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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège
Articles récents

RITU 25... comme si vous y étiez

27 Février 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #RITU

Les spectacles se suivent et ne se ressemblent pas ! La preuve en photos...

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Heel veel vies haar - Amsterdam

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Tonalpohualli - Oaxaca

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The Merchant of Venice - Colchester

Beaucoup plus de photos ici !
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RITU 25 est officiellement ouvert

26 Février 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #RITU

Premières photos, du premier spectacle proposé : Le Baobab merveilleux par la Troupe de la Fraternité de Ouagadougou.

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Plus de photos bientôt disponibles !
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RITU 25 : la dernière ligne droite

18 Février 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #RITU

La conférence de presse consacrée à RITU 25 s'est  déroulée le mercredi 12 février à 11h à la Maison de la Presse.

De nombreux  organes de presse étaient présents. Ils ont pu recevoir les informations nécessaires à la promotion de l'événement, et, entre autres, le bilan de 25 années des Rencontres présenté par Robert Germay.

Etaient au rendez-vous, par ordre  d'arrivée,  Radio Contact, Vivacité, La Libre Belgique, Spectacle, la BRF d'Eupen, la Meuse, le 15e Jour de l'ULg. RTC consacrera son "Focus" du mercredi  20 et jeudi 21 février à RITU. Nous espérons que les autres journaux, absents à la conférence de presse,  utiliseront à bon escient les documents que nous leur avons envoyés.

Ci-après, le texte-bilan de Robert Germay.

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2008 : un quart de siècle ! Ca commence à ressembler à l'Histoire avec une grande H.

1983 était d'ailleurs déjà un anniversaire : on fêtait les 20 ans du Théâtre des Germanistes Liégeois (Theater der Lütticher Germanisten – TLG). Mais c'est aussi précisément l'année de la fusion dudit TLG et du TULg, son aîné (1941) : les destinées, jusque là parallèles se rejoignaient, quand François Duysinx remettait les clefs du TULg à Robert Germay, directeur du TLG. On parle vite des Généraux, mais c'est surtout la troupe qui mène les batailles : le TULg et le RITU ont vécu, vivent et vivront encore par le travail de "bandes" d'ardents bénévoles qui gonflent les voiles de leur souffle dynamique (waouuw !). C'est par ce travail d'équipe que l'on peut assurer à la fois continuité et évolution, transmission du savoir(-faire) et créativité.

 

La continuité de RITU, elle est évidente : 25 ans, c'est un bail. Et nous sommes toujours là, de plus en plus reconnus ici et ailleurs. Ne dit-on pas là que RITU est "une plaque tournante, un carrefour incontournable dans le monde du théâtre universitaire international" (fin de citation) ?

 

Examinons maintenant l'évolution, les changements.

Pourquoi un Festival de TU en 1983 ? C'était la conséquence logique d'une politique de voyages et de découvertes, déjà bien affirmée alors par la carrière internationale du Théâtre des Germanistes. Il fallait, d'une part, rendre des invitations, et, d'autre part, amener le public du cru (aussi bien les membres du TULg que le grand public) à partager nos expériences vécues à l'étranger. En effet, depuis les années 50, le théâtre universitaire, dans le monde entier, avait marqué de son empreinte – répertoire, méthode de travail, esthétique,… - le paysage du théâtre tout court. La floraison de festivals internationaux de théâtre universitaire dans les années 80 (du Maroc à la Pologne, du Portugal à l'Allemagne et la France) en était le signe, et le but commun était de montrer, en un temps et en un lieu restreints, ce qui se fait "ailleurs", et ainsi provoquer confrontations et échanges d'idées et de pratiques. Car il n'y a pas un théâtre universitaire, mais des théâtres, différents, de continent à continent, de pays à pays, et d'université à université.

Ceci allait amener un premier changement, en apparence anodin, mais profond en réalité : F(estival) est devenu Rencontre à la quatrième édition en février 1987 : l'essentiel n'est pas d'être une "vitrine", un "salon" du plus beau produit fini du moment, mais c'est d'être un lieu de débat et de confrontation amicale de processus de création ("work in progress"), un lieu d'échange d'idées, d'adresses,… et plus si affinités. Un lieu, non de compétition, mais d'émulation mutuelle : l'auberge RITU propose une tambouille que chacun doit approvisionner et cuisiner.

