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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège

Le jury du 7e FITU-Tanger décerne deux prix au TURLg le 8 novembre 2013

14 Novembre 2013, 16:36pm

Publié par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

2013-11-06-14.29.47.jpgLes photos

Le petit saut (du mercredi 6 au samedi 9 novembre 2013) qu’a effectué le singe de Kafka pour se produire à la 7e édition du Festival International de Théâtre Universitaire de Tanger (FITUT) venait, en quelque sorte, marquer nos 25 années de relations d’échanges avec le Maroc : c’est, en effet, en juillet 1988 que nous traversions la Méditerranée pour participer à la 1ère édition du Festival de Théâtre Universitaire de Casablanca, en fait le tout premier festival de ce type organisé au Maroc, en l’occurrence par la Faculté des Lettres et des Sciences humaines II Ben M’Sik Sidi Othmane de l’Université Hassan II de Casablanca. Il se pourrait bien d’ailleurs que ce fût le tout premier festival de cette nature organisé au Maghreb ? Depuis, il faut dire que ce genre de manifestations a fait florès : cela peut se vérifier en jetant un coup d’œil sur nos tournées au Royaume du Maroc pendant ce dernier quart de siècle:

-       5-17 juillet 1988: Casablanca (1er FITUC), avec Rosencrantz et Guildenstern sont morts de Tom Stoppard.

-       4-11 septembre 1989: Casablanca (2e), avec Le Projecteur réparé de Karl Valentin.

-       3-19 septembre 1990: Casablanca, comme observateurs invités au 3e FITUC.

-       3-13 septembre 1991: Casablanca (4e), avec Lovely Rita de Thomas Brasch ainsi que Passion d’Edward Bond.

-       4-16 avril 1993: Casablanca, Quinzaine Wallonie-Bruxelles, avec L’Impromptu de Versailles de Molière, en mission pour le CGRI.

-       6-17 septembre 1995: Casablanca (8e), avec En Pleine Mer de S. Mrozek.

-       6-14 septembre 1996: Casablanca (9e), avec Cymbeline de Shakespeare.

-       5-19 septembre 1997: Casablanca (10e), avec Le Théâtre obligatoire de Karl Valentin.

-       16-23 mars 2007: Rabat, Rencontres universitaires d’impro, avec Les Contes de Hakim, en spectacle d’ouverture.

-       23-26 mars 2007: Agadir (12e FITU), avec Communication à une académie de Franz Kafka.

-       1-5 novembre 2008: Marrakech (2e Festival International de Théâtre, jeunes créateurs), avec Le Joueur de Flûte d’après Robert Browning.

-       6-10 mai 2009: Fès (4e FESTUF), avec Communication à une académie de Franz Kafka.

-       7-11 avril 2010: Fès (5e FESTUF), avec Si tu m’aimes de Hans Sachs, mais représentation annulée pour cause de fracture du pied de Dominique Donnay.

-       27-30 avril 2010: Oujda, (2e Festival de Théâtre Universitaire), avec Alain Chevalier en observateur invité.

-       27-30 avril 2010: Marrakech (4e FITUM), avec Poivre de Cayenne de René de Obaldia.

-       7-11 décembre 2010: Tanger, Alain Chevalier en observateur invité au 4e FITUT.

-       6-9 novembre 2013: Tanger (7e FITUT), avec Communication à une académie de Franz Kafka.

Ce bref survol historique de nos déplacements permet de voir, par déduction,  comment l’envie de manifester par des festivals  la vitalité des théâtres universitaires marocains s’est exprimée de manière centrifuge à partir de Casablanca, successivement  à Agadir, Marrakech, Fès, Tanger et Oujda.

Et ceci se retrouve aussi dans la succession des troupes marocaines passées par nos Rencontres liégeoises (RITU) : successivement Casablanca (1991,1997,1998 et 2003), Rabat (2009), Marrakech (2011) et Tanger (2013) ; sans compter les observateurs de Tanger (Tahar El Qour) et Oujda (Yahya Choual), en 2010 et 2011.

Rappelons que le Doyen Hassan Esmili de la Fac des lettres de Casa avait été élu membre (Vice-président pour l’Afrique du Nord) du premier Comité exécutif de la jeune Association Internationale du Théâtre à l’Université (AITU) lors du 1er Congrès mondial fondateur tenu à Liège en 1993. Nous ne pouvons qu’espérer que nos actuels collègues du Maroc et du Maghreb auront à cœur de continuer à soutenir l’AITU, par exemple en participant au 10e Congrès mondial que le TURLg et le Comité exécutif organisent à Liège du 30 juin au 4 juillet 2014, pour célébrer le 20e anniversaire de l’Association (voyez le site de l’AITU : www.aitu-iuta.org). L’AITU recrute toujours !

