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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

tournees

4ème Edition du Festival International du Théâtre Universitaire de Tanger, 7-11 décembre 2010

11 Janvier 2011 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Les photos

En ce début d'année 2011, et en en profitant pour vous adresser tous mes vœux de réussite pour 2011, il est temps que je vous fasse part de ma participation à la quatrième édition du Festival de Tanger, organisé du 7 au 11 décembre 2010 par l'ENCGT (càd l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Tanger) grâce à l'aimable invitation de son Secrétaire Géneral M. Tahar El Qour, que nous avions eu le plaisir d'accueillir à notre RITU 27.

Particularité importante du Festival de Tanger, son organisation est entièrement prise en charge par les étudiants de l'école, ce qui leur donne un terrain d'application directe pour un stage de management culturel. Joyeuse équipe (voyez sur les photos) toujours disponible pour rendre votre séjour le plus agréable possible. C'en fut le cas pour moi et que toute l'équipe en soit  félicitée et remerciée! Avec, bien sûr, les petits couacs que nous connaissons tous : l'organisation d'un tel festival n'est pas une mince affaire, surtout au Sud de la Loire comme nous aimons à le dire.

Si Tanger fut pour beaucoup d'artistes et d'écrivains occidentaux une porte d'entrée mythique vers la Méditérrannée et l'Orient, le Festival de l'ENCGT fut surtout pour moi une précieuse ouverture sur le monde arabe du théâtre. Avec comme thème « Ravivons la flamme du théâtre!», 10 spectacles au total étaient proposés (du Maroc (6) ou d'ailleurs : Syrie, Lybie, Irak et, seul pays européen, d'Espagne), une table ronde sur les enjeux du théâtre universitaire marocain, ainsi que des cérémonie d'hommage à des personnalités du théâtre marocain, .

Je vous propose de continuer avec le reportage photo que j'ai réalisé 'pour le plaisir des yeux' comme ils aiment à le dire là-bas.

Le-socco.jpg

En commençant avec la photo panoramique du légendaire Grand Socco dans la Medina (cherchez l'erreur) et entre scènes d'attente, de présentation et de repas du cru, suivez le guide :

-soirée d'ouverture sous les feux des caméras, l'actrice Naima El Mcherqui et l'acteur Mohamed Eljam.

-Premier spectacle : Al Hachim de l'ENCGT, puis scènes d'attente et de présentation du cru...

-Légende d'une amoureuse par l'Ecole Nationale des Sciences Appliquées de Tanger;

-la table ronde avec votre serviteur... en français dans le texte

-Est-ce que vous avez froid ?de la troupe de l'Université Misurata de Libye

-Pus des chevaux, des costumes nationaux, une foule : on attend (j'ai attendu deux heures) le passage du Roi sur le boulevard, passage rapide en une minute et qu'on ne photographie pas!

-Zwölf par l'Université de Grenade, Espagne;

-Intus et Incute par l'ENCG d'Agadir;

-Les Femmes de Lorca, par l'Université Albaath de Homs en Syrie;

-Les filles d'un conteur par l'Université Hassan II de Casablanca;

Là, un petit stop sur ce Monsieur barbu accompagné de sa femme, avec qui j'ai passé de longs moments d'amitié. Il était invité spécial du festival : voyez la carte du CICR. M Benbouker a passé 24 ans en captivité du Front Polisario.

Puis Invitation Officielle par l'Université Hassan II de Casablanca et le dernier spectacle : Remote Control de l'Université Almoussel d'Irak sur les guerres en Irak et la situation actuelle.

Pour finir sur la cérémonie de clôture et la remise des prix (Grand Prix du Festival, Meilleure interprétation masculine, féminine, mention spéciale, meilleure scénographie, etc. J'en passe et des meilleurs).

 

Alain CHEVALIER

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"Poivre de Cayenne" au 8e Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs (Hongrie) - 4-7 nov. 2010

18 Novembre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

DSC09262.JPG Nos photos

Les photos officielles du festival

English below

Suite heureuse des contacts pris début de cette année 2010 grâce à l'opération « Liège, Vitrine des capitales européennes de la culture », et qui avait vu la présence de deux observateurs du TU de Pécs à notre RITU 27, notre troupe est devenue l'espace de 4 jours le « Liège-i Kiralyi Egyetemi Szinhaz » (TURLg en hongrois au cas où...) en participant avec « Poivre de Cayenne » au 8e Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs, bénéficiant pour ce faire de l'aide financière du GRE-Liège (Groupement de Redéploiement Économique du Pays de Liège ). Merci à ce dernier et à notre Echevinat de la Culture! Nous avons pu ainsi répondre à ce nouvel échange que nous considérons comme important en nous y rendant « en force » tous les trois : le chef, Dominique et moi-même en plus de l'équipe.

8ème festival, certes, mais en fait, première édition internationale!, les sept éditions précédentes étant exclusivement nationales, ce qui témoigne en soi de la vitalité du théâtre universitaire magyar!

Cette année, ce Festival s'ouvrait aussi, en plus des groupes « locaux » participants (de Budapest, Debrecen, Veszprem, Pécs,Temesvar...), à des troupes étrangères venues de Roumanie, de Serbie, de Pologne, de Bulgarie, d'Italie et de... Liège bien sûr.

DSC09286.JPGEn tout, 3 jours pleins, avec 13 représentations de spectacles très diversifiés, comme toujours dans les festivals qui nous occupent : créations collectives, travaux sur le répertoire, danse,... le tout se terminant le dimanche 7 par une remise des prix (on n'y coupe pas toujours!), ma foi assez diversifiés et au-delà des sempiternels « Prix du meilleur acteur », « Prix du meilleur spectacle »..., les membres du jury les ayant eux-mêmes déterminés. Des difficultés de traduction ne nous ont malheureusement pas permis de les « décoder » tous!

Notre Poivre de Cayenne ne fut pas en reste : nos deux comédiens, Pierre et Bruno, reçurent en effet le prix de la « Coopération dans le jeu ». Enfin, en hongrois : « a magas szinvomalu osszjatakert »... (si quelqu'un peut nous aider pour le hongrois?). Qu'à cela ne tienne, prix ou pas, ce qui nous importe, reste toujours l'accueil du public pendant le spectacle et les commentaires à l'issue. J'étais moi-même spectateur et ai pu de visu observer les réactions attentives de la salle : notre spectacle fut sans conteste apprécié et nos deux artistes, chaudement félicités.

DSC09323.JPGQuant à notre séjour, en plus de l'atmosphère très douce, à la fois architecturale et météorologique, de cette Capitale européenne de la Culture, nos hôtes nous avaient réservé un accueil sans faille tant sur le plan de l'hospitalité que sur le plan technique. On ne tient assurément pas huit éditions successives d'un festival sans recevoir ses hôtes dans les meilleures conditions. Merci à l'équipe organsatrice, Janos Mikuli, Toth Andréas, et à Katalin, notre guide qui a veillé à rendre notre séjour agréable et aisé, ainsi qu'à Renata Paszto qui était venue à Liège et a assuré les liens avec une constante bonne humeur

Une participation qui s'ajoute donc à nos 7 présences précédentes sur le sol hongrois. Pour rappel : Le Projecteur réparé à Budapest en 1990, En pleine mer en 2000 et Si tu m'aimes en 2001 à Debrecen et nos quatre participations à Szeged (2008 : Calling you; 2009 : Poivre de Cayenne et Le Citoyen général et 2010 :Communication à une académie).

