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Le blog du Théâtre Universitaire Royal de Liège
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Le TURLg a participé avec succès à Scenario, le festival ‘Théâtre-danse’ d’EUPEN, le 30 mars 2019, en présentant à l’Alter Schlachthof "Frau Storm. Ein Kammerspiel" d’Eckart Pastor, avec Anita Wangen et l’auteur, mis en scène par Robert Germay

6 Mai 2019 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

Le TURLg a participé avec succès à Scenario, le festival ‘Théâtre-danse’ d’EUPEN, le 30 mars 2019, en présentant à l’Alter Schlachthof

Frau Storm. Ein Kammerspiel

d’Eckart Pastor, avec Anita Wangen et l’auteur, mis en scène par Robert Germay

 

Les photos : https://photos.app.goo.gl/Lp6QthURPz7rdEdo8

Le 30 mars 2019, à peine remise de son trip toulousain de plus de 1000 km vers le Sud (19-21.03), Frau Storm reprenait la route, vers l’Est cette fois, à destination d’EUPEN … à 40 km de Liège tout de même !
Drang nach Osten ? (La ‘poussée vers l’Est’, mouvement de colonisation germanique vers l’Est, depuis le 12e siècle)
Heimweh (nostalgie) … ??

Créée à Liège en version originale allemande,  Frau Storm. Ein Kammerspiel devait natürlich raviver le souvenir du Theater der Lütticher Germanisten (TLG /Théâtre des Germanistes Liégeois) dont la première tournée überhaupt (la tou-toute première !) eut pour point de chute précisément Eupen.

C’était en 1971 (oufti !, il y a 48 ans !) : l’empereur Romulus der Grosse (de Friedrich Dürrenmatt) emmenait –en autocar- les germanistes liégeois à la conquête de la Germanophonie pour y rencontrer, à la Jünglingshaus d’Eupen, l’après-midi un public scolaire et en soirée un ‘grand public’.

 

 

 

 

 

Le mot ‘conquête’ n’est pas déplacé, si on rappelle qu’à l’occasion de cette grande ‘Première’ dans les Ostkantonen Belgiens (1) le TLG remportait le premier prix du concours organisé in illo tempore par la Province de Liège pour les troupes théâtrales jouant en allemand. Deux ans plus tard, en 1973, c’est un simple quidam, Herr Mockinpott, Monsieur Merdenpot (2), qui marchait –en autocar toujours- dans les pas de l’empereur et remportait à son tour le fameux prix.

 

 

 

 

 

Or, suite à une récente réforme de l’Etat belge, le trophée n’était plus décerné cette fois-ci par la Province, mais par un tout frais émoulu Rat der deutschen Kulturgemeinschaft (Conseil de la Communauté de culture allemande) qu’on venait d’installer à Eupen le 23 octobre 1973. (3)

La nuance est importante, car la ‘bande d’étudiants montant sur les planches en allemand’ se voyait du même coup reconnaître officiellement comme une vraie compagnie théâtrale, toujours d’amateurs, certes, mais maintenant ‘patentée’ et régulière. Des instances officielles accréditaient ainsi désormais l’appellation Theater der Lütticher Germanisten/Théâtre des Germanistes Liégeois (TLG) … qu’elles allaient alors doter d’un subside récurrent. (4)     

La presse donna à l’affaire un bel écho et cette nouvelle renommée allait aider la jeune ‘troupe’ à glaner d’autres contributions financières tous azimuts. (5)
Corolairement même, la RTB (Radio-Télévision Belge) s’intéressa alors aux créations du TLG qu’elle diffusa à plusieurs reprises sur ses antennes dans le cadre d’émissions scolaires pour l’apprentissage de l’allemand.

Enfin –surtout ?-, la ‘conquête’ des régions parlant allemand s’élargit rapidement : d’Eupen, Mockinpott gagna ensuite tout naturellement Sankt-Vith, Kelmis, et même Bruxelles, au Goethe-Institut, allant ensuite jusqu’à franchir pour la première fois la frontière à l’Est, pour jouer à Remscheid, première cité Outre-Rhin visitée par le Théâtre des Germanistes.

Par la suite, les productions du TLG (Himmelwärts, Herkules, Scherz Satire…, Mugnog-Kinder, etc. (6)) allaient parcourir toute l’Allemagne, de Husum à Tübingen et d’Aachen à Stralsund, pour bientôt atteindre l’Autriche, et même l’Italie et la Pologne. Et on peut sans crainte affirmer que la fusion du Théâtre des Germanistes avec le Théâtre Universitaire Liégeois qui s’est produite en 1983 -par changement de directeur interposé- a fortement ‘boosté’ les relations internationales de la troupe liégeoise, qui peut aujourd’hui afficher à son palmarès des prestations dans 43 pays sur 4 continents.

Oui, c’est tout cela qu’évoque pour moi EUPEN, excusez du peu ! D’où, ce préambule un peu longuet pour rafraîchir la mémoire des anciens … et éclairer les nouveaux sur un pan d’histoire de leur théâtre.
(‘Qu’est-ce qu’on dit ?’ – ‘Merci, Chef !’)  

Revenons-en maintenant à l’Eupen et au TURLg d’aujourd’hui.
Un incontournable acteur culturel eupenois est sans conteste l’association Chudoscnik Sunergia, dont une des chevilles ouvrières n’est autre qu’une certaine Chantal Heck, une amie chère, membre active du TURLg, où elle a participé comme actrice à plusieurs spectacles.

 

 

 

 

 

Parmi bien d’autres événements, Chudoscnik organise, depuis 2002, un remarquable festival de théâtre-danse : Scenario (https://sunergia.be/fr/theatre-danse/scenario-festival/). Avouons qu’il n’a pas été bien sorcier d’y faire inviter Frau Storm que notre Chantal avait pu voir et apprécier lors de la création à Liège le 23 novembre 2017.

Par ailleurs, ne voilà-t-il pas justement, qu’une autre Chantal, Delhez celle-ci, ancienne membre du TLG tout pareil, bosse depuis ‘toujours’ à la BRF (7) et qu’elle y a comme collègue une autre ancienne recrue et amie du Théâtre liégeois, Judith Peters, tenez-tenez ! …

 

 

 

 

 

Autant dire qu’une bonne part de la publicité sur l’événement de la venue de Ma ’me Storm à Eupen était d’ores et déjà bien assurée  (https://brf.be/regional/1266370/ ). Une pub eficace d’ailleurs, car un public de choix était en effet présent au Kulturzentrum Alter Schlachthof pour applaudir la représentation le 30 mars 2019 à 20 h.

Grand merci à ces trois ‘vieilles copines’ d’avoir si efficacement battu tambour pour motiver tous ces spectateurs à participer à ces sympathiques retrouvailles du TURLg avec Eupen … qui devient ainsi la dernière étape de la tournée et de l’aventure de notre

Frau Storm. Ein Kammerspiel.

 

Robert GERMAY

 

  1. Autrefois –c.à.d. dans ma jeunesse-  on disait ‘les cantons rédimés’ : https://www.7sur7.be/7s7/fr/1540/TV/article/detail/3170422/2017/05/30/Cantons-redimes-la-RTBF-choque-les-Cantons-de-l-Est.dhtml
  2.  Wie dem Herrn Mockinpott das Leiden ausgetrieben wird /Comment Monsieur Merdenpot fut libéré de ses tourments, de Peter Weiss.
  3. Un Rat devenu d’ailleurs aujourd’hui, depuis 1983, Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft Belgiens. Ah! les avatars des réformes belgicaines…
  4. Jusque-là, les seules et maigres ressources financières provenaient du ‘Cercle d’Etudes allemandes’, présidé par le Prof. A. Nivelle, cercle lui-même subsidié par le Goethe-Institut de Bruxelles.
  5. Par ex. auprès du Goethe-Institut/Deutsche Bibliothek de Bruxelles, de la Communauté française de Belgique (Ministère de la culture, le CGRI, les Tournées Art et Vie, …), des Affaires culturelles de la Ville et de la Province de Liège, de l’Université de Liège, de la Fondation Dubuisson, …
  6. Voyez la liste sur http://culture.uliege.be/jcms/prod_493773/fr/chronologie-des-spectacles-du-turlg?part=3      
  7. Belgischer Rundfunk, un service public chargé de la radio et de la télévision pour la Communauté germanophone de Belgique - Cantons de l’Est et Bruxelles)

 

 

 

 

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A Toulouse, « Frau Storm. Ein Kammerspiel » a clôturé la 12e édition du festival ‘UniverScènes’ de l’Université Jean Jaurès, le je.21.03.2019.

