savoir une coproduction TURLg-Troupe du Collège de Valleyfield. Cette opération avait été décidée au Congrès de l'AITU à Leicester (2010) : elle mettait en scène en parallèle le Godot liégeois, et une adaptation du Godot de Beckett avec deux jeunes comédiennes du Collège, dirigées par Jean-François Boisvenue. Réalisé à distance (téléconférences), ce montage bilatéral (c'est le cas de le dire) avait été présenté en avant-première en ouverture de RITU 28 à Liège, et il connut son aboutissement définitif ici, à Valleyfield. Une expérience jouissive et enrichissante, ma foi, et bien dans l'esprit de l'AITU et de son réseau international.

Le dimanche 24 avril, un vol KLM nous ramenait, fourbus mais contents, de Montréal cette fois, vers Liège, via Amsterdam et... la gare d'Anvers, patrie de ce bon Bart.

Pour clôturer ce - long - "rapport", remercions encore tous ceux qui ont aidé à la réussite de cette belle tournée, tant à Buffalo qu'à Québec ou Valleyfield. Nous rentrons au pays avec une promesse faite à (extorquée par ?) Jean-Marc, de revenir l'an prochain avec notre fameux mais feu Karl Valentin, Le Projecteur, réparé... ? Va falloir s'y mettre, calice ! Debout les morts !

 

Robert Germay

 

PS : 1. Nous n'avons pas pu éviter la traditionnelle contredanse pour parking à Montréal

2. Ni non plus les désormais récurrentes taxes pour surplus de bagages, ces nouvelles amendes que ponctionnent aujourd'hui allègrement tous les avionneurs sur leur bétail transporté. Il sera bientôt impossible de voyager avec plus d'un bouquet de fleurs artificielles comme décors et accessoires... Quand je pense que Godot s'envole bientôt pour Vilnius, et Le Joueur de flûte pour l'Estonie... Et que dire de Fin de siècle sur l'île en Colombie en octobre prochain ? En pédalos ?

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Visite éclair à Belgrade, 17e Festival International de Théâtre Académique, 3-12/4/2011

14 Avril 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Les photos

Comme souvent au TURLg, grand voyageur s'il en est, les premiers contacts avec Belgrade ne furent pas établis en ex-Yougoslavie, mais dans les années 70 déjà en Autriche, au Festival de Bad-Radkersburg, où se produisit à plusieurs reprises le Théâtre des Germanistes Liégeois, qui y sympathisa avec le Teatar Levo de Belgrade, dirigé par le mémorable Milan Vukotic. Il était assez normal, dès lors, que cette troupe fût parmi les happy fewinvitées à inaugurer notre tout premier RITU (alors encore FITU) en 1983. Elle s'y produira encore en 84 et 86. Et c'est précisément en 1986 que le TULg cette fois, croisait la route d'un autre théâtre universitaire yougoslave, le SKUC de Zagreb, emmené par Milana Bros : le TULg présentait son Erasmeà Heidelberg, lors des célébrations du 400e anniversaire de la fameuse université. Ici aussi le contact fut excellent, puisque le SKUC de Zagreb participait à RITU 4 en 1987, et que leTULg allait présenter son Erasmel'année suivante à Zagreb et à Belgrade. Il y retourna encore avec 3 productions dans une même foulée et un même autocar (Le Projecteur réparé, Passion et Loverly Rita) en 1990, quelques semaines avant le début des tristes hostilités qui allaient déchirer la Yougoslavie pendant longtemps.

Depuis lors, les échanges se sont poursuivis tantôt avec la Croatie, tantôt avec la Serbie : c'est ainsi que Dominique Donnay et Robert Germay étaient invités, en observateurs, au 17e Festival International de Théâtre Académique à l'Université de Belgrade, par Vladimir Cvejic, rencontré par nous successivement aux festivals de Minsk (Belarus, 2009) et de Pécs (Hongrie, 2010).

Notre séjour fut bref (du ma. 4 au je. 7 avril) mais intense et fructueux. Nous avons ainsi découvert un lieu théâtral et culturel très actif et fort proche de ce que nous faisons à Liège, puisque le "Théâtre académique Branko Krsmanovic" est un théâtre universitaire ouvert à tous et à toutes les facultés. Ca fait du monde, puisque Belgrade compte 100.000 étudiants pour une ville de plus de 2 millions d'habitants. Sous la houlette de Vla2011.04.-University7.JPGdimir, les étudiants de l'Akademsko Pozoriste se montrent extrêmement dynamiques et volontaires et pratiquent un théâtre de très bonne qualité, régulièrement courroné par des prix dont les festivals de l'ex-Est ont le secret. Nous avons pu rencontrer l'organisatrice du prochain festival de théâtre universitaire (distinct de celui de l'Akademsko Pozoriste) qui se déroulera en novembre prochain à l'Université de Belgrade, et où nous sommes déjà invités. Et une rencontre organisée avec le Recteur de l'Université de Belgrade nous permit de constater l'intérêt que celle-ci porte à son théâtre académique Branko Krsmanovic, qui fêtera son 90e anniversaire en 2012. Le Recteur, Prof. Dr. Branko Kovacevic, s'est engagé à soutenir largement cette célébration, à laquelle nous serons aussi conviés. 