 

Alain Chevalier

 

Cayenne Pepper at the 8th International University Theater Festival, Pécs, 4-7 nov. 2010

 

Following successful contacts made earlier this year 2010 through operation "Liege, showcase of the European capitals of culture" which had welcomed two observers of the Pécs university theatre to our RITU 27, our company has become, during 4 days, Liege-i Kiralyi Egyetemi Színház (TURLg in Hungarian - just in case ...) participating, with Cayenne Pepper, to the 8th International Festival of University Theatre of Pécs, benefiting for this of the financial assistance of GRE-Liège (Group of Economic Redeployment of Liège). Thanks to them and to our Deputy Mayor of Culture! We were able to realize this new exchange which we consider important by being all three present : the Chief, Dominique and myself in addition to the team.
8th festival, certainly, but in fact the first international edition!, The seven previous editions being purely national, which in itself reflects the vitality of magyar university theater !
This year the festival also welcomed, in addition to the "local" groups (Budapest, Debrecen, Veszprem, Pécs, Temesvar...), foreign troops from Romania, Serbia, Poland, Bulgaria, Italy and ... Liège of course.
In all, 3 full days, with 13 performances of various shows, as always in the festivals that we visit : collective creations, work on the repertoire, dance, ... all ended Sunday 7 by an awards ceremony, with fairly diversified awards, beyond the endless "Best Actor", "Best Performance »..., awards which the members of the jury had named themselves. Difficulties of translation have unfortunately not allowed us to understand them all!
Our
Cayenne Pepperwas not left out: the two actors, Peter and Bruno, in fact, received the award for "Cooperation in the acting." Finally, in Hungarian: "a magas szinvomalu osszjatakert" ... (If anyone can help for Hungarian?). Never mind, prices or not, what matters to us, is still the reactions of the audience during the show and their comments at the end. I was a spectator myself and was able to visually observe the reactions of the attentive audience: our show was undoubtedly appreciated and warmly greeted.
As for our stay in the very soft atmosphere, both from architectural and meteorological point of view, of this European Capital of Culture, we have enjoyed a flawless welcome from our hosts. You certainly do not have eight successive editions of a festival without receiving guests in the best conditions. Thank you to the team of organizers, Mikuli Janos, Toth Andreas, and Katalin, our guide, who made sure to make our stay enjoyable and easy, and to Renata Paszto who had come to Liège in february and made the link with our hosts with constant good mood.
This participation adds itself to our seven previous appearances on Hungarian soil. (
The Repaired Projector in Budapest in 1990, In High Sea in 2000 and If you Love me... in 2001 in Debrecen and four participations in Szeged (2008: Calling You, 2009: Cayenne Pepper and Le Citoyen général, and 2010: Report to an Academy).

***

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Cracovie, Journées du Théâtre francophone, 25-29 octobre 2010, ou quand le TURLg casse les cailloux à Jean-Paul (II)

10 Novembre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Photos-DD-0382.JPGLes photos

En avril 2008, le TURLg participait, avec Communication à une académie, au 17e Festival de théâtre francophone organisé à Cracovie par l'Institut Français, sous la direction artistique de Christophe Blonski. Pour n'avoir quasiment raté aucune édition depuis la création de cette importante manifestation, le TURLg pouvait se considérer comme un vieil habitué. La déception d'apprendre que cette 17e édition serait la dernière, ne pouvait que nous mettre la larme à l'œil.

Heureusement, Kzrysztof Blonski a tenu la promesse faite à cette occasion, et, dès 2009, il relançait des "Journées de théâtre francophone", en format réduit (restrictions budgétaires hexagonales obligent), en présentant, sur deux jours, un spectacle étranger (l'INSA de Lyon, en l'occurrence) et un spectacle de sa propre troupe, le Théâtre de l'Entr'acte (Cracovie).

Cette année 2010, c'était au tour du TURLg d'y participer, cette fois avec Poivre de Cayenne de René de Obaldia. (Pour la petite histoire, le même spectacle, dans une autre distribution, avait déjà été invité il y a trois ou quatre ans, mais il avait déclaré forfait, sur place même, pour cause de maladie aussi inopinée que malvenue et saugrenue d'un de nos acteurs... Ambiance!). Cette fois, l'équipe actuelle - Pierre et Bruno - assura avec maestria, deux représentations le mercredi 27/10, à 18 et 20 heures. Belle performance pour une pièce aussi "physique". Le public - nombreux - sembla fort apprécier. Parallèlement, le Chef et Pierrot assuraient les mardi 26 et jeudi 28 matin, deux heures d'animation, respectivement pour les chères petites têtes blondes du Lycée bilingue n°17, à la demande d'Élodie Caillau, lectrice du WBI (Wallonie-Bruxelles-International) en poste à Cracovie, et pour les étudiants de 2ème Bac de l'Université Jagellone, où officie Marie Dehout, sa collège du WBI. Merci pour leur bon accueil.

Pour sa part, Janette Blonska présentait le ma. 26, deux fois également, la dernière production du Théâtre de l'Entr'acte, Une locomotive folle de l'auteur polonais sans doute le plus déjanté, Stanislaw Ignacy Witkiewicz (Witkace, pour les intimes), dont le TURLg a monté, en 1983, un mémorable Velleytar (Gyubal Valhazar), traduit par Alain Van Crugten, qui, lors de la création à Liège, ne manqua pas d'être étonné par notre très personnelle adaptation... Cette folle locomotive entrera d'ailleurs en gare de RITU-Liège, la première semaine de mars 2011. Qu'on se le dise.

Pour plus de détails sur l'histoire des relations TURLgo-Cracoviennes, je renvoie le lecteur à notre blog du lu 24.4.2008 (http://turlg.over-blog.fr/article-18731797.html). Je rappellerai seulement ici, pour le plaisir, que nos contacts avec la Pologne remontent - déjà - à 1980, suite à une invitation du Teatr TAM, dirigé par Tadeusz Gawel (aujourd'hui émigré de longue date aux États-Unis), et que, suite à une longue interruption due aux troubles politiques locaux de l'époque, le relais fut pris, en 1985, par - déjà - Christophe Blonski. La suite, ininterrompue depuis, fut le fruit de divers contacts avec une ribambelle d'autres Kzrysztof : Zuber (à Wroclaw), Lipski (à Cracovie), Zon (du théâtre KTO, à Cracovie); mais aussi des Instituts français de Wroclaw et de Zielonia Gora, et, plus récemment du Teatr Nie Ma de Tatiana Malinwska, de Szczecin. Bref, le TURLg a joué, à ce jour, en Pologne, à Cracovie, Cieszin, Jelenia Gora, Kamienna Gora, Nowogrozjec, Swinouscie, Szczecin, Wroclaw et Zielona Gora.[1]

En échange, il a reçu, à Liège, Cracovie, Wroclaw et Lublin. Ouf, sauf erreur ou omission...

Si notre séjour en la toujours superbe Cracovie fut, comme d'habitude, fort agréable, notre retour fut assombri par une triste nouvelle : nous apprenions, le lundi 1er novembre, le décès, à 60 ans à peine, de notre vieil ami Kzrysztof Lipski, un de ceux qui, si souvent, nous avait fait le plaisir de nous inviter à ses "Réminiscences Cracoviennes", un des plus fameux festivals de jeune théâtre polonais, qu'il a dirigé pendant longtemps. Il était aussi co-signataire de la Charte de Liège, qui devait conduire, en 1994, à la création de l'AITU, dont il fut vice-président pendant deux mandats. C'est aussi à ce titre qu'il avait organisé (avec l'autre Christophe, Blonski) le 4ème Congrès Mondial de l'AITU ("Théâtre sans frontières") à Cracovie.

Le théâtre perd un grand connaisseur, et nous, un ami cher.lipski

Et quand on a entendu sa voix au téléphone quatre jours plus tôt, ça fait un choc !

Nos plus sincères condoléances à tous ses proches.

Terminons sur une note positive : c'est avec plaisir que je remercie le WBI pour l'aide financière qu'il nous a accordée, une fois de plus, pour réaliser ce énième voyage en terre polonaise : même en minibus, c’est loin, Cracovie... ! Nos remerciements aussi bien sûr au Consulat général de France et à l'Institut français de Cracovie pour leur bon accueil, ainsi qu'à Christophe et son épouse. Félicitations, enfin, à nos deux sympathiques lectrices belges (peut-on encore employer le terme?[2]), Marie et Élodie, pour l'excellent travail qu'elles prestent dans l'ancienne capitale polonaise (de 966 à 1596).

Dziekuje bardzo.

Robert Germay



[1] Monique aimerait qu'on arrête d'aller jouer en Pologne. Ces villes sont une vraie torture pour dactylographe.

[2] Peut-on encore employer Leterme, c'est bien dit, ça... (si tu continues, Monique, ça va barter !)

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24e THEATRA, Festival international de Théâtre amateur, Saint-Louis (Haut-Rhin), 8-10 octobre 2010 : le TURLg innove en dératisant la place de la Mairie

13 Octobre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

IMGP4539.JPGLes photos

 

Pour avoir participé aux deux évènements, le TURLg peut affirmer que "Les Arlequins" de Cholet (Maine et Loire, 1987...) et "Théâtra" de Saint-Louis (Haut-Rhin, 1986...) sont, sans doute, les deux plus importants festivals de théâtre amateur de l'Hexagone.

Notre aventure à Saint-Louis a commencé par une participation de Robert Germay à la 2ème édition de Théâtra, en 1987, en tant que membre du jury, à l'invitation d'André Leroy et Cathy Aulard, les - déjà - moteurs et âmes de la manifestation ludovicienne. Comprenant vite que concours et jurys ne seraient jamais ni sa bière, ni sa tasse de thé, RG proposa plutôt de participer à Théâtra par la suite avec des spectacles - généralement hors-concours - ce qui fut le cas déjà en 1988, où notre toute première version du Projecteur réparé de Karl Valentin était présentée en ouverture officielle du 3ème festival.

