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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

tournees

Prochaines tournées: suite! (et pas fin)

20 Janvier 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les tournées, ça va, ça vient...

Nous apprenons que Besançon n'a pas retenu notre "Bracke": "trop de candidatures par ailleurs", qu'ils disent. Bon, c'est leur choix...

Profitons de l'occasion pour parler du second semestre.

En septembre nous pouvons encore aller à Stralsund (Allemagne); en octobre, à Minsk (Biélorussie), Stettin (Pologne), Dourdan (France), Hanau (Allemagne); en novembre à Lörrach (Allemagne), Konstanz (Allemagne), et, surtout, nous mettons tout en oeuvre pour exporter "Fin de siècle sur l'île" dans son pays d'origine, la Patagonie.

Mais, comme on le disait déjà, faut encore voir avec Vichnou etc... !

Inch'Eux.

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Prochaines tournées

16 Janvier 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Ça fait bien un mois que le TURLg ne tourne plus... à l'extérieur de ses murs. Ça ne saurait durer.
Voici un petit aperçu des tournées prévues cette année... Si Vichnou (la paix) et les autres le veulent bien:

Ville

Pays

Dates

Spectacle

Murcia Espagne 06-13/03/09 "Si tu m'aimes"
Arras France 30/03-05/04/09 "Le Citoyen général"
Zagreb Croatie 01-05/04/09 "Projekt Eden"
Besançon France 06-10/04/09 "Bracke"
Valleyfield -
Trois Rivières
Canada   "Poivre de Cayenne"
Vilnius Lituanie 27/04-02/05/09 "Projekt Eden"
Fez Maroc 06-10/05/09 "Si tu m'aimes"
Paderborn Allemagne 13-17/05/09 "Le Citoyen général"
Alaçati Turquie 20/06-05/07/09 "Le Joueur de Flûte
Hronov Rép. Tchèq. 01-08/08/09 "Kafka"

Certes, on croise encore les doigts pour l'une ou l'autre... mais faites quand même le compte des kilomètres...

"Rengagez-vous, qu'ils disaient!"
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JERUSALEM (suite) : Aux grands voyages les grands moyens de transport !

5 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Il faut dire que le nôtre n’avait pas trop bien commencé : le Malin, tentant d’entraver notre progression vers la Terre sainte, avait répandu sur nos routes une épaisse couche de neige et de verglas. Notre croisade était-elle compromise ? Pas du tout, car nous avions eu la bonne idée de monter à bord du taxi du Sieur Travelchen qui, par un détour opportun, trompa les éléments et nous conduisit sans encombre à notre destination première : l’aéroport international de Zaventem.


A Jérusalem, nous prîmes beaucoup d’autres taxis. Notre groupe de braves étant composé de 5 personnes et les taxis locaux n’étant pas aussi vastes que celui de M. Travelchen, il nous fallut toujours nous répartir dans deux véhicules. Il est curieux de constater que, bien que les susmentionnés véhicules partent souvent en même temps du même endroit, il est rare qu’ils arrivent ensemble à destination. Force est dès lors de constater que chaque chauffeur développe ses propres stratégies pour amener, oserait-on dire « au plus vite », ses passagers à destination, et que ces stratégies sont d’efficacités très inégales ! En résumé : les chauffeurs de taxi jérusalémites ont beaucoup de mérite… mais pas celui d’avoir inventer la ligne droite !


Les chauffeurs de bus, non plus, me direz-vous ! C’est vrai, mais dans leur cas, il n’est plus question d’inventer quoi que ce soit. Leur trajectoire est définie de longue date, et les détours qu’ils empruntent sont éculés ! La responsabilité revient donc au voyageur de choisir la ligne qui le ramènera le plus rapidement au bercail. Facile ! hmf… en théorie oui, parce que choisir la ligne adéquate, c’est un bon début, mais le principal reste encore de prendre cette ligne dans la bonne direction ! Ce ne fut pas toujours notre cas. Résultat des courses : 2h30 de trajet en bus pour rentrer du centre ville à l’hôtel !