On peut toujours écrire l'Histoire par différents bouts : prenons d'abord le côté "terre à terre", pratique, matériel, technique,…

Les lieux du crime, par exemple. Et d'abord les lieux de spectacle. Jusqu'en 1987 (RITU 4), seule la salle de ce qui s'appelait alors le Foyer Culturel du Sart Tilman, Bât. B8 du domaine universitaire, accueillait les groupes invités. Le "Foyer Cul", avec Yvette Lecomte, Marcel Deprez, e.a., fut notre premier sponsor en quelque sorte, puisqu'il mettait son infrastructure à notre disposition. Et pour RITU 5 (1988), nous répondions à l'appel du centre ville, nécessaire à une plus grande ouverture, en louant les Chiroux, et même le Théâtre de l'Etuve. Le Foyer Culturel, lui, voyait présentées, dans le cadre des Rencontres, les premières conférences et vidéos qui élargissaient les préoccupations de la manifestation. Le Palais des Congrès lui-même – merci R. Maréchal – a aussi hébergé quelques-unes de nos représentations.

1997 fut une date cruciale : les vieux bâtiments de la "Chimie" (Walthère Spring, quai Roosevelt), désormais réaffectés, abriteraient une salle qui allait ressembler à un théâtre. Merci à l'ULg, qui ainsi faisait un geste important de "reconnaissance" de notre long travail au sein de l'Alma Mater. Nous avions jusque là joué plus à l'étranger qu'à Liège : cette nouvelle salle allait nous permettre de nous ancrer – enfin – au Centre. Et RITU 15 s'y déroula donc en 1998 pour la première fois.

 

Les lieux des spectacles sont importants. Encore faut-il loger une semaine ceux qui les produisent. Parlant d'hébergement, les premières années, les possibilités étaient certes accueillantes (Province de Liège, rue Belvaux, Wégimont, le Blanc Gravier,…), mais peu pratiques pour les organisateurs (comptez cela en km souvent tard la nuit !). Il fallait "descendre" en ville ! Mais le prix dissuasif des hôtels nous contraignait à être imaginatifs. C'est ainsi que pour RITU 5 (1988), nous avons logé nos hôtes… sur la Meuse. Quoi de plus central à Liège ? Deux bateaux liégeois (Dove et Embruns) et une flottille de bateaux-hôtels mandés tout exprès des Pays-Bas. Ca avait beaucoup de charme et nos invités de l'époque nous en parlent encore. Charme et économie, certes, mais le confort (5 douches pour 50 cabines !) et les tracas d'organisation (quand les crues hivernales de la Meuse risquaient, à tout moment, d'empêcher les péniches hollandaises de passer sous les ponts pour rejoindre Liège) nous ont fait applaudir l'ouverture de l'Auberge de Jeunesse Georges Simenon, la Rolls Royce des AJ, en 1996. RITU 13 (porte-bonheur ?) troquait donc le lit du fleuve pour les 200 lits de l'Auberge située à 200 mètres de là. Un autre charme, toujours économe et plus reposant pour les gentils organisateurs. Nous fûmes pratiquement les premiers clients à remplir de la cave au grenier l'auberge de Ma'me Faure et de Georges Simenon. Ce fut aussi le début d'une sympathique collaboration avec une autre accorte hôtelière dynamique, Madame Achab, de la "Passerelle" et "Eurotel". Depuis lors, rien n'a changé : entente cordiale sur tous les fronts, à la satisfaction générale. Ah, le TURLg et les femmes !

Autre point de vue tristement terre à terre : les finances. Aujourd'hui, comme hier, RITU dépend exclusivement des subsides, même si les rentrées "billetterie" sont maintenant plus importantes. FITU 1 est parti de trois fois rien : le budget total du TULg était alors de quelque 10.000 €, à tout casser. Sans l'aide du Foyer Culturel du Sart Tilman (infrastructure), du Festival du Jeune Théâtre (aide financière) et de nos bénévoles (les têtes et les jambes), l'aventure n'aurait pas pu commencer. Mais, grâce à l'acharnement de nos équipes, de plus en plus fournies (à l'époque : des bénévoles renforcés par des objecteurs de conscience ou autres "dérogations de pointage" ; aujourd'hui : des élèves-moniteurs, mis à disposition par l'ULg… et toujours des bénévoles) et de plus en plus expertes et performantes, les éditions de RITU se sont progressivement montrées dignes de l'intérêt des pouvoirs publics comme la Communauté française, la Province et la Ville de Liège. C'est un effet de balancier : notre carrière internationale a créé RITU, qui a imposé notre réputation, qui nous a valu une reconnaissance de plus en plus manifeste de l'ULg et des autres responsables culturels.