9 Avril 2019 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

A Toulouse, « Frau Storm. Ein Kammerspiel » a clôturé la 12e édition du festival ‘UniverScènes’ de l’Université Jean Jaurès, le je.21.03.2019.

 

Les photos : https://photos.app.goo.gl/GTe8rRMjTb8NPx5g7

 

Le TURLg  a noué des contacts fructueux avec l’Université Jean Jaurès (ex ‘Mirail’) de Toulouse depuis 2012, l’année où nous y avons présenté Le Procès (de Kafka, m. en sc. de Brice Ramakers et Hugo Vandeplas) ; puis, en 2014, c’est Don Juan revient de guerre (de Ödön von Horvath, m. en sc. de Robert Germay et Dominique Donnay) qui faisait le déplacement. Les deux fois, les spectacles étaient présentés dans le cadre d’ ‘UniverScènes’, un festival qui a vu le jour en 1995 avec pour mission de ‘promouvoir et diffuser le théâtre contemporain en langue étrangère’ et proposé dans la salle ‘La Fabrique’, sur le campus du Mirail.       ( https://universcenesreservations.wordpress.com/a-propos/ ).

 

 

 

 

 

 

 

 

Première œuvre dramatique d’un ‘jeune’ auteur allemand (lisez : ‘débutant dans le champ de la littérature dramatique’), et présentée carrément en v.o. allemande, notre Frau Storm. Ein Kammerspiel (d’Eckart Pastor, m. en sc. de Robert Germay), trouvait donc tout naturellement sa place dans cette programmation 2019. D’autant plus, que notre RITU (Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire de Liège) venait d’accueillir dans sa 36e édition une troupe toulousaine jouant en anglais, ‘Les Sœurs fatales’, qui nous a présenté, le 22 février 2019, PA.TRI.AR.CHY de et m. en sc. par Céline Nogueira.

 

 

 

 

 

 

 

Un échange de bons procédés, donc, fréquent dans le monde du théâtre universitaire.

Une autre raison et non des moindres de cette troisième tournée à Toulouse est  l’existence des PUM (‘Presses Universitaires du Midi’, autrefois ‘du Mirail’) et, plus précisément, le dynamisme de leur belle et singulière collection ‘NouvelleScènes’ consacrée au théâtre contemporain francophone, anglais, allemand, espagnol, italien, polonais, portugais, arabe …  (excusez du peu !), dont elles publient des œuvres en édition bilingue.     ( http://pum.univ-tlse2.fr/-Theatre-.html )

Et ne voilà-t-il pas que, grâce aux solides liens amicaux tissés par le TURLg avec Catherine Mazellier et Hilda Inderwildi, les responsables du volet allemand de ladite série, nous avons obtenu que Frau Storm, texte allemand d’Eckart Pastor, soit édité aux PUM en compagnie de Madame Storm, traduction française de … Zoé Pastor (digne fille de son père !), agrémenté d’une remarquable introduction due à la plume DU spécialiste français de Theodor Storm, Alain Cozic, de l’Université de … Toulouse. C’est ainsi que notre héroïne figure désormais en 21e place au catalogue de ‘NouvelleScènes – allemand’ sous la référence DOUG21.        ( http://pum.univ-tlse2.fr/~Frau-Storm-Ein-Kammerspiel-Madame~.html ).

Ainsi, en jouant à ‘UniverScènes’ de Toulouse, Frau/Madame Storm montrait qu’on peut, sur une simple invitation, passer de 2 à 3 dimensions : intéresser à la fois et en même temps lecteurs et spectateurs ! (N’a-t-on pas vu, pendant la représentation, des spectateurs suivre la pièce, la traduction française à la main ?)

En septembre 2018, notre Constanze Storm était déjà retournée au Schleswig-Holstein, à Husum, où elle avait passé sa vie d’épouse dévouée au côté de son cher Theodor, à la frontière danoise, à 650 km de Liège, la ville où, en novembre 2017, elle avait été ressuscitée théâtralement en théâtre allemand.

Puis, en octobre dernier,  elle rendait visite à des fans de la Theodor-Storm-Gesellschaft qui l’avait invitée en Basse-Saxe (Göttingen) et en Thuringe, à quelque 450 km des bords de Meuse.

Mais cette fois, au printemps 2018, elle a découvert l’Occitanie, à plus de 1000 km au Sud de la Belgique. Un beau parcours, ma foi ! Quelle santé !

Bref, la prestation que le TURLg a offerte au public toulousain avec Frau Storm. Ein Kammerspiel fut très appréciée, à en juger par l’intéressant ‘bord de scène’ qui la clôtura (‘bord de scène’ : jargon de théâtreux pour : ‘petit débat improvisé avec la troupe à la fin de la représentation’).

 

 

 

 

 

 

Cette troisième ‘excursion’ à Toulouse fut, hélas, un simple aller-retour exprès, aller>jouer>repartir, mais l’accueil des organisateurs fut comme lors des précédents séjours : chaleureux, efficace, impeccable …

Merci encore aux ‘Gentilles Organisatrices’ Catherine et Hilda, sans oublier Georges Malka, régisseur attentif, et Jean-Pierre Montagné, photographe fidèle ( https://photos.app.goo.gl/zH7zkuDg5gSkyaGX6 ).

Et, pour n’oublier personne, nous disons un global Danke schön ‘Universcènes’, und proficiat  !

A quand la revanche à Liège ?

Robert Germay

PS : Les curieux trouveront ci-dessous l’historique de nos aventures toulousaines :

 

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Pour sa troisième tournée allemande, Frau Storm était invitée à GÖTTINGEN et à HEILIGENSTADT, les 12 et 13 octobre 2018.

19 Octobre 2018 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

Pour sa troisième tournée allemande, Frau Storm était invitée à GÖTTINGEN et à HEILIGENSTADT, les 12 et 13 octobre 2018.

 

Dans les années 80, deux troupes constituaient le Théâtre universitaire de Liège. Elles étaient distinctes par la langue pratiquée : allemand, voire anglais, pour le TLG/Théâtre des Germanistes Liégeois ; et  français, voire wallon, pour le TULg/Théâtre Universitaire Liégeois (l’ère du TU-R(oyal)-Lg n’arrivera qu’en 2002).

En revanche, par président-directeur interposé (RG), elles disposaient en commun d’un important carnet d’adresses.

Vous avez-dit ‘allemand’ ? Justement, l’Université de Göttingen abritait alors aussi un TU dynamique avec lequel un échange fructueux était envisageable.

Dès lors, en avril 1984, les Liégeois envoyèrent les Germanistes du TLG en mission en Basse-Saxe, plus précisément à Göttingen, capitale du district du même nom (1) : d’abord avec ‘Woyzeck ‘ de Georg Büchner (2) , présenté en allemand  , puis, en novembre de la même année, avec ‘Applicants’ d’Harold Pinter, joué en v.o. anglaise ; ensuite, en avril 1987, c’est le TULg qui présentait son fameux ‘Erasme ou La Paix persécutée’, d’après Erasme … en français dans le texte.

On ne s’étonnera pas que, 34 ans après ‘Woyzeck’, on ait pensé présenter à Göttingen le petit-dernier-nouveau spectacle en langue de Goethe-Brecht-Storm au ThOP (3)  de Göttingen… Merci à Frau Dr. Barbara Korte, du Séminaire de Philologie allemande, directrice du ThOP, pour son aide à la réalisation du projet, et merci à son étudiante Christin Schmidt pour sa précieuse assistance technique au –très complexe- montage.

Finalement, les raisons de cette représentation à Göttingen concernent plus la Madame Storm du TURLg que l’authentique épouse de Theodor… ! En revanche, l’étape suivante de la tournée, Heiligenstadt (4), à une cinquantaine de kilomètres de là, touche très directement le ‘vrai’ ménage Storm. En effet, Theodor y a occupé un poste de juge au tribunal de district (Kreisgericht) de 1856 à 1864, date à laquelle il put regagner Husum, sa ville natale. (5)  Aujourd’hui, il est toujours bien présent à Heilbad Heiligenstadt à travers un important ‘Literatur Museum Theodor Storm’ (6) que lui a consacré la ville en 1988 : c’est à son responsable,  Dr. Gideon Haut, que nous devons l’occasion de présenter notre ‘Frau Storm’ au public de cette charmante station thermale, siège d’une très active ‘Theodor-Storm-Gesellschaft’. Encore merci, cher Gideon.

Les deux étapes de cette tournée allemande (un circuit d’un bon millier de kilomètres) ont prouvé au moins deux choses.

D’abord, que les spectateurs/trices tombent partout sous le charme de notre ‘Madame Storm’. Pour témoin, notamment, ce titre dans le ‘Thüringer Allgemeine’ , paru à Heiligenstadt le 15.10, le lendemain de notre représentation : ‘‘Frau Storm’ modern, erfrischend und humorvoll’ (‘Madame Storm’ moderne, rafraîchissant(e)  et plein(e) d’humour). Les applaudissements à chaque fois très nourris en témoignent d’ailleurs bien avant la presse.