Tout ceci pour expliquer pourquoi les pèlerins se contentent généralement de mettre un pied devant l’autre pour voyager : c’est plus long, mais ça évite pas mal de surprises !

 

Mélissa Homburg

 

(Remarque du Chef : Godefroid de Bouillon, lui, avait quatre pieds de cheval à déplacer… Sinon, il serait allé à St Jacques de Compostelle…)

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Courte divagation entre Liège et Zaventem (sur la route de Jérusalem)

3 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Dimanche 23 novembre, à peine terminé «Fin de siècle sur l'île » que « Hop » nous voilà dans le confortable taxi « TravelChen »... On se croirait déjà dans l'avion, on navigue dans l'ouate, on survole la route, il neige, bercé par le confort de cette insoutenable légèreté de l'air je m'endors comme d'habitude et pas pour longtemps... Derrière moi Robert marmonne en hébreux et Dominique rit, à ma gauche Mélissa ne dit rien et je trouve ça louche et devant, ah... devant Claude explique au chauffeur les bases élémentaires, le pourquoi, le comment de la circoncision, d'où cela vient comment ça se pratique- il parle du poid d'un flocon de neige-du fonctionnement des essuies glace-du givrage-du dégivrage qu'il a bien connu un type qui avait connu un chauffeur de taxi qui connaissait un chauffeur de poids lourds qui lui avait raconté qu'un de ses collègues routiers était obligé de sortir son bras par la fenêtre latérale gauche de son 36 tonnes pour actionner les essuies glace- la main gauche du chauffeur avait gelé un soir subitement sur la route entre Wroclaw et Cracovie- il y aurait d'ailleurs à cet endroit une petite croix blanche sur le bord de la route, du côté gauche vu que le camion allait vers Cracovie et que la main fauchée par le froid avait roulé vers un talus du côté gauche de la route reliant donc Wroclaw à Cracovie- à propos de croix blanche Vincent travaille à la croix rouge-je me souviens d'une année en allant à Berlin y avait encore le mur- Robert était là aussi- hein tu te rappelles Robert l'ambulance à Berlin--- Je crois que ce qui m'a tout à fait réveillé c'est le bruit des dents du chauffeur qui attaquaient furieusement le cuir de son volant... J'ai regardé autour de moi... Derrière, Robert marmonnait en hébreux, un vague son émanait de Dominique on aurait pu prendre ce son pour le début d'un rire, à ma gauche Mélissa ne disait rien et je trouvais ça louche, devant moi Claude avait le regard perdu dans les feux rouges des voitures, les flocons de neige virevoltant dans cet insoutenable légèreté de l'air et Claude ne disait rien...Tout ceci à contribué au fait que je ne parvienne pas à me rendormir et que je subisse l'embouteillage jusqu'à ce que notre chauffeur prenne un raccourci qui nous mène directement à Zaventem...



Vincent Pagacz


Quelques photos...

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JERUSALEM, ou « Le TURLg sortant du tombeau…» (air connu), 24-28 novembre 2008

3 Décembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Cette tournée risqua bien, en effet, d’être mise au tombeau avant même de démarrer. En effet, répondant à une invitation (de Recteur à Recteur) de l’Université Hébraïque de Jérusalem, le TURLg piaffait déjà d’impatience, billets d’avion en main, dès le mois de septembre, pour participer au 12ème Festival THESPIS de la Ville Sainte, lorsqu’une lettre lui annonçait début octobre que la manifestation était annulée pour cause de difficultés organisationnelles touchant toutes les universités israéliennes. Fichtre ! Une tuile ! De taille !

O
n a beau avoir déjà tourné 3 ou 4 fois là-bas (la première en 1998, sauf erreur), devoir renoncer à un voyage pareil ne passe pas tout seul !

Heureusement, quelques semaines plus tard venait un contrordre. Emue sans doute par notre désarroi (et celui d’autres troupes étrangères invitées), l’Université du Mont Scopus décidait d’organiser pourtant, aux mêmes dates, un mini-festival (un Thespis 11 et demi ?) qui rassemblerait quelque quatre troupes : un groupe local, un de Quito (Equateur), un de la Cornell University (Ithaca, New-York) et nos Liégeois.