Si nos subsides ont – relativement – augmenté, au fil des années, ils ne sont toujours pas suffisants pour assurer tout : il faut à chaque fois puiser dans nos fonds propres TURLg pour équilibrer le budget. Et RITU ne survit quand même, financièrement, que par la loi des vases communicants que nous appliquons depuis toujours : ce qu'on perd d'un côté, il faut le récupérer ailleurs. Par exemple, en restreignant les dépenses de tournées, d'affiches ou autres postes de fonctionnement "ordinaire".

Ce n'est pas toujours simple. En 2002, par exemple, l'année précise où nous avons reçu le titre "ROYAL" (qui n'est hélas qu'honorifique, sans incidence sur les ressources), nous étions étranglés par des restrictions budgétaires opérées allègrement par le Recteur de l'époque : nous avons bien failli devoir transformer le RITU annuel en BITU biennal. Nous avons préféré ne pas interrompre le rythme et organiser, désormais, une alternance RITU maigre et RITU gras. Un Recteur n'est pas l'autre, et, aujourd'hui, nos subsides ont été réajustés. Il n'empêche que le système d'alternance est maintenu pour que les Rencontres ne finissent pas par nuire à nos activités ordinaires – tentaculaires. Depuis 2002 donc, un RITU sur deux est "light" et consacré essentiellement à des troupes (6 ou 7) jouant dans une des langues enseignées dans les écoles de la région. Les RITU "gras" continuent à recevoir des invités plus "exotiques" linguistiquement (de 14 à 16 troupes). Ce RITU 25 est un juste milieu : 10 troupes. Anniversaire oblige.

Bref, le "format" de RITU a peu changé en 25 ans, et changera sans doute peu à l'avenir, faute de moyens et de temps : une semaine, c'est déjà énorme pour des étudiants qui n'ont pas que ça à faire. Ce qui a pourtant changé, c'est le nombre de représentations, et particulièrement, les représentations scolaires en journée. Mais nous y reviendrons.

Après cette approche "technique" de RITU, passons à l'Histoire de son contenu. Sur le plan du répertoire, le programme reste très éclectique : il couvre les classiques (antiques et moins) et les auteurs contemporains, morts ou vivants ; mais les créations collectives – avec ou sans textes – ne sont pas en reste, et même la danse occupe la scène. Faire ici une analyse fouillée de ces répertoires serait très instructif, mais ce n'est pas l'endroit. Ce serait, en tout cas, un excellent sujet pour des chercheurs, confirmés ou étudiants, qu'ils soient littéraires purs ou théâtrologues : ils pourraient éclairer utilement l'évolution du théâtre universitaire international dans les dernières décennies.

Une évolution s'est aussi marquée sur le plan du programme d'activités du RITU. Si celui-ci consistait à l'origine essentiellement à donner des spectacles, dès 1989 des ateliers pratiques, animés bénévolement par quelques hôtes, ont été proposés aux participants. C'est au même moment que, outre les troupes, des "observateurs" nous rendaient visite, élargissant ainsi plus encore le caractère international de l'événement. La présence nombreuse et variée de ces "experts" (collègues, professionnels, organisateurs,…) a rapidement conduit à la mise sur pied de séances de discussion sur le sujet commun, le théâtre à l'université. D'abord improvisées, ces réunions furent bientôt organisées en colloques structurés au cours desquels apparut rapidement le besoin de (re)définir l'identité du théâtre à l'université, à travers sa grande diversité. Et c'est ainsi qu'en février 1994, RITU 11 s'effaçait volontairement (seules 3 troupes y furent invitées) au profit de l'organisation, promise urbi et orbi par le TULg, du 1er Congrès Mondial du Théâtre à l'Université. Il se déroula du 13 au 15 octobre au Palais des Congrès de Liège. Il fut un succès indéniable, par le nombre de participants (plus de 120) d'une trentaine de pays des cinq continents, par la qualité des discussions en tables rondes et, enfin, par son résultat : la fondation de l'Association Internationale du Théâtre à l'Université (AITU, association internationale sans but lucratif de droit belge, dont le siège officiel est le TURLg). Entre l'IIT (Institut International du Théâtre, fondé en 1948 par l'Unesco à Paris) et l'AITA (Association Internationale de Théâtre Amateur, fondée en 1954 à Bruxelles : tiens, encore la Belgique), l'AITU prenait une place bien spécifique. 14 ans plus tard, l'AITU, toujours gaillarde, organise son 7e Congrès mondial à Puebla au Mexique (après Liège, Valleyfield-Québec, Dakar, Cracovie, Olympie et Urbino). Robert Germay y confiera sa casquette de président à son (1er) successeur, Jean-Marc Larrue de Valleyfield, Québec. Bon vent.