DSC06423.JPGMais, après ce long préambule historique, revenons à notre singe. La 7e édition du FITU de Tanger était donc encore organisée par l’Ecole Nationale de Commerce et Gestion (ENCGT), du 4 au 9 novembre 2013. Pour différentes raisons personnelles et professionnelles, le TURLg ne pouvait y participer que quelques jours, hélas, et c’est donc le mercredi 6, seulement, qu’un vol Iberia emmenait Haroun, David, Dominique et le Chef à Tanger, avec escale de 2 heures à Madrid.

Un séjour très (trop) bref pour pouvoir vraiment participer très activement à toutes les manifestations, voire même pour visiter la ville. En vérité, nous n’avons guère pu voir que deux spectacles (Les Envahisseurs, par la troupe Funtasia de l’Université Hassan II de Casablanca ; et Statue de bonheur, par la troupe Euripides, de l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah de Fès). Il est vrai que les retards assez courants mis à lancer les spectacles ont mis plus d’une fois notre patience à rude épreuve, le jeudi. Quant à la journée de vendredi, elle fut, évidemment, consacrée à la préparation de notre spectacle (Communication à une académie, de Kafka) que nous avons présenté à 16 heures - sans aucun retard ! - dans la salle du Colegio Ramon y Cajal (nous ne voyons d’ailleurs pas ce que nous aurions pu présenter d’autre de nos productions dans cette salle de type « patronnage »…). Si nous n’avons pas eu le plaisir de remarquer dans le public des membres de la troupe de Tanger que nous avions accueillis à Liège cette année au RITU, en revanche, nous avons été honorés de la présence du Conseiller de l’Ambassade de Belgique, Monsieur Jean-Louis Servais, et du Délégué de l’agence Wallonie-Bruxelles International, Monsieur Charles Houard, venus expressément de Rabat pour notre grand plaisir (par parenthèse, la dernière fois que le TURLg avait vu Monsieur Houard, c’était en 2010, lors de la tournée de notre Dernier Godot à Québec. Décidément, le monde est petit !). Merci à Monsieur Frank Carruet, Ambassadeur de Belgique au Maroc, de s’être fait représenter par cette sympathique délégation.

Bref, notre représentation s’est déroulée sans anicroche et avec un succès indéniable. Mais, comme déjà dit, notre avion de retour décollait le samedi matin et il fallut quitter tôt l’hôtel Chellah et le Centre pédagogique régional pour reprendre notre vol Iberia qui nous avait, cette fois, concocté une escale de 5 heures à Madrid. Retour à Liège à minuit, hélas, donc !

Tout ceci nous ayant fait louper, forcément, la cérémonie de clôture du festival le samedi après-midi, c’est le dimanche, à Liège donc, que nous avons appris, par SMS, que notre prestation nous avait valu deux prix : le prix spécial du jury à notre spectacle, et un spécial d’interprétation masculine à notre jeune singe Haroun Mouzzouri.

C’est avec plaisir que nous prenons acte de cette proclamation, en remerciant le jury pour sa clairvoyance ( !), et en remerciant par avance la Délégation WBI de Rabat de nous faire parvenir, en trois dimensions et en dur, ces trophées âprement gagnés. Mais qu’on se rassure : ce n’est pas pour autant que nous nous mettrons à convoquer un jury et à distribuer des prix dans nos futurs RITU. Nous resterons fermés à cette mode qui ne correspond pas à notre conception des rencontres de théâtre universitaire, ceci dit sans offenses à quiconque : nous compatissons vivement aux souffrances, et nous applaudissons au courage et à la patience de tous ces jurés bénévoles que nous rencontrons ici ou là, lors de nos tournées internationales. Nous ne les envions pas, en tout cas ! (vous trouverez le palmarès complet sur le Facebook du Fitut).

Concluons en remerciant et en félicitant à nouveau le Directeur général, Tahar El Qour, que nous encourageons à continuer à procurer aux étudiants de Tanger matière à parfaire leurs capacités de gestion grâce à ce champ d’expérience pratique unique qu’est un FITU. Ce ne sont pas les Liégeois qui vont sous-estimer la difficulté de la tâche, eux qui ont créé leur première Rencontre internationale il y a 30 ans…

Robert Germay

PS : le jury liégeois décerne à Nizar Darkaoui une mention spéciale pour l’aide efficace qu’il nous a accordée sans faillir, durant notre séjour. Un grand merci à lui !

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