Les efforts pugnaces du Prof. Isaak Benabu, professeur de théâtre à l’Université Hébraïque et père-fondateur de THESPIS, ne sont certainement pas étrangers à ce bénéfique retournement de situation, et à cette résurrection aussi soudaine que bienvenue.

Ainsi donc, à peine finie la représentation dominicale de fin de série de « Fin de siècle sur l’île », le 23 novembre  à 17h15, cinq Turlgiens (Dominique D., Vincent P., Mélissa H., Claude D. et le Chef) gagnaient Zaventem sous une neige battante, cause de gros embouteillages, qui faillirent bien nous faire rater l’avion.

Bref, en route pour Tel Aviv via Budapest avec la Malev, une compagnie hongroise, très confortable ma foi, et, sans doute, une des dernières à encore nourrir et abreuver gratuitement ses passagers (ceci-dit à l’intention du guide du Routard. Remarque : Alitalia, elle, a réussi à égarer les 9 bagages des Equatoriens entre Quito et Jérusalem !).

A destination finale, plus de neige, certes, mais on supporte bien quelques couches de laine à Jérusalem fin novembre à… 3h45 ! Quand les compagnies aériennes comprendront-elles que nous ne sommes pas du matin ? Par parenthèse, le 28, pour notre retour, notre vol prévu à 6h00, nous faisait quitter Jérusalem à… 2h00 ! Ca nous poursuit ! Damned !

Accueil impeccable à l’aéroport Ben Gourion, et transfert en taxis à Jérusalem, à la Résidence-Club Maiersdorf, où l’Université loge ses hôtes dans d’excellentes conditions 4 étoiles. Et, en plus, on y mange bien ! (Yvonne et Léon Maiersdorf, les donateurs dont le bâtiment porte le nom sont, soit dit entre parenthèses, Belges).

Au programme du lundi : repos de notre voyage nocturne, et spectacle de la troupe locale (Département d’Etudes Théâtrales de l’Université Hébraïque) en soirée.

Le mardi, c’était à notre tour de présenter notre « Si tu m’aimes… » à 20h00, dans le beau théâtre Ma’abada. Les commentaires furent élogieux : « a Hit », qu’ils disaient. Nous l’avions d’ailleurs bien ressenti en jouant, et au salut final, aux réactions positives des spectateurs, manifestant clairement une fois de plus, que notre spectacle franchissait allègrement la fameuse barrière de la langue. C’était d’autant plus gratifiant qu’il faut relever que cette représentation était le baptême du feu de Mélissa Homburg, qui a repris, pour la circonstance, le rôle que tenait jusque là Chantal Heck.

Le mercredi voyait dans un autre théâtre encore, le Khan, installé dans une belle grande cave la représentation de la Cornell University, d’un texte de Nora Glickmann, une vieille connaissance du TURLg, puisque, en 2000, à RITU 17, des étudiants de Cornell avaient présenté un autre de ses textes à Liège.

Notons d’ailleurs que le théâtre de Quito (Equateur) a déjà lui-aussi croisé la route du TURLg au Vénézuela, et que, Isaak Benabu a déjà participé naguère à RITU.

Le jeudi et vendredi ont pu être consacrés à une visite plus intensive de cette étonnante ville qu’est Jérusalem, dont on n’a jamais fini de découvrir les charmes contrastés.

Nous tenons à remercier toute l’équipe d’Isaak Benabu, en particulier Vidal, le producteur du festival, et Talia, la fille d’Isaak, ainsi que le personnel du Bet Maiersdorf, qui ont fait en sorte que notre séjour soit en tout point confortable. Nous ne pouvons que souhaiter longue vie à THESPIS, dans un format redevenu « normal ».