Sur le plan du public aussi, l'évolution est sensible, et tout particulièrement par une ouverture toujours plus grande aux publics scolaires, primaire, secondaire et/ou de promotion sociale. Notre volonté d'intéresser les enseignants de la région au théâtre en V.O. (version originale) porte ses fruits. Plus que beaucoup d'autres manifestations du genre, RITU-Liège est volontiers intergénérationnel, à l'image du TURLg lui-même. C'est beaucoup moins fréquent qu'on ne pourrait le croire dans le monde du TU.

De l'intérêt de la V.O. : il n'est pas rare de constater que cet attrait de la langue étrangère constitue pour pas mal de spectateurs, petits et grands, la seule occasion – envie ? obligation ? – d'aller au théâtre… une fois par an. C'est déjà ça.

Résumons brièvement (ouf !).

RITU-Liège peut ressembler à bien d'autres Festivals Internationaux de Théâtre Universitaire, et pour cause : il a fait quelques petits ailleurs, depuis sa création, et on continue à venir y faire son marché pour garnir le panier d’autres rencontres.

RITU-Liège, siège de l'AITU, continue à tisser, élargir, renforcer le réseau du théâtre universitaire à travers le monde, dans un climat convivial indiscutable.

Puisse-t-il rester un exemple longtemps encore.

RG

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Réflexions sur le TURLg

15 Février 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Où il est question de théâtre

logoreflexion.gifReflexions, le  magazine de vulgarisation scientifique de notre Alma Mater, parlent de nous et de la 25e édition de RITU...


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Janvier 2008

15 Février 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Les idées des jours passés

"Les flamands étant les seuls à avoir le sol droit, qu'est-ce qu'il leur prend d'en plus réclamer le droit du sol ?"

Monique Yamreg

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Kafka à l'Académie de Vaulx en Velin (le lundi 4/2/2008)

11 Février 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Tournées

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Vaulx-en-Velin n'est pas seulement une banlieue "chaude" de Lyon. C'est aussi le siège de la vénérable ENTPE (ah oui, l'amour de la France pour les sigles ; pour le profane belge : l'Ecole Nationale des Travaux Publics de l'Etat). C'est là qu'après le Bac et deux années préparatoires débarquent, de toute la France, à l'issue d'un sévère concours éliminatoire, les futurs ingénieurs des travaux publics de l'Etat, pour un cycle d'études supérieures de 3 ans, qui les amènent donc à Bac +5, comme on dit chez nos voisins. Des "boules", donc.

Le président de l'AITU que je suis se plaît à souligner que, décidément, les ingénieurs français sont branchés théâtre, puisque, avec l'INSA (Institut National des Sciences Appliquées) et l'ENTPE, Lyon seule compte deux Hautes (Grandes) Ecoles qui s'adonnent à cœur joie au théâtre. Chez nous, on doit plutôt chercher les théâtreux dans les Sciences humaines. Quoique le TURLg soit réellement interfacultaire tout de même…

Quant en 1989, le TULg (sans son R royal) participait aux premières Reuteuleu (Rencontres Théâtrales de Lyon) organisées par l'ENTPE et l'AEITPE, par le MGET, le MEDAD, le CROUS, l'ENTM, e.a…. (ah oui, il faut traduire : 1. l'Association des Elèves Ingénieurs des Travaux Publics de l'Etat, 2. la Mutuelle Générale de l'Equipement et des Territoires, 3. le Ministère de l'Ecologie, de Développement et de l'Aménagement Durables, 4. disons, faute de mieux, les services de la vie étudiante, dont nous n'avons pas l'équivalent en Belgique, 5. l'Ecole Nationale des Travaux Maritimes, je crois… Galère, ces sigles !).

