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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Dites ROINVILLE sous Dourdan, ne dites pas Joinville le Pont. Mais c'est en France quand même.

12 Octobre 2007 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Les photos

Pour rappel, c'est avec L'Enseigneur que le TURLg avait participé - pour la première fois - en 2006 à ces "Théâtrales d'automne", un festival international de théâtre amateur, déjà solidement implanté à Roinville sous Dourdan (91) depuis pas mal d'années.

La coutume là-bas est de réinviter l'année suivante la même troupe, mais cette fois avec une "forme courte" (+/- 15 minutes), qui fait le lien (et un peu "l'entracte") entre des "formes" (pièces) de durée "normale". C'était une bonne occasion d'envoyer là-bas un extrait d'un spectacle que prépare Olivier Moreau avec une équipe du TURLg pour avril 2008, Vague à l'âme, d'après Karl Valentin.

Le TURLg a déjà monté, in illo tempore, un Karl Valentin (Le Projecteur réparé) qui a connu une formidable carrière, longue (joué plus de 100 fois en 10 ans) et internationale (du Québec à la Lituanie, du Mexique au Maroc, etc.) et qui reposait sur le thème du "théâtre".

Le nouveau projet, lui, a pour fil conducteur tout ce qui, chez Valentin, parle de la famille.

Dourdan était une belle occasion d'aller tester le concept comme work in progress.

Le Chef a accompagné la "troupette" en observateur/chauffeur : il a pu constater que "ça peut le faire". Inch' Allah...

Robert Germay
dourdan16.jpg

Voyage en France, Voyage à Dourdan (Essone)

Montrer une esquisse d'un tableau non achevé est probablement une opération délicate. Il en est certainement de même pour une pièce de théâtre.  La crainte la plus vive est  la réaction du public, l'appréhension que l'on peut avoir vis-à-vis d'un mauvais accueil possible de celui-ci face à un projet en gestation. C'est dans ce contexte que nous sommes partis jouer à Dourdan, à quelque 50 km au sud de Paris, le sketch des Gifles de Karl Valentin.

Ce sketch fait en réalité partie d'un projet plus vaste. Celui de mettre sur pied une pièce de théâtre adaptée de sketches de Karl Valentin qui s'intitule Vague à l'âme. L'adaptation consiste, dans les faits, à combiner plusieurs éléments ensemble pour obtenir une pièce. Dans notre cas, les ingrédients sont au nombre de trois. Des sketches, une vieille personne et des personnages déplaçant des photos hors normes.

La décision fut donc prise d'aller jouer à Dourdan un extrait du spectacle futur. Trois comédiens ont été nécessaires pour mettre en scène ce travail. En l'occurrence, Maryse, Régis, Marco et Olivier comme metteur en scène. Et après approximativement trois semaines de répétitions, nous avons été prêts pour faire découvrir notre travail au public.

Notre séjour en France fut au delà de nos espérances. Là-bas, nous y avons trouvé une multitude de gens super intéressants, qui partagent notre passion pour le théâtre et avec lesquels nous avons eu la possibilité de nouer des contacts chaleureux. Sans exagération, ce séjour nous a laissé un très bon souvenir. Adressons tout particulièrement ces quelques notes à Edmond Thanel, l'organisateur de ce Festival. Un Monsieur dynamique et sympathique qui se donne sans compter pour ce projet. On peut également ajouter les gens qui travaillent à ses côtés ainsi que ces personnes  qui nous ont hébergés avec beaucoup de gentillesse.

Finalement, cette expérience fut très bénéfique pour nous. En plus des contacts, de la possibilité que nous avons eue de pouvoir nous confronter à un public, c'est l'idée même de cette adaptation que nous avons confrontée à une échelle plus petite. Et cela semble avoir donné également satisfaction - dixit le public attentif et content.

Olivier Moreau

 



Petites notes annexes :

Après cette genèse et mise en mots de notre expérience personnelle, quelques mots sur le festival en lui-même. Déjà, comme certains TURLgiens l'auront remarqué, le monde est petit – je fus donc déjà bien aise de rencontrer une troupe de Perm, en Russie, avec qui j'avais eu l'occasion de faire connaissance, il y a déjà quelques années au Festival de Théâtre Universitaire de Langue Française de Cracovie, en Pologne.

Cette petite  anecdote mise à part, nous avons donc été, durant trois jours, bercés dans les Petites Formes (des spectacles de courte durée, moins d'une demi-heure) et les Grandes Formes (spectacles de durée normale). Bercés et transportés, avec pour le samedi, près d'une demi-douzaine de représentations. Nous avons vu les tribulations de l'amour, qu'il soit offert et refusé, comme dans Les plaisirs de l'amour de Robert Pouderou, ou bien jugé comme dans  La nuit de Valognes  de Eric Emmanuel Schmitt. Nous nous sommes retrouvés dans l'envers du décor de la journée d'un clown, dans les aventures hautes en couleurs de L'Oiseau Vert. Plusieurs versions de textes de Pinter étaient proposées par des compagnies différentes. La Russie n'était pas en reste, dans une critique du pouvoir, grâce à une chorégraphie mécanique et des textes hypnotiques. Encore l'amour, mais cette fois perdu et fantasmé, que la guerre a arraché avec  Le retour du soldat  - une création originale. Et pour terminer, Mascarade - pantalonade digne de la Commedia del'Arte, menée à un rythme effréné et ponctuée de répliques faisant mouche... Nous fûmes donc plus que bien reçus (merci Edmond, moi c'est Marc.. oh, merci Agnès) et nous fûmes bien repus. Nous sommes venus, nous avons vu, et nous avons... ma foi, fort fort bien aimé.

Marco Pascolini 

dourdan03.jpg

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