Merci surtout à Monsieur le Prof. Bernard Rentier, notre bienaimé Recteur de l’ULg, qui a pris en charge nos billets d’avion : nous savons qu’il est conscient de notre mission d’ambassadeurs de notre Alma Mater et nous lui en savons gré.

Après des 25° au soleil du Moyen-Orient, le retour brutal aux rigueurs climatiques belges ne nous fera pas oublier une tournée si agréable et si fructueuse.

Robert Germay

Quelques photos...

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2ème Festival International de Théâtre Universitaire de Marrakech,1-5 novembre 2008, ou quand il pleut sur Marrakech c'est surprenant...mais pas longtemps.

14 Novembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

En 1988 déjà, par un mois de juillet torride pour nos peaux du Nord, le TULg (il n'était pas encore Royal) découvrait le Maroc, en présentant Rozenkranz et Guildenstern sont morts de T. Stoppard au Festival International de Théatre Universitaire de Casablanca. C'était dans l'air du temps, puisque les années 80 ont marqué l'histoire du théatre universitaire par la naissance d'une foultitude de festivals, de Coïmbra à Cologne, de Cracovie à ... Liège (en 1983 naissaient nos RITU) ou Casablanca.

Ce premier festival marocain était l'oeuvre de Hassan Esmili, alors Doyen de la Faculté Ben M'Sik de Casablanca. Considéré d'emblée comme membre fondateur, le TURLg a "rempilé" à de nombreuses reprises et a ainsi présenté plusieurs spectacles, pendant une dizaine d'années à Casa-la-Blanche, de En pleine Mer à L'Impromptu de Versailles, Karl Valentin, Lovely Rita, et j'en passe.

Déjà important par son volume dès sa création, le FITUC (Casablanca) est, hélas, devenu, avec le temps, un mammouth de plus en plus difficile à cornaquer ; cela s'est ressenti dans la qualité de l'accueil et de l'organisation générale. Le TURLg a donc renoncé à s'y produire. Ces problèmes ne peuvent qu'être mis en relation avec le départ du père de l'évènement, Hassan Esmili, que Abdellah Chakiri, directeur artistique, a pourtant courageusement essayer de suppléer, avec des fortunes diverses, et le FITUC existe encore aujourd'hui. (Il faudrait un livre entier pour raconter toutes nos aventures casablancaises).

Entretemps, RITU-Liège a accueilli, à plusieurs reprises, des troupes marocaines. Entretemps aussi, de nouveaux festivals ont vu le jour au Maroc. On en compte aujourd'hui 6 : Agadir (le premier en date: 1996. Le TURLg a participé avec plaisir et succès à sa 12e édition en 2007 avec Kafka, et est à nouveau invité pour la 14e édition en 2009) ; Meknès, né il y a 4 ans ; Tanger ; Fez et Marrakech qui en sont à leur 2ème édition; et bien sûr toujours Casablanca.

Notre voyage à Marrakech s'est en fait déroulé en deux étapes: deux de nos acteurs, contraints par des exigences de travail sont arrivés en estafettes pour inaugurer le festival (le 1/11) et rentrés plus tot (le 4/11), devoir accompli. Le gros de la troupe est arrivé le 2 pour jouer le 3 et repartir le 7. Mission accomplie.

Dans l'ensemble, le séjour fut fort agréable et ... varié : deux jours de pluies battantes et le reste sous le soleil marocain, tamisé par la pollution visible et olfactive des pots d'échappement des mobylettes et des autos difficilement mobiles (les taxis, là bas, n'ont pas d'âge). Marrakech est loin de Kyoto !

Hôtel excellent; nourriture préparée avec amour et dévouement par des bénévoles de l'entourage du festival...Que demander de plus ? Un bon programme bien sûr !

Celui-ci était très varié: de la danse au théâtre, tantot sérieux, voire un peu lourd, tantot plus "léger" (les belges entre autres...). Nous avons pu ainsi découvrir deux troupes françaises (une composée de jeunes et l'autre de danseurs professionnels), deux troupes marocaines (une professionnelle et une composée d'étudiants de la Haute Ecole de Management de Marrakech), deux troupes allemandes (une mettant en scène des ados, l'autre une danseuse égypto-allemande), une troupe russe de Moscou, un couple suisse, et, bien sur, le TURLg de Belgique, qui présentait son Joueur de Flute le lundi 3 à 16h (et 3/4 d'heure de poussière: horaires marocains obligent...)