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Bref, quand, donc, en 1989, le TURLg présentait son célèbre Karl Valentin aux 1e RTL, les jeunes responsables de ces 19e Reuteuleu-ci (2008) étaient encore en très courtes culottes. Dix-neuf ans plus tard, les organisateurs des Reuteuleu 19 ont toujours l'air – et sont toujours – aussi jeunes, aussi dynamiques et aussi accueillants. La chaleur de l'accueil ne concernait pas seulement les bières et les chocolats belges que nous leur avons amenés, mais aussi nos personnes et notre spectacle, Communication à une académie de Franz Kafka, qui fut vivement applaudi par un public nombreux et enthousiaste. Par parenthèse, c'était – plus ou moins – la 80e entrée en scène de notre singe, depuis la création de la pièce le 1/10/1994. Pour rappel, notre Kafka a tourné, à ce jour, en Lituanie, Pologne, Albanie, Israël, Allemagne, Hongrie, France, Espagne, aux Etats-Unis, au Canada,… et j'ai le sentiment d'en oublier.

Après 3 ou 4 participations successives aux premières Reuteuleu, le contact avait été rompu. Nous sommes très heureux d'avoir pu renouer avec une bonne tradition, après une interruption d'une quinzaine d'années. Il s'en est d'ailleurs fallu de peu puisque, au départ, c'est notre Arrache-Cœur qui devait faire le voyage. Hélas, des problèmes de distribution ont empêché la troupe de répondre présente. Nous avons donc lâché le singe, hélas pour deux jours seulement, travail oblige. C'est notre regret : ne pas avoir pu participer à tout le festival, dont le programme était alléchant (voir le site : http://www.reuteuleu.aeitpe.fr/).

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Ici, comme un peu partout dans le monde du théâtre universitaire, l'expression Rencontres n'est pas un vain mot puisque nous avons retrouvé une troupe française (les Nez en Bulles) que nous avions déjà croisée au Festival de Dourdan, l'année dernière ; une autre, québécoise dans la belle province de Trois-Rivières celle-là, que nous connaissions depuis une fameuse tournée de En Pleine mer il y a une quinzaine d'années ; des Burkinabés ("Le Roseau"), amis de la troupe de Burkina Faso qui participera fin de ce mois-ci à RITU 25-Lièce avec Le Baobab merveilleux, et de vieilles connaissances du TU de France-Comté (Besançon) que l'on pourra applaudir également à RITU 25, dans La Bande à Momo.

Nous ne pouvons que féliciter l'équipe – nombreuse et efficace – des Reuteuleu pour la qualité du programme et de l'organisation de cette semaine festive, et les remercier vivement pour la chaleur de leur accueil.

Les Reuteuleu ? Je veux, mon neveu !

RG

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Faut dire ce qui est, Vaulx en Velin c'est pas loin de Lyon....... et Lyon et alentour, on y mange bien. C'est pas loin de Lyon c'est même très près, la porte à côté sauf si Maimaine s'en mêle (Maimaine c'est "la" GPS du chef, de sa voiture, en fait) Et si Maimaine s'en mêle, faut pas avoir faim, faut pas avoir sommeil non plus, faut pas être pressé de trouver un lit, ou de le retrouver... En fait, y a deux maimaines et, à mon avis, dès le contact mis, elles se pendent la gueule, y a Maimaine I go, une voix de pétasse, et maimaine Tomtom, une hôtesse de l'air sur le retour qui a trop humé de pets de passagers.... Entre les deux, son cœur balance aux roberts…euh pardon,  je voulais dire  entre les deux sons,… pas ça non plus, les roberts c'est autre chose, deux autres choses et les sons c'est Martin. Ah j'y suis, entre les deux sons des 2 maimaines, son cœur balance au cher Robert...