Ensuite, elles ont montré que tous les membres de l’équipe du spectacle (acteur/trice, techniciens et metteur en scène) maîtrisent suffisamment bien leur art pour parvenir à s’adapter avec succès (sinon sans sueurs) aux conditions techniques souvent très compliquées qui leur sont ‘offertes’ : ce n’est pas évident de jouer la même pièce  dans une salle d’opération d’une Uni-Klinikum aujourd’hui, et le lendemain dans la salle de réunion d’une église protestante …  

Il faut dire que le TURLg, qui a tourné à ce jour dans 43 pays sur 4 continents, en a déjà vu de toutes les couleurs sur le plan de l’adaptation aux circonstances : il y aurait un livre à écrire sur le sujet, mais ce sera pour une prochaine fois …

En attendant, de retour à Liège, nous battons tambour pour annoncer une unique représentation du spectacle en notre bon vieux TURLg, le jeudi 25 octobre prochain à 18h30. Qu’on se le dise !

Le prochain point de chute de Mme Storm sera Toulouse, la Ville rose, en mars prochain. Mais c’est encore loin : 5 mois et 1042,4 km ! A + !

 

Les photos Göttingen + Heiligenstadt : https://photos.app.goo.gl/AW7EjgfJfU3JyMQS9

 

Robert Germay

 

  1. L'Université Georg-August de Göttingen est l'une des plus célèbres d'Allemagne, avec 26 000 étudiants et 2 500 enseignants. 42 prix Nobel ont enseigné ou étudié à Göttingen.
  2. ‘Woyzeck’ avait été choisi pour célébrer, en 1982, le 20e anniversaire du TLG. Notons qu’Anita Wangen, y jouait Marie, la fiancée du soldat Franz Woyzeck. Elle interprète aujourd’hui le personnage de Constanze, l’épouse de Theodor Storm …
  3. ThOP = Theater im OP(erationssaal) : en 1984, le Département de dramaturgie de l’époque installait ses quartiers dans une ancienne salle d’opération de la faculté de médecine, un lieu un peu déconcertant, dans lequel le Théatre universitaire de Göttinggen continue à donner aujourd’hui ses représentations (Voir :  http://www.thop.uni-goettingen.de/kontakt/thop-faq-wir-ueber-uns.php ). Rem. : longtemps, le TURLg, lui, a ‘squatté ‘ l’ancien Institut de Chimie désaffecté de l’ULiège, au quai Roosevelt, qui abrite aujourd’hui la salle confortable, bien équipée et fort demandée du Théâtre Universitaire.
  4. Depuis 1929, la ville est renommée comme station thermale, et est aussi appelée Heilbad Heiligenstadt. Elle a fait partie de la DDR (RDA) après la guerre. 
  5. Pour plus de détails, voir https://www.storm-gesellschaft.de/storm-orte/heiligenstadt/
  6. https://stormmuseum.de/html/literaturmuseum.html

 

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Retrouvailles des époux Storm à HUSUM, lors d’une représentation de "Frau Storm. Ein Kammerspiel" par le TURLg, le 08.09.2018, à l’invitation de la Storm-Gesellschaft.

25 Septembre 2018 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

En créant (en Welturaufführung !) à Liège ‘Frau Storm. Ein Kammerspiel’ en v.o. allemande, le TURLg renouait, le 23 novembre 2017, avec la tradition d’une vieille connaissance dont l’appellation d’origine contrôlée ‘Theater der Lütticher Germanisten’ (TLG) avait disparu, à savoir ce bon vieux ‘Théâtre des Germanistes Liégeois’. (1)

De facto, il renouait aussi avec les tournées qui ont amené nos Liégeois à sillonner l’Allemagne en long, en large et en travers depuis les années 70 : à l’époque, la première visite outre-Rhin fut pour Remscheid (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), avec Mockinpott, de Peter Weiss, en 1973.

Depuis lors, 35 villes teutonnes –excusez du peu !- ont pu applaudir nos productions : d’Aachen à Weimar, de Rostock à Saarbrücken, en passant par Berlin, Paderborn ou Stralsund … Bref, nul doute, notre Madame Storm devait nous pousser vers l’Est, irrésistiblement !

Après la création à Liège, c’est d’abord à KREFELD (Nordrhein-Westfalen) que le TURLg emmena son nouveau spectacle le 24 janvier 2018. Krefeld, tiens, quelle surprise! : C’est la ville natale de l’auteur de la pièce, Eckart Pastor. Hasard ? Coïncidence ? ‘Schicksal, Madame’, comme dirait Horvath ? (2)

Frau Storm réapparut ensuite à LIEGE le dimanche 4 mars 2018 devant un public très international, en clôture des Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire (RITU-Liège), bien connues pour ses représentations en langues originales, précisément.

Et vint alors HUSUM (Schleswig-Holstein), la ville natale de …Theodor Storm, l’auteur qui, en fait, est à l’origine de toute cette aventure. C’est en effet pour célébrer le 200e anniversaire de la naissance de Storm que le Séminaire de Littérature allemande de l’ULiège, vrai repère de chercheurs ès études stormiennes, a organisé, en novembre 2017, un colloque international traitant du célèbre auteur réaliste allemand, ce qui, par ricochet, a poussé Eckart Pastor, éminent membre de la ‘confrérie’, à devenir dramaturge : pour apporter sa contribution à cette grande occasion, il nous a ‘pondu’ sa Frau Storm (3) … et le TURLg a ainsi accouché d’un tout nouveau spectacle en allemand !

En tout cas, le succès du colloque et du spectacle liégeois ont amené la Theodor-Storm-Gesellschaft à nous inviter à présenter la pièce à l’occasion de la Storm-Tagung qu’elle organisait cette année du 7 au 9 septembre en son siège. (4)  Ce fut chose faite le samedi 08.09.2018 en soirée, dans la salle (Aula) de la Hermann-Tast-Schule de Husum, devant un large public de Stormiens convaincus et enthousiastes.

Notre Madame Storm n’en restera évidemment pas là : elle se produira le 12.10.2018 au Theater im OP (ThOP) de l’Université de GÖTTINGEN (Niedersachsen), et le lendemain, le 13.10.2018, en la salle de réunion de l’église protestante St-Martin à HEILIGENSTADT (Thüringen), un autre fief stormien incontournable. (5)

D’humeur voyageuse, Constanze  reviendra ensuite encore à Liège pour une unique représentation-spéciale-début-de-soirée au TURLg, quai Roosevelt, le jeudi 25 octobre 2018 à 18h30 : dernière chance pour les Liégeois de la (re)voir sur scène chez eux !

Car pour l’applaudir une autre fois, il leur faudra la suivre au train : elle est déjà attendue en mars à Toulouse  et à … Eupen !

Affaire à suivre, donc !

Voir les photos de la tournée à Husum en note (6)

Robert Germay

    

  1. Plus de détails : http://www.turlg.be/0152/fr/527/La-saison
  2. Sur la tournée à Krefeld : http://turlg.over-blog.fr/search/krefeld/ Pour la petite Histoire, rappelons que le Théâtre des Germanistes Liégeois (TLG) s’était déjà produit à Krefeld en 1980 avec son fameux Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung de Grabbe …
  3. La pièce est éditée en version bilingue all.-fr. au PUM de Toulouse : http://pum.univ-tlse2.fr/~Frau-Storm-Ein-Kammerspiel-Madame~.html
  4. https://www.storm-gesellschaft.de/storm-gesellschaft/storm-tagung
  5. Sur Heiligenstadt : https://stormmuseum.de/html/literaturmuseum.html
  1. Les photos de la tournée : https://photos.app.goo.gl/n6oi6ZPq6nHf6A1v8

 

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UNE PREMIERE : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018

13 Septembre 2018 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

 

 

Pendant toute son existence (trois-quarts de siècle maintenant, sapristi !), le TURLg a prouvé qu’il pouvait sauter allégrement les barrières de la langue en présentant nombre de ses spectacles aux quatre coins du monde. Jugez-en à l’étendue de ses ‘balades’ :

  • en Amérique, du Sud au Nord : de l’Argentine au Canada, en passant par la Colombie, le Brésil ou le Venezuela, e.a. ;
  • en Afrique, du Nord au Sud : du Maroc au Congo (Katanga), en passant, e.a., par le Bénin et le Sénégal ;
  • en Asie, d’Ouest en Est : de la Turquie à la Jordanie, en passant par Israël et le Liban ;
  • en Europe, disons …partout : de la Russie au Portugal, ou de l’Irlande à la Grèce, ou du Danemark à la Bulgarie et à l’Ukraine …

Quatre continents, donc, ont à ce jour reçu une et souvent plusieurs visites de l’une ou l’autre de nos productions au cours de ces 75 dernières années.