De plus, nous avons participé à une table ronde sur le thème "Le role de l'art dans le rappochement des peuples".

Notons, pour la petite histoire, que Hassan Machnaoui, l'organisateur du festival, avait suivi un atelier dispensé une vingtaine d'années avant par Robert Germay dans le cadre des Festivals de Casablanca. Il en parle comme si c'était hier et se souvient très bien de quelques spectacles du TULg à Casa.

Important à noter pour l'histoire du Théatre Universitaire: à Marrakech, la Haute Ecole de management impose le théatre comme matière d'examen. HEM, Valentin, même combat: "Le théatre obligatoire". C'est ainsi que la troupe de HEM nous a proposé un Roméo et Juliette qui vaut son pesant de thèses en anthropologie, ethnologie, sémiologie, théatrologie...et j'en passe et des meilleures ...ologies.

Merci, de tout coeur, au dévouement de Hassan Machnaoui: avec très peu de moyens et une équipe très réduite, il a fait des miracles pour que ce séjour soit pour nous inoubliable. Nous l'avons remercié en l'invitant, lui et sa charmante épouse, Hint, à partager le "repas de tournée" dans un lieu mythique: le fameux Dar Essalam, où Alfred Hitchcock a tourné des scènes de son célèbre L'homme qui en savait trop.

Il avait bon goût cet Alfred, c'est Alphonse qui vous le dit.

Pour les photos :

les photos du Chef

les photos du groupe

les photos des souks

le spectacle du Maroc

le spectacle suisse

le spectacle russe

le spectacle français 1

le spectacle français 2

le Joueur de flûte







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Tartu, 21-26 octobre 2008, ou comment l'Estonie devient le 33ème pays "visité" par le TURLg depuis sa création.

13 Novembre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

 

Les premiers contacts avec l'Estonie, le plus septentrional des pays baltes, remontent à 2004, quand Robert Germay fut invité à visiter le Département Théatre de l'Université de Tallinn, dirigé par le professeur Ingo Normet. Le résultat de cette visite fut que la troupe universitaire de l'Université de Tartu, recommandée par et accompagnée d'Ingo Normet, présentait Les Possédés de Dostoïevski au RITU 24(27/02/2007), et remettait le couvert au RITU 25(29/02/2008) avec Rhinocéros de Ionesco.

Il était juste que l'Estonie, à son tour, invite le TURLg à se produire chez elle. Le choix se porte sur Fin de siècle sur l'ile d'Alejandro Finzi, que Kalev Kudu, le metteur en scène de Tartu, avait pu apprécier au RITU 25. C'est ainsi que nous nous envolions le 21 octobre 2008 pour Tallinn avec armes et bagages...Ceux -ci n'eurent pas l'heur de plaire à Air Baltic, qui nous taxa de 450€ pour un "surpoids" de ...17kg (pour 7 personnes). Il avait d'ailleurs déjà fallu délester notre malle d'accessoires qui ne pouvait pas dépasser 30 kg...et qui en pesait 47. Le TURLg qui a pris l'avion des dizaines de fois ces 20 dernières années n'ayant quasi jamais connu cette règle des 30 kg fut fort surpris : les bagagistes d'aéroport seraient ils devenus plus gringalets ? ou la politique du "fric à tout prix" des compagnies qui, déjà, ne nourissent plus leurs passagers, avait-elle réduit leurs équipes ?