Où en étais-je ? Ah oui, Vaulx en Velin et les circonvolutions des hypothalamus des encéphales des 2 Maimaines... Ti Dju incapables qu'elles sont de retrouver l'hôtel  où pourtant elles nous ont amenés direct, mais après une courte escapade gastronomique, fini Basta terminé et ont dû siroter d'un coup ce que je n'ai pas bu en 10 ans. A 300m du Formule 1, notre havre de paix, voilà ti pas que les sœurs ennemies s'emberlificotent les ondes satellitaires, se trompent de fuseaux horaires, confondent tunnels et trous noirs. 12' du Formule1 au centre de Lyon... 1 h et des poussières  (d'étoiles sans doute, celles qui bouchaient les circonvolutions des hypothalamus des encéphales de MN I GO et de MMN TOMTOM ) à parcourir en tous sens Vaulx en Velin, 1 h et bien  plus à entendre dire : tout droit sur 300m - à gauche au prochain carrefour - 3e sortie au rond point - nouveau calcul d'itinéraire. Et tout ça, je le jure, pour nous conduire devant un hôtel où nous n'avions rien à faire, 12 fois on est passé devant l'hôtel Kyriad. Faites demi tour dès que possible - tout droit - attention piétons, c'est là seule chose intelligente qu'une des deux Maimaines ait dit après une heure 12' de recherche d'un hôtel Formule 1 - attention piétons - quelqu'un a suggéré dans le silence relatif de l'habitacle : et si on demandait... Ce qui fut fait... Ces gens-là, les piétons, étaient piétons depuis qu'ils avaient garé leur auto sur le parking de l'hôtel Kyriad et étaient partis en métro à la recherche du Formule 1 et tout bonnement, l'ayant trouvé, firent le trajet du retour à pied... Connaissant dès lors le chemin le plus direct, ils nous prièrent de les suivre... Maimaines éplorées continuaient leurs litanies - tout droit - à droite - nouveaux calc -à droit –gauche -d'itinéraire -faites demi tour dès que possible -... Encore bien qu'elles n'ont pas l'accent allemand... Elles auraient dit en cœur: Tenoufoussaucezfoufoutez.... Ah, parking chéri de l'hôtel Formule1... ah douce nuit...

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Le lendemain soir, pour la représentation, quelque chose s'était allié à mon personnage (comme dirait l'autre), une voix de maimaine mâle celle-là, ah oui étrange, celle de Robert qui me disait pendant ma …euh …euh… prestation : marche-tourne-hop sur la table-assis sur la chaise-parle-plus fort-plus fort-moins fort-regarde les-ne les regarde plus-parle-moinsfort-LA POIGNEE DE MAIN-couché sur la table-les bras en croix-Au tableau-accroupi-tire la langue-tire la langue-tire la langue- n'est ce pas?-n'est ce pas?-nouveau calcul d'itinéraire........ Un véritable cauchemar je vous dis et après des spectateurs et trices (mes préférées) qui me demandent si je suis (de suivre) un entraînement tous les jours pour jouer cette pièce... Non madame, c'est la peur... La peur de la voix de Maimaine mâle, voyez-vous... un genre de "mental training"...

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Que voulais-je dire au début.... à oui, Lyon avec son Rhône,  sa Saône ( la Meuse et la dérivation ça sent plutôt le nord mais pas le grand, le petit Nord sans neige) ça sent déjà le sud, un p'tit air de vacances en fait, mais genre mini trip à Vaulx en Velin que je n'ai vu que la nuit, la journée je fermais les yeux et me bouchais les oreilles pour plus entendre Maimaine.... mini trip... trop court pour se faire une idée de ce qu'est le REUTEULEU...

Vincent Pagacz


 
 

O la vache ! C'est que les Vaulx m'en Veulent-hein ?

Bèè non, et en plus ils sont sympas ces djeunes gens !

Donc, pour que tout n'aille pas à Veau l'eau, je tremperai 7 fois ma plume dans le lait, enfin dans « lait » souvenirs... « qui pop, pop, pop... ». Ben quoi, c'est Kafka qu'on jouait, non ?

Et des souvenirs, j'en ai... Ce lieu me disait vaguement quelque chose, et puis... Un souvenir, un de mes tee-shirts des... IVe rencontres... Hé, ils en sont à XIX, les petits... et si mon latin ne se perd pas, cela fait un bail... Donc, soit je vieillis, soit le temps passe et on ne me dit rien !

Bref, même salle bleue, même « problèmes » techniques... (ils n'ont reçu « ma » fiche technique que le matin-même à 9h30, alors que le rdv avec nous était à... 10h !). Bref, la joie... Mais leur coeur à l'ouvrage m'a remis du baume au mien... Merci Guillaume et Antoine...

Et comme heureusement, Kafka se plie en « 22 » pour nous, et que tout le monde le sait, ça l'a fée...

Bel accueil, bon public réactif, bon boulot,... Que du bonheur et des bonnes heures...

