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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

8e livraison

10 Août 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Dans le rétroviseur...

 

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La rubrique "Dans le rétroviseur..." est ouverte à tous ceux qui peuvent ajouter, corriger, améliorer les informations qui s'y trouveront concernant les dates, les noms (de personnes, de lieux ou de dieux), les anecdotes, croustillantes ou non... Bref, que ceci soit un remue-méninges-mémoire du TURLg.

RG


Or donc, le rétroviseur a hoqueté à la livraison 7, en nous trimbalant des années 30 aux années 80. Des hoquets, oui, mais ne dit-on pas que  " l'Histoire bégaie  " ?  Cet épisode nous a semblé utile pour signaler le coup d'accélérateur qu'allaient être les 60ies dans l'évolution du théâtre universitaire tous azimuts.

Revenons-en toutefois à la fin des livraisons 5 et 6, vrai sac de noeuds pour celui qui gère ce f... rétroviseur. Nous sommes là à un carrefour, une fourche, à la fois aboutissement (provisoire) d'une époque et rampe de lancement (provisoire) d'une autre : ou comment démontrer que le mouvement naît en marchant (ou quelque chose comme ça).

Or,  ding-donc, nous en étions restés au début des années 60, au moment où François DUYSINX prenait le relais de la présidence de François DUYCKAERTS. Notons que ce dernier avait offert au TULg une première occasion de déplacement au long cours en envoyant l'Intermezzo de GIRAUDOUX mis en scène par Jean DAULNOYE, à Lumumbashi (Katanga - 1961) où DUYCKAERTS avait enseigné naguère, ceci entraînant cela très opportunément.

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(François Duyckaerts)

De même, Le Père Grognon participa-t-il au Festival de TU organisé par le MUBEF, en 1964 (15/3), en la salle du "Résidence" à Bruxelles.

Les années 60 constituèrent alors un embranchement déterminant dans la vie du théâtre étudiant à l'ULg, avec la création d'un Théâtre des Germanistes Liégeois d'appellation contrôlée.

On l'a dit et redit, le théâtre en version originale (anglais, allemand, néerlandais) était tradition en Philologie germanique. En recoupant des informations que nous devons à C. et M. SCHMIT-GAVOYE, J. SIMON, J. MOORS et F. CORIN, on peut établir la liste suivante de pièces jouées en Germanique, avant la 2e guerre et juste après :
- 1933-34 : The Twelve-pound look de J.M. BARRIE, Riders to the sea de J.M. SYNGE, Augustus does his bit de G.B. SHAW
- 1934-35 : Maria Magdalena de F. HEBBEL Das Spiel vom deutschen Bettelmann, de E. WIECHERT
- 1936-37 : Dolle Hans de FABRICIUS
- 1937-38 : The Admirable Crighton de J.M. BARRIE
- 1938-39 : Die Kommstunde de L. WEISMANTEL
- 1940 : Het daghet in het Westen de Nico VAN SUCHTELEN
- 1941 : The Flashing stream de Charles MORGAN, projet interrompu par la censure des autorités allemandes occupantes
- 1946 : Die häusliche Frau de Herman BRALER
- 1947-48 : The Admirable Crighton de J.M. BARRIE
- 1949 : Iphigenie
Sauf erreur ou omission

Après le Woyzeck de 1962, la tradition allait s'institutionnaliser de manière plus régulière en ce qui concerne, en tout cas, le théâtre en langue allemande. Robert GERMAY, devenu assistant-bibliothécaire, poussé par les étudiants, supporté toujours par Armand NIVELLE et, il faut le dire, sous l'oeil bienveillant de toute la section (sauf un prof, toujours le même), RG, donc, relançait la machine en montant Kennen Sie die Milchstrasse ? de Karl Wittlinger, en 1965, toujours au Foyer International des Etudiants, dit "le Vertbois". La pièce, prévue pour 2 personnages seulement, fut adaptée pour faire jouer 5 personnes, parmi lesquelles un premier germanophone, Bernard GENTGES, aujourd'hui éminent Ministre de la Communauté germanophone (jusque là, Leuven attirait plus les germanophones que l'ULg) : il ne sera pas le dernier.

Petite pause pendant que R.G. accomplissait ses obligations militaires (1965-1966), volant le jour,
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planant la nuit,

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et un pas de plus fut franchi en 1968 avec Biedermann und die Brandstifter de Max FRISCH qui fut présenté dans un vrai théâtre, "Le Trocadéro", rue Lulay, deux soirées de suite.

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C'est encore le Troca qui accueillit en 1971 Romulus der Grosse de Friedrich DÜRRENMATT. Ici, les germanophones devenaient nettement plus nombreux, entre autres avec les frères GROSCH. Robert, l'aîné qui jouait déjà dans Biedermann, avait entraîné son cadet Mathieu dans cette nouvelle aventure. Le premier est aujourd'hui Directeur d'école, le second après avoir été Ministre est maintenant Député européen de la Communauté germanophone. Ceci sans déprécier le moins du monde le beau travail de tous les autres, mais, quand on a des frères à part...

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C'est aussi avec Romulus que les Germanistes firent leur première tournée : Eupen ! Presque l'étranger. Décidément, une sorte de troupe commençait à se former : on l'appellerait bientôt le TLG (Theater der Lütticher Germanisten) à partir de Mockinpott en 1973.

Mais ceci est une autre histoire...

A suivre
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