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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

4e FESTUF, Fès, 6-10 mai 2009

11 Mai 2009 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

Ce qu'il y a d'embêtant dans les tournées, c'est que souvent, on doit partir à des heures impossibles : quand l'avion décolle à 7h00 du matin, il faut être à l'aéroport à 5h00, partir de Liège à 4h00, se lever à 3h00... Autant dire ne pas se coucher!

Rien de tout cela cette fois, le départ de Liège était fixé à 10h45... Hélas, trois fois hélas, il y avait à la clef 7 heures d'attente en transit à l'aéroport de Casablanca. Il n'y a pas de lieu où l'on erre plus que dans un aéroport : une fois fait un vague tour de lèche-vitrine (toutes les boutiques sont pareilles partout), on n'a plus qu'à laisser passer le temps, alors, on consomme, ... à des prix prohibitifs.

Oui, mais, et le festival me direz-vous? Très bien, le festival, belle ville, bon accueil, bon hôtel, bonne nourriture.

 

Oui, mais le festival?

Le TURLg a déjà tourné au Maroc à de nombreuses reprises : Casablanca (en 1988, 89, 91, 93, 95, 96, 97; Rabat et Agadir en 2007, Marrakech en 2008), mais c'était la première fois que nous nous rendions à Fès. Malheureusement sans le Chef, retenu à Liège.

Le spectacle prévu, Si tu m'aimes, ne pouvait donc pas se donner, et nous avons décidé de le remplacer par Communication à une Académie, sa déjà traditionnelle doublure. Il nous fallait quand même répéter quelque peu, les rôles du professeur et de son assistant devant être assurés par Mélissa Homburg et moi-même. Aussitôt dit, aussitôt fait, et nous voilà donc partis. Et, bien que je le dise moi-même, on s'en est bien tirés, à notre grande satisfaction et à celle du public.

Le FESTUF (Festival de Théâtre Universitaire de Fès), 4e du nom, se tenait en un seul lieu, une salle municipale, non loin de l'hôtel où nous étions logés, très bien ma foi (hôtel Menzeh Zalagh, célèbre pour sa terrasse avec vue panoramique sur la ville), et accueillant - à l'exception de vos serviteurs - des troupes essentiellement maghrébines: Alger, Kairouan, Kenitra, Agadir, Casablanca, et une troupe professionnelle de Rabat, hors compétition. Car, comme dans de nombreux festivals, il y avait ici compétition, donc jury.

Que ceux que je n'aurais pas cités m'excusent, il ne nous était pas toujours facile de nous y retrouver dans la programmation, les flyers et les présentations se faisant uniquement en arable...

Tout s'est très bien déroulé: accueil charmant et attentif, programmation variée - allant de troupes exclusivement étudiantes (la faculté de médecine dentaire de Casablanca par exemple) à des pré-professionnels (faculté de lettres de Kenitra) dans un très bon spectacle, d'ailleurs mis en scène par un ancien étudiant de l'organisateur du festival, Saïd Naji.

La partie "touristique" de notre séjour fut prise en charge par 3 jeunes étudiants qui nous ont guidés dans une visite mémorable de la médina de Fès.

Espérons que nous pourrons un jour accueillir à Liège une troupe de l'Université de Fès dont nous avons malheureusement manqué le spectacle (il s'était donné de la soirée d'ouverture, la veille de notre arrivée).

Et espérons aussi que Saïd Naji trouvera assez de courage et de soutien pour continuer l'aventure: il nous a confié qu'il était fatigué et rencontrait de nombreuses difficultés pour mettre sur pied un telle rencontre.

On en sait quelque chose... Mais, comme ils disent par là, Inch'Allah
Dominique Donnay
Les photos.

Que dire de notre tournée à Fès? Il faut dire que les anecdotes ne manquent pas. Je pourrais par exemple vous parler de nos sept heures d’attente en transit à l’aéroport de Casa Blanca, mais c’était déjà assez barbant comme ça, pas besoin d’en rajouter. Ou alors, je pourrais vous expliquer à quel point nous nous réjouissions d’aller au soleil pour profiter d’une hypothétique piscine, qui au final était bel et bien présente… mais pas nos maillots de bain hélas, mais ce serait remuer des souvenirs trop amers. Je pourrais aussi vous raconter notre remarquable improvisation dans Kafka, à Dominique et à moi, dont certains diront qu’elle n’était finalement pas si éloignée des « guenons mal dégrossies » que nous étions censées interpréter dans « Si tu m’aimes », mais ce serait mettre à mal notre modestie légendaire – hum hum. Je pourrais également vous parler d’une rencontre fort…euh… accaparante que nous avons faite, mais je risquerais de verser dans la méchanceté gratuite et ça, c’est mal ! Je pourrais sinon vous décrire notre visite guidée par nos amis fassi à la Médina, mais il y avait tant de choses à voir, certaines indicibles, qu’il serait impossible de les décrire et de toutes façons ce serait trop long à raconter. Je pourrais vous expliquer comment nous avons arpenter les rues de Fès à la recherche d’un bar ouvert après onze heure du soir, mais ce serait donner du Turlg une dommageable image de soiffards invétérés. Je pourrais relater enfin les sept autres heures que nous avons passées à l’aéroport de Casa Blanca, pour le retour cette fois, mais j’ai déjà dit qu’on s’était fait ch… ça va bien comme ça.

Que dire finalement de ce voyage, si ce n’est que comme beaucoup de tournées, il était fait d’une quantité de moments enthousiasmants, drôles, touchants, parfois franchement pathétiques, souvent sympas malgré tout… En somme, c’est toujours un plaisir !


Mélissa Homburg



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