Et puis, Lyon, le centre-ville, n'était pas loin, en Formule 1 (oh pardon, avec la Prius du Chef... Magnifique de son silence vu qu'hybride...), chaussures-instruments de musique et livres! à notre disposition, alors de quoi se plaint le peuple ? Que c'était fort Kurt mais Bonn !

Allez, à quand la prochaine tournée qu'on y « lie ? On » est là pour ça... Jouer est jouer ! Show has to « go onner », every time...

Ziboux de Martine, en régie, pour vous (dés)servir...
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ODIeU...

28 Janvier 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

 
Les commandes adressées par le Centre d’Action Laïque de Liège au Turlg se suivent et ne se ressemblent pas. Réalisation d’un spectacle de théâtre forum pour l’exposition sur la violence en 2005, animation théâtrale lors des huit heures pour les droits de l’homme en 2006 et, cette fois, conception d’une intervention destinée à prendre place au sein du programme de la quinzaine thématique dédiée au soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.


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Tout comme Kafka (voir article précédent), la forme est ici aussi celle d’une conférence. Différence notable, la théâtralité apparente de l’interprétation est ici gommée au maximum. Selon la démarche du théâtre invisible1, le public vient réellement assister à une conférence (et doit être maintenu dans le leurre le plus longtemps possible) dont  l’intitulé officiel est le suivant :

« Les Droits de l’Homme … en question. »

Conférence par le Professeur Dominique Robert

Chargé de Conférence à l’Université de Lyon 2

Membre fondateur de l’Observatoire des Droits Individuels et Universels (ODIeU)

 

Sous l’intention affichée de «  présenter une vision réaliste, moderne et honnête, de la notion de  Droits de l’Homme », les propos du pseudo-conférencier vont de plus en plus déraper vers une somme de propos inadmissibles, inégalitaires, racistes, néo-fachistes, violents … mais toujours avec le sourire et sous le couvert d’une attitude et d’un langage posés et policés.

Ce texte a été créé le 8 janvier 2008 par le comédien Gaëtan Bilocq à l’ex-église Saint-André de Liège et a été représenté plusieurs fois au cours de la quinzaine. Il a été rédigé par Jean-Marc Lelaboureur, qui a également assuré l’animation des débats avec la salle qui s’en sont suivis. La sonorisation était assurée par Julien Legros.

Le public, aux réactions variables, variées, et parfois très riches, était essentiellement composé de  classes du secondaire supérieur, général et technique, de différents établissements d’enseignement situés en  Province de Liège. Les enseignants sont, bien entendu au courant de la supercherie, mais jouent le jeu jusqu’au bout.

Une captation audio partielle,  complétée d’interviews de participants, a été effectuée par Bénédicte Allié de la RTBF et diffusée sur Liège Matin dans le courant de la semaine.

Le projet semble,  globalement, être une réussite, et a suscité des réactions à la fois étonnées et enthousiastes. Il ne reste plus qu’à imaginer que d’autres classes pourraient en bénéficier…

Profitons-en également pour saluer la confiance que nous accorde le CAL Liège au travers de ses projets successifs et … rendez-vous est déjà pris pour une nouvelle intervention lors des prochaines  « 8 heures pour les droits de l’homme » au Campus 2000 de Jemeppe le 24 avril prochain.

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1 Le théâtre invisible a été inventé en Amérique latine, à un moment où il devenait trop dangereux de   militer de façon traditionnelle ouvertement. On joue une scène au milieu de gens qui ne sont pas des spectateurs : dans la rue, la queue d’un cinéma, un restaurant, un marché, un train... Ceux qui se trouvent là assistent à la scène par hasard et ignorent qu’il s’agit d’un spectacle. Il s’agit de provoquer dans la réalité une situation conflictuelle qui pose un problème politique. « Non pas de créer une violence », dit Augusto Boal, son fondateur, mais de « rendre visible une violence invisible », c’est-à-dire de « révéler une violence », violences qui sont cachées, ou bien « qu’à force de voir, on ne voit plus ».

 

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Ritu 25, aussi en musique !

21 Janvier 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #RITU

25 ans de Ritu,  ça se fête !... Aussi avons-nous décidé de  marquer les soirées traditionnelles d'une petite touche particulière, mais bien turlgienne quand même !