Suivirent alors successivement Passion d'Edward Bond - en anglais ! - (1989); En Pleine mer de Mrozek (1991); Ein Fest bei Papadakis du Grips Theater - en allemand et grec - (1993); Communication à une académie de Kafka, version avec Pierre Wathelet (1995); L'Innocence des bœufs d'après Alphonse Allais (1996, 10e édition de Théâtra); L'Enseigneur de J.P. Dopagne (2006, 20e édition).

Cette année 2010, le 24e Théâtra avait, en fait, invité notre Dernier Godot mais celui-ci, pour des raisons personnelles, ne pouvait pas se libérer aux bonnes dates. Nous avons donc proposé Le Joueur de flûte,en évoquant la possibilité de le jouer en plein air, comme nous l'avons déjà fait par deux fois en Turquie l'année dernière. Théâtra y vit une bonne occasion d'innover. Et c'est ainsi que, pour la première fois de son histoire, il présentait un spectacle le samedi à 14h15 sur la place de la Mairie. L'initiative fut un succès, puisqu'un public nombreux est venu chasser le rat à coups de flûte autour (tout autour !) d'un podium ensoleillé. L'expérience fut très intéressante pour la troupe elle-même, et fort appréciée des spectateurs, manifestement.IMGP4568.JPG

Cette prestation a valu au TURLg "une mention toute spéciale pour sa participation hors concours et en plein air samedi, sur la place de la Mairie" (dixit le journal "L'Alsace" du lundi 11).

Saint-Louis, petite ville frontière, juste avant le trou de Bâle, ne serait sans doute pas la même sans son désormais fameux Théâtra qui l'anime, la dynamise aussi depuis bientôt un quart de siècle. Ce qui frappe, c'est d'abord la constance de l'engagement des organisateurs : depuis tout petit déjà (il était Échevin quand nous l'avons connu), le Maire Jean Ueberschlag entraîne ses troupes municipales dans l'aventure (n'est-ce pas, Line, Toni, et les autres), soutenu par les chevilles ouvrières des Tréteaux de Haute-Alsace (Mulhouse), Cathy et André, toujours aussi dévoués et pertinents dans la sélection artistique. Remarquable aussi l'engouement des troupes amateurs qui frappent en nombre à la porte : cette année, 22 troupes élues, soit 215 participants. Marquante, enfin, la constance d'un public fervent se pressant dans les différents lieux de représentation.

Y'a pas d'doute : Théâtra vaut l'détour... et l'séjour est toujours trop court... Grand merci et bravo pour l'organisation sans failles.

Vive Théâtra 25 !

Robert Germay

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NB : Monique apprécia : 1) le soleil, 2) la souplesse des serveurs du bar du chapiteau, qui nous a permis d'échanger les tickets repas non utilisés contre des tickets boisson (bière, en général) et 3) la belle excursion à Strasbourg sur le chemin du retour (merci Chef !).

Et elle se souvient avec émotion que son premier voyage à Saint-Louis (1988, avec Le Projecteur...) fut sa dernière tournée avec le (alors) TULg avant la naissance de son troisième enfant. Elle revint douze ans plus tard, et pour jouer le même spectacle, encore en tournée, à Calais-Dunkerque-Boulogne, cette fois.

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MIĘDZYNARODOWEGO FESTIWALU TEATRÓW NIEZALEŻNYCH PRO-CONTRA 2010

12 Octobre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Carrefour.jpgDu 01 au 03 octobre, la troupe du Miroir aux Camisoles s’est rendue, pour sa deuxième tournée, en Pologne, et plus précisément à Sczeczin (prononcer “Chéchin”).

Après un voyage agréable et reposant pour tous les comédiens (le régisseur ch’échinant à garder le volant) nous sommes arrivés à destination dans les environs de vingt heures. Là, nous avons rencontré Tomek, le charmant bénévole chargé de nous accueillir et guider, ainsi que son meilleur ami, surnommé Potomek par nos soins. Comme vous le voyez, la bonne humeur et les calembours étaient au rendez-vous. Pour associer les plaisirs de l’esprit aux plaisirs du palais, nous nous sommes offert un restaurant gastronomique et sympathique, pressentant avec raison que les autres repas seraient principalement composés de choux.

Le lendemain, nous découvrions le programme du festival et lisions que le tournoi serait ouvert par le “turnejCzekajac na Godota/ S. Becketta”. Lisant l’affiche, nous avons posé trois constatations.

D’abord, les Polonais mettent des “a” à la fin des noms propres, ce qui est quand-même étrange. Christelle Burtona sur une affiche, ça m’aurait fait bizarre…

Ensuite, nous allions voir 3 (trois, oui TROIS) fois En Attendant Godot sur la même soirée (et pas une seule fois en français!). Pensée émue pour nos collègues qui jouaient Le Dernier Godotde Visniec le même week-end à Minsk. Pensée réjouie pour le Chef qui a eu l’originale idée de ne PAS monter En Attendant Godot. Pensée vengeresse pour le responsable de la programmation qui n’est pas f… de répartir ce genre de spectacle, potentiellement lent et lourd. Celui-là, on l’aurait bien achéchiné!

Enfin, il était question de tournoi… Nous nous renseignons donc auprès de notre Tomek attitré: Qui est le jury? Quel est le prix? Les autres pièces sont-elles en compétiton aussi? Nous avons eu peu de réponses claires mais avons compris l’essentiel: nous ne devrions pas voter et notre pièce n’était pas en compétition. Pour l’instant!

Par malheur (ou par bonheur pour nos cerveaux), la troupe russe n’est jamais arrivée en Pologne… et n’a donc pas pu nous présenter sa version de Godot. Nous nous sommes donc contentés, au propre comme au figuré, de deux Godot en polonais. Le premier Godot, interprété par le Nie Ma Théâtre, organisateur du festival, nous a surpris par sa créativité. Le deuxième Godotnous a ravis par son absence. Le troisième Godot, plus traditionnel, nous a confirmé que trois Godotsur une soirée, ch’est chinopportun.

Tchintchin.jpgPour clôturer la soirée en beauté, nous sommes allés trinquer avec des Norvégiens (Tchin ! Tchin !), des Allemands (Tchin ! Tchin !) et des Polonais (Tché ! Tchin !) dans un café étudiant, digne d’être liégeois à mon avis. Ce qui nous a confirmé ce que d’autres tournées nous avaient déjà appris : la bière de l’Est est pas dégueu, didju !

Le lendemain samedi, nous avons animé un atelier (in English of course) qui a, somme toute, bien fonctionné. La sauce a pris comme dirait l’autre. Comme quoi, et comme dirait le Chef, pour faire du théâtre, y’a pas forcément besoin de parler !Atelier.jpg

Ensuite, nous avons assisté à 5 représentations qui nous ont promenés de bonnes surprises en coups de cœur et de coups de cœur en découvertes.

Parmi celles-ci, citons 4.48 Psychosede Sarah Kane, par le théâtre Immaturus, venu de Norvège.Comme nous utilisons des extraits de la pièce dans notre spectacle, c’était évidemment intéressant de la voir jouée en entier. Et nous n’avons pas été déçus : le choix du texte et la mise en scène étaient courageux et assumés, l’interprétation sans faille et le résultat bluffant !

Citons aussi Make some tea, par le Cirkus Mlejn Théâtre de Prague, un spectacle de cirque théâtralisé : du trapèze, de la jongle, de la poésie, de l’humour… le rêve !

Enfin, citons et encensons Smile outside the Pocket, par le théâtre Red the Nose Paper venu de Suède. Un spectacle de clowns muet, poétique, drôle et touchant… ce serait parfait pour un RITU !! 

Pendant ce temps, il nous a semblé comprendre vaguement que le règlement du concours avait plus ou moins été modifié et que nous devrions peut-être voter et qu’on serait approximativement en compétition. Bref, on a rien compris !

De tout façon, on s’en fiche ! On a joué, ils ont applaudi, certains nous ont complimentés et on n’a rien gagné, na !

Et la Pologne ? Ben… la Pologne, c’est comme partout : c’est riche et c’est pauvre, c’est nouveau et c’est vieux, ch’est chinistre et clinquant.

Chechi n’est pas une enseigne Carrefour derrière des échoppes croulantes !

 

Bref, c’est mondialisé, rien de neuf sous le soleil !A part un petit nom pour désigner les parties intimes des dames… Vous devinez lequel ? La chéchine, évidemment !

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MINSK, Teatralny Koufar VII, 27.9 - 2.10.2010 : Godot est venu, il a vu, et il a vaincu !