(Restons modestes et ne relevons pas le fait que le TURLg a été représenté deux fois par son président à d’importants congrès en Australie (Perth, en 1993, et Brisbane, en 1995), ce qui ajoute au palmarès de ses tournées l’Océanie, le cinquième continent manquant. Ne soulignons pas non plus que président et directeur réunis l’ont représenté aussi à un congrès de l’AITU aux Philippines (Manille, 2011), ajoutant ainsi l’Extrême-Orient à la liste des destinations au long cours. Enfin, ne nous étonnons pas non plus, après cela, que le TURLg soit le siège officiel de cette fameuse Association Internationale du Théâtre à l’Université, dont il a été le berceau en 1994 et dont il a exercé la présidence jusqu’en 2008 …et fermons donc la parenthèse.)

Bref, hors Belgique, le TURLg s’est produit dans 42 pays dont 28 sont situés en Europe. Parmi eux, figurent évidemment tous nos plus proches voisins, direz-vous ? Eh bien, non ! Certes, nous avons depuis longtemps écumé la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, mais parmi nos pays limitrophes, le plus petit résistait encore et toujours à l’envahisseur : le redoutable Grand-Duché de Luxembourg ! Il aura fallu attendre 2018 pour en forcer la frontière. C’est maintenant chose faite grâce à la dernière production turlgienne en date,  « Le CETA» (http://www.turlg.be/0152/fr/528/La-saison), création collective mise en scène par Alain Chevalier, présentée le 19 mai dernier à Luxembourg, qui ajoutait un 43e point de chute à la liste.

Mais je laisse à Alain le soin d’en parler lui-même plus en détails.

Robert Germay

 

 

Je prends le relais… Un 43ème pays certes au palmarès mais une tournée qui s’inscrit dans les échanges que nous menons depuis des années dans le cadre de la bien nommée « Grande Région ». Car notre représentation à Luxembourg de ce samedi 19 mai au CEPA (Centre pour la Promotion des Arts) a été donnée dans le cadre du Festival GraFiTi ou Studentenfestival der GrossRegion, festival créé en 2010 à Sarrebruck par une dynamique équipe d’étudiants allemands et français sous la houlette de Martin Haberstroh. Nous avions eu l’occasion de rencontrer ce dernier lors de notre projet « A table » mené en 2010-2011 dans le cadre de l’Université de la Grande Région ou UniGr, projet qui réunissait Liège, Metz, Nancy et Sarrebruck et qui depuis, nous a permis de maintenir des contacts réguliers avec les nombreuses troupes de l’Université de la Sarre, Los Mutantes ou autre Thunis Theatre.

C’était notre troisième participation à ce festival que nous aimons soutenir : nous y étions déjà lors de la première édition en 2010 avec « Le Miroir aux camisoles », puis en 2011 avec le « Boulevard du Boulevard du Boulevard » et en 2012 avec « Lux in Tenebris ».  Il ne fut malheureusement pas possible de nous y retrouver pour les éditions précédentes qui tombaient soit pendant nos ritus soit en pleine session d’examens. C’est donc assez naturellement que nous avons voulu renouer cette année avec l’équipe du CETA.

Il s’en est fallu de peu. Tout d’abord notre création est devenue une étape de travail. Mais qu’à cela ne tienne, nous maintenions notre participation même dans ces conditions. Et puis, catastrophe (peut-être ?), trois jours avant de partir, un des participants nous lâche sans crier gare ! Qu’à cela ne tienne, nous maintenons… et votre serviteur reprend le rôle au pied levé et toute l’équipe, Laure, Mélanie, David, Rodolphe et Vincent, assume. 

Le succès et la joie de jouer en tournée furent au rendez-vous  et malgré les difficultés rencontrées sur place (rendez-vous reportés si pas ratés, indisponibilité de la salle, informations contradictoires etc.), saluons le travail des organisateurs du festival qui compense assurément leur manque d’expérience par un enthousiasme débordant… d’un peu partout (clin d’œil !). Merci à eux.

Alain CHEVALIER

 

 

UNE PREMIERE : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018
UNE PREMIERE : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018
UNE PREMIERE : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018
UNE PREMIERE : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018
UNE PREMIERE : Le TURLg au Grand-Duché ! Pour sa participation au GraFiTi Festival, Studenten Theatre Festival der GrossRegion, 14-19 mai 2018
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Mit Frau Storm. Ein Kammerspiel von Eckart Pastor in der Inszenierung von Robert Germay, gespielt von Anita Wangen und dem Autor, knüpft das TURLg 2017 an die Tradition des Theaters in deutscher Sprache des guten alten Theaters der Lütticher Germanisten an

15 Février 2018 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

(Vers le texte français)

Als er im Jahre 1983 offiziell die Zügel des in französischer Sprache spielenden Lütticher Universitätstheaters (TULg) aus den Händen von François Duysinx übernahm,

da ließ Robert Germay, der Direktor des in deutscher Sprache spielenden Lütticher Germanistentheaters (TLG), de facto die beiden Truppen, die bis dahin parallel an der Universität Lüttich gewirkt hatten, ineinander aufgehen.

Das Germanistentheater war freilich unter seinem Etikett TLG weiterhin sehr aktiv und führte fortan nebeneinander englische und deutsche Autoren in ihrer Originalsprache auf, während das TULg auch deutsche Stücke in französischer Übersetzung im Repertoire hatte.

 

Im übrigen und im gleichen Zusammenhang erweiterte und vervielfältigte das TULg seinen Wirkungskreis durch zahlreiche Tourneen, wobei es fortan sich die mannigfaltigen internationalen Kontakte des TLG zunutze machen konnte, dessen Ruf schon damals weit über unsere Grenzen hinaus gedrungen war (nach Deutschland, Österreich, Polen usw. Nebenbei sei mit einem gewissen Stolz, aber in aller Bescheidenheit daran erinnert, dass das TURLg, inzwischen mit seinem „R“ in der Mitte - für royal = königlich - in 42 Ländern und 4 Kontinenten aufgetreten ist!) Kurzum: In den 80er Jahren erlebten die beiden Theatertruppen in jeder Hinsicht eine beiderseitige und gegenseitige Bereicherung.

 

1998 aber, 15 Jahre also nach der Fusion, produzierten die Lütticher (TULG und TLG united, wie man sie nun nannte) ihre letzte Inszenierung in deutscher Sprache - wahrscheinlich bereits eine Folge der damaligen Entwicklung des Germanistikstudiums. Bei diesem letzten Stück handelte es sich um Der Turm von Peter Weiss, in der Inszenierung von Alain Chevalier. Dieser hatte 1982 im TLG als Student der Klassischen Philologie (!) sein Theaterdebüt in Georg Büchners Woyzeck gegeben, in dem neben ihm u. a. Anita Wangen, eine damals bereits altgediente Schauspielerin des TLG, auftrat. Davon wird noch zu reden sein. Mit diesem ‚neuen‘ Woyzeck feierte man seinerzeit den 20. Geburtstag des TLG, an dessen Wiege einst 1962 ein erster Woyzeck gestanden hatte.(1)

 

Mit dieser knappen Vorrede sollten Platz und Bedeutung des Theaters in deutscher Sprache im Rahmen der nun 75jährigen Geschichte des TURLg umrissen werden. Freilich verlangt diese Skizze nach einer zusätzlichen Auskunft : Wie steht es um den Platz von Theodor (und Frau!) Storm im Rahmen der Lütticher germanistischen Universitätslehre und -forschung?

 

1988, im 100. Todesjahr von Theodor Storm, veröffentlichte Eckart Pastor, Professor am Seminar für deutsche Literatur der Universität Lüttich, eine gewichtige Monografie zu diesem berühmten und erfolgreichen realistischen deutschen Dichter (1817-1888): Die Sprache der Erinnerung. Zu den Novellen von Theodor Storm. Frankfurt/M. 1988.

Pastors Vorstoß fand eine lebhafte Nachfolge durch einige seiner jungen Kollegen (u.a. Louis Gerrekens – heute Dekan der Philosophischen Fakultät –, Marie Mawhin, Valérie Leyh), und so kann man heute von einer echten ‚Lütticher Schule‘ sprechen, deren Ansehen sich inzwischen neben dem von Husum und Heiligenstadt, den beiden anderen Zentren der Stormforschung, ehrenhaft etabliert hat.