Donc, le mercredi 27 février 2008, à la traditionnelle soirée dansante, nous avons ajouté une petite prestation de la déjà connue Dramatique Fanfare, et un vrai concert, à l'Auberge Simenon, de deux groupes liégeois : Sweeet Basil et Little No. Les membres de Sweeet Basil ont, dans leur jeunes années (ils devaient avoir 12 ou 13 ans à l'époque), participé à notre Roméo, Juliette, William, les autres et moi... en animant en live la scène du bal chez les Capulet. Vous pouvez avoir une petite idée de leur évolution, et de ce qu'ils nous présenteront au Ritu, en allant visiter leur MySpace.

Et, cerise sur le gâteau, le samedi 1er, pour la soirée de clôture du festival, nous nous payons le bluesman liégeois Elmore D ! Il chante le blues en wallon et, sur scène, il est irrésistible !

Trois raisons de plus pour venir nous tenir compagnie lors des spectacles et surtout, des après-spectacles, à l'Auberge Simenon. Tout ça gratuit, bien entendu !

A la revoyure!

Dernière minute : nous apprenons que, malheureusement, le guitariste de Little No s'est cassé la main à la suite d'une méchante agression...  Le groupe ne pourra donc pas participer au concert du mercredi.  Celui de Sweeet Basil est  bien sûr maintenu !
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Kafka à l'Embarcadère du savoir

18 Janvier 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

Les deuxièmes Journées Hubert Curien ont été organisées à Liège dans le cadre de la collaboration entre Nancy-Université (fédération de trois universités nancéiennes et l'Université de Liège, du mercredi 16 au vendredi 18 janvier 2008. Le thème en était : "Culture scientifique, technique et industrielle et développement des régions".

Le premier soir de cette importante rencontre pilotée de main de maître par l'Embarcadère du savoir (www.embacaderedusavoir.ulg.ac.be) fut marqué par une représentation par le TURLg de sa Communication à une académie de Franz KAFKA, à 19h, à la Maison de la Métallurgie, en apéritif au souper du colloque. Merci encore à Monsieur le Doyen J.-M. BOUQUEGNEAU, secrétaire-trésorier-administrateur délégué de l'Embarcadère du savoir, d'avoir pensé à nous pour un des volets culturels de la manifestation.

Un éminent parterre d'une cinquantaine de "colloqués", parmi lesquels on notait la présence dudit Doyen, du Pr. Melchior WATHELET, président, et de François RONDAY, Administrateur de l'ULg, ont assisté à notre prestation.

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Notre Kafka a déjà eu une belle carrière : créé le 1/10/94, le spectacle a tourné dans quatre continents, dans des villes aussi diverses et éloignées que Jérusalem, Québec, Vilnius, Agadir, Buffalo, Bochum, Rouen, Urbino, Murcia,... Cette séance était la 78e reprise, et ,comme chaque fois, force est de reconnaître que Kaflka était et reste déroutant de pertinence, surtout à travers son humour féroce... au second degré.

Preuve en sont les réactions toujours si différentes d'un public à l'autre que nous observons régulièrement d'une salle et d'un auditoire à l'autre, tant en Belgique qu'à l'étranger, auprès d'étudiants, d'académiciens ou du "grand public".

Sacré Franz ! Longue vie !

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On ne naît pas amoureux...

18 Janvier 2008 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Annonces

Initiations
Programme 2008
Conférences • séminaires • voyages



Janvier 2008
Samedi 26 janvier 2008, de 14 à 19h


ON NE NAÎT PAS AMOUREUX, ON LE DEVIENT
AROUNA LIPSCHITZ (textes) et LUC TEMPLIER (calligraphies)
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A l’occasion de la parution de 52 clés pour vivre l’amour (Ed. Dervy), les auteurs animeront un après-midi de
- calligraphie, de 14 à 17h animé par Luc Templier
- conférence et présentation, de 17h30 à 19h, suivie d’une séance de signature.

Lieu : Salle Sainte-Anne. Place de la Sainte Alliance 8. 1180 Bruxelles

Participation à l’atelier de calligraphie : 35 € (frais de matériel inclus) (membres d’Initiations 30 €)
Participation à la conférence :11 € (membres d’Initiations 10 €)

Pour tout l’après-midi : 40 €

*
Initiations ASBL • 90 Montagne de Saint-Job • 1180 Bruxelles
Tél. : 02 375 48 11
Accueil téléphonique uniquement le matin. Compte bancaire : 068-2098322-45 compte postal : 000-1301475-26
initiations@skynet.be
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