Bref, il fallut dare-dare acheter une nouvelle valise à l'aéroport et re-répartir les décors et accessoires dans nos bagages personnels... pour quand meme totaliser 17 kg de trop. Pourtant, nous mettons en scène avec des scénographies "light" de chez "light". Pourtant, nous avions demandé à nos hôtes de nous fournir sur place pas mal de choses difficiles à emmener. Rien n'y fit. Mais, tout de meme, 450€ ! C'est cher du kilo. Bientot, on payera son billet au poids, vous verrez...Malheur aux obèses, aux grands, aux costauds, aux femmes enceintes... Et pour comble, Air Baltic est parvenu à nous égarer une valise à l'escale de Riga. Re-belote au retour vers Bruxelles. Malgré l'allègement encore plus drastique de notre matériel, on constatait à Tallinn un excédent de poids de... 7kg ! Dont cout: 248€... et re-re-belote: une valise égarée à l'arrivée ! Elle ne regagna l'ULg que le lendemain de notre retour. Air Baltic: never again, c'est juré ! Ceci dit, l'accueil chaleureux que nous réservait Kalev Kudu à Tallinn mit du baume sur nos douleurs morales. Il nous avait réservé un logement fort agréable et pittoresque en plein centre de la vieille ville hanséatique, dans un complexe de bâtiments vieux de plusieurs siècles, mais remarquablement aménagés.

Le soir meme de notre arrivée, l'Ambassadeur de Belgique, Monsieur Nicolaas Buyck, en compagnie de quelques collaborateurs, nous régalait dans un excellent restaurant du centre ville. Nous avons apprécié sa grande convivialité: qu'il en soit encore remercié. Le lendemain, après une visite très instructive de cette superbe capitale qu'est Tallinn, deux heures de minibus nous amenèrent à Tartu, 2ème ville d'Estonie (100.000 habitants) et ville natale de Kalev. Plus petite certes que Tallinn, Tartu est pourtant très animée par la présence d'une importante et vivante université. Une lectrice de français, travaillant sur place pour le compte du Commissariat Général aux Relations Internationales (CGRI) de la Communauté Française de Belgique, Melle Clotilde, nous y avait organisé une rencontre avec des étudiants du cru apprenants le français. Ceci ne fut certainement pas étranger au fait que la salle où nous nous produisions le jeudi soir était super-bondée, à notre grande joie... et surprise. Quelque 200 spectateurs, majoritairement des étudiants (dont quelques Erasmus français), ont manifesté chaleureusement  leur appréciation par une standing ovation rassurante. Nous étions venus, nous avions été vus et nous avions vaincu.

Pour la journée du vendredi, notre hôte, Kalev, jamais à court de bonnes idées pour nous faire visiter sa patrie, nous a emmenés en Estonie du sud. Vous ne le savez sûrement pas, mais en Estonie aussi, on parle plusieurs langues... et en Estonie du sud, eh bien, on parle l'estonien du sud ! autrement appelé "Seto-language", comme nous l'ont expliqué nos hôtes. Nous avons donc visité un "seto-village", un "seto-lac" (le lac Peipsi, oui oui, c'est la vérité, vous pouvez vérifier !), qui fait la frontière avec la Russie, une "seto-grotte" qui malheureusement était fermée (ce n'était plus vraiment l'été), un centre thermal (oserions-nous l'appeler "seto-Spa" ?), et enfin, pour couronner cette journée mémorable, un "seto-musée", où nos hôtes nous ont reçus avec une table bien garnie de délicieuse nourriture locale, nous ont régalés de chants du cru, et ont emmené ceux de nous qui le voulaient bien (deux courageux seulement : David H et David D) au "smoke-sauna", où l'on se flagelle de branches d'arbres avant de sortir nus dans la prairie pour s'arroser de l'eau froide du tonneau. Pour arroser tout cela, un alcool local qui nettoie bien la tuyauterie, au cas où le sauna n'aurait pas rempli tout son office. Avant de repartir, Kalev nous a tous entraînés dans une danse locale, toujours accompagnés des chants et de l'accordéon de nos hôtes. 

Le séjour s'est terminé, le samedi soir, par une représentation du nouveau spectacle mis en scène par Kalev, 4.48 Psychosis, de Sarah Kane,  joué par trois excellents comédiens talentueusement mis en scène.

Retour le dimanche 26/10/2008 avec les avatars airbaltiquiens que l'on sait.