Outre des troupes de Belgrade, de Serbie (Nis, Kragujevoc) et du Kosovo (Mitrovica), le festival accueillait des hôtes de Pécs (Hongrie) et de Sofia (New Bulgarian University). Nous nous accordons en tout cas à dire, des quatre spectacles que nous avons pu voir, qu'ils se caractérisent par un excellent jeu d'acteurs qui témoigne d'une bonne formation au théâtre d'une part, et, d'autre part, d'un enthousiasme et d'un engagement manifeste de ces jeunes comédiens/ennes. Et l'accueil efficace et chaleureux que nous ont réservé, pendant tout le - trop - court séjour, les Milena, Dragana, Daniel et autres Nicolas, ne fait que confirmer cette - bonne - impression. Photos-DD-0419.jpg

Nous espérons que Vladimir Cvejic, qui a participé en mars dernier à RITU 28 en observateur, pourra venir au prochain RITU 29 (2012) avec un de ses spectacles.

Quant au TURLg, il ne demande qu'à pouvoir répondre, en échange, à leurs invitations...

Robert Germay

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Angers, Festival International de Théâtre universitaire, « De cour à jardin », 4e édition, 21-31 mars 2011

4 Avril 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Pour y avoir joué à plusieurs reprises depuis 1983 – déjà ! - à Nantes, Cholet et Rennes, le TURLg ne découvrait pas cette fois-ci cette belle région de France, mais Angers ne figurait pas encore dans la mémoire de son GPS de tournées.

C'est maintenant chose faite depuis que la Direction de la Culture de l'Université d'Angers a eu la bonne idée de nous inviter à son Festival.

Ainsi donc, le dimanche 27 mars 2011, l'équipe du Dernier Godot de Visniec, composée de Vincent Beckett, David Godot, Renaud la Régie, et Robert le Chef, gagnait le pays de Maine et Loire sous un soleil de bon augure. Le déplacement se fit en deux vagues : David et le Chef par la route, et, répétitions de Kafka à Liège obligeant, l'autre moitié de la troupe goûtait aux joies du TGV... plus rapide que notre bolide Avis, au demeurant...

Une équipe de choc nous attendait de pied(s) ferme(s), au sympathique Espace culturel de l'Université, allée François Mitterrand. Elle était composée, e.a., du Directeur de la Culture, Jean-Charles Birotheau, du Programmateur artistique, François Legrand, et de Justine Gassier, stagiaire en communication, sans oublier Simon et Pierre, techniciens du lieu. Etre accueilli par une bière et/ou du rouge, ça vous requinque un Turlgien en moins de deux. L'arrivée à l'Ethicétapes du Lac de Maine, un centre d'hébergement en pleine nature et pourtant en bordure d'Angers, nous permit de tâter encore de l'accueil angevin en débarquant au beau milieu d'une guindaille célébrant, fort joyeusement et très à propos pour nous, la victoire d'une fraîche émoulue Conseillère départementale du PS. Ouf ! Ça ne sentait pas la marine... Ces agapes impromptues eurent pour effet de hâter – si l'on peut dire – la venue d'un sommeil réparateur.

Notre spectacle étant prévu à 21 heures, la journée du lundi 28 se passe à le préparer dans une très agréable salle, petite (107 places) mais confortable et bien équipée, avec l'aide de techniciens aussi efficaces que décontractés... L'ovation chaleureuse que la salle comble prodigua au spectacle et les commentaires élogieux des organisateurs et des membres du jury (eh oui, il y avait un jury !) semblent montrer que notre « Godot » n'était pas le dernier... D'ailleurs il s'envole dans deux semaines pour les Etats-Unis (Buffalo) et le Canada (Québec et Valleyfield).

De national qu'il était à l'origine, le Festival « De cour à jardin » vient de passer à l'international pour cette 4e édition. Au programme, en effet, outre des troupes hexagonales (Angers, Montpellier, Pau, Toulouse, Montreuil), Liège et Syracuse (Sicile) constituaient le volet étranger.

Le mardi soir, nous avons pu apprécier le beau travail d'école presté par l'Istituto Nazionale del Dramma Antico Fondazione Onlus (L'INDA) avec l'Antigone de Sophocle.

Hélas, les contraintes de la création du Procèsde Kafka par le TURLg en fin de semaine, nous contraignaient à prendre la route du retour dès le mercredi matin. Ce qui – c'est un comble – nous faisait rater Le Procèsdu même Kafka, présenté ce soir-là par la bien connue Académie Internationale des Arts du Spectacle (AIDAS) de Montreuil, dirigée par Carlo Boso, grand-maître de la Commedia Dell'Arte, ainsi que L'Ile aux esclaves de Marivaux, deux spectacles dont nous attendions beaucoup... C'est la vie...! Pour plus de détails sur la programmation, voir le site du festival.

Ce séjour angevin fut donc – trop – bref, mais fructueux, puisque la volonté, affermir cette nouvelle relation entre nos deux institutions semble manifeste de part et d'autre, et que les possibilités de la développer encore furent clairement évoquées pour l'avenir.

D'ores et déjà, des observateurs de la Direction de la Culture de l'Université d'Angers sont invités à notre prochain RITU 29 (29/2-1/3/2012), et la possibilité d'une visite du TURLg à Angers en saison devrait être envisagée incessamment.

En tant que Président du TURLg, je me réjouis d'avoir ainsi découvert un nouveau contact intéressant pour nos troupes, mais aussi en tant que Président fondateur de l'AITU/IUTA, je suis heureux de voir naître un intéressant festival international de Théâtre universitaire en France.

Il est en bonne voie, merci.

Robert Germay

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