 

Der schönste Beweis hierfür ist es gewesen, dass unser Seminar für deutsche Literatur mit aktiver Unterstützung der Theodor-Storm-Gesellschaft in Husum (http://www.storm-gesellschaft.de/) im Jahre 2017 aus Anlass des 200. Geburtstags des Dichters ein großes internationales Kolloquium in Lüttich veranstaltet hat, und zwar unter dem Titel: „Konventionen und Tabubrüche - Theodor Storm als widerspenstiger Erfolgsautor des deutschen Realismus“ (siehe http://200.ulg.ac.be/evenements/theodor-storm.html). Vom 22.- 24. November 2017 kamen aus diesem Anlass nahezu alle international ausgewiesenen Stormforscher in unserer Universität zusammen, und alle Teilnehmer waren danach mit den Veranstaltern einer Meinung: dieses Treffen war ein ungewöhnlicher Erfolg, sowohl was das wissenschaftliche Niveau der Vorträge und Diskussionen betraf als auch hinsichtlich der freundschaftlich-kollegialen Stimmung, die während der drei Tage sich verbreitete. Die Akten des Kolloquiums werden im nächsten Jahr im renommierten Berliner Erich Schmidt-Verlag erscheinen: ein überzeugendes Zeichen.

 

Ja, es gibt ja Zufälle: auf das Jahr 2017 fiel auch ein anderer 200jähriger Geburtstag: das Wiegenfest der Lütticher Alma Mater selbst. Diese glückliche Fügung war es möglicherweise auch, die unseren guten Eckart P. nahezu unwiderstehlich dazu getrieben hat, für eine Weile seine Forschungsarbeiten ruhen zu lassen und ein literarisches Phänomen in Angriff zu nehmen, das seinem verehrten Theodor noch näher kam: das kreative literarische Schreiben im eigentlichen Sinne, und zwar in einer Weise, die Storm selbst freilich so gut wie gar nicht praktiziert hat, dem Theater - Pole Poppenspäler hin und her, der Marionettenspieler in Storms berühmter Novelle von 1874.

(Museum in Husum, der Heimatstdt Storms)

 

Für seinen Erstling beutete der „junge“ Dramatiker kenntnisreich und brillant zugleich die umfangreiche Korrespondenz Storms mit seiner ersten Ehefrau Constanze (geb. Esmarch, 1828-1965) aus,

einen Briefwechsel, in dem sich hinter dem vorbildlichen Schriftsteller Storm immer wieder der eher lächerliche Haustyrann Theodor vordrängt. Dieses stormsche Paradox steht im Zentrum des Stückes, und der Humor, mit dem der Autor dies alles behandelt, erweitert auf glückliche Weise sein Anliegen, denn dergestalt rückt ganz allgemein die Lage der Frau ins Blickfeld, eine Situation, die ja leider auch heute noch zu mancher Sorge Anlass gibt.

 

Der neugierige Leser findet weitere Einzelheiten zum Stück mit Hilfe des TURLg-Links, siehe auch Link des BRF.

 

Genug der Vorreden, kommen wir zur Sache: "Das TURLg lässt die TLG-Tradition des Theaters in deutscher Sprache wieder aufleben."

 

Da der frisch gebackene Dramatiker sein ‚Kindchen‘ auch einem Publikum vorführen wollte, klopfte er ganz folgerichtig eines Tages an die Tür von Robert Germay, seinem kaum ein paar Monate älteren und ebenfalls pensionierten Kollegen. Er kannte natürlich dessen Regiearbeiten, hatten sie doch beide jahrelang in enger Fakultätsnachbarschaft gelebt und gewirkt. Ja, und er war sogar einstmals anlässlich einer Polentournee (Krakau) des TLG im Jahre 1980 in letzter Minute für einen ins Ausland verzogenen Schauspieler (einen gewissen Jean-Yves Poncelet) eingesprungen, um dessen Rolle des Mordax in der berühmten Komödie Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung von Christian Dietrich Grabbe zu übernehmen. Und das übrigens an der Seite seiner jungen Frau Françoise (geb. Delbouille), die ihrerseits die Rolle der (schwangeren!) Teufelsgroßmutter spielte … naja, irgendwie eine Familienstory, oder?

 

Der erwähnte Kollege und Regisseur zögerte kaum, diese seine Mission zu übernehmen. In einem Exclusiv-Interview hat er uns die Gründe für seine Zustimmung dargelegt, und diese Gründe sind vielfältig:

 

  1. Das Anliegen des Stückes, in dem der widersprüchliche Charakter der Personen enthüllt wird (Storm, der große Dichter vs. Theodor, der kleine Macho / Frau Storm, die vorbildliche Gattin vs. Constanze, die widerspenstige Frau), was dem Gespräch zwischen den Bühnenpersonen einen zwischen Ernst und Humor hin und her wechselnden Ton gibt;

  2. Die Machart des Stückes, die es dem Regisseur erlaubte, eines seiner Steckenpferde zu reiten: „Theater im Theater“, wobei dem Zuschauer ein Schauspiel vorgeführt wird, das gerade im Entstehen ist, das gerade in aller Öffentlichkeit geschrieben, geprobt, improvisiert und zusammengebastelt wird, kurz: ein gewissermaßen verfremdetes Stück (es sei daran erinnert, dass RG in illo tempore eine Dissertation über den großen BB verbrochen hat);

 

  1. Last but not least der schlaue Schachzug des Bittsteller-Autors, seine Wunderwaffe (oder auch ganz einfach das Tüpfelchen auf dem „i“): für die Rolle der Constanze brachte der listenreiche Kollege eine gemeinsame Freundin bei, die er hartnäckig dazu überredet hatte, nach 35jähriger Abwesenheit wieder auf die Bretter der Bühne zu steigen, eben die besagte liebe Anita Wangen (siehe oben).

Dieses in der Tat beeindruckende Argument gab dann wohl den Ausschlag beim Regisseur, der, vielleicht um sich zu revanchieren, dann darauf bestand, dass Eckart höchstpersönlich sowohl seine eigene Partie übernimmt, will sagen: die des Autors, der mit Constanze/Anita in Rede und Widerrede tritt, als auch die Rolle der aus dem „Off“, d.h. aus dem Jenseits(2) erscheinenden Person mit den erhabenen Zügen des Theodor Storm selbst. Vielleicht hat sich diese Rollenzuteilung angesichts der frappierenden äußerlichen Ähnlichkeit zwischen Eckart und Theo auch einfach aufgedrängt.

 

Und alles in allem, meint Germay, bereue er dieses Casting in keinster Weise: das Duo, eigentlich ja ein Trio, habe sich trefflich bewährt!

 

Nicht das geringste Bedauern also, sich auf dieses wunderbare Abenteuer eingelassen zu haben!! Es dauert von Januar 2016, dem Beginn der Niederschrift und alsbald der Probenarbeit, bis zur Welturaufführung am 23. November 2017 im Rahmen des Storm-Kolloquiums (siehe oben)

 

Das Ereignis war durch ein prächtiges Plakat angekündigt

worden,gestaltet von Erwin (und Frau) Kirsch. Dieser hatte bereits 1972 das Plakat zu Mockinpott von Peter Weiss entworfen, jenes Schauspiels also, das in der Geschichte des TLG einen Wendepunkt darstellte. Über Jahre hinweg ist Freund Erwin der ständige und bevorzugte Grafiker des TULG/TLG united gewesen. Mit dem Rückgriff auf ihn unterstreichen wir noch einmal den look „das TLG ist wieder da!“, der ja schon bei der Rollenverteilung und der Sprache mitgespielt hatte. All das führte dazu, dass eine ganze Meute von alten TLG-Mitspielern und -spielerinnen der heroischen Epoche zu den Aufführungen vom 23. zum 26. 11.17 herbeigeströmt ist.

 

Der unbestreitbare Erfolg dieser Serie brauchte sich keinesfalls hinter dem des Kolloquiums zu verstecken, ergingen doch danach mehrere Einladungen für Frau Storm, in ihr eigenes Land zu kommen, unter anderem in die Storm-Städte Husum und Heiligenstadt, via Göttingen und Krefeld.

 

Die Tournee hat bereits angefangen, und zwar in Krefeld, der Geburtsstadt von … Eckart Pastor (hört! hört!), wo wir im Gymnasium am Stadtpark in einer Schul-Matinee aufgetreten sind. Der Empfang war warmherzig und der Erfolg unbestreitbar, sogar in der örtlichen Presse: In der Rheinischen Post lobte Christine van Delden die Aufführung in einem Artikel unter dem wirklich zutreffenden Titel: Theodor Storm als Macho und Modernist
(siehe auch Fotos). Die Fortsetzung der Deutschland-Tournee findet, wie bereits abgemacht, im kommenden Herbst statt.