Soulignons que ce voyage a reçu le soutien financier du CGRI dans le cadre des accords Wallonie-Bruxelles/Estonie. Cette coopération bilatérale officielle courant de 2008 à 2010, nous espérons que ce n'était pas le dernier échange avec l'Estonie: des projets de coproduction théatrales entre le groupe de Tartu et le TURLg ont été lancés et seront effectivement mis en chantier dans les mois qui viennent.

Merci donc au CGRI. Merci surtout à Kalev Kudu et à son équipe qui ont superbement assuré l'acceuil des Liégeois pendant ces belles journées baltiques.

Terviseks et à bientot.

Quelques photos

 

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Une pièce du TURLg à Méry ! 19.10.08 - 15 heures

20 Octobre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Comment calmer Monsieur Bracke ? marche aussi sans éclairage

Après avoir été créée en Roumanie, la pièce Comment calmer Monsieur Bracke ? s'est produite à Méry, près de Tilff, au 4e Salon du Développement Durable. Effectivement, elle y trouvait sa place tant grâce à son thème, l'anonymat du travailleur et l'inhumanité du système installé par les grandes compagnies, que grâce à la manière de travailler caractéristique du TURLg : travail sur la création collective, le groupe, dans une activité théâtrale ouverte à tous.


Suite à divers aléas techniques, la pièce a été jouée sans éclairage, avec des coulisses rudimentaires et un montage au vu du public... Bien qu'elle ait été conçue pour être présentée comme du théâtre de rue, c'était la première fois que nous avions effectivement l'occasion de tester le spectacle dans ces conditions. Et ça a marché !

Bien que nous ayons joué sur une scène un peu excentrée par rapport au reste du salon, la pièce accrochait les badauds, et au fur et à mesure de l'avancée de la pièce, les lieux se remplissaient de nouveaux spectateurs, qui restaient pour voir la fin. On en comptait une petite centaine à la fin de la représentation... Espérons qu'ils y auront pris goût, et que nous les reverrons bientôt au TURLg, que ce soit au mois de décembre, pour voir le début de la pièce qu'ils auraient loupé sous le chapiteau de Mérytherm, ou aux représentations d'autres groupes du Théâtre Universitaire.

Les prochaines représentations de Comment calmer Monsieur Bracke? se dérouleront du 5 au 12 décembre 2008, à la salle du TURLg, quai Roosevelt 1b (parking dans la cour !).

David Homburg

Voir aussi notre autre article du blog.
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Theatertreff de Lörrach, 15-17.10.08

20 Octobre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Pour la première fois, le TURLg parficipait au Festival de Théâtre amateur de Lörrach, pour sa 12e édition. Lörrach, vous voyez ? Non ? Bon. C'est une petite ville allemande du Baden-Württemberg, située pas loin d'un trou fameux en Europe : celui de Bâle. Pas loin non plus d'un autre festival de théâtre amateur que le TURLg connaît depuis toujours : Saint-Louis (Haute Alsace).

Bref, une nouvelle découverte, que nous avons appréciée, dans un circuit de Festivals amateurs (non-universitaire) comme il en existe quelques-uns en Allemagne : Paderborn, Hanau, Rudolstadt, Stralsund, Göppingen... autres points de chute déjà connus du TURLg, grand voyageur devant Bouddha.

Organisée par l'association "Nellie Nashorn" (le Rhinocéros Nellie) de Lörrach, cette rencontre ne pouvait qu'apprécier la prestation de notre singe (Vincent Pagacz) dans Communication à une académie de Kafka. Malgré l'heure matinale (10 hrs), malgré les conditions de jeu particulières (une église évangéliste, encore en activité), malgré la composition à 98 % non francophone du public, le succès fut au rendez-vous. Il faut dire que notre Kafka en a vu d'autres : c'est sans doute, de tous nos spectacles, celui qui s'est joué dans les conditions matérielles/scénographiques les plus diverses : salles de cours, bibliothèques, musées, théâtres... ou, donc, église. Quant à la fameuse "barrière de la langue", il y a lontemps qu'il l'a explosée en convainquant des publics lituaniens, polonais, israéliens, mexicains, hongrois... et même des States !