11 Octobre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

English below

IMGP4432.JPGLes photos

On sait que Godot aime, encore et toujours, se faire attendre. Mais serait-il maudit ? En avril 2010, un nuage islandais de cendres volcaniques faisait méchamment avorter notre longue tournée prévue au Québec avec notre Dernier Godot. Et ne voilà-t-il pas que ce mardi 28 sept. dernier, une grève aussi sauvage que malvenue des contrôleurs du ciel de Zaventem menaçait sérieusement d'empêcher notre vol vers Minsk, pour y participer à la 2ème moitié du 7e "Koufar" organisé par l'Université d'État du Belarus : tout le trafic aérien cloué au sol de l'encore Belgique ! Mais que fait le gouvernement ?

Après une nuit d'incertitude, le danger semblait heureusement écarté, et, le mercredi 29, nous quittions le TURLg à 6 heures du matin grigneux pour décoller sans encombre à 9h50 vers ce bon vieil Est. Voyage tout à fait normal, si on prend avec philosophie les quatre - longues - heures d'escale à 2/3 chemin, Varsovie (non-fumeur), puis les 2 - plus longues encore - heures de patience à l'aéroport d'arrivée, Minsk, 19h locales, pour y attendre un groupe d'Italiens (Theatre of Sofia Amendolea Rome Theatre Academy) destiné à remplir le bus qui devait nous amener à notre destination finale à passé 22 heures. Ouf ! Nous retrouvions notre bon vieil internat universitaire, n° 2, étage des Profs, heureusement ! (A la grande joie de Renaud, e.a., qui, avec la troupe de l'année dernière (Fin de siècle sur l'île), était logé dans une sorte de caserne, à une demi-heure en bus du centre ville.

La première visite du Chef - moi - à Minsk remonte à 2005 (Koufar n° 2) où il représentait l'AITU qu'il présidait à l'époque. En 2006, il y retournait comme Président du Jury, jurant, mais un peu tard, qu'on ne l'y reprendrait plus. Certains festivals, particulièrement à l'Est, ont la manie des "Awards". Je suis radicalement opposé à cette pratique, et je m'en suis déjà expliqué, mais je respecte évidemment les coutumes des pays, tant qu'elles ne portent pas atteinte à l'intégrité de la personne. O patriae ! o mores !

En 2007, le TURLg présentait Si tu m'aimes...; en 2009, Fin de siècle sur l'île; et, en 2010 donc, Le Dernier Godot; tout cela "hors concours", comme il se doit... Mieux encore : en Honorary guest ! Merci Katsia ! Six visites à Minsk donc, et à chaque fois, le même plaisir et... les mêmes constatations : on marche beaucoup à Minsk ; le public y est toujours en abondance... et bien en avance : on s'y arrache les places dans des salles pleines à craquer ; on y aime les "standing ovations" (pour se dégourdir les jambes ?) ; la météo y est très variable, mais l'accueil chaleureux en permanence...IMGP4500.JPG

L'Université de Minsk étant membre - très - active de l'AITU, il est évident que sa liste de contacts se garnit de plus en plus. Ce n'est pas étonnant non plus que nous y retrouvions régulièrement bien des visages connus, passés souvent par Liège-RITU, tout en y faisant, certes, aussi de nouvelles connaissances. Oui, l'AITU est une vraie toile.

Voici la liste des pays participants à Koufar 7 : Russie, Iran, Bosnie-Herzégovine, Belarus (Minsk et Novopolotsk), Estonie, Pologne, Ukraine, Serbie, Suisse, Italie, Grèce, Royaume-Uni, Portugal, Lituanie, Lettonie et Belgique, donc. Une belle brochette ! (http://www.theatre-fest.bsu.by/). N'étant arrivés que le mercredi 29, nous n'avons, hélas, pas pu voir beaucoup de spectacles. Disons seulement que, comme tout le monde, nous avons été très impressionnés par la qualité du spectacle de Bath, Red Room, qui a bien mérité ses awards, d'une part ; que, d'autre part, le débat houleux autour du spectacle Guantanamo des Italiens est, pour moi, "much ado about nothing"... ; et que, enfin, nous avons l'impression d'avoir convaincu avec notre prestation. Ca fait plaisir et ça rassure, car notre Godot est attendu la saison prochaine dans pas mal d'autres endroits à l'étranger.

Mentionnons aussi les ateliers, dirigés par de vieux amis habitués de Liège, e.a. Sergio Sierra et Edward Lewis, ainsi que par Mehdi Farajpour, qui pourrait bien, sous peu, participer aussi à RITU.

Une pensée émue aussi pour le jury qui n'a pas dû avoir la tâche facile pour distribuer les prix de manière juste et/ou judicieuse...

La semaine passée, le TURLg a de nouveau montré son don d'ubiquité, puisque pendant que Godot batifolait à Minsk, le Miroir aux Camisoles faisait, le même week-end, un tabac à Szczecin (Pologne) !

Encore tous nos remerciements et toutes nos félicitations à tout l'équipe du Koufar 7.

Vive Koufar 8 !

Robert Germay

 

NB : Monique apprend avec émotion que le Chef a reçu un "award" honorifique, symbolisé par un magnifique "Koufar" (coffre) miniature, réplique du symbolique coffre aux trésors du festival. Il trône (le coffret, pas le Chef) maintenant fièrement dans notre cafeteria, bien sûr, aux côtés de nos innombrables souvenirs de tournées.

 

IMGP4511.JPGMINSK, Teatralny Koufar VII, 09/27 to 10/02/2010: Godot came, he saw and he conquered!

We know that Godot loves again and again to be expected. But would he be cursed? In April 2010, the Icelandic volcanic ash cloud has sabotaged our long-planned tour in Quebec with our
Last Godot. And, lo and behold, on Tuesday, 28 September, a wild and inappropriate strike of the air traffic flow controllers at Zaventem threatened seriously to prevent our flight to Minsk, in order to participate in the 2nd half of the seventh "Koufar" organized by the State University of Belarus: all the - still - Belgian air traffic nailed to the ground ! But what is the government doing?
After a night of uncertainty, the danger seemed happily averted, and we left the TURLg, on wednesday 29 sept. at sulky 6 am, to take off without incident at 9:50 towards good old East. Quite normal travel, if we consider the four - long - hours of call at 2 / 3rd of the way, Warsaw (non-smoker) with philosophy, then the 2 - even longer - hours of patience at the airport of arrival, Minsk, 7 pm local time, to await a group of Italians (Rome Theatre of Sofia Amendolea Theatre Academy) to fill the bus that would take us to our final destination at 10 pm. Phew! We end up boarding our good old University pension nr. 2, at the Guests floor, thanks ! (To the delight of Renaud, who, with the troup of last year (
End of the century island), was housed in a kind of barracks, half an hour by bus from downtown.
The first visit of the Chief - me - in Minsk was in 2005 (Koufar No. 2) where he represented IUTA as (still at the time) Chairman. In 2006, he returned as President of the Jury, swearing, but a bit late, that he would never do it again. Some festivals, especially in the East, have a habit of giving "Awards". I am totally opposed to this practice, as I have already explained before, but of course, I respect the customs of the country, if they do not affect the integrity of the person.
O patriae! o mores!
In 2007, the TURLg presented
If you love me...And in 2009, End of the century island and, then, in 2010, The Last Godot; all this "out of competition", as it should ... Better yet: as Honorary guest! thank you Katsia! Six visits to Minsk, then, and each time with the same pleasure and ... similar observations : you walk a lot in Minsk; the public is always in abundance ... and well in advance: it is hard to find places in theatres filled to overflowing; they like "standing ovations" (to stretch their legs?) ; the weather is very variable, but the warm welcome is there at all times ...
The University of Minsk is a - very - active member of IUTA, and it is clear that its contacts list is growing more and more. It is thus not surprising that we regularly meet many familiar faces, often met before at Liège-RITU, of course, but also make new acquaintances. Yes, IUTA is a real network.
Here is the list of participating countries at Koufar 7 : Russia, Iran, Bosnia-Herzegovina, Belarus (Minsk and Novopolotsk), Estonia, Poland, Ukraine, Serbia, Switzerland, Italy, Greece, United Kingdom, Portugal, Lithuania, Latvia and Belgium, then. An impressive sample! (http://www.theatre-fest.bsu.by/). As we only arrived on Wednesday 29, we have unfortunately not been able to see many shows. Let's just say that, like everyone else, we were very impressed by the quality of the show of Bath,
Red Room, which has well earned its awards, firstly, and that, on the other hand, the heated debate around the show Guantanamo by the Italians is, to me, "Much Ado About Nothing" ... And that, finally, we seem to have satisfied with our performance. It's been fun and it reassures us because Godot is expected next season in a lot of other places abroad.
Let's also mention the workshops, led by old friends often met in Liege, among others, Sergio Sierra and Edward Lewis, and by Mehdi Farajpour, which could shortly also participate in RITU.
A thought also for the jury who did not have an easy task in distributing the prices fairly.
Last week, the TURLg has again shown its ubiquity, since, as Godot romped around in Minsk, the
Miroir aux camisoles, was receiving an ovation in Szczecin (Poland)!
Thanks again, and congratulations to the entire team of Koufar 7.
Long live Koufar 8!
Robert Germay

NB: Monique learns with emotion that the Chief has received an honorary "award", symbolized by a magnificent "Koufar" (trunk) miniature replica of the symbolic treasure chest of the festival. It (the Koufar, not the Chief) now proudly sits in our cafeteria, of course, along with countless memories of our tours.

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Hellemmes "l'aveû toudi promis..."

17 Septembre 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Festival de Théâtre amateur des Pays du Nord, 9/9 - 3/10/2010

PC Hellemmes 2010Les photos

C'est la deuxième fois que le TURLg participe à ce festival organisé par "La Baraque Foraine", un solide théâtre amateur du coin, en partenariat avec le Festival de Théâtre Amateur de Wallonie Picarde, le Théâtre Populaire du Nord, la FNCTA (Française) et la FNCD (Belge) (voir, pour plus de détails : www.urncta.org)

L'an dernier à pareille époque, nous faisions un tabac (nous a-t-on dit alors, et redit, cette année encore) avec Communication à une Académie, de Kafka.

Cette fois, c'est Poivre de Cayenne d'Obaldia qui faisait le déplacement vers Lille, le samedi après-midi, pour jouer le dimanche 12 septembre à 17 h... et reprendre aussitôt, hélas, la route du retour (la toujours en travaux et pénible E42. Mais quand il faut, il faut).

Jean-Jacques Papo, un des (très) Gentils Organisateurs, était venu à Liège visionner le spectacle à sa Pierre sautereprise au TURLg en octobre dernier, et avait eu la bonne idée de le programmer dans leur festival.

Nous avons ainsi pu constater la bonne vie de celui-ci qui, d'ailleurs, a même pris du poids depuis l'an dernier : pas moins de 30 spectacles, une bonne vingtaine de troupes, dans 8 salles (dont une à Tournai !), pendant presqu'un mois... C'est un sacré morceau. Dommage que, malgré la courte distance (2 heures de route), le temps nous manque pour en goûter plus, car la diversité de la programmation est alléchante.

PC Hellemmes 2010L'accueil fut, à tous égards, sans reproches : chaleureux du point de vue humain (encore merci à Jean-Jacques et son épouse pour leur apéro sympa, et à la Baraque Foraine pour le pot d'après spectacle) et efficace du point de vue théâtral (le Kursaal est une salle très bien équipée et son régisseur, Pierre, très compétent) et le public a semblé apprécier la performance de Pierre et de Bruno..., sans oublier l'éclairage et le son de Renaud. Ne parlons pas de la mise en scène.

PC Hellemmes 2010Taisons aussi le fait que AVIS, quand on leur demande un break spacieux, vous livre - croyant bien faire - un faux 4x4 VW de frimeur, dans lequel notre pourtant petit "décor" ne peut entrer qu'en sacrifiant un siège (sur 4)...

Bref, quelle belle excursion ! Et on a même réussi avec le temps...

Vivement l'année prochaine ? Nous avons encore des pièces de réserve en magasin, cher Jean-Jacques.

Robert Germay

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"Comment calmer M. Bracke", Benin, 6-14 août 2010

26 Août 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Bracke-au-Benin-003.jpgLes photos


Avant…

« Eviter tout contact avec les aliments comestibles ou boissons »

Avertissement figurant sur le liquide servant à désinfecter l’eau potable.

Un voyage au Bénin commence longtemps avant le départ. Il commence par la question des visas, et par celle des billets (merci Alain et Dominique). Il commence aussi par la question des vaccins et des conditions sanitaires qu’on va rencontrer…

Un voyage au Bénin, c’est drôlement effrayant, de prime abord. Auprès de ceux qui y ont déjà été, des consulats, des ambassades, des médecins, et partout sur Internet, on ne rencontre que des mises en garde. Attention à la fièvre jaune, à la malaria, au choléra et à la fièvre typhoïde. Mettez votre moustiquaire, ne buvez pas d’eau qui ne soit pas capsulée, ne mangez pas de légumes, la viande seulement bien cuite, les fruits uniquement si vous les avez épluchés vous-même ! Le soleil est assommant : hydratez-vous et n’oubliez pas crème solaire et chapeau. L’eau courante contient des crocodiles, l’eau stagnante, des tas de parasites. La mer, n’y pensez pas, elle est pleine de murènes et de requins, sans compter les courants qui tuent plusieurs personnes chaque année… la preuve : les Béninois, eux, ne nagent jamais ! Ah oui, et puis attention aux relations sexuelles, hépatites et HIV sont communes là-bas ! Ne vous baladez jamais seuls, les blancs sont riches, ils sont des cibles faciles pour les agressions. Evitez la route du nord, les pillards nigérians y font des raids et attaquent les blancs tout particulièrement !

Bref, quand se pose enfin la question des valises, on les remplit de médicaments, de moustiquaires, et d’un certain nombre d’appréhensions quant à ce qu’on découvrira là-bas…

 

L’avion

« Si armes à feu ta pièce emploie

Sur place tu te les procureras »

Bon conseil basé sur l’expérience

« Experience is the name everyone gives to their mistakes »

Oscar Wilde

Vient ensuite le voyage en avion. Peu de choses à en dire, sinon que comme le disait Vincent, Air Maroc propose des repas très au dessus de la moyenne au niveau de la qualité (mais il ne nous avait pas parlé de l’espace pour les jambes – les Marocains doivent être petits !), et que comme le disaient Renaud et Mélissa, on épuise assez vite le potentiel de distraction de l’espace international de l’aéroport de Casablanca.

Ceci dit, si vous avez peur de vous ennuyer dans un aéroport, nous avons testé pour vous un remède efficace : il suffit de se munir de deux révolvers factices dans vos bagages en soute pour que l’ensemble du personnel de l’aéroport se charge de vous distraire pendant vos longues attentes. En effet, à l’aller, notre bagage suspect a failli nous faire rater notre correspondance à Casa, lorsque les douaniers ont embarqué David pour lui faire ouvrir les valises, ce qui a causé la perte dudit bagage entre Casablanca et Cotonou, nous privant de la moitié de nos accessoires pour notre première représentation. Au retour, cette malle, que nous avions fini par récupérer, nous a coûté quelques heures d’interrogatoires et d’attente dans les bureaux des polices marocaines et béninoises. Si le but d’un jouet est de permettre de passer le temps, on peut dire que ces deux révolvers ont été drôlement efficaces !

 

L’Afrique…

« Un rhume vaut mieux que deux malarias »

Trebor Yamreg

« Manche courte ou manche longue ? »

Question classique attribuée aux pillards armés de machettes…

La bonne réponse est la fuite éperdue.

« La Voie de l’Eternité »

Inscription figurant sur certaines ambulances à Cotonou.Bracke-au-Benin-050.jpg

Dès les premiers pas sur le sol Africain, il s’est passé une étrange transformation en chacun de nous. Comme si, devant la chaleur de l’accueil et le déploiement d’efforts mis en place pour notre bien-être, nos craintes et nos a priori d’Européens s’effondraient d’un coup. Bien sûr, nos chambres n’avaient pas de draps, évidemment, nous avons mangé tous les jours le même poisson frit avec un féculent qui parfois variait (riz, pâtes, manioc), bien entendu, la présence d’eau dans les douches était un peu aléatoire, mais nous mangions – trois fois par jour, qui plus est – et nous avions un toit au dessus de la tête, nos hôtes étaient au petits soins pour nous, et soudain, des choses qui ailleurs nous auraient scandalisés devenaient naturelles, précieuses même. Nous étions heureux de ne pas avoir été logés dans les palaces de Cotonou, d’avoir dû nous entasser à sept, avec les bagages de huit personnes et les malles du spectacle dans un taxi ne dépassant pas la taille d’une Golf moyenne plutôt que de rouler en 4X4 climatisée. On nous l’avait dit, pourtant, qu’en Afrique, les gens vivent parfois avec moins d’un dollar par jour, mais qu’est-ce que cela signifie pour un Européen ?