 

Ein anderes wichtiges Datum steht bereits fest: am Sonntag, den 4. März 2018, um 15 Uhr wird Frau Storm. Ein Kammerspiel die RITU35-Woche im Theater des TURLg, quai Roosevelt 1b in Lüttich, beschließen: eine prima Gelegenheit für all die Unglücklichen, die die ersten Aufführungen verpasst haben!

 

Und eine Überraschung zum guten Schluss: derzeit finden Unterredungen zur Vorbereitung eines Ausflugs von Frau Storm nach Toulouse (F) in der nächsten Saison statt. Nach der Aufführung verschiedener Inszenierungen in der Vergangenheit in der Université Toulouse-Jean Jaurès (Le Mirail)(3) blieb das TURLg stets in freundschaftlich engem Kontakt mit zwei dortigen Germanistik-Kolleginnen, Hilda Inderwildi und Catherine Mazellier-Lajarrige, beide verantwortliche Herausgeberinnen der Reihe „nouvelles scènes – allemand“ bei den Presses Universitaires du Midi (PUM). Beide waren von Frau Storm so eingenommen, dass sie, ohne zu zögern, in Robert Germays Bitte einwilligten, das Stück in ihrer ausgezeichneten zweisprachigen Reihe zu veröffentlichen, was dann auch geschah(4). Und siehe da, noch eine Familienstory: Zoé Pastor, Papas Tochter, verfertigte die souveräne französische Übersetzung für diese Publikation (wo sie doch gerade eben erst mit Brio ihren Master in Germanistik und Anglistik abgelegt hatte).

 

Und die Geschichte der Zufälle ist damit noch nicht zu Ende: Eckart Pastor seinerseits kannte auch einen Toulouser Kollegen, Alain Cozic, den international bekannten französischen Storm-Forscher, der seinerzeit auch ein Kolloquium zur modernen deutschen Literatur in Toulouse 2 organisiert und dazu Meister Eckart eingeladen hatte. Wir sind stolz darauf, dass Alain Cozic uns die Ehre und das Vergnügen bereitete, ein meisterhaftes Vorwort für Frau Storm zu verfassen.

 

Wie pflegte doch Trebor Yamreg, ein Wort Henry Fords aufnehmend, zu sagen: „Sich begegnen ist ein Anfang. Zusammenbleiben ein Fortschritt. Zusammenarbeiten ein Erfolg“.

 

In Toulouse hat sich Frau Storm dank dieses schönen Buches ein Dauerdasein schwarz auf weiß verschafft, zweisprachig zwar, aber doch stumm. In Lüttich und in Krefeld hat Frau Storm während der Zeit ihrer Aufführungen im Wortsinne leibhaftiges Leben erfahren, ein flüchtiges Leben zwar, aber mit original Deutsch redendem Mundwerk.

 

Hoffen wir also, dass unsere Freunde in Toulouse ihr eines Tages die Gelegenheit geben, ein gutes Stündchen lang in der „rosa Stadt“ zu neuem Leben zu gelangen.

 

Hier sei nun ein Schlusspunkt gemacht unter dem langen Bericht von der Geburt unserer Frau Storm, ohne dass selbstverständlich ihre Abenteuer damit an ein Ende gekommen wären.

 

Ad multos annos?

 

Robert GERMAY, Februar 2018

 

(1) Der Vollständigkeit halber sei daran erinnert, dass das wirklich letzte in deutscher Sprache gespielte Stück Momo nach dem Roman von Michael Ende in der Inszenierung von David Homburg gewesen ist. Es wurde 2003 aufgeführt, aber ganz folgerichtig unter dem Etikett TURLg und nicht TLG - und auch nicht TULg übrigens!

(2) Heute ist im Theater das Jenseits mit Hilfe der Video-Technik zugänglich. Dank also an Marc Delogne von der Abteilung ‚Kommunikation‘ der Uni Lüttich, der es uns ermöglichte, Theodor Storm überlebensgroß auf der Bühne erscheinen zu lassen.

(3) Le procès / Der Prozess von Kafka 2012 und Don Juan revient de guerre/ Don Juan kommt aus dem Krieg von Horváth 2014. Bereits 2009 wurde das Plakat zu unserem Fin de siècle sur l’île bei einer Ausstellung ausgezeichnet, die von dem Verein ‚Le théâtre s’Affiche‘ in Toulouse veranstaltet wurde.

(4) Frau Storm. Ein Kammerspiel / Madame Storm. Théâtre de chambre. Texte original Eckart Pastor, traduction Zoé Pastor, PUM Université Toulouse – Jean Jaurès, (nouvelles scène – allemand, NOUG 21), 2017, 85 p., 12 EUR.

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Avec "Frau Storm. Ein Kammerspiel" d’Eckart Pastor, m. en sc. par Robert Germay, avec Anita Wangen et l’auteur, le TURLg renoue en 2017 avec le théâtre en allemand de ce bon vieux Théâtre des Germanistes Liégeois.

8 Février 2018 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège Publié dans #Ca turbine au TURLg

(Der vorliegende Text in deutscher Sprache)

En 1983, en reprenant officiellement les rênes du Théâtre Universitaire Liégeois (TULg, jouant en français) des mains de François Duysinx, 

Robert Germay, directeur du Théâtre des Germanistes Liégeois (TLG, jouant en allemand) faisait de facto fusionner les deux troupes théâtrales alors actives en parallèle à l’Université de Liège.

Le Théâtre des Germanistes resta toutefois encore très productif sous son label TLG, jusqu’à faire désormais cohabiter dans son répertoire des auteurs anglais et allemands joués en V.O., tandis que le TULg, lui, jouait aussi des pièces allemandes en traduction française.

 

Par la même occasion, le TULg allait étendre et diversifier ses points de chute en terme de tournées, en profitant désormais du carnet d’adresses internationales du TLG, dont la renommée avait déjà largement dépassé nos frontières à l’époque (Allemagne, Autriche, Pologne … Rappelons –sans modestie, mais humblement - qu’aujourd’hui, le TURLg –qui, depuis 2002, arbore un R royal !- s’est produit dans 42 pays de 4 continents !). Bref, dans les années 80 on pouvait constater un notable enrichissement mutuel des deux troupes à tous points de vue.

En 1998 toutefois, après 15 ans de fusion, - et c’est sans doute déjà une conséquence de l’évolution des études d’alors -, les Liégeois (TULg/TLG united comme on les nommait alors) allaient produire leur dernier spectacle en langue allemande : ce fut Der Turm de Peter Weiss, mis en scène par Alain Chevalier. Celui-ci avait fait lui-même ses débuts d’acteur au TLG en 1982 comme étudiant en Philologie classique (!), dans Woyzeck de Georg Büchner…avec, entre autres partenaires, Anita Wangen, une déjà ancienne actrice du TLG (nous reviendrons sur ce point par la suite). En fait, ce Woyzeck ‘nouveau’ célébrait le 20e anniversaire du TLG, dont la naissance date d’un Woyzeck 1er de 1962. (1)

 

Ce petit préambule était destiné à resituer dans les 75 ans d’histoire du TURLg la place du ‘théâtre en allemand dans le texte’. Il en appelle évidemment un second, cette fois pour situer Theodor (et Frau !) Storm dans l’histoire des études de lettres allemandes à l’ULiège.

En 1988, Eckart Pastor, Professeur au Séminaire de Littérature allemande de l’ULiège, publiait une importante monographie sur Storm (1817-1888), le fameux auteur réaliste allemand à succès : Die Sprache der Erinnerung. Zu den Novellen von Theodor Storm, Frankfurt am Main, 1988.

 

La démarche allait rapidement faire des émules parmi ses jeunes collègues (Louis Gerrekens –aujourd’hui Doyen de la Faculté de Philo-Lettres !-, Marie Mawhin, Valérie Leyh, e. a.), au point qu’on peut désormais parler d’une ‘école liégeoise’ qui a gagné ses lettres de noblesses à côté de Husum et de Heiligenstadt, les deux centres majeurs des études stormiennes.

Une preuve en est que, avec l’appui inconditionnel de la Theodor-Storm-Gesellschaft de Husum (D), notre Séminaire de Littérature allemande s’est chargé de marquer le 200e anniversaire de la naissance de l’auteur en organisant à Liège un important colloque international : « Rupture des conventions et des tabous – Theodor Storm comme indocile auteur à succès du réalisme allemand ».

Il a rassemblé du 22 au 24 novembre 2017 une pléiade d’éminents Literaturwissenschaftler spécialistes du célèbre citoyen de Husum. Les organisateurs et tous les participants se sont accordés à dire que le succès de la rencontre fut total, tant du point de vue du niveau scientifique des communications et des discussions que de l’ambiance très conviviale des journées. Les actes sont d’ores et déjà à paraître l’année prochaine à l’Erich Schmidt Verlag de Berlin : c’est un signe.