Bref, "wunderbar, Klasse, exzellent, ausgezeichnet, tadellos..." furent des mots employés lors de la discussion officielle réunissant les festivaliers pour débattres des spectacles - c'est une coutume que l'Allemagne observe très particulièrement.

Travail (après le jeu) oblige : la troupe (Vincent Pagacz, Marco Pascolini et Robert Germay) ne pouvait pas rester plus d'un jour sur place, hélas. Mais ce qu'elle a vu du festival est très encourageant... à y retourner : accueil chaleureux, bonne organisation, excellent programmation, atmosphère conviviale et sans aucune agressivité, même dans les incontournables "discussions" : critiques mais éclairantes. On en a vu d'autres aussi ! hélas. Les troupes venues de France (Metz), Allemagne (Halle, Freiburg, Dresden, Lörrach...), Autriche (Salzburg), Italie (Bozen-Bolzano), Slovaquie, Tchéquie... (www.nellie-nashorn.de) avaient toutes un brillant palmarès à leur actif.

Juste pour l'anecdote :
- nous n'avons pas joué dans la salle prévue, que Robert Germay avait visitée tout exprès il y a quelques semaines: ça arrive;
- tous les repas étaient végétariens : ça surprend;
- l'Auberge de Jeunesse, très belle, moderne (1980) et confortable, nous a logés au 3ème... sans ascenseur (réservé au personnel) : ça fatigue;
- il a plu toute la journée passée là-bas : ça change.

Merci en tout cas à Ingrid Weinmann et Vaclav Spirit, les deux organisateurs, et à toute leur dynamique équipe.

Maintenant, en route, mardi prochain 21/10, pour l'Estonie !

Les voyages forment la jeunesse.

Robert Germay

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Une pièce du TURLg au 4e Salon du développement durable à Méry

13 Octobre 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Comment calmer Monsieur Bracke ? La réponse bientôt aussi en Belgique !!!

La pièce du TURLg Comment calmer Monsieur Bracke ?, de Gérard Mordillat, créée avec succès dans la lointaine Roumanie en novembre 2007 (voir notre article), se produit enfin dans la région liégeoise ! A Liège ? Oui, mais aussi à Méry, près de Tilff !

Méry, qui n’a jamais encore accueilli de pièce du Théâtre Universitaire Royal de Liège, accueillera, ces 18 et 19 octobre 2008 le 4e salon du développement durable. Ce festival réunit entre 80 et 100 associations de tous bords s’occupant de développement durable (énergies renouvelables, habitat durable, éco-construction, mobilité douce, économie sociale, commerce équitable, bio dans l’alimentation, puériculture, cosmétiques, écodécoration, finance éthique, etc.). Et que vient faire le TURLg, dans tout ça ?

Eh bien il se fait que ce spectacle qui retrace avec humour noir la chute d’un employé lambda dans les rouages de notre société de consommation à la suite de son licenciement, cadre bien avec le thème général donné au festival cette année : la réflexion sur l’emploi et la formation.

Dérives de la mondialisation, absurdité des administrations, aliénation du travailleur et inhumanité du système mis en place par les multinationales, autant de sujets abordés dans la pièce qui peuvent servir de base de réflexion pour repenser le monde du travail…

La pièce sera jouée ce dimanche 19 octobre à 15h, dans les locaux de Mérytherm. Et contrairement à bien des choses dans ce bas monde, l’entrée du salon est gratuite. Profitez-en !!!

Pour ceux qui n’auraient pas le temps ou peur du train, rappelons aussi que Comment calmer Monsieur Bracke sera présenté à la salle de la Chimie du vendredi 5 décembre au vendredi 12 décembre (voyez pour cela la rubrique « spectacles à l’affiche » sur le site du TURLg)… Rendez-vous donc à l’une de ces dates pour découvrir comment calmer Monsieur Bracke !

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