Durant cette semaine, nous n’avons cessé de découvrir la vie béninoise. Certains de ses aspects nous ont choqués (les conditions d’hygiène et la misère dans laquelle vivent certains; le délabrement des bâtiments ; l’absence de code de la route et le chaos de la circulation ; la pollution qui vous prend à la gorge en approchant des grands axes, l’absence d’éclairage la nuit qui donne un autre sens au terme « nuit noire »), d’autres nous ont surpris (l’omniprésence des vaches, ânes, lézards, oiseaux, chiens, poulets et autres animaux sur le campus et dans la ville ; une certaine manière de traiter les problèmes quand ils se présentent et sans se tracasser, propre aux gens de là-bas ; et puis le climat aussi, qu’on nous annonçait insupportable de chaleur, et qui s’est révélé plutôt gris et pluvieux). Certains nous ont épatés (la joie de vivre et la passion que développent les gens, leur gentillesse et leur promptitude au contact), d’autres encore nous ont intrigués (les histoires de brigands à machettes qui circulent la nuit, entre histoire de croque-mitaine et menace réelle, la magie, présente dans de nombreux aspects de la vie de tous les jours, et à laquelle tous croient dur comme fer)… Mais tous ces aspects nous laissaient avec une même sensation : il allait être très difficile, une fois de retour chez nous, d’expliquer ce que nous avions vécu, parce que tous ces faits que nous pouvons rapporter chez nous prendront une toute autre couleur dans l’air liégeois.

Quoi qu’il en soit, le fait d’avoir vécu pendant une semaine dans les mêmes conditions que les étudiants sur un campus béninois nous a permis de relativiser bien des choses, et je pense pouvoir affirmer qu’aucun de nous n’est revenu de ce voyage inchangé.

 

Bracke-au-Benin-096.jpgL’EACE

« Le premier…  tu le sens.

 Le deuxième… tu le retraces.

Le troisième… tu commences par l’oublier.

Le quatrième… tu l’as déjà perdu ! »

Fréjus, nous initiant à la consommation du vin de palme.

  La première chose qui nous ait frappés au Bénin, c’était la chaleur de l’accueil. L’EACE (Ensemble Artistique et Culturel des Etudiants) de l’Université d’Abomey Calavi avaient envoyé une dizaine de personnes pour venir nous chercher à l’aéroport. Ce groupe d’accueil était mené par Giovanni Houansou, notre contact, qui m’a avoué avec le rire qui le caractérise qu’il n’était pas du tout professeur, mais simple étudiant de troisième année. Les étudiants de l’EACE ont réellement abattu un travail de titans pour assurer notre bien-être, que ce soit au niveau des arrangements nécessaires pour nous trouver un lieu où dormir et de quoi manger, de ceux qu’il a fallu prendre pour nous trouver des douches et des toilettes en état – que le groupe de l’EACE a du renettoyer entièrement avant que nous ne soyons autorisés à les utiliser, un boulot qui fait passer Hercule et ses écuries d’Augias pour une partie de plaisir – ou de ceux qu’il a fallu prendre pour mettre en place le programme de rencontres et d’activités qu’ils nous avaient préparé… et c’est sans parler de l’efficacité avec laquelle ils répondaient à nos désirs et de l’enthousiasme avec lequel ils nous ont initiés aux joies de la danse africaine, du conte, et de la consommation de vin de palme, avec ou sans dattes (il faut toujours laisser aux Européens le choix dans la datte…)

Merci pour cet accueil à Giovanni, Fréjus, Frégis, Didier, Juste, Patrick et tous les autres qui ont participé à cette chouette réalisation. Vous nous avez laissé baba devant tant d’investissement.

 

Et la culture, dans tout ça ?

Théâtre, danse, spectacles, soirées contes

« Soleil ! »

Cri de ralliement des étudiants de l’EACE (référence à Aimé Césaire) 

Bon, ce n’est pas tout d’être dépaysé, mais finalement, si nous allions en Afrique, c’est pour faire du théâtre et pour initier des échanges entre la Belgique et le Bénin, ce que nous n’avons pas manqué de faire.

Nous avons joué Comment calmer Monsieur Bracke ? deux fois au cours de notre séjour. La première représentation s’est déroulée le dimanche 8 août à Cotonou, dans la salle du FITHEB (Festival International du Théâtre du Bénin), sur une scène un peu exigüe, et devant un public d’anciens de l’EACE et de personnalités du monde de la culture. L’une de nos malles étant toujours en transit à ce moment de notre séjour, nous avons dû remplacer au pied levé environ la moitié de nos costumes, ce qui n’a pas vraiment posé de problèmes, grâce à la grande habitude qu’avaient nos hôtes, de réunir des accessoires en un temps record.

Notre seconde représentation a eu lieu le mardi 10 août, dans la salle du restaurant universitaire, sur le campus d’Abomey-Calavi, devant un public d’étudiants. Cette fois, la scène était spacieuse et nos décors étaient arrivés. Par contre, nous avons dû nous passer des effets de lumière.

Les deux représentations de Bracke ont beaucoup plu au public béninois, qui appréciait particulièrement les éléments très visuels de la pièce. Si les histoires de dossiers et les références au monde occidental de l’entreprise se heurtaient à la barrière culturelle, les dysfonctionnements dénoncés par la pièce sont plus caractéristiques, au Bénin, du milieu de la politique et des administrations d’état. Le fait que les accessoires que nous utilisons pour représenter l’entreprise (costar cravate, cigares,…) sont caractéristiques du monde de la politique là-bas a aidé au transfert de sens. Constat amusant : la même pièce jouée en un autre lieu raconte autre chose au public !

Mais nous n’avons pas fait que jouer, nous avons également assisté à une pièce de la section théâtre de l’EACE, qui, alors qu’elle n’était jouée que trois jours après notre représentation, intégrait une série de clins d’œil à notre pièce. Nous avons aussi vu deux spectacles de la section danse traditionnelle de l’EACE, ainsi qu’un spectacle de danse africaine donné en notre honneur par le Ballet National du Bénin. Au cours de la semaine, nous avons également eu l’occasion d’assister à des répétitions des sections danse contemporaine, coiffure, danse traditionnelle, musique et théâtre de l’EACE, ainsi qu’à une soirée d’improvisation et d’échanges au sein de leur studio. Nous garderons aussi un souvenir impérissable de la soirée conte qui a eu lieu la veille de notre départ, où nous nous sommes installés autour du feu pour échanger les chants, les danses et les contes de nos pays respectifs.

Mais le programme établi à notre intention par les étudiants de l’EACE ne se limitait pas à ces représentations diverses. Il ne s’est pas passé un jour sans que nous ne rencontrions les responsables des institutions culturelles béninoises. Ils ont été nombreux à avoir accepté de nous rencontrer : compagnies de théâtre professionnelles, danseurs traditionnels et contemporains, ONG investies dans l’éducation civique, autorités universitaires, organisateurs de festivals, agences de presse et coordinateurs culturels. Tant de rencontres dont ressortiront peut-être des échanges fructueux à l’avenir.

 

Après…

Il y a encore bien des choses à raconter sur le Bénin. Ce sport traditionnel qu’est la grève pour les étudiants béninois, et qui consiste à jeter des pierres sur la police avant de détaler, ce qu’ils appellent « courir un peu »… et puis ce sport national qu’est la recherche de bière fraîche après une certaine heure pour les étudiants belges expatriés, ce que nous appelons « courir beaucoup ». Nous pourrions aussi vous parler de la neige au Bénin, qui existe voyez-vous, mais qui malheureusement s’évapore toujours avant de toucher le sol. Nous aurions pu encore vous parler d’Arielle ou de Nick, le roi de l’omelette, des mains de Ben, du genou de David, de la jambe de Christophe et du… enfin, disons de Louise... Tout ça, et bien plus, nous aurions pu vous le raconter. Et si vous nous croisez, prochainement, dans les rues de Liège, nul doute que nous vous le raconterons, parce que depuis que nous sommes rentrés, nous parlons du Bénin, nous pensons au Bénin… parce que voyez-vous, un voyage au Bénin, ça ne s’arrête pas quand on descend de l’avion.  

 

David Homburg

 

Pour rappel, le TU(R)Lg avait déjà "découvert" l'Afrique en 1961 (peu après Stanley) en jouant à Lubumbashi, KATANGA. Ce fut le tour de l'Afrique du Nord, avec la MAROC, Casablanca et Rabat en 1988; puis la TUNISIE, Monastir en 1998, tout ceci "à répétition" jusqu'à aujourd'hui. Retour en Afrique sub-saharienne à Dakar, SENEGAL en 1998 aussi... et 2 fois depuis. Enfin le BENIN vint, Cotonou et Calavi, en 2010. Formons le voeu qu'ici aussi s'installera le beau principe de la répétition "placet" : c'est d'ailleurs en bonne voie, puisqu'il est déjà question de rebelotte en 2011. Inch'Livingstone !

Voilà qui porte donc le palmarès du TURLg à 5 pays africains sur la liste des 39 visités à ce jour, hors Belgique (si ce terme s'applique encore demain, Inch'Bartélio !). Le 40e est pour novembre prochain : l'ARGENTINE, Buenos Aires et Ushuaia, e.a.

(Sur tout cela, notre blog, rubriques "Tournées" et "Dans le rétroviseur", vous en dira plus).

Robert Germay

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13e Festival International de Théâtre Universitaire, Lebanese American University, Beyrouth, 22-28 juillet 2010

29 Juillet 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

English below

Beyrouth_afficheLes photos / Picture gallery

La Lebanese American University (LAU, à ne pas confondre avec l'American University of Beyrouth - AUB-, située à moins de 2 kms de l'autre. Ils sont partout !) organisait son premier Festival International de TU en 1997, à l'instigation de Maurice Maalouf - aujourd'hui retraité - et de Mona Knio - plus active que jamais -, tous deux enseignants au département Théâtre de la LAU.

En 2000, le TURLg était invité à participer à la 4ème édition, mais aucune troupe n'étant disponible ce juillet-là, le Chef RG y fut, en tant qu'observateur, à la fois pour le TURLg et pour l'AITU, qu'il présidait depuis 1994.

Échange de bons procédés, nous accueillions alors un spectacle de la LAU (Metamorphosis de... Kafka, précisément!) à RITU 20, en 2003. Nous avons ensuite cherché la première occasion possible, d'un côté ou de l'autre (la guerre - 2006 - a fait annuler par 2 fois le Festival de Beyrouth : cette 13e édition est, en réalité, la 11e...; et le TURLg voyage d'habitude moins pendant les grandes vacances).

Bref, en 2010, soit dix ans plus tard, enfin, nous avons pu honorer l'invitation, et, ceci soit dit en passant, avec la pièce qui était déjà pressentie en 2000 : Communication à une académie de Kafka. Le singe de Franz a la vie dure !

Ainsi donc, Vincent, Marco et le Chef débarquaient à la capitale du Liban le vendredi 23 juillet, ratant ainsi l'ouverture du festival , le jeudi 22, et, du même coup, la présence de l'Ambassadeur de Belgique... que nous n'avons d'ailleurs, hélas, pas plus vu par la suite. Sorry !

Cause à effet ? Nous avons bénéficié le vendredi d'un vol Middle East Airlines en Business Class qui nous permit de constater que, décidément, en ce monde, il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade. Le confort n'a pas de prix... pour qui en a les moyens ! Le plus drôle, peut-être, est de devoir enlever sa ceinture et se voir confisquer le moindre coupe-ongles au poste de contrôle de l'aéroport, pour être servi, en Classe Affaires, dans de la vaisselle en verre et en faïence, avec couteaux et fourchettes en bon acier. Sans doute les terroristes sont-ils présumés ne voyager qu'en Économique ?

La belle diversité et le nombre de troupes prouvent l'importance de ce festival de Beyrouth. La majorité représentait le monde arabe : du Maghreb (Maroc - Rabat; Tunisie - Monastir; toutes deux de vieilles connaissances) au Moyen-Orient (Egypte - Le Caire; Syrie - Damas; Koweit - Salmya; et, bien sûr le Liban avec différentes institutions de Beyrouth : LAU, AUB et Haigazian University). L'Europe était présente avec l'École des Arts d'Utrecht (NL) et le TURLg. Pas moins de 22 spectacles furent ainsi donnés cette semaine chargée. C'est la moindre des choses, quand on commence un 22, non?

Des ateliers (workshops) organisés en journée, et des concerts - variés, proposés le soir en plein air dans la très conviviale cour de la LAU, complétaient l'abondant programme. (Je passe freudiennement sous silence les "discussions" organisées sur les pièces de la veille. L'expérience - longue - m'a appris qu'elles sont généralement à tout le moins oiseuses, et, au pire, perverses ou néfastes : rien ne vaut, dans ce cadre, une bonne discussion de comptoir autour d'une Jupiler. Il est vrai que la LAU interdit l'alcool...).

Une excursion à la fameuse et gigantesque grotte Jeita, à une heure de route de Beyrouth, remplit agréablement une demi-journée du dimanche. (Cela a réveillé en moi une vieille envie de revoir celles, bien belges, de Remouchamp et de Han : elles ont aussi leur charme, et c'est moins loin...).

En gros, donc, ce festival est d'un bon niveau, tant sur le plan esthétique que sur le plan de l'organisation : hôtel très confortable (c'est bien le moins pour un Napoléon) à 10 minutes à pied de l'Université; catering correct à la cafétéria de la LAU; accueil chaleureux et efficace des étudiants impliqués dans l'organisation; ... Bref, un séjour agréable... et trop court.Beyrouth_students&Mona

Un mot de Beyrouth, pour conclure. On peut en dire que c'est une ville de contrastes : contraste thermique, d'abord, pour un Belge, peu habitué à passer sans arrêt de la climatisation intérieure à des températures de plus de 30° à l'ombre à l'extérieur; contraste aussi de croiser, côte à côte, des femmes toute voilées de noir (avec de protubérantes lunettes de soleil kitsch sur la burka) et des beautés très "européennes libérées" allant au café fumer le narghilé. Ville aussi où, dans les embouteillages, les klaxons ont plus de droit que les piétons. Où se pratiquent l'arabe, l'anglais et le français à tous les coins de rue... Contraste enfin, pour moi, avec le souvenir que j'en avais de 10 ans plus tôt, époque où les cicatrices des conflits armés étaient, hélas, partout beaucoup plus visibles. Aujourd'hui, plus encore qu'en reconstruction, Beyrouth est en pleine expansion. Nous formons le vœu que la paix y soit, enfin, durablement installée.

Inch'tous les dieux et hommes possibles !

Robert Germay

(PS : rentrés en Belgique, nous constations qu'elle existe toujours et, toujours, sans gouvernement ! Bis repetita...)

Beyrouth_city

13th International Festival of University Theatre, Lebanese American University, Beirut, 22-28 July 2010

The Lebanese American University (LAU, not to be confused with the American University of Beirut - AUB - situated within 2 km of each other. They are everywhere!) held its first International Festival of UT in 1997 at the instigation of Maurice Maalouf - now retired - and Mona Knio - more active than ever - both teachers in the Department of Theatre of LAU.

In 2000, the TURLg was invited to participate in the 4th edition, but no troops were available in July. But the Chief RG was there, as an observer, for both the TURLg and IUTA, which he presided since 1994.

A fair exchange, we hosted a performance of LAU (Metamorphosis, by Kafka ... precisely!) at RITU 20, 2003. We have then looked for the earliest possible opportunity, on one side or the other (war - in 2006 - has twice caused the cancelation of the Beirut Festival: this 13th edition is actually the 11th ...; and TURLg usually travels less during the summer holidays).

In short, in 2010, ten years later, finally, we were able to honor the invitation, and this by the way, with the play that was already planned in 2000: A Report to an Academy, by Kafka. Franz's monkey dies hard!

So, Vincent, Marco and the Chief landed at the capital of Lebanon on Friday, July 23, missing the festival's opening on Thursday 22 and at the same time, the presence of the Ambassador of Belgium ... whom we have, alas, not seen afterwards. Sorry!

Cause and effect ? We have benefited Friday from a Middle East Airlines flight in business class that allowed us to see that, really, in this world, it is better to be rich and healthy than sick and poor. Comfort is priceless ... to whom can afford it! The funniest, perhaps, is having to remove one's belt and being confiscated any nail clippers at the airport security checkpoint, and then to be served in Business Class in glasses and faience, with knives and forks made of good steel. No doubt the terrorists are suspected to only travel in Economy?

The beautiful diversity and number of troops demonstrate the importance of this festival in Beirut. The majority represented the Arab world: Maghreb (Morocco - Rabat; Tunisia - Monastir; both old acquaintances) Middle East (Egypt - Cairo; Syria - Damascus; Kuwait - Salmya; and of course Lebanon with different institutions from Beirut: LAU, AUB and Haigazian University). Europe was present with the School of Arts of Utrecht (NL) and the TURLg. No less than 22 performances were given on this busy week. It's the least of things, when you start on a 22, right?

Beyrouth_workshopWorkshops organized by day, and varied concerts in the evening, in the very friendly courtyard of the LAU, completed the abundant program. (I pass over in a "Freudian" silence the "discussions" held about the performances of the day before. My - long - experience taught me that they are generally at least useless, and at worst perverse or negative: nothing is, in this context, worth a good counter discussion around a Jupiler. It is true that LAU prohibits alcohol..). 

An excursion to the famous and huge cave of Jeita, an hour's drive from Beirut, pleasantly filled half our Sunday. (This has awakened in me a desire to revisit the good old Belgian caves of Remouchamp and Han: they have their charm, and are not so far away...).

Basically, this festival is of a good level, both aesthetically and in terms of organization: very comfortable hotel (it is the least for a Napoleon), 10 minutes walk from the University; correct catering at the cafeteria of the LAU; warm and efficient welcome of the students involved in the organization ... In short, a pleasant stay ... and too short.

A word of Beirut, to conclude. One can say that it is a city of contrasts: thermal contrast, for a Belgian, unaccustomed to pass incessantly from the indoor air conditionned atmostphere to outside temperatures of more than 30 ° in the shade; contrast to come across, side by side, of women completely veiled in black (with protruding kitsch sunglasses on the burka) and "European liberated" beauties in a café, smoking the hookah. A city also where, in traffic jams, horns have more rights than pedestrians. Where you hear Arabic, English and French at all street corners ... Contrast finally, for me, with memories that I had of 10 years earlier, when the scars of armed conflict were, alas, much more visible everywhere. Now, even more than reconstructing, Beirut is booming. It is our hope that peace will be finally settled permanently.

Inch'all possible gods and men!

Robert Germay

(PS: back in Belgium, we realized that it still exists and still, without a government! Bis repetita ...)

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8e Congrès de l'AITU/8th Congress of the IUTA, LEICESTER (UK), 28/6 - 2/7/2010

7 Juillet 2010 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Leicester, 2010, 8e congrèsLes photos

L'Association Internationale du Théâtre à l'Université (AITU) a été créée à Liège lors d'un 1er Congrès mondial organisé par le TURLg en octobre 1994.

Après Valleyfield/Québec (1997), Dakar (1999), Cracovie (2001), Olympie (2003), Urbino (2006), Puebla (2008), le 8e Congrès mondial s'est déroulé à Leicester (Royaume-Uni) du 28 juin au 2 juillet dernier. Il s'est déroulé à la satisfaction générale grâce à l'excellent travail d'organisation et l'accueil chaleureux du Centre for Excellence in Performing Arts de la De Montfort University, représenté, en l'occurrence, par notre collègue Rob Brannen, professeur à la De Monfort et membre du Comité exécutif de l'AITU.

152 participants de 50 pays des 5 continents ont présenté 58 "papiers" de haut niveau, sur le thème général du Congrès, "Théâtre et pédagogie". Huit ateliers pratiques y ont aussi été proposés, ainsi que six spectacles par des troupes de TU (Vilnius "Palepe"; Bucaramanga, Colombie, "5 Palas 12"; Hoseo University, Corée du Sud, "Yeonkuek-mi Theatre Company"; Leicester, De Montfort; Urbino, "Aenigma"; Lyon, INSA). Ces quelques lignes ne se veulent pas un rapport détaillé du Congrès : on pourra en savoir plus en détails dans le "vrai" rapport officiel que l'AITU publiera bientôt sur son site.

Je me contente ici d'un bref "carnet de voyage" pour signaler donc que le Chef, Robert Germay, en tant que Président fondateur, et Alain Chevalier, en tant que membre du Comité exécutif de l'AITU, ont participé avec grand plaisir à cette sympathique, mais aussi très studieuse et agissante rencontre mondiale.

Trajet impeccable en Eurostar - que nous découvrions : ça change, très bien, ma foi, de l'avion ! - ; météo remarquablement estivale - à l'étonnement général, d'abord des autochtones très surpris ! - ; hôtel "plus-British-tu-meurs" - les plans ont dû en être tracés par Agatha Christie ou Sir Alfred Hitchcock ! - ; accueil cordial et efficace d'une équipe d'étudiants De Montfordiens drillés, stylés et dévoués ; joie de retrouver de vieilles connaissances, et de découvrir de nouveaux "adeptes" ; émotion à Stratford-upon-Avon, en découvrant la maison natale de Shakespeare, puis, au Courtyard Theatre, une grandiose représentation de son King Lear par la Royal Shakespeare Company (et non pas de Les Enfants de Lîrpar le TURLg) ; émoi et désarroi de voir les Anglais encore rouler à gauche - "Look left" -, ...

Bref, un petit séjour très agréable dans une belle ville anglaise typique, dont le tout nouveau et impressionnant high-tech Curve Theatre rendrait jaloux plus d'un directeur.Leicester, 2010, Coutryard

By the way, cela me rappelle que le TURLg n'a encore presté à ce jour Outre-Manche que, chronologiquement, à Dublin, Ipswitch, Ramford et Glasgow. Le remarquable outil de "Performing arts" que nous avons découvert à la De Montfort University (en particulier son PACE Building), nous titillerait bien d'y retourner... Mais, ce n'est pas si facile, apparemment, de passer le Channel dans ce sens là... comme disait déjà Adolf.

Le prochain et, donc, 9e Congrès mondial de l'AITU se déroulera en 2012 à Minsk. Connaissant très bien les organisateurs de l'Université d'État du Belarus, vieux habitués de l'AITU et de nos RITU liégeois, nous ne pouvons que nous réjouir à l'avance, et leur souhaiter bon travail dans cette grosse entreprise qu'est la préparation d'un Congrès aussi spécifique que ceux dont l'AITU a le secret.

Robert Germay

(PS : La saison n'est pas vraiment encore finie pour le TURLg, puisqu'une troupe (Kafka) sera en juillet à Beyrouth, et une autre (Bracke) en août, au Bénin... Oufti !)

Hotel British, 2010***

8th Congress of the IUTA, LEICESTER (UK), 28 / 6 - 07/02/2010
The International University Theatre Association (IUTA) was founded in Liège in a 1st World Congress organized by the TURLg in October 1994.
After Valleyfield / Quebec (1997), Dakar (1999), Krakow (2001), Olympia (2003), Urbino (2006), Puebla (2008), the 8th World Congress was held in Leicester (United Kingdom) 28
June to 2 July. It took place in the overall satisfaction with the excellent organizational work and the warmth welcome of the Centre for Excellence in Performing Arts, De Montfort University, represented in this case, by our colleague Rob Brannen, Professor at De Montfort and member of the Executive Committee of IUTA.
152 participants from 50 countries on 5 continents presented 58 high levels "papers" on the general theme of the Congress, "Theatre Pedagogy". Eight workshops have also been proposed, along with six performances by university troupes (Vilnius "Palepe" ; Bucaramanga, Colombia, "Palas 5 12"; Hoseo University, South Korea, "Yeonkuek-mi Theatre Company" ; Leicester,
De Montfort ; Urbino "Aenigma" ; Lyon, INSA). These few lines do not intend to be a detailed report of the Congress: you can find more details in the "real" official report soon to be published on its website.
I'm just here for a short "travel diary" to point out that the Chief, Robert Germay, as founding President, and Alain Chevalier, as member of the Executive Committee of IUTA, participated with great pleasure to this friendly, but also very studious and active global meeting.
Perfect trip with Eurostar - a discovery, and an agreeable change, I must say, compared with the plane! -; remarkable summer weather - to everyone's surprise, the first surprised being the local people !
-; very British hotel - the plans must have been traced by Agatha Christie or Sir Alfred Hitchcock! -; cordial and effective team of De Montford well trained, stylish and committed students; joy of meeting old friends, and of discovering new "supporters"; emotion in Stratford-upon-Avon, when discovering the birthplace of Shakespeare, then, at the Courtyard Theatre, a great performance of his King Lear by the Royal Shakespeare Company (and not of The Children of Lir by the TURLg); excitement and dismay that the English still drive left - "Look left "-, ... Stratford-on-Avon, 2010
In short, a small pleasant stay in a nice typical English town, including the new and impressive high-tech Curve Theatre which could arouse the envy of more than one director.
By the way, this reminds me that the TURLg has, to this day, only performed across the Channel , chronologically, in Dublin, Ipswitch, Ramford and Glasgow. The remarkable "Performing Arts" tool which we discovered at De Montfort University (in particular the PACE Building), tempts us well to return ... But this is not so easy, apparently, to pass the channel in this direction ... as Adolf already said.
The next and, therefore, 9th World Congress of IUTA will be held in 2012 in Minsk. Knowing very well the organizers of the State University of Belarus, the old regulars of IUTA and of our RITU's in Liège, we can only rejoice in advance, and wish them a good job in this great work of preparing such a specific Congress.
Robert Germay
(PS: The season is not really over for the TURLg, since a troop (Kafka) will be in July in Beirut, and another (Bracke) in August, in Benin ... "Oufti!")

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