 

Il y a de ces hasards … En 2017 on se devait aussi de fêter un autre bicentenaire : celui de l’Alma Mater liégeoise elle-même ! Cette coïncidence n’est sans doute pas étrangère à l’envie irrésistible qui a poussé notre Eckart P. à quitter un moment la recherche scientifique pour s’attaquer à un autre phénomène littéraire plus proche encore de son cher Theodor : la création proprement dite, et ce dans un domaine peu pratiqué par Storm soi-même, la littérature dramatique (n’en déplaise à son Pole Poppenspäler (Paul Puppenspieler), le marionnettiste personnage central d’une nouvelle de 1874).

 (Musée à Husum (D), ville berceau de Storm)

(Musée à Husum (D), ville berceau de Storm)

 Pour sa première pièce, le dramaturge débutant allait tirer parti avec brio de sa connaissance approfondie de l’abondante correspondance

que Storm a entretenue avec sa première épouse Constanze (née Esmarch, 1828-1865),un dialogue épistolaire qui, sous l’excellence de l’écrivain idéal Storm laisse percer le ridicule du mesquin tyran domestique Theodor. Ce paradoxe stormien est au centre de la pièce, et l’humour avec lequel l’auteur le traite actualise fort heureusement le propos en l’élargissant à la condition féminine en général, une condition encore bien préoccupante aujourd’hui, hélas … Le lecteur curieux trouvera plus de détails sur la pièce en suivant ce lien du TURLg, et aussi celui de la BRF.

Mais trêve de préambules, venons-en au vif du sujet : «…le TURLg renoue avec le TLG ».

 

Désireux de présenter un jour son ‘bébé’ à un public, c’est tout naturellement que notre frais émoulu dramaturge vint frapper à la porte de Robert Germay, collègue retraité, de quelques mois son aîné, et dont, en ex-voisin de Fac, il connaissait forcément bien le travail de metteur en scène. Lui, Eckart, n’avait-il pas naguère, pour une tournée du TLG à Cracovie (PL) en 1980, remplacé un acteur parti à l’étranger (Jean-Yves Poncelet, pour ne pas le nommer) en reprenant en catastrophe son rôle de Mordax dans le fameux Scherz, Satire, Ironie und tiefere Bedeutung de Christian Dietrich Grabbe ? Et ceci, d’ailleurs, aux côtés de sa jeune épouse Françoise (née Delbouille) qui, en scène, tenait, elle, le rôle de la grand-mère (enceinte !) du Diable … Une affaire de famille, quoi !

 

Ledit collègue metteur en scène sollicité ne tarda donc pas à accepter la mission. Dans une interview exclusive, il nous a confié les raisons de son consentement, et elles sont diverses :

 

  1. le contenu même de l’œuvre qui révèle le caractère ambigu des personnages (Storm grand poète vs. Theo petit macho / Madame Storm épouse modèle vs. Constanze femme récalcitrante), et qui donne à la conversation des personnages ce ton alternant sans cesse le sérieux et l’humour ;
  2. la forme d’écriture de la pièce qui donnait l’occasion au metteur en scène de se livrer à un de ses dadas : ‘faire du théâtre dans le théâtre’, qui donne à voir aux spectateurs une pièce en train de s’écrire, de se répéter, de s’improviser, de se construire en public, bref, une pièce ‘distanciée’ (verfremdet) en quelque sorte (rappelons que RG a commis, in illo tempore, une thèse de doctorat sur le grand BB) ;
  3. enfin, le stratagème de l’auteur solliciteur, sa botte secrète, son arme de persuasion massive, (la cerise sur son gâteau ?) : pour interpréter le rôle de Constanze, le rusé compère entraînait avec lui une amie commune qu’il avait, à force d’insistance, réussi à persuader de remonter sur les planches après 35 ans d’absence, à savoir la chère Anita Wangen (voir ici plus haut).

Cet argument massue acheva de convaincre RG. De son côté, en guise de revanche (?), celui-ci insista lourdement pour que EP, lui-en-personne, accepte d’endosser sur scène à la fois son propre rôle (c’est-à-dire le personnage de l’auteur de la pièce donnant la réplique à Constanze/Anita), mais aussi celui du personnage intervenant du ‘off’, c.à.d. de l’au-delà (2), sous les augustes traits de Theodor Storm soi-même. (D’ailleurs, la confondante ressemblance physique d’Eckart et de Theo n’imposait-elle pas pour ainsi dire ce choix ?)

Et au bout du compte, dixit Germay, absolument aucun regret pour ce casting : le duo a très bien démontré sa pertinence … et qu’il en valait trois !

Surtout, aucun regret d’avoir accepté d’embarquer dans cette belle entreprise ! ! Elle aura duré de janvier 2016, début de l’écriture et bientôt des répétitions, à la Welturaufführung le 23 novembre 2017, dans le cadre du colloque Storm (voir ci-dessus).

L’événement était annoncé par une superbe affiche

réalisée par Erwin (et Frau) Kirsch, qui, déjà en 1972, avait produit l’affiche de Mockinpott de Peter Weiss, la pièce qui a marqué un tournant décisif dans l’histoire du TLG. L’ami Erwin est alors resté pendant des années le graphiste attitré et préféré du TULg/TLG united. En faisant appel à lui nous accentuions encore l’authentique look ‘TLG, le retour !’ déjà évoqué par la distribution et la langue même de la production … qui, du coup, rameuta pas mal d’ancien.ienne.s (p… d’ortaugraf inclusive !) de la grande époque à cette série de représentations liégeoises (23, 25, 26/11/17).

L’incontestable succès du spectacle ne le céda en rien à celui du colloque lui-même. Pour tout dire, il engendra quelques invitations à balader Madame Storm dans son propre pays, notamment dans quelques villes stormiennes par excellence comme Husum et Heiligenstadt, en passant par Göttingen et Krefeld.

Le tour a déjà débuté le 24 janvier dernier par Krefeld, ville natale de … Eckart Pastor (tiens donc !), où nous venons de donner une représentation au Gymnasium am Stadtpark en matinée scolaire. L’accueil y fut très chaleureux et le succès au rendez-vous, y compris dans la presse locale.

(Dans la Rheinische Post, Christine Van Delden louait la prestation dans un article au titre très pertinent : ‘Theodor Storm als Macho und Modernist’. Voir aussi des photos). Le reste de la tournée allemande est reporté à l’automne prochain, sans faute.

 

Avant cela, une autre date importante est d’ores et déjà fixée : le dimanche 4 mars 2018, à 15h00, Frau Storm. Ein Kammerspiel clôturera la semaine de RITU35 en la salle du TURLg, quai Roosevelt, 1b, à Liège. Une occasion à ne pas manquer pour les malheureux qui auraient raté les premières !

Et une surprise pour la fin : des pourparlers sont en cours pour mettre au programme de la saison prochaine un déplacement à Toulouse (F).

Pour avoir déjà présenté plusieurs de ses spectacles (3) à l’Université Toulouse-Jean Jaurès (Le Mirail), le TURLg y a gardé d’excellents contacts avec deux collègues germanistes, Hilda Inderwildi et Catherine Mazellier-Lajarrige, éditrices responsables des « nouvelles scènes – allemand » aux Presses Universitaires du Midi (PUM). Séduites par la pièce, elles ont accédé à la demande de Robert Germay de la publier, et elle figure désormais dans leur remarquable collection bilingue (4). Et revoici une affaire de famille : c’est Zoé Pastor, fille à papa, qui, a assuré avec parfaite maîtrise la traduction française pour la publication (ne venait-elle pas justement de décrocher brillamment son Master en langues et littératures germaniques ?).

 

Et nous n’en avons pas fini avec les coïncidences dans cette histoire : Eckart Pastor, pour sa part, connaissait aussi un collègue à Toulouse : Alain Cozic, le brillant chercheur français ès études stormiennes, qui avait naguère lui-même organisé un colloque sur la littérature allemande moderne à Toulouse 2 auquel participait Meister Eckart. Nous nous félicitons de l’honneur et du plaisir qu’il nous a fait en se chargeant de rédiger la préface de l’ouvrage : elle est magistrale.

 

Comme a coutume de le dire Trebor Yamreg, traduisant Henry Ford : « Se rencontrer est un début. Rester ensemble est un progrès. Travailler ensemble est un succès ».

 

A Toulouse, grâce à ce beau livre, Madame Storm a gagné une existence noir sur blanc pérenne …bilingue certes, mais muette. A Liège et à Krefeld, Frau Storm a connu sur scène, le temps des représentations, une vie en chair et en os …éphémère certes, mais parlant allemand dans le texte.

 

Espérons qu’un jour nos amis toulousains trouveront un moyen de l’inviter à revivre, l’espace d’une bonne heure, dans la ville rose … !

 

Je mets ici un point final à ce –long- compte rendu de la naissance de notre Frau Storm. Mais, selbstverständlich, sans pour autant mettre un terme à son aventure.

 

Ad multos annos ?

 

Robert GERMAY, fév.2018

 

  1. Pour être complet, rappelons que la dernière pièce jouée en allemand fut, en fait, Momo, adaptée du roman de Michaël Ende et mise en scène par David Homburg. Mais, présentée en 2003, elle fut donc ‘labellisée’ TURLg, et non TLG –ni non plus TULg, d’ailleurs !

  2. Aujourd’hui au théâtre, l’au-delà est rendu accessible par la grâce de la vidéo. Merci à Marc Delogne, du Département de ‘Commu’ de l’ULiege, qui nous a permis ainsi de faire apparaître Theodor Storm ‘en –très- grand’ (überlebensgross) sur la scène …

  3. Le Procès de Kafka en 2012, et Don Juan revient de guerre de Horváth en 2014. Déjà en 2009, le poster de notre Fin de siècle sur l’île avait reçu une mention spéciale dans une exposition organisée par l’association ‘Le théâtre s'Affiche’ de Toulouse …

  4. Frau Storm. Ein Kammerspiel / Madame Storm. Théâtre de chambre, Texte original Eckart Pastor, Traduction Zoé Pastor, PUM Université Toulouse – Jean Jaurès, (nouvelles scènes – allemand, NOUG 21), 2017, 85 p., 12 EUR.

 

 

 

   

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« Petrezselymet árul » ou « Pénélope a fait tapisserie à Pécs » - Xe Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs, 3-6 novembre 2016

16 Novembre 2016 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

« Petrezselymet árul » ou « Pénélope a fait tapisserie à Pécs » - Xe Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs, 3-6 novembre 2016

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Pour cette Xe édition (et le vingtième anniversaire du théâtre universitaire de Pécs), les organisateurs du festival Janus avaient mis les petits plats dans les grands. D’autant plus que cet anniversaire correspondait (à un an près, mais le festival est biennal) avec les 650 ans de l’Université elle-même, ce qui en fait une des plus vieilles d’Europe (mais notons quand même que si, effectivement, elle a officiellement été fondée en 1367, elle fut supprimée à une date que j’ignore, et refondée en 1912).

Nous étions donc – pour notre troisème visite dans la ville - accueillis dans un superbe hôtel quatre étoiles, près du Centre Culturel Zsolnay, où avaient lieu toutes les représentations, dans deux salles différentes : la « boîte noire » du théâtre universitaire, et le théâtre Bóbita, où s’est produite notre Pénélope.

Pour fêter dignement ce Xe anniversaire, donc, les organisateurs s’étaient donné la mission de programmer dix spectacles, issus d’une sélection.

Il faut dire que, même si nous-mêmes n’aimons pas sélectionner des spectacles sur dossier (car certains théâtres universitaires, étant amateurs, n’ont pas les moyens de constituer des dossiers solides, et parce que, si sélection il doit y avoir, la seule façon de juger un spectacle vivant est de le voir – et, pour un festival de théâtre universitaire, c’est pour ainsi dire impossible), cette politique a eu pour résultat de nous offrir un éventail de productions très variées et de grande qualité.

Nous n’avons pu échapper à la traditionnelle « discussion professionelle » du lendemain de représentation, mais les membres du jury avaient, cette année, deux qualités : ils étaient concis et ne cherchaient pas à étaler leur savoir théâtral, ce qui est souvent le cas. Et nous avons pu constater, grâce aux différents retours, que notre Pénélope est capable de passer avec brio la barrière de la langue.

En l’absence de meeting point, nous avons malheureusement eu peu d’occasions de rencontrer les autres troupes en dehors des spectacles, à part lors de la soirée de clôture du samedi, qui eut lieu dans un bar sympathique et proche de l’hôtel (sage précaution en cas de soirée arrosée de bière hongroise et de palinka).

La cérémonie de clôture, sympathique et sans chichis, ne s’est pas éternisée, et le jury avait pris la sage décision de ne pas multiplier des prix sans grande signification.

Que dire d’autre, sinon que notre groupe, dont certains membres tournaient pour la première fois, a bien profité de cette belle semaine pour découvrir la diversité du théâtre universitaire européen (et non pas mondial, la troupe de Lubumbashi ayant fait défection) et pour parcourir les rues, les monuments et les cafés sympathiques de la ville. Nous sommes prêts pour la prochaine !

Dominique Donnay

Vous trouverez des photos du festival ici

« Petrezselymet árul » ou « Pénélope a fait tapisserie à Pécs » - Xe Festival International de Théâtre Universitaire de Pécs, 3-6 novembre 2016

Lumière. Lumières.
Quoi de plus important au théâtre ?
Pecz.
La lumière de Pecz. Le manque de lumière de Pecz. La drôle de lumière de Pecz.
Cette impression d'être toujours en retard de plusieurs heures ...
Se lever dans le noir. Entrer dans une salle de spectacle. Faire l'impasse sur la lumière du jour. Sortir. pour une clope, ou une bouffée d'air ...
Il est midi ... on croit qu'il est quatre heures. L'apéro a des airs de dernier verre avant de rentrer.
A quatre heures, on croit qu'il en est huit ... On en boit un dernier.
A huit heures, on se dit qu'il est trop tard pour faire la fête ... On rentre à l'hôtel dès la fin du dernier spectacle.
Avec l'impression, en une seule journée, d'avoir tout vécu.
Tout ?
Non ...
Notre troupe d'irréductibles Turlgiens se découvre sans cesse de nouvelles ressources !
Agglutinés dans une chambre, qui sur le lit, qui dans le fauteuil et les autres par terre ... La nuit ne commencera que quand nous l'aurons décidé!
Lumière de chambre ... Lumières de l'aube ... Et puis lumières de scènes ...
Lumière, lumières ...
Quoi de plus important au théâtre ?

Michèle Potier

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STAGE DE FORMATION : La « Cerisaie » d’A. Tchekhov vu par un metteur en scène de l’Est.

11 Novembre 2016 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

Stage GRATUIT pour les membres des troupes affiliées à ALTA

Stage de formation organisé par le Théâtre Universitaire Royal de Liège (Turlg) en coproduction avec l’Association Liégeoise de Théâtre Amateur (ALTA) et avec l’aide du WBI (Wallonie Bruxelles International).

Quand : tous les soirs (18-22/23h) du lundi 28 novembre au mercredi 7 décembre 2017, ainsi que le we des 3 et 4 décembre 

Où : Auberge de Jeunesse Simenon (2, rue Simenon 4000 LIEGE).

Inscription sur sélection : envoyer un lettre de candidature et un  CV à Alain Chevalier, Directeur du TURLG, Quai Roosevelt 1b, 4000 LIEGE mail :    alain.chevalier@ulg.ac.be avant le 21/11 

Pour tout renseignement ou toute question : alain.chevalier@ulg.ac.be  ou 0478 66 95 77.

Sous la direction de Kalev Kudu, qui est le Directeur du Théâtre Universitaire de Tartu (Estonie) depuis une vingtaine d’années et un habitué des RITUs (Rencontres Internationales de Théâtre Universitaire) de Liège. Il y a notamment présenté, dans des mises en scènes brillantes, les Possédés de Dostoïevski, En Pleine Mer de Mrozek, La Cerisaie de Tchekhov,  Rhinoceros d’Ionesco, des extraits de Kyogen Japonais,… Il organise aussi chaque année un festival de Théâtre étudiant qui réunit parmi les meilleures troupes universitaires de l’ancien bloc de l’Est.

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Reprise du Vol d'Icare et de l'Enseigneur à l'occasion du XIVe Congrès mondial de la FIPF

2 Juillet 2016 , Rédigé par Asbl Théâtre Universitaire Royal de Liège

Du 14 au 21 juillet aura lieu à Liège le XIVe Congrès de la FIPF (Fédération Internationale des Professeurs de Français).

A cette occasion, et dans le cadre de l'offre culturelle aux congressistes, nous reprenons deux spectacles : Le Vol d'Icare, le lundi 18 juillet à 20 h, et L'Enseigneur, le mardi 19, à 20 h également.
L'occasion pour vous de voir ou revoir ces créations turlgiennes!

Reprise du Vol d'Icare et de l'Enseigneur à l'occasion du XIVe Congrès mondial de la FIPFReprise du Vol d'Icare et de l'Enseigneur à l'occasion du XIVe Congrès mondial de